‹ Eléments de pathologie chirurgicale./ [electronic resource] (volume 2)Chapitre 62 sur 225 · IRRITABILE TESTIS · texte numérisé non relu

IRRITABILE TESTIS

sont précédées des pesanteurs et des fourmillements que nous avons signalés plus haut. Telle est l’affection décrite par les auteurs sous le nom de név)'algie du testicule.

Quelquefois la maladie se présente sous une autre forme décrite sous le nom à’irritabile testis. Sarrau propose de l’appeler névralgie chronique. Tantôt elle débute par les symplômes indiqués précédemment, tantôt elle apparaît tout à coup. Elle se manifeste par des douleurs légères qui augmentent peu à peu, et acquièrent une intensité des plus grandes. La douleur, limitée quelquefois à un point circonscrit du testicule, s’étend souvent à l’épididyme et au cordon. Les malades ressentent habituellement une douleur sourde, saccadée ou continue, ou bien une sorte de picotement mêlé d’engourdissement. Cette douleur s’étend à l’aine et à la fosse iliaque correspondante. Un des malades dont A. Gooper rapporte l’histoire se plaignait de douleurs qu’occasionne le passage des gaz dans le cæcum. Les malades ne peuvent se tenir debout ; ils sont obligés de rester couchés dans le décubitus dorsal ou sur le côté correspondant à l’organe affecté ; dans cet état, le moindre mouvement, le plus léger froissement réveillent les douleurs, qui deviennent extrêmement violentes. Malgré ces souffrances, la santé générale est peu ou point troublée, le coït paraît procurer un soulagement momentané ; mais, au bout d’un temps quelquefois assez court, les douleurs deviennent plus intenses que jamais. Si l’on explore le testicule, on le trouve presque toujours pendant au fond des bourses ; sa sensibilité est telle, qu’on ne peut le soumettre à aucun examen.

Le testicule est généralement sain ; on n’observe point de chaleur qui puisse faire supposer dans cet organe un mouvement fluxionnaire ; dans quelques cas cependant il a augmenté de volume.

Celle affection offre une durée variable. L’observation apprend que les accès deviennent moins fréquents et moins intenses à mesure que le malade avance en âge, jusqu’à ce qu’ils finissent par disparaître tout à fait. Elle peut être compliquée d’une névralgie de l’urètbre, de l’anus et du col de la vessie.

Etiologie. — Les causes de la névralgie du testicule sont peu connues. On observe celte affection principalement dans l’enfance et à l’époque de la virilité ; jusqu’à présent on ne l’a pas encore rencontrée chez les vieillards ; elle paraît moins rare dans les pays froids et humides que sous les climats chauds et secs. Elle se montre quelquefois à la suite d’une contusion du testicule et du cordon, d’une ©rchile, d’une blennorrhagie; la masturbation, les excès de coït, la continence trop absolue ont été regardés comme causes de la névralgie du testicule. Cette affection ne serait pas, dit- on, très rare chez les sujets affectés de varicocèle.

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Diagnostic. — La névralgie du testicule ne peut être confondue avec aucune autre affection de cet organe; l’intensité et l’instantanéité de la douleur, l’absence de tuméfaction du côté des bourses ou du testicule ne sauraient donner lieu au moindre doute. L’affection avec laquelle celle-ci pourrait être confondue est la colique néphrétique ; mais l’examen des urines mettra facilement le chirurgien sur la voie. En effet, dans la névralgie testiculaire, celles-ci ont conservé leur caractère normal, tandis que dans la colique néphrétique elles sont absentes pendant la colique et ensuite rouges, quelquefois sanguinolentes, et laissent déposer des graviers plus ou moins nombreux.

Lorsque l’on aura reconnu l’existence d’une névralgie du testicule, on devra chercher si le malade ne porte pas une varicocèle. La dilatation variqueuse des veines du cordon peut, dans quelques cas, être le point de départ de la névralgie.

