‹ Eléments de pathologie chirurgicale./ [electronic resource] (volume 2)Chapitre 202 sur 225 · II. — Affections traumatiques du pied · texte numérisé non relu

II. — Affections traumatiques du pied

Les plaies du pied présentent peu de particularités dignes d’étre signalées; comme dans tonies les autres régions, elles sont produites par des instruments piquants, tranchants ou contondants. Les blessures de la plante du pied, chez les personnes qui marchent sans chaussures, ne sontpas rares, malgré l’épaisseur de lacoucheépidermique qui protège les parties molles contre les corps tranchants ou anguleux, tels que fragments de silex, de verre, clous, épines, etc., qui recouvrent le sol. Comme dans les autres parties du corps, ces plaies se compliquent d’inflammation, de corps étrangers, d’hémorrhagie. Dans certains climats, les plaies par instruments piquants sont assez souvent suivies de tétanos, surtout lorsqu’elles intéressent les orteils. Les cicatrices qui résultent des plaies de la plante du pied sont très douloureuses.

Les plaies par instruments tranchants prennent un caractère spécial de gravité lorsqu’elles intéressent une des bourses séreuses sous-cutanées, normales ou accidentelles, que l’on remarque au niveau des articulations dans les points soumis habituellement à des pressions considérables. On sait que souvent une bourse séreuse accidentelle se développe sous les épaississements épidermiques désignés sous le nom de cors, et qu’elle communique avec l’articulation; la lésion de celte cavité cause aussi des accidents sérieux lorsque l’instrument destiné à exciser le cor a pénétré jusqu’à elle.

Rappelons encore que les tendons peuvent être divisés par les agents vulnérants, et qu’il en résulte une impuissance des orteils auxquels ces tendons correspondent. Nous n’avons pas à nous arrêter sur cette lésion, qui se présente au pied avec les mêmes caractères qu’à la main, mais qui, toutes choses égales d’ailleurs, oflre moins d’inconvénients qu’au membre supérieur, à cause du degré moindre d’importance des orteils.

Nous n’avons rien de particulier à signaler dans l’histoire des contusions du pied; les fractures, les luxations qui en résultent ont été exposées dans une autre partie de cet ouvrage; rintlammalion qui en est la conséquence appartient à l’histoire des affections inflammatoires du pied, et ces inflammations sont des érysipèles qui ont été d’abord des angioleucites. Dans certaines circonstances, les désordres sont tellement étendus, que l’on doit sacrifier une portion du pied, et même pratiquer l’amputation sous-astragalienne, sus-malléolaire, ou de la jambe; le chirurgien se rappellera qu’il est quelquefois pos-

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