IV. Étiologie
Suivant que l'agent irritant est étranger à Toiganisme ou lui appartient, on distingue une inflammation de
(1) Au niveau des organes enflammés, d'après les expériences de Ëstor et Saint-Pierre (Comptes-rendus de l'Académie des Sciences, 1866), le sang serait plus riche en oxygène et le sang veineux contiendrait plus d'acide carbonique.
(2) Andral et Gavarret, Essai d* hématologie pathologique , I^iris, 1845.
lNn.AllMA.TIOK AIOUE
csuse externe ou interne. Des conditions spéciales, d'ordre ',(énéral ou local , peuvent favoriser l'action de l'agent irritant : ce sont les causes prédisposantes. Examinons les ânes et les autres.
Causes prédisposantes. — 11 est d'observation commune, que les constitutions débiles et diathésique-s , oITrent IDoÎDS de résistance à l'action des irritants, et moins de .puissance de réparation; que rinHammation, franche et à «llure rapide chez l'adulte, lente et lorpide chez le vieillard, siège de préférence sur les viscères du premier, au 1 de la muqueuse des voies urinaires et de l'arbre aérien du second, tandis qu'elle atteint plus particulièrement la peau, les muqueuses et les séreuses de l'enfant (méningite, pleurésie, entérite, etc.)
Tout aussi évidente est l'influence du sexe, des pro- Eessions, des saisons, et surtout de la nature des tissus et l'de leur aptitude à contracter l'inflammation, par suite i* De leur richesse cellulo-vasoulaire et nei-veuse, (peaUj muqueuses, tissu cellulaire, os, etc.); 2" Des troubles de leur innervatioD ^hémiplégiques); 3° De leur exposition aux traumatismes eilérieurs (pieds, mains) ; 4° Ou bien de leur déclivité (membres inférieurs); 5° Ou enfin, par suite dti l'existence d'une phlegmasie antérieure.
Mais nous ignorons, comme nos devanciers, pourquoi, dans un refroidissement général, par exemple, c'est le poumon qui s'enflammera plutôt que la plèvre ou les bronches, ou la conjonctive, ou l'intestin ; à moins d'admettre pour l'expliquer, une prédisposition organique spéciale, nne faiblesse de tel ou tel oi^ane, bérédilaij'e ou acquise, particubère à chaque individu.
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Causes externes. — Ce sont celles qui dous intéressent le plus, et dont le mécanisme est lu plus facile ft interpréter. En premier lieu vient le traumatiiime (plaies, corps étrangers, contusions, etc.) Fig. 5; citons ensuite les poisons, les venins, les virus et les micro-organismea, qui tantôt enflamment localement les tissus avec les-
quels ils viennent en contact (gastrites toxiques, piqûres de scorpion); tantôt n'c:(ercent leur action phlc^ogène immédiate, qu'après avoir pénétré dans le torrent circulatoire (cystite cantharidienne, stomatite mercurielle, etc.). Nous rangeons encore parmi les causes externes, l'action du calorique (méningite par insolation), et l'action du froid, dont les effets sont lanlét directs et immédiats