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AFFECTIONS DE LA VEAU

nouse et de forme presque liémispliérique. Ces deux variétés ont été décrites sous des noms différents; la première constitue le furoncle proprement dit; la seconde a pris le nom iV anthrax simple, bénin ou furonculeux, par opposition aux aflections charbonneuses qu’on désigne quelquefois sous la dénomination iVanthrax malin; mais l’anthrax bénin et l’anthrax malin ne présentent entre eux aucune analogie. Pour éviter toute confusion à l’avenir, et rendre au langage la sévérité qu’il doit avoir, nous conserverons à la seconde variété de l’affection furonculeuse le nom tVnnth'ax, et aux tumeurs charbonneuses celui de charbon, sous lequel elles sont plus généralement connues.

A son début, le furoncle dépasse à peine le niveau de la peau ; mais le deuxième et le troisième jour, il s’accroît rapidement, et revêt l’aspect acuminé qui lui est propre. 11 se présente alors sous la forme d’une tumeur de petite dimension, circulaire à sa hase, pointue à son sommet, dure et chaude au loucher, présentant une rougeur foncée. Celle tumeur est le siège d’une douleur vive, continue, à la fois brûlante et lancinante.

Du troisième au sixième jour, on la voit pâlir à sa pointe, qui bientôt blanchit; l’épiderme soulevé et tendu ne tarde pas à se rompre, et sur la face externe du derme mise à nu, on observe un pertuis de 2 à k millimètres de diamètre. Ce pertuis, si régulier qu’il semble taillé avec un emporte-pièce, forme l’orifice externe d’un canal qui se dirige du sommet vers la base de la tumeur en s’élargissant, et en suivant la direction de son axe. Par cette perforation des téguments s’écoule un peu de pus sanieux mêlé à des grumeaux formés par une matière grisâtre et pulpeuse. Ces grumeaux sont les débris du bourbillon, qui est souvent éliminé par fragments, mais qui peut aussi être expulsé en masse, lorsque l’ouverture placée au sommet de la tumeur est assez grande pour lui livrer passage.

Quelle est la nature du bourbillon? Faut-il le considérer comme une eschare celluleuse, ou comme un simple produit de sécrétion? L’inflammation ayant été localisée â bon droit dans les paquets celluleux des aréoles du derme, les auteurs se sont complu à décrire dans ces paquets et ces aréoles des parties contenues et des parties contenantes : les premières susceptibles, lorsqu’elles sont irritées, d’acquérir un volume plus considérable; les secondes, denses et résistantes ; d’où ils ont été conduits â penser qu’il y avait étranglement et gangrène du tissu cellulaire, et que ce tissu, isolé plus tard par la suppuration à la manière de toutes les eschares, constituait le bourbillon. Disons tout de suite que cette théorie renferme une double erreur; qu’il n’y a pas d’étranglement; que le bourbillon n’est pas du tissu cellulaire gangrené, mais un simple produit de sécrétion, une véritable pseudo-membrane.

1“ // nyapas d'étranglement. — En effet, les aréoles du derme, les unes

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