‹ Eléments de pathologie chirurgicale./ [electronic resource] (volume 2)Chapitre 156 sur 225 · I. — Vulüite catarrhale · texte numérisé non relu

I. — Vulüite catarrhale

La vulvite ccdarrhale sc renconlre souvent chez les petites filles el s’associe avec la vaginite (2). Chez des enfants, même très jeunes, on peut observer, on effet, une leucorrhée abondante, verte, souvent sans cause connue, sans maladie antérieure, analogue à la vraie blennorrhagie, s’accompagnant de démangeaisons violentes et de tuméfaction considérable. L’absence de soins de propreté, les fatigues, le travail de dentition, les traumatismes (onanisme, coït, viol), sont les causes principalesqui la déterminent. — La variété diphthéritique peut se développer soit pendant la diphthérite franche, soit à la suite de fièvres graves, rougeole, fièvre typhoïde. C’est aussi fi la suite des fièvres éruptives, de la fièvre puerpuérale, que se manifeste la forme gangréneuse (3), qui peut être considérée dans certains cas comme le second degré de la précédente, et qui se montre souvent à l’état épidémique. — On a donné à tort la dénomination de vermineuse à celle qui est consécutive aux oxyures vermiculaires du rectum.

La vulvite est souvent aussi réellement vénérienne, hlennorrhagique ou syphilitique. Quelquefois la glande de Bartholin s’enflamme môme h la suite d’une vulvite légère (Cullerier) (4).

Salmon (5) a appelé l’attention sur une forme particulière de gonorrhée dans laquelle le catarrhe est primitivement et exclusivement borné à la glande vulvo- vaginale el à son conduit. Selon lui, c’est à celle affection, très fréquente chez les jeunes prostituées et qui ne se manifeste par aucun phénomène bien apparent, qu’il faudrait rapporter la plupart des chaudepisses contractées auprès des femmes prétendues saines (Jullien).

Letulle a observé trois fois le chancre infectant vulvaire (6) sur de petites filles de dix-huit mois, vingt mois et trois ans el demi. L’ulcération, semblable au chancre de l’adulte, avec l’adénopathie caractéristique, parcourut aussi la même évolution. Le point le plus intéressant à noter est le siège de cet ulcère, qui était la face interne

(1) A. Guérin, De la vulvite, in Gau. des hôpitaux, 1821, p. 421.

(2) Lefebvre-Devaux, De la vulvo-vaginile, thèse inaug. Paris, n° 104, 18iG, et Vaginite et vulvite, leçon par Skene, in Med. News, 12 janv. 1884.

(3) Cliavannc, Relation d’une épidémie de diphthérite gangréneuse des parties génitales, llièse inaug., n° 150. Paris, 1851.

(4.) Cullerier, Des aU'eclions blennorrhagiques, leçons cliniques professées à l’hôpitaL ilu Midi, rédigées et publiées par E. Royet, p. 195. A. Delahaye, 1861.

(5) sâlinon. De la blennorrhagie du conduit excréteur de la glande vulvo-vaginalCr in Rev. méd.-chir., 1854, t. XVI, p. 361.

(6) Letulle, in France médic., 30 janv. et 6 févr. 1878.

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