Pronostic. — Cette affection ne compromet pas la vie des malades, mais elle est fâcheuse par les douleurs excessives qu’elle détermine, à cause de l’impuissance des moyens thérapeutiques. La névralgie proprement dite est peut-être moins fâcheuse que l’autre espèce, en ce sens que les douleurs ne se montrent, dans la première, qu’â des intervalles souvent très éloignés, tandis que, danslaseconde, les souffrances presque continues jettent les malades dans un découragement profond, et leur font demander avec insistance l’ablation de l’organe malade.

Traitement. — Les ressources de la thérapeutique font bien souvent défaut. Presque tous les moyens conseillés contre cette affection ont échoué ; ce n’est que dans les cas où la névralgie se montre d’une manière périodique que l’on peut espérer en triompher assez facilement; il est indiqué, dans ces cas, d’administrer le sulfate de quinine comme dans toute espèce de névralgie.

Les antiphlogistiques, surtout lorsque le sujet est vigoureux, que la maladie est à son début, qu’il existe un léger gonflement du testicule, paraissent avoir quelquefois procuré du soulagement.

Les bains prolongés, les bains froids, les douches d’eau froide, les applications émollientes et narcotiques, les vésicatoires, le chlorhydrate de morphine par la méthode endermique, les divers antispasmodiques, tels que la valériane, le camphre, l’asa fœtida, etc., ont été employés avec des succès variés, et, nous devons l’avouer, bien souvent inutilement. Pouteau rapporte un cas dans lequel la névralgie a été guérie par l’application successive de trois moxas. Les pointes de feu telles que nous les appliquons d’après la méthode de Sédillot (1), sont très bonnes, on les répète, elles soulagent beaucoup les malades.

(1) Sédillot, Cautérisation ignée {Dull. Acad, des sciences, 1854-).

KYSTES DE l’ÉPIDIDYME. i'87

On a proposé l’incision des nerfs du cordon ; il n’est pas besoin d’insisler sur l’extrême difficulté de pratiquer une semblable opération ; elle n’a été faite qu’une fois et n’a pas été suivie de succès.

L’amputation du testicule est quelquefois demandée avec insistance par les malades; le chirurgien ne devra jamais leur céder, car tôt ou tard cette maladie finira par disparaître complètement, et, dans l’immense majorité des cas, on peut sinon guérir la maladie, du moins apporter un soulagement considérable par un traitement bien dirigé et par des soins hygiéniques convenables, tels que le repos, le régime. Les voyages ont paru exercer une action favorable sur cette affection. Chez quelques sujets, on a vu la maladie disparaître par le mariage.

§ IV. — Kystes du testicule et de l’épididyme.

Ils sont de plusieurs espèces : les uns se développent entre la tunique séreuse et la tunique albuginée, et constituent, lorsqu’ils sont volumineux, l’affection décrite improprement sous le nom à'hjdrocèle enkystée du testicule et qui se- rapporte aux kystes de l’épididyme ; les autres se montrent dans le testicule lui-même, et sont désignés par Curling sous le nom de maladie kystique du testicule. Nous allons examiner ces deux affections, et nous terminerons ce paragraphe par quelques mots sur les kystes hydatiques.

A . — Kystes spermatiques de Vépididyme.

Les kystes spermatiques ont été kouvés sur l’épididyme, tantôt au niveau de la tôle, tantôt sur le corps et rarement à la queue. Ce sont des kystes par rétention, développés tantôt dans les vasa aberrantia^ tantôt dans les canaux épididymaires. Décrites d’abord parmi les hydrocèles enkystées du testicule, avec spermatozoïdes, depuis Liston (I), étudiées ensuite comme des kystes par M. Gosselin (2), ces tumeurs sont aujourd’hui mieux connues. Elles sont constituées par des tumeurs d’ordinaire uniques.

La première opinion émise sur la nature de ces kystes est celle de Liston, qui croyait à des dilatations des canaux spermatiques. Malgré des discussions nouvelles sur ce sujet, c'est l’opinion à laquelle nous tendons aujourd’hui à nous rattacher, Virchow l’a acceptée, c’était

(1) Liston in Curling, Maladies du testicule,' ouvv. cité, p. 177, et Lond. med. chir. Trans., t. XXVI, p. 21Ü.

