IV. Symptomatologie
ILes symptômes sont, en général, les mêmes que ceux l'inflammation aigu^. mais ils sont modifiés dans leur narche, ou atténués dans leur intensité. A. Locaux. — A peine prononcée dans la plupart des ■ eu, même lorsque le pus se collecte en assez grande lantité, parce que la dislensioo des parties voisines est !Me et pn^ressive, la douleur devient parfois très vive,
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iérébrante même, soit spontanément, soit à l'occasion de l'exploration la plus modérée comme pression.
A la place de la ro^igeur vive et franche de l'état aigu, nous trouvons des arborisations d'une teinte vineuse foncée^ ou bien encore cette pigmentation brunâtre, que l'on a si souvent l'occasion d'observer, sur les membres inférieurs atteints d'ulcères variqueux.
La tuméfaction est d'ordinaire assez marquée à la période congestive de l'inflammation chronique ; elle devient et demeure, dans certains cas, considérable (éléphantiasis). A la palpation, Vélévation de la température locale est presque nulle, mais on observe une augmentation constante de la consistance des parties (induration); en cas de suppuration , au contraire , lorsque l'inflammation siège superficiellement, on perçoit du ramollissement, puis une fluctuation très nette.
B. Généraux, — Les symptômes fébriles, tantôt manquent absolument, tantôt apparaissent à Toccasion de poussées aiguës; tantôt, comme lorsque l'état chronique succède à l'état aigu, la fièvre devient rémittente ou intermittente. La fièvre hectique qui accompagne les suppurations de longue durée, et que l'on peut vraisemblablement attribuer à la résorption des produits enflammés, désagrégés, est caractérisée par le type continu ou rémittent, avec exacerbations très marquées le soir, par des sueurs nocturnes profuses, par une diarrhée fétide, par de l'amaigrissement, etc.
c. Fonctionnels. — Le trouble fonctionnel est en rapport avec les désordres anatomiques, et varie suivant l'importance physiologique des parties atteintes.
INFLAMMATION CHRONIQl'E
- Terminaisons
Une allure lente, insidieuse est caractéristique de l'inflanunatioD chronique d'emblée : quand, au contraire , celle-ci succède à l'état aigu, on peut observer des poussées ou recrudescences, La durée, toujours très longue, ne peut être précisée, car elle dépend d'influences variables, tenant k la cause, à l'état de l'organisme, au siège du processus. Nous avons vu que la guérison par résolution peut être obtenue, mais cela très raremeat. et presque toujours d'une façon incomplète; tandis que la terminaison Fatale est la conséquence fréquente de suppurations prolongées (par tuberculose, albuminurie, dégénérescence amyloïde, fièvre
I hectique), ou bien de troubles Toaclionnels d'oi-ganes indis-
< pensables à l'eiistence.