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IV. DiagiiMlir. l'rt

Le sbotk peut être confondu avec lu commotion ci^rcbralc et médullaire, avec la synro(ie Iraumatique et avec les Iroubleii déterminés par les emliolics uraisseuscs. La commotion cérébrale et la syncope se distinguent du sbock par la perte absolue de connaissance; eu

outre, dans la première affection, le pouls et la respiration sont très ralentis mais réguliers ; dans la syncope, il y a arrêt de la circulation et de la respiration, et les accidents ou disparaissent ou se terminent très rapidement par la mort. La paralysie complète de la sensibilité et du mouvement caractérisent entr*autres signes la commotion médullaire, tandis qu'elle fait défaut dans le shock traumatique ; le relâchement des sphincters ne s'observe en effet qu'à la période ultime. Enfin, les accidents consécutifs aux embolies graisseuses (accidents cérébraux, dyspnée, etc.), n'apparaissent que tardivement, et souvent quinze heures après le traumatisme et ils diffèrent essentiellement des symptômes si caractéristiques du shock.

Le shock est une complication des plus sérieuses, pouvant entraîner rapidement la mort, ainsi que nous Tavons déjà dit. Les deux âges extrêmes et surtout la vieillesse, les lésions viscérales antérieures au traumatisme, l'étcMulue et l'importance de ce dernier comme siège, sont des conditions (jui l'aggravent notablement. La nîoindre perte sanguine, le plus léger traumatisme dans la période de stupeur buteront la terminaison fatale, qu'il faudra encore redouter dans les cas moins immédiatement graves, lorsque la réaction est irrégulière ou lente à se produire. Enfin, dans les cas favorables, on conçoit très aisément (jue la lésion traumatique sera toujours centrariée dans son évolution vers la guérison. D'après PirogofT, la gangrène foudroyante serait souvent à craindre.

Dans la crainte de la sjucope, le blessé sera couché aussi bas que possible dans un lit chauflé, puis l'on B'etTorcera par des (rictions avec delà flanelle chaude ou avec des liquides excilanls, etc., â l'aide du massage, de ramener la chaleur aux extrémités et à la peau. Dans le ni^me but, Hunter {dw Philadelphie), aurait obtenu les meilleurs résultats en plaçant le maladi' dans un bain porté graduellement de 3(i à 43".

Les autres phénomènes du collapsus algide (ralentissement des battements du cœur et des mouvements respiratoires) seront utilement comballus par les stimulants dilTusibles et par l»s médicamenls lels que la digitale et la strychnine dont l'action est directe sur le cœur et les vaso-moteurs. En même temps que l'on administrera de l'eau-de-vie, du tbé alcoolisé, de l'acétate d'ammoniaque à l'intérieur, on ne négligera pas les injectious souscutanéesd'éther. L'opium et les injections bypo<)ermiques de morphine seront indiqués, lorsque le blessé présentera les symptômes d'excitation mentionnés plus haut.

Iteste la question imporlantcde l'opportuniléou de la non opportunité de l'intervention chirurgicile pendant période de shock. Bien que les avis soient partagés etiiue des succès aient été obtenus, mieux vaut s'abstenir lorsque, suivant les observations de Redard, la tempt^rature s'abaissant au-dessous de •t.'i", la mort est pourainsi dire fatale. Par contre, si le collapsus n'est |uis très

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profond, on conseille de temporiser jusqu'à ce qu'on peu de réaction se produise, et d'opérer ensuite, sansanesthésier le blessé dont la sensibilité est du reste toujours fort énioussée. Dans tous les cas, on ne fera que les opérations d'une urgence absolue.

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