(2) Gosselin, Kystes de Vépididyme et du testicule (Ai'ch. génér. de méd., 1818, 4" série, t. XVI); et Marcé, Hydrocèle enkystée spermatique. Th. Paris, 1856.

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d’ailleurs l’idée la plus rationnelle. Adnieürc comme Curling' uiikysle séreux préexistant dans lequel s’ouvrirait ensuite un canal spermatique, ou la rupture d’un canal dilaté et la formation ultérieure d’un kyste, telle que le concevait M. Gosselin, sont des hypothèses qui ne concordent avec aucune autre variété de kystes glandulaires que nous étudions ailleurs. Ce qui a donné plus de force k l’opinion anoienne, c’est la découverte des débris du corps de Wolf autour du testicule et surtout l’étude plus complète des vasa aberrantia. En effet, il est possible de rattacher, comme le pensai tFollin et l’a démontré plus tard Giraldès(l), les kystes séreux simples pérididymaires à une persistance d’un kyste dans les débris du corps de Wolf, qu’on retrouve normalement autour de l’épididyme; les autres kystes spermatiques devraient êtreattribués à une altération des canaux épididymaires. La théorie de Curling peut être justifiée dans un certain nombre de cas d’hydrocèle enkystée de l’épididyme que nous appelons des kystes simples. M. Deladrière a publié une bonne observation de mon service, où il s’agit d’un malade âgé de soixante-quatorze ans, qui avait de chaque côté sur chaque épididyme un kyste du volume d’un œuf; un de ces kystes ne renfermait que de la sérosité, l’autre renfermait des spermatozoïdes. C’était la plus ancienne et la plus grosse qui ne renfermait point de spermatozoïdes. Si une hypothèse était admissible, ce serait plutôt la destruction des spermatozoïdes dans la tumeur la plus ancienne. En fiel, le kyste séreux datait de quinze mois et le Vyste spermatozoïde datait de sept mois seulement (2).

On les observe d’ordinaire chez des sujets déjà âgés, entre la quarantième et la soixantième année; leur développement est lent et sans douleurs ; quelques malades môme n’en constatent jamais l’existence, et c’est à l’autopsie seulement que l’on trouve, de petits kystes du volume d’un pois pédiculés quelquefois, et au nombre de deux ou trois.

11 n’est pas très rare de trouver sur le même organe des kystes sessiles et des kystes pédiculés. Les kystes pédiculés n’atteignent jamais un grand volume; rarement ils dépassent celui d’un grain de groseille. M. Gosselin a vu des kystes semblables développés dans le petit appenedice de la tunique vaginale qui se trouve souvent à la partie supérieure du testicule. D’autres fois ces kystes, au lieu de se pédiculiser, augmentent de volume et forment dans le scrotum une tumeur volumineuse, qui a été désignée sous le nom d’hydrocèle enkystée de l’épididyme. Quand le kyste est volumineux, l’épididyme s’aplatit, se déjette latéralement, le testicule est situé en avant et au-dessous de la tumeur (fig. 67). Celle-ci est généralement moins volumineuse que

(1) Giraldcs, Bull. Soc. de cliir., 1858.

(2) Deladrière, Des hijdi'océles enkystées. Th. Paris, 1856.

kystes de l’ÉPIDIDYME.

dans l’iiydrocèle simple; lorsqu’elle esl mulliloculaire, les cavités, prises isolément, sont moins volumineuses que quand le kyste est uniloculaire ; d’après M. Gosselin, les petits kystes se montrent habituelle-

Fig. 67. — Kyste de l’épididyme.

ment sur la face postérieure de l’épididyme et les grands sur la face antéro-inférieure. Tantôt la tumeur est simple, d’autres fois elle est constituée par plusieurs tumeurs agglomérées.

