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III. AuBtomie pat)iologi(iuc {Élude du pua

Définition. — Le pus est un liquide pathologique, plus s crémeux, d'un blanc- jaunitre, constitué essenlellement : 1" par du sérum albumineux, tenant en sus- ! pension les globules purulents ; 2° par dilTérenls éléments accessoires, variables suivant les tissus qui sont le siège de la suppuration.

I Caractères physiques. -~ Le pus phlegmoneux, de bonne HMture (pus louable), récemment formé, est un liquide * 4pais, crémeux, opaque, bien bomog^nc, de couleur blancjaunAtie, quelquefois jaune-verddlre et onctueux au loucher ; sa saveur est douceâtre ; son odeur est légèrement animale, et sa réaction alcaline. Sa densité est de 1020 à 1040, d'après Robin.

^Si l'on abandonne au repos le pus de bonne nature, 9ins un tube de verre, on voit se ramier deux couches tuperptisées, l'une supérieure, hquide et transparente, d'un jaune citron, occupant les :}/4 de la colonne totale, est le sérum du pus ; l'autre inférieure, épaisse, est constituée [nr les globules purulents et l«s autres éléments accesdans 1,000 parties de pus, on trouve de 710 à

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900 parties de sérum, pour 100 à 290 parties de globules de pus (Robin et Delore).

Ces caractères physiques varient beaucoup, suivant la nature des tissus et des organes, suivant les régions, suivant les altérations que subit le liquide purulent^ par son ancienneté, par son mélange avec d*autres liquides normaux ou pathologiques (lait, sang, bile, urine, sérosité, etc.). C'est ainsi que le pus mélangé de sang devient brun-chooolat, que le pus putride est grisâtre, que le pus des abcès hépatiques est verdâtre ou jaune-safran, que la suppuration des os atteints de carie ou de nécrose peut être noirâtre, etc.

Mentionnons surtout la teinte bleue du pus et la suppuration orangée (1), qui ont été beaucoup étudiées par les chimistes et les cliniciens, que les uns rapportent à la présence d'un parasite, et les autres à un sel de fer, à des réactions subies par la biliverdine et l'hématoîdine contenues dans le liquide purulent (2). Delore, le premier, signala la coloration orangée du pus des plaies comme un signe pronostique grave, remarque dont MM. Vemeuil et Nepveu, pendant la Commune, eurent l'occasion de vérifier l'exactitude (3). Elle coïncide, en effet, fréquemment avec la pyohémie (Delore) 'Ot un état général mauvais (alcoolisme, diabète, etc., (Vemeuil); tandis que la suppuration bleue ne traduit rien d'anormal dans l'évolution des plaies.

(1) Delore, Quelques redierches sur le pus. Thèse de Paris, 1854.

(2) Gessard, De la pyocyanine et de son microbe. Thèse do Paris, 1882.

(3) Congrès français de Chirurgie, l" session, séance du 7 avril 1885.

DE lA SUPPURATION

I Mêmes variétés de la consistance; le pus de la kératite, de l'iritis et de la choroldîte, par exemple, est très épais, au moins, dès le début de la suppuration; celui des abcès froids est tantôt caséeux, lanlôl cailleboté et floconneux, parfois visqueux; celui des ulcères sanieux est au contraire 1res séreux. L'odeur peut être ammoniacale, sulfurée, /ëd'iie, par suite : 1" de la décomposition des matières protéiques , ou des altérations putrides; 2" du mélange du pus, soit [.avec des gaz ou des matières fétides; que ce mélange [ aoit direct comme dans les abcès stcrcoraux ou urineux, ou bien qu'il y ait osmose galeuse, comme dans les [ mbcès de la marge de l'anus , de la fosse iliaque , des L parois de la bouche, etc.; 3° de la difQcullé de l'écou- Llement et de la stagnation du pus dans les abcès an- [ fractueux en coromuoication avec l'air extérieur (1) ; 1 4* de la présence des parasites (Nepveu, Palhogénie des \ abcès fétides des tnembres. Congrès de chirurgie, Paris, I 1885, pages 96 à 102).

Certains liquides normaux (mucus rectal, liquide pros- I Ulique, uiine des bassinets (post mortem), et pathologiques I (épanchements séreux, péritonéaux), présentent bien l'aspect I du pus, mais leurs caractères bîoto^ques sont caracté- I ristiques; les sérosités purulentes, par exemple, contiennent [ dans leur sérum une albumine qui possède les mêmes [ propriétés que la fibrine et qui se coagule spontanément, etc. Caractères chimii^ues. — Ils ont été bien étudiés par t un grand nombre d'auteurs, parmi lesquels nous citerons I Becquerel et Bodler, Delore, Robin, Hoppe-Seyier, etc.

(1) Séparé de l'organisme etninînteou â I naire, le pus s'altère difflcileiiie at .

1 température ordi-

Composition innédiite noyenne do pas (C. RobiD) (^>

{Traité des humeurs, p. 297).

Sérum. . . 710 à 834 . . moyenne 750,00 j ^yw. .^„,,v,. j^ ^,,. Leucocytes 290 à 170 . . moyenne 250,00 j 1000 partiel de pus.

COMPOSmOiN DES LEUCOCYTES HUMIDES DU PUS

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