VINGT-QUATRIÈME LEÇON
DES MALADIES TRAUMATIQUES ET INFLAMMATOIRES ACCIDENTELLES ET DES PLAIES ENVENIMÉES
I. — Maladies locales qui peuvent compliquer les plaies et d'autres foyers inflammatoires : i. Inflammation diffuse et progressive du tissu cellulaire. — 2. Pourriture d'hôpital. — 3. Erysipèle traumatique. — â. Lymphangite.
Messieurs ,
Lorsque nous parlions de l'inflammation traumatique, j'ai soutenu la thèse que celle inflammation ne dépasse pas les limites de la lésion; si le cas contraire semble quelquefois se présenter, avons-nous dit, c'est que nous n'avons pas pu juger la lésion d'une manière exacte. Je soutiens encore cette thèse. Cependant, nous avons déjà vu que, par suite de divers accidents, il pouvait se déclarer immédiatement après la lésion (par exemple, après les plaies contuses) des inflammations progressives très-violentes, suivies de produits putrides. Nous avons également vu que, plus tard, autour des plaies déjà couvertes de bourgeons, il peut encore se développer des inflammations secondaires par suite de causes que nous avons déjà exposées. Je viens vous dire maintenant qu'il y a encore une série d'autres processus particuliers, de nature soit gangréneuse, soit inflammatoire, qui peuvent compliquer les plaies, et qui donnent lieu à leur tour à des affections générales graves, le plus souvent fébriles; quelques-unes de ces dernières peuvent, il est vrai, se montrer également, sans que la plaie subisse des modifications notables. Enfin, par une plaie existant déjà ou qui vient d'être produite (Exemple : morsure d'un animal venimeux ou malade), il peut pénétrer des substances qui entraînent ^e violentes inflammations locales ou de graves maladies générales, par suite d'intoxication du sang. Il sera question de tous ces objets dans ce chapitre, et je vais essayer de vous donner un aperçu général qui devra vous en faciliter l'étude. Parlons d'abord des phénomènes locaux qui s'ajoutent comme