‹ Eléments de pathologie chirurgicale./ [electronic resource] (volume 2)Chapitre 76 sur 225 · VA1UC0CÈI,IÎ · texte numérisé non relu

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M. Maisonneuve l’appliqua le premier aux varicocèles (t). Avec l’aide de la seringue de Pravaz, on injecte 15 à 20 gouttes de perchlorure à 32 degrés dans la veine, qu’il est quelquefois difficile de ponctionner convenablement ; les moindres inconvénients de ce procédé sont la récidive des varices et la gangrène du scrotum.

2® La mortification des veines par V exposition à l’air. — Primitivement, ce procédé était simplement la dénudation des veines et leur cautérisation. Mais plus tard l’auteur du procédé, Rigaud, l’a modifié, et il a simplement disséqué les veines et les a laissé exposées à l’air, celles-ci se sont escharifiées et la varicocèle a pu être ainsi guérie (2).

On a publié des observations de guérison à l’aide de tous ces pro- . cédés, mais il reste à examiner la question des récidives. On doit reconnaître qu’elles sont extrêmement fréquentes, et elles ont été observées à la suite de tous les procédés. Aussi, nous le répétons, ce n’est que dans le cas de nécessité absolue que l’on devra avoir recours à une opération ; car si les accidents sérieux sont rares, il n’en est pas moins vrai qu’ils peuvent se présenter et que l’on a vu des malades succomber à la suite d’une opération de varicocèle. Nous pensons qu’un chirurgien prudent ne devra pas faire courir des chances, si minimes qu’elles soient, un malade, pour le guérir d’une affection qui ne cause qu’un malaise que l’on peut considérablement amoindrir par un palliatif, pour une affection enfin qui probablement se reproduira après l’opération et tendrait h diminuer avec l’âge.

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