II. — Kystes folliculeux muqueux
Les kystes folliculeux muqueux ont la plus grande analogie avec les précédents, ils sont formés aux dépens d'un follicule muqueux oblitéré.
On les observe sur la surface interne des membranes muqueuses. Les kystes muqueux des paupières, développés aux dépens des glandes de Meibomius sont très fréquents; ils paraissent beaucoup plus près de la peau que de la membrane muqueuse, mais ce phénomène tient à ce que la présence du globe de l'œil les empêche de s'accroîre en arrière. Si on veut les extirper par leur face cutanée il faut traverser non-seulement la peau et le tissu cellulaire sous-jacent, mais le muscle orbiculaire des paupières. On a rencontré ces espèces de tumeurs dans le sinus maxillaire (Giraldès), sur le plancher de la bouche ; certaines espèces de grenouillettes ne paraissent pas avoir une autre origine, on les observe encore à l'orifice du vagin, dans la cavité utérine, dans la vessie, sur toute la longueur du tube digestif ; ceux du rectum ont été étudiés avec soin par MM. Robert et Bourgeois (d'Étampes).
Leurs parois sont extrêmement minces et offrent l'aspect d'une membrane séreuse. Ils contiennent un liquide filant comme du blanc d'œuf, ils peuvent s'enflammer et se transformer en kystes purulents. Ils sont toujours uniloculaii'es, quelquefois cependant ils sont cloisonnés ou oflrent la forme d'un bissac. Leur volume est variable, rarement il dépasse celui d'un œuf de poule. Ils s'accroissent en général très lentement.
Ces kystes seront ultérieurement étudiés dans chacune des régions où ils se développent.
DES KYSTES