VII. Traitement
Le meilleur traitement prophylactique de la pour riture d'hôpital est Tapplication rigoureuse de h méthode antiseptique dans le pansement des plaies e celle non moins rigoureuse des règles de Thygièm dans l'aménagement des services hospitaliers ; uoui 1^ en avons la meilleure preuve dans l'apparition d<
1; plus en plus rare de cette complication. En 1877
pendant la guerre Turco-Russe, Cari Reyher n'eu observa aucun cas dans l'ambulance libre qu'il dirigeait grâce à une installation hygiénique parfaite et aui pansements antiseptiques, tandis que le mal sévissail avec toute son intensité dans les ambulances militaires russes voisines. Malheureusement, en temps de guerre, il est difficile de prendre toutes les précautions antiseptiques dans les ambulances mobiles et dans les postes de secours ; mais il n'eu est plus de même dans les hôpitaux sédentaires ; là on évitera |,;j autant que possible l'encombrement, les salles humi
1 1 des et mal aérées, et les blessés atteints de pourriture
' seront immédiatement isolés dans une pièce spéciale.
Le traitement local très important dès le début de l'affection a pour but : \^ la destruction des fausses membranes, des détritus pulpeux et de l'agent morbilique qui y est contenu ; 2^ la modification des tissus sous-jacents, Une foule de moyens ont été préconisés parmi lesquels le raclage avec la curette de Volkmann, la cautérisatioD
au thermo-cautère et remploi de substances caustiques tiennent le premier rang. La curette tranchante devra être liardiinent et avec le plus grand soin portée dans toutes les anfractuosités, des débridements seront praliciués pour permettre d'atteindre les clapiers et d'éviter (h's récidives ; puis les surfaces détergées seront badij^eonnées ohaiiue jour avec la solution concentrée de perchlorure de fer (Salleron) ou avec du suc de citron, de lacide aoéti(iut% de lacide phénique au i/20, du chlorure d(î zinc au i/12 (Heine), etc. Ces solutions caustiques dont (fuehiues-unes comme le perchlorure de fer et le chlorure de zinc par exemple sont très douloureuses mais ont l'avantage de poursuivre le mal au fond des interstices sus|)ects; malgré cela on devra renouveler à plusieurs reprises leur application. La cautérisation au fer rouge constitue aussi un des plus puissants modilicateui*s, mais à condition de remployer énergiquement et largement. La plaie sera profondément fouillée et la pointe du thermo-cautère promenée partout où se montrera rœdème symptomati(iue de Tenvahissement de la {>ourriture. Nous citerons encore la teinture d*iode, le camphre phéiii(iué, le nitrate acide de mercure, le brome, le sublimé, etc., parmi les substances (|ui ont rendu des services.
Lorsque au niveau des membres, une perte de substance irréparable, des hémorrhagies persistantes ou d'autres lésions graves, ne iiermetleiit plus de penser à la conservation, on devra amputer bien au dessus des parties suspectes et applitfuer un pansement antiseptique qui peruR'ttra de constater chaque jour l'état de la plaie et
(>iO PATHOLOGIE CIIIRUKGICALE GÉNÉIIALE
la inarrlie de la cicatrisation. Kiifin les toniques ^énè raux, vin, alcool, sulfate de quinine, quinquina, uni alimentation substantielle ne seront pas négligés afii de permettre au blessé de soutenir la lutte.