IV. Syinploinatolotii
De ta céphalalgie, des signes d'emtmrras gastrique (vomissements, diarrhée) marquent le début de eelte complication, en même temps que la plaie, ordinairement récente, devient blafarde et n'a aucune tendance à la réparation. Si les bourgeons charnus existent déjà, on les voit s'aRaisser, saigner et sécréter un pus peu abondant, mal lié, sanieux, fétide, parfois salrané (Jeannel). Il n'y a ni douleur violente, ni gontlenient marqué.
La fièvre traumatique, au lieu de tomber le 3<> ou 4" jour, s'élève bientôt â 40, 41"; le pouls dur, dicrote, bat 12î>, 130 pulsations. Cette recrudescence précédée de frissonnement plutât que d'un frisson véritable, violent, s'accompagne bientAt de phénomènes généraux analogues à l'empoisonnement typhique. La lièvre présente une rémission matinale qui ne va jamais jusqu'à l'apyrexie complète, et une ascension vespérale de I ii 2°: elle dure ainsi dix à quinze jours, dans les cas sporadiques, et la mort survient en hypothermie (di"), ou en hyperthenniu (42"). Le blessé le plus souvent indifférent et hébété ne ae plaint que d'une suif vive et de céphalalgie ; d'autres
fois, il est pris d*un délire tranquille, ou bien d'une agitation furieuse à laquelle succède rapidement le coma. I^s lèvres et la langue sont fuligineuses, desséchées ; la constipation du début fait place à une diarrhée cholérifornie, mélangée de sang ; les urines foncées, peu abondantes contiennent de Talbumine (Billroth) ; la congestion pulmonaire donne lieu ù de la dyspnée, et sur la peau terreuse se montrent des plaques érythémateuses, des pustules (symptôme alarmant d'après les observations de Verueuil et de Tremblez). Bientôt l'aflaissement est extrême, le |K)u1s devient imperceptible et le malade succombe dans le collapsus.