‹ Eléments de pathologie chirurgicale./ [electronic resource] (volume 2)Chapitre 98 sur 225 · I. — Posthite. Balanite · texte numérisé non relu

I. — Posthite. Balanite

On désigne sous le nom de posthite l’inflammation du prépuce. L’inflammation de la membrane muqueuse du gland est désignée sous le nom de balanite.

Il est rare que l’inflammation de la membrane muqueuse de ces deux organes soit isolée; aussi presque toujours on observe une balano-posthite.

La face extérieure du gland, rouge, surtout au niveau de sa couronne, dépolie, offre parfois de petites excoriations superficielles. Le prépuce rouge à sa face interne, est tuméfié, et, si l’ouverture préputiale est déjà étroite, il y a phimosis, il est impossible de découvrir le gland. Lorsque l’on peut examiner ce dernier organe, on trouve sa surface muqueuse plus rouge qu’à l’état normal, surtout au niveau de la couronne; sur quelques points, elle semble dépouillée, ses papilles sont à nu comme si elle avait été recouverte par un vésicatoire. Les surfaces interne du prépuce et externe du gland sécrètent un liquide d’une odeur repoussante, semblable au pus de la blennorrhagie. Le malade accuse un prurit fort incommode et une chaleur quelquefois assez vive.

La balano-posthite s’observe principalement à la suite du coït avec une femme affectée de blennorrhagie, ou simplement de leucorrhée ; onia rencontre encore après le coït pratiqué au moment des règles; les excès de coït, la masturbation peuvent la déterminer; on l’a vue se montrer chez des hommes dont le prépuce est très étroit, et chez lesquels une grande quantité de matière sébacée s’accumule entre le prépuce et le gland; dans quelques cas, enfin, elle paraît déterminée

014 AFFECTIONS DES ORGANES GÉNITAUX DE l’dOMME.

par (les chancres ou des végt^lations développés sur la couronne du gland.

Cette aüection est peu grave ; en général, elle marche assez rapidement vers la guérison, surtout lorsqu’elle est traitée avec un soin convenable. Quelquefois cependant elle passe à l’élat chronique, ou bien, apiès une amélioration très sensible, elle se reproduit sous l’influence de la cause la plus légère.

1 raitement , La balanite aiguë cède presque toujours très rapidement à des soins de propreté : des injections fréquentes d’eau fraîche ou d eau blanche, ou d’une solution légère d’azotate d’argent entre le prépuce et le gland, suffisent pour la faire disparaître. Un excellent moyen, et qui malheureusement ne peut être appliqué dans tous les cas, consiste à interposer une petite couche de charpie molle et fine entre les deux surfaces enflammées : on comprend que ce pansement n est possible que quand le prépuce est assez large pour qu’on puisse découvrir le gland. Si la maladie résistait à ce mode de traitement, on pourrait aider à la cicatrisation en saupoudrant la charpie avec de l’alun. Dans quelques cas, on est contraint de toucher les ulcérations avec un crayon d’azotate d’argent.

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