ABCÈS DU PIED
sible (le prévenir les accidents inllammaloires, cl de sauver un pied qui paraissait compromis, en le soumettant à l’irrigation continue.
Les blessures des vaisseaux plantaires, cachés profondément au milieu des tissus, sont assez rares; si l’on observait une hémorrhagie, on se comporterait d’après les principes qui ont été exposés en décrivant les hémorrhagies de la paume de la main. La'ligature des vaisseaux qui fournissent les artères de la plante du pied, tibiales postérieure et antérieure, n’offre pas toujours assez de sécurité, à cause des nombreuses anastomoses et des anomalies vasculaires que l’on observe dans cette région.
L’artère pédieuse elle-même peut être intéressée ; bien que recouverte par des tissus fibreux très denses, elle est plus accessible que les artères plantaires; de plus, appliquée sur les os du tarse, il est très facile d’établir une compression suffisante pour remédier à l’hémorrhagie. On doit lier le vaisseau si on le voit donner.
§ III. — Abcès du pied.
Les abcès du pied peuvent se rencontrer sur la face dorsale ou sur la face plantaire; les premiers sont plus fréquents et de beaucoup les moins graves.
Les abcès de la faceplantaire présentent les mômes variétés que ceux de la paume de la main : tels sont les abcès sous-épidermiques, souscutanés, profonds ou sous-aponévrotiques. Nous ne les décrirons pas, ce serait nous exposer à des répétitions inutiles; car les phénomènes observés h la paume de la main sont identiques avec ceux que l’on trouve à la plante du pied. Là on rencontre des abcès en boulon de chemise, le foyer se trouvant, d’une part dans le tissu cellulaire compris entre la peau et l’aponévrose plantaire, d’autre part entre le derme et l’épiderme; on voit des abcès profonds qui décollentles tissusde laplante du pied, fusent à l’extérieur en traversant les interstices celluleux de l’aponévrose. Mais c’est assez nous arrêter sur ce point ; contentonsnous d’appeler un instant l’attention sur une variété d’abcès assez intéressante qui se rencontre dans les bourses séreuses sous-cutanées, signalées par M. Lenoir (1), à la face inférieure du calcanéum, audessous des articulations métatarso-phalangiennes du premier et du cinquième orteil. Les abcès qui se développent sous les cors ou sous les durillons se présentent exactement avec les mômes caractères, ün a vu la bourse séreuse sous-calcanéenne s’inllammer au cours d’une blennorrhagie.
(1) Lenoir, Revue mcd., 1837.
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AFFECTIONS DES MEMBRES INFÉRIEURS
Sous 1 influence de la station trop longtemps prolongée, d’une marche forcée, on voit 1 inflammation envahir ces bourses séreuses; ces cavités se remplissent de sérosité mélangée à de la matière purulente. Si la tumeur est abandonnée à elle-même, elle ne tarde pas à s^ouvrir; le liquide sort, mais les parois ne se recollent qu’avec une excessive lenteur ; il s’établit une fistule ou un abcès extrêmement rebelle, c’està-dire un véritable mal perforant. Aussi cette affection devra-t-elle être combattue par un traitement énergique : la tumeur sera excisée largement ; on introduira dans l’intérieur du foyer des bourdonnets de charpie afin de provoquer une inflammation adhésive. Si l’épiderme est trop épais et calleux, il sera coupé couche par couche ; les parois du kyste seront excisées lorsque celui-ci sera trop considérable pour que l’on puisse espérer un recollement facile; s’il existait une fistule, il faudrait inciser le foyer dans toute sa longueur et exciser la face profonde de l’ulcère.
§ IV. — Affections diverses du pied.