ABSENCE DE PRÉPUCE
-y k un phimosis, on opérera le phimosis et on ne touchera pas aux adhérences à moins que celles-ci ne soient constituées par des brides isolées. On les sectionne alors entre deux ligatures. • E. Absence du prépuce. — Il nous suffit de mentionner cette difformité, qui est le plus souvent la conséquence de la circoncision ou xle l'opération du phimosis; elle est cependant quelquefois congénitale; elle n'offre d'autre inconvénient que délaisser le gland à découvert et de diminuer sa sensibilité; aussi nous ne comprenons -pas la nécessité de reconstituer un prépuce à l'aide de l'autoplastie, ni même de ramener la peau de la verge en avant du gland. Cette dernière opération était pratiquée autrefois, et, afin de forcer la peau à rester en place, on incisait circulairement les téguments de la verge vers la racine. Cette opération était désignée sous le nom de •recutili (1).
- F. Division congénitale du prépuce. — Signalons encore une division analogue à celle que l'on voit à la lèvre dans le bec-de-lièvre. Dans un cas de ce genre, J.-L. Petit (2) étendit et déplissa les lam- -beaux, vit qu'ils pouvaient recouvrir le gland sans le comprimer^ aviva les bouts de chaque lambeau et les réunit par la suture.
Après la réunion, l'extrémité du prépuce pourrait ne pas être assez grande, et le malade serait exposé consécutivement à un phimosis. Aussi Boyer préfère-t-il l'ablation d'un des côtés de chaque lambeau.
Si le prépuce était détruit en partie par la gangrène et par des ulcérations, et s'il restait des tubercules assez volumineux pour gêner le coït, on en ferait l'excision.
G. — Torsion congénitale de la verge, — MM. Guerlain, Dolbeau et Verneuil ont observé deux cas semblables, où la verge tordue sur ellemême de gauche à droite, l'urèthre s'ouvrait au-dessus de la verge ; le catéthérisme montrait que Turèthre était réellement tourné avec la verge (3).
§ II. — Affections traumatiques du pénis.