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VARICES

provoque petit à petit une néoplasie cellulaire; et c'est ainsi que se produit une infiltration d'abord plastique, puis séreuse des tissus parcourus par des veines variqueuses; déjà nous avons indiqué comment le développement ultérieur de ce processus tend à modifier de plus en plus les tissus et à faire naître l'ulcération. De cette manière, se produisent, non-seulement des ulcères, mais encore d'autres formes d'inflammation chronique de la peau, surtout l'éruption vésiculeuse chronique connue sous le nom d'eczéma.

Nous devons à présent nous occuper de rechercher d'où, proviennent les varices. Il est permis de supposer à priori que la cause est un obstacle au retour du sang veineux, par pression exercée sur la veine ou diminution de son calibre déterminée de quelque autre manière. Il ne faut cependant pas que l'obstacle naisse tout à coup ; car un empêchement subit du retour du sang veineux ne produit ordinairement que l'œdème ; tel est l'effet de la ligature d'un gros tronc veineux ou d'une thrombose rapidement développée. Il faut donc que la pression agisse lentement sur le tronc veineux. Cette condition même n'est pas suffisante; car souvent une pression qui augmente d'une manière très-insensible ne produit pas de dilatation variqueuse, mais développe une circulation collatérale plus abondante, qui fait que rien n'est modifié ou qu'il ne se déclare qu'un peu d'œdème dur. Il faut qu'il y ait en même temps une prédisposition aux dilatations vasculaires, une certaine laxité, une extensibilité des parois veineuses. L'examen anatomique des veines variqueuses prouve que la paroi est à la vérité devenue plus épaisse d'une manière absolue, c'est-à-dire que du tissu conjonctif s'est interposé entre les cellules musculaires, mais ces cellules elles-mêmes ne sont pas augmentées et par conséquent elles sont devenues insuffisantes à faire progresser le sang quand le calibre du vaisseau est devenu de six à huit fois plus considérable. Des recherches histologiques approfondies sur l'origine des varices, faites principalement au point de vue d'une comparaison entre celte maladie et la formation des anévrysmes, nous font défaut jusqu'à présent. La prédisposition aux varices peut être considérée comme individuelle dans beaucoup de cas, dans d'autres elle est transmise par hérédité; en général, d'ailleurs, il n'est pas rare que les maladies vasculaires se transmettent de la sorte, aussi bien celles des artères que celles des veines et des capillaires; la dilatation anomale de ces derniers est la source des nœvi matérni qui sont essentiellement héréditaires. Nous ne pouvons donc considérer les causes que nous allons énumérer que comme des causes occasionnelles venant s'ajouter à une disposition préexistante. Les varices sont plus fréquentes chez les

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