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agit sur elle à la manière d’un bracelet ou d’un rond de serviette. Cet appareil que Richard (du Gantai) a imaginé pour lui-même, a été employé déjà plusieurs fois ; il permet aux malades de se tenir longtemps debout, de marcher, de se livrer à des exercices môme pénibles, et son application est des plus faciles pour faire disparaître les douleurs des malades et leur permettre de se livrer à leurs occupations habituelles.
Traitement ewm/f/’. Voyons d’abord quelles sont les indications du traitement curatif, c’est-à-dire quels sont les cas qui nécessitent une opération, si tant est que les varices doivent être opérées.
Les procédés conseillés pour la cure radicale de la varicocèle sont extrêmement nombreux, nous n’indiquerons que les plus importants.
La cautérisation avec le fer rouge, Vexcision des veines variqueuses, la ligature des uemes (Johnson), mises à nu par une incision préalable, la ligature de toutes les veines du cordon, le séton. La section du canal déférent, la castration, ont été avec raison abandonnées.
1® Compression et section des veines. — En 1834, Breschet proposa un nouveau procédé beaucoup plus rationnel. 11 comprimait à la fois le paquet variqueux et la peau du scrotu.m entre les mors d’une pince qui restait en place jusqu’à mortification et séparation des parties ainsi comprimées. Il en résultait une plaie avec perte de substance fort étendue, qui demandait un assez long temps pour se cicatricer. Landouzy a imaginé une autre pince qui, en comprimant les veines et la peau qui les recouvre en avant et en arrière, laissait toutefois intact le pli extérieur des téguments ; le scrotum était ainsi troué de part en part et la peau offrait deux plaies au lieu d’une, mais deux plaies beaucoup plus petites ; et le pont de tégumens qui les séparait servait maintenir leurs bords rapprochés et favorisait beaucoup la cicatrisation. Cette compression poussée jusqu’au sphacèle déterminait parfois des accidents sans doute, mais compromettait rarement la vie; on attribua cette immunité à ce que les veines demeuraient hors du contact de l’air.
Bientôt on imagina des procédés plus simples : Velpeau ramasse le paquet variqueux dans un pli de la peau du scrotum, passe par dessous une première épingle, qui traverse le pli cutané à sa base de part en part, et une deuxième épingle à environ 3 centimètres au-dessous de la première. Chaque épingle est étreinte par un fil que l’on serre avec force. Les tissus ainsi embrassés se mortifient comme dans le procédé de Breschet; la cicatrisation se fait de la môme manière.
Reynaud (de Toulon), au lieu d'épingles, passe, à l’aide d’une aiguille courbe, une anse de fil sous le paquet variqueux en y comprenant le pli des téguments, et de telle sorte que l’entrée et la sortie de
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l’aiguille soient écartées d’environ 3 centimèsres. Il serre ensuite les deux bouts de l’anse sur un cylindre de linge très épais placé sur la peau même. Il resserre la ligature jusqu’à ce que les vaisseaux soient divisés, ce qui a lieu du quinzième au dix-huitième jour ; et il achève de couper avec le bistouri la peau amincie comprise dans l’anse.
Pour interrompre la circulation d’une manière plus complète, Vidal passe deux fils : l’un à la partie supérieure du cordon au niveau de la racine de la verge, l’autre dans le voisinage du testicule. La ligature supérieure est serrée la première, la seconde n’est d’abord qu’une ligature d’attente, puis elle est serrée un peu plus tard.
2“ Ligature. — La ligature sous-cutanée des veines spermatiques compte plusieurs procédés. Un des plus anciens est celui qui a été proposé par Gagnebé, et qui a été adopté par Velpeau. Après avoir isolé les veines variqueuses, on fait un pli à la peau. Une aiguille traverse le pli de la peau en arrière des veines, le pli de la peau est ensuite abandonné, puis on fait pénétrer l’aiguille par l’ouverture de sortie, et la conduisant en avant des veines, on la fait sortir par l’ouverture d’entrée. Le paquet vasculaire se trouve ainsi embrassé par une anse de fd dont on noue fortement les deux chefs afin d’opérer la constriction. Cette opération donne lieu à des récidives et détermine quelquefois de l’inflammation, des abcès du scrotum et la mort.
