II. Symptomatologie
Le membre ou la région blessée est insensible, froide, décolorée ; les malades accusent seulement de Tengourdis-
(1) Dr Sanli, Du choc iraumatique el de la stupeur locale {Àrchiv. de Héd. el de Pharm. milil , l. Il, p. £i5, 1883).
DES LÉSIONS TRAUMATÏQUES COMPLIQIÉKS 313
sèment ou des fourmillements; parfois, des muscles et des bords de la plaie suinte un liquide brunâtre constitué par le sang épanché. Lorsqu'elle est très limitée, la stupeur locale disparait graduellement au bout de quelques heures; dans les cas plus graves, les phéno> mènes généraux du shock surviennent et la zone stupéfiée est bientôt envahie par la gangrène gazeuse foudroyante (PirogofI, Richter, Legouest).
La plupart des chirurgiens d'accord pour n'opérer que dans le cas de menace immédiate de gangrène, se bornent ù prescrire des toniques, des stimulants, et à appliquer des pansements antiseptiques.