Étiologie. — La cause de ces kystes est inconnue, il n’y a pas lieu de rattacher leur production à des épididymites antérieures. Les traumatismes ne se retrouvent pas dans les antécédents des malades qui ignorent d’ailleurs toujours le début de leur mal.

Symptomatologie. — Au début, le kyste de l’épididyme est peu volumineux et s’accroît sans causer de douleur ni même de gêne; il peut ainsi passer inaperçu jusqu’à ce qu’il ait acquis le volume d’un grain de raisin ou d’une noix. A cette époque le testicule devient irrégulier; un examen attentif permet de constater la présence d’une tumeur tendue, fluctuante ; plus tard, si la tumeur augmente encore, elle forme une saillie dure, élastique, plus volumineuse que le testicule. On constate la position de cet organe par la douleur que détermine la pression et quelquefois par la transparence. S’il existe plusieurs kystes, la tumeur est lobulée. La gêne que cause une semblable tumeur est proportionnée à son volume. Toutes choses égales d’ailleurs, elle cause un peu plus de douleur que l’hydrocèle de la tunique vaginale; les souffrances se propagent quelquefois jusque dans la région lombaire, et ne cèdent pas par la suspension ou par la position horizontale; celle douleur paraît devoir être attribuée à la compression du testicule par le kyste.

Les kystes spermatiques, lorsqu’ils ont un volume égal à peu près à une noix sèche, sont faciles à reconnaître, parce qu’ils tiennent à l’épi-

•WO AFFKCTIONS DES ORGANES GÉNITAUX DK l’iIOMME.

(lidyme, ils font corps avec cet organe, ils sont bien arrondis et durs, la fluctuation n’est pas perceptible et il y a une transparence douteuse; la conservation de la santé générale et l’absence de petites duretés autour de la tumeur principale empêchent de songer à des tubercules.

11 n’y a pas à faire de diagnostic différentiel avec le cancer, car le cancer à volume égal présente des bosselures, est irrégulier, plus dur, et se développe plus rapidement qu’un kyste; il n’y a pas jusqu’ici d’erreur de diagnostic connue à cet égard.

Il est plus difficile de dire s’il s’agit d’un kyste spermatique ou d’un kyste simple ; la transparence très évidente doit faire songer à un kyste simple, mais une ponction lèverait le doute. D’ailleurs le traitement dans les deux cas est le même.

Lorsque la tumeur est très volumineuse, la transparence est presque égale à celle de diverses hyd recèles, le diagnostic est difficile ; cependant la forme même de la tumeur, queVelpeau a si heureusement comparée à celle d’une brioche renversée, mettrait tout de suite sur la voie. En effet, la partie rétrécie de la tumeur qui est en has est constituée par le testicule et on retrouve là par la pression la sensibilité propre de l’organe. Mais ce n’est pas tout d’avoir établi qu’il ne s’agit point d’unehydrocèle, il faut savoir s’il s’agit de l’hydrocèle enkystée vaginale ou d’un kyste épididymaire. On peut faire une ponction pour vider une partie du liquide, et alors, quand le kyste est réduit, on constate ses attaches avec l’épididyme; si l’on trouve le testicule libre et la tumeur bien fixée à l’épididyme, on peut être sûr qu’il s’agit d’un kyste de cet organe; du reste, la rigueur du diagnostic dans ces cas n’est pas nécessaire, car le traitement est toujours le même.

11 y a des cas difficiles à diagnostiquer : ce sont ceux où une hydrocèle de la tunique vaginale existe en même temps que le kyste épididymaire; on diagnostique dans ce cas une hydrocèle, et c’est en faisant l’opération que l’on voit une partie de la tumeur qui ne se vide pas (1).

Complications. — Les kystes spermatiques peuvent être le siège d’hémorrhagies, et l’on a alors affaire à une héinatocèle enkystée de l’épididyme. A. Cooper, Curling et M. Després ont observé des faits de ce genre, et ils ont été recueillis sur des adultes. Une petite tumeur préexiste, un traumatisme est appliqué sur les bourses, la tumeur augmente rapidement et perd toute transparence, il s’est produit alors une hématocèle enkystée de l’épididyme (2).

