IV. Diu(tnt>sliu. Pronuslic
Sous le nom de fitvrex ëpitraumaliques, Vernt'uil a déc.ril (I) des élals fébriles qui se manifestent à l'occasioa d'un traumatisme, mais qui n'en sont pas directement le fait. 11 est du reste parfois assez dilTicile de les distinguer de la véritable fièvre trauinatique et pour cela le tracé tbermoniélrique est â lui seul insuffisant. TantAt, les accidents fébriles sont dus à une complication inflammatoire (phlébite, lymphangite, adénite, phlegmon, etc.) et ils évoluent tardiveiiient : mais si c'est le foyer Iraumatique lui-même qui est le siège d'une plitegmasie, la fièvre peut survenir comme l'inflammation, dans les premières heures qui suivent la blessure ; on la voit alors débuter brusquement par un frisson et se manifester violemment ; les signes locaux habituels de l'inllammation raccompagnent (rougeur, chaleur, gonflement et douleur). Tantôt le traumaliiime a i-appelé un élat diathésique antérieur, et la lièvre est la manifeslation d'une attaque de goutte, d'une arthrite rhunialisuiiile
{i) MHunoury, Etait* clinique »ur la li^rrr irrimitive de* bltntfg (Th. île Paris, 1877). — Vemeuil {Gai. hfbd.. jaavitr I8S(]. — A. Iinani, Fitvrtê iraumaliqut» et ^ilrammtiquea {Th. de Piris. 1886J.
lh]i\ PATHOLOGIE CHIRIRGICALE GÉNÉRALE
OU d'un accès de fièvre paludéenne. Tantôt enfin, les symptômes fébriles sont suscités par la coïncidence d*une ailectiou phlegmasique telle qu'une pleurésie, une pneumonie, etc.
La fièvre traumatique légère, aseptique est un accident sans gravité ; il n'en est pas de même lorsqu'elle est très vive ; dans ce cas elle retentit fâcheusement sur la lésion traumatique et sur Tétat général du blessé. 11 est certain que chez un blessé fébricitant, quelle que soit d'ailleurs la cause des accidents fébriles, le travail de réparation ou de cicatrisation souffre et est parfois complètement enrayé. Souvent aussi, en raison du léger degré de putridité de la surface de la plaie, il y a tendance à la |)hlébite,aux hémorrhagies secondaires et à l'invasion de la septicémie vraie. Parfois enfin, lorsque le foyer traumatique est étendu, profond, anfractueux (plaies par armes à feu), ((u*un état constitutionnel mauvais ou des héinorrhafçies dépriment le blessé, la fièvre traumatique s'accompagne de phénomènes généraux graves, d'adynamie, et ia mort peut survenir (J. Lucas-Championnière).