‹ Elements de pathologie chirurgicale generaleChapitre 120 sur 135 · VI. DiagnosUc. PronosUc · texte numérisé non relu

VI. DiagnosUc. PronosUc

Les signes de la pourriture d'hôpital sont suffisamment caractéristiques pour que le chirurgien ne puisse la confondre avec cet état particulier des plaies qui prennent un aspect blafard et sale, sous l'influence d*un pansement trop irritant ou chez les blessés atteints de septicémie, ou d'un simple embarras gastrique.

La complication dont nous nous occupons guérit assez facilement sous forme de cas isolé lorsqu'elle est très légère, que le blessé est jeune et n'a pas d'état constitutionnel mauvais. En temps d'épidémie, au contraire, la mortalité est excessive et suivant certaines statistiques elle atteint parfois le chiffre de 80 p. 100. Son pronostic est singulièrement aggravé par le voisinage de vaisseaux importants et des grandes cavités articulaires ou splanchniques, par l'âge avancé, l'aflaiblissement des blessés, par les états constitutionnels tels que le diabète, l'alcoolisme, etc. qui prédisposent aux complications les plus graves (hémorrhagies, septicémie, grangrène, etc.).

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