Traitement. — Lorsque la tumeur est peu volumineuse, ne cause ni gêne ni douleur, elle peut être abandonnée à elle-même ; mais il est

(1) Dospres, flull. Soc. anal., 1878, p. 509.

(2) Consullez: Jamain, Hématocèle du scrotum. Tli. d’agrâg. Paris, 185->. — Dclago, Hématocèle de l’épididyme. Th. Paris, 1877.

KYSTES IilPlDTDYMAinES.

à craindre que le kyste en se développant ne vienne à comprimer les vaisseaux alférents et:\ intercepter toute communication entre l’épididyme et le testicule; aussi vaut-il mieux intervenir, La tumeur sera donc vidée à l’aide de la ponction ; quelquefois la guérison est permanente, mais souvent le liquide se reproduit.

Pour obtenir laguérison complète de cette tumeur, on deut employer un des procédés conseillés contre l’hydrocèle de la tunique vaginale, mais celui auquel on doit donner la préférence est l’injection de teinture d’iode. Lorsqu’il existe plusieurs poches, il suffit quelquefois de porter l’injection iodée dans une seule de ses cavités; l’inflammation peut, en se propageant, s’étendre aux autres et en déterminer l’oblitération. Mais la récidive survient, quelquefois on est obligé de recommencer deux ou trois fois la ponction et l’injection iodée. Chassaignac a drainé des tumeurs de ce genre et la guérison a été très longue à obtenir.

B. — Kystes épididymaires simples.

La description que nous venons de donner des kystes spermatiques

Inous permet d’être bref sur les kystes simples ou séreux que l’on rencontre au-dessus du testicule en remontant vers le cordon. Ces kystes sont ceux qui ont été décrits sous le nom impropre d’hydrocèle épididymaire.

L’origine de ces kystes est variable : tantôt il s’agit d’un kyste développé dans les débris du corps de Wolf, dans ces rudiments d’organe iS que Follin a décrits sous le nom d’organe de Rosenmüller chez la femme I et que Giraldès a étudiés chez l’homme, tantôt il s’agit d’un cloison-

Inement du canal péritonéal qui unit ta tunique vaginale au grand péritoine. Ces derniers kystes se forment par le même mécanisme que les hydrocèles enkystées du cordon, et il est probable qu’ils existent dès le jeune âge, restent stationnaires et croissent rapidement dans l’âge mûr,

’ Les signes, le diagnostic et le traitement de ces kystes simples ne 'i diffèrent pas de ceux des kystes spermatiques, nous y renvoyons le

ji

G — Kystes du testicule.

Les kystes du testicule sont rares en tant que kystes simples; sauf une observation de ma thèse inaugurale, on ne connaît pas d’exemple de kyste simple du testicule.

192 AFFECTIONS DES ORGANES GÉNITAUX DE l’iIOMME.

Voici le fait : 11 s’agissait d’un malade âgé de soixante-dix ans qui avait une tumeur du testicule datant de dix ans et qui s’était développée sans douleurs et d’une façon insensible. La tumeur était pyriforme et avait le volume d’une tôle de fœtus.

,Lr fluctuation était évidente et il n’y avait pas de transparence.

M. Manec diagnostiqua une hydrohématocèle (il était difficile de porter un autre diagnostic), il sortit un liquide couleur chocolat un peu épais; la tumeur ne diminua pas complètement, le chirurgien pratiqua alors la castration.

Il y avait un peu de liquide dans la tunique vaginale et la tumeur était constituée par le testicule. Cet organe, une fois enlevé, formait une poche à parois minces présentant des traces de cloison (1). Aucun examen microscopique n’a été fait.

Aujourd’hui je pense qu’il s’agissait là d’un hématome du testicule, c’est-à-dire d’un kyste du testieule consécutif à une hémalocèle testiculaire. Cet exemple est aujourd’hui le seul du genre, le diagnostic en a été très difficile, et il n’y a guère moyen d’être un peu renseigné que par une ponction exploratrice.

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