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II. — Contusions de la prostate

Cette lésion est excessivement rare ; c'est M. Yelpeau qui le premier paraît l'avoir signalée à l'attention des praticiens, en montrant dans la prostate une grande quantité de grumeaux sanguins.

On conçoit qu'un coup très violent ou une chute d'un lieu élevé sur le périnée puisse produire la contusion de la prostate. On a pensé que l'équitation longtemps continuée pouvait amener une semblable lésion. L'introduction dans l'urèthre d'une sonde ou d'un instrument trop volumineux, la pression exercée dans la lithotomie par un calcul relativement trop volumineux eu égard à l'incision faite à la prostate, peuvent également déterminer la contusion de cet organe.

Nous ne connaissons pas de symptômes qui soient propres à cette affection ; nous ne pouvons rien dire sur sa marche et ses terminaisons. M. Velpeau est porté à croire que ces petits foyers sanguins pourraient bien être le point de départ de certaines tumeurs de la prostate. Cette hypothèse reste encore à vérifier.

Le repos, lesantiphlogistiques locaux, sangsues, ventouses au périnée, bains de siège, sont les moyens qu'il faudrait diriger contre les contusions de la prostate.

in. — Perforations de la prostate.

Nous décrirons dans ce paragraphe les perforations déterminées par la sonde introduite dans l'urèthre. Dans certains cas de rétention complète d'urine, on traverse quelquefois la prostate avec le cathéter afin d'ouvrir une nouvelle voie à l'urine; dans d'autres, la lésion de la glande est accidentelle. L'hypertrophie et le ramollissement de la prostate prédisposent à ce genre d'accident.

Les perforations de la prostate sont, dit Vidal (1), incomplètes complètes, uniques, multiples; elles font communiquer l'urèthre avec le rectum ou avec la vessie, mais, dans ce dernier cas, par une ouverture autre que celle qui aboutit au col vésical. Elles ontlieu dans tous les sens, en haut, en bas, sur les côtés ; les plus fréquentes sont dans ce dernier sens, les plus rares sont en haut.

Bans les perforations incomplètes, tantôt on observe une simple eraillure, tantôt une gouttière à la superficie de la glande, tantôt enfin U existe un canal creusé dans l'épaisseur de son tissu. Dans les perforations complètes, toute l'épaisseur de l'organe est

(1) Traité depalh.ext.,t. IV, 4" cdil., p. C2C

NÉLATON. — PATII. CHIR.

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