CONTRACTIONS MUSCULAIRES
nous sommes servis du terme contracture dans ce sens étendu, et nous nous en servirons encore dans la suite. — Il est extrêmement rare que les aponévroses, les tendons et les ligaments deviennent le siège d'une affection primitive, bien que cela ne soit pas impossible. Quand nous disons que les ligaments sont relâchés, il n'est pas impossible que le mal siège primitivement dans ces organes ; ils peuvent être, par le fait d'une atrophie de leurs fibres et plus souvent par un développement incomplet, incapables de résister au fardeau qu'ils sont chargés de supporter. D'une manière analogue, les muscles peuvent être trop courts dès la naissance, et par conséquent incapables de s'étendre suffisamment ; de là peut résulter une déformation, alors même qu'il n'y a pas de contracture véritable. La manière dont les muscles prennent part aux affections articulaires vous est déjà connue. Mais déjà vous voyez par ces remarques qu'il faut mettre un peu d'ordre dans la classification de ces diverses causes de déformation, afin qu'il y ait possibilité de s'orienter; je vais essayer de satisfaire à ce besoin, tout en vous rappelant qu'il ne s'agit ici que de points de vue généraux, les détails devant être réservés à la chirurgie spéciale et à la clinique chirurgicale.