Les autres procédés ne sont pas à l’abri des reproches que l’on a faits à ce dernier. Ainsi M. Ricord passe avec une aiguille en arrière des vaisseaux un fil double, c’est-à-dire formant une anse à une de ses extrémités. Par l’ouverture de sortie de la première aiguille il conduit, mais en avant des vaisseaux, un second fil double qui sort par Touverture de sortie, les deux chefs du premier fil sont engagés dans l’anse du second, et ceux du second dans l’anse du premier, et en tirant ces chefs en sens inverse, il étreint les veines dans un nœud coulant qu’il serre à volonté à l’aide d’un serre-nœud. Malgaigne, après avoir passé ses fils comme.dans le procédé de Gagnebé, les noue en faisant une rosette sur un petit rouleau de diachylon. Ces deux modifications ont pour but de permettre de serrer le fil à volonté.
3" Enroulement. — Le plus grand reproche que l’on a fait à la ligature est de laisser au cordon toute sa longueur; c’est afin d’obvier à cet inconvénient, qui a été regardé comme cause fréquente de récidive, que Vidal a imaginé l’enroulement. Par cette méthode, il se propose d’arrêter la circulation dans une grande étendue et de faire remonter le testicule vers l’anneau, en enroulant les vaisseaux variqueux. Il exécute son procédé de la manière suivante :
Il passe d’abord, à l’aide d’une aiguille droite, un fil d’argent derrière le paquet variqueux ; un autre fil est passé de môme en avant par-dessous la peau et par les mômes ouvertures. Les veines ainsi
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comprises entre les deux lils, il lord ensemble les deux exirérnilés de ceux-ci, de manière à leur faire former un cordon métallique qui, en SC tordant toujours, enroule les parties comprises entre les deux lils sur ce double fil métallique, comme une corde sur un treuil. 11 place alors un petit globe de bande sur la peau qui sépare l’entrée et la sortie des deux fils et fixe les deux bouts de ceux-ci sur ce globe pur une nouvelle torsion, qu’il augmente autant qu’il est nécessaire jusqu’à ce que les veines soient divisées; alors, ou bien il opère la section de la peau avec le bistouri, ou il attend qu’elle se coupe d’ellemôme.
4° Cautérisation de Cclse et repris par Bonnet, de Lyon). —
On applique quelquefois la cautérisation avec les caustiques. Cette méthode a donné quelques succès àNélaton, elle n’est pas plus douloul’euse que celles que nous venons d’exposer, la guérison delà plaie est aussi rapide, et de plus elle remplit deux indications : la diminution de la hauteur du cordon et de celle des bourses.
L’instrument dont se servait Nélaton pour celte opération est une sorte de pince composée de deux branches, dont l’une, appelée branche supérieure ou porte-caustique, est échancrée dans son milieu pour recevoir le caustique, tandis que l’autre, inférieure, sert à maintenir et à comprimer les parties du scrotum comprises entre les mors. Ces deux branches s’articulent entre elles dans leur milieu, au moyen d’une vis. Au delà de cette articulation se trouve un ressort entre les (leux branches. Celle articulation peut subir plusieurs degrés d’écartement afin de se prêter aux divers volumes des tumeurs variqueuses, de telle sorte que l’écartement qui existe en un point donné peut être plus grand ou plus petit selon les points de l’articulation dans lesquels on engage la vis. A l’extrémité de chaque branche existent deux petits trous ; ces trous, situés en face les uns des autres, sont destinés à recevoir des épingles à insecte qui sépareront le canal déférent des veines variqueuses sur lesquelles on doit appliquer le caustique. La branche inférieure comprime les veines variqueuses, la branche supérieure venant s’appliquer dessus. Les parois de la veine étant mises en contact ne contiennent pas de sang. On évite la liquéfaction du caustique, et l’on obtient une cautérisation linéaire.
On laisse le caustique environ vingt-cinq minutes. La cautérisation comprend la peau et les veines variqueuses; mais les téguments de la légion postérieure restent intacts. L’eschare de la peau tombe le vingtième jour environ après l’opération, ainsi qu’une partie de celle formée par les parois veineuses.
A ce procédé il faut en ajouter deux plus modernes :
1“ Le procédé des injections coagidantes. — Appliqué d’abord aux varices par les chirurgiens de Lyon Valette, Pétrequin et Desgranges,