‹ Elements de pathologie chirurgicale. v.3, 1876 (volume 2)Chapitre 34 sur 50 · ARTICLE XXI · texte numérisé non relu

ARTICLE XXI

Tandis que la position superlicielle de la clavicule Texpose aux fractures directes, ses courbures et ses rapports avec le membre Ihoracique la prédisposent aux fractures par contre-coup ; cela explique sofr samment la fréquence des solutions de continuité qu'elle présente.

Causes KT MÉCANISME. — Les fractures les plus communes s'observent chez l'homme. Elles sont coiqparativement plus rares dans la vieillesse que chez l'onfimt et Tadulte.' Tantôt elles s^nt produites par un corp vulnérant qui agit sur sa face sous-cutanéé, tantôt par une chute sur le moignon de Tépaule, ou sur la paume de la main, l'avant-brasetle bras se trouvant dans la môme direction que la clavicule^ et les articulations tiu coude et de répaule étant rendues immobiles par la contiaetion musculaire. La colonne brisée que représentent les os deTâvantbras, (lu bras et la clavicule, se trouve alors pressée entre le sternum et la voûte que présente la face dorsale du carpe; les courbures dcb clavicule sont exagérées, et Tos se rompt.

Rarement les fractures de la clavicule sont Icifet d'une violente action musculaire; cependant Malgaigne cite trois exemples, danslcir quels la fracture parait avoir été produite par une contraction violeote des muscles du membre supérieur. Dans quotre observations de ce genre données par M. ('.hassaignac, la fracture siégeait au niveau ou très-près de Tinsertion du sterno-mastoïdien. Dans un seul de ces cas. la clavicule était malade et atï'ectée d'une tumeur gonimeuse.

Vakiétks. — La solution de continuité peut occuper lous lespoinl> (le la longueur do Tos ; le plus souvent elle est située vers sa parti»; moyenne. C'est ordinairement dans ce point que se voient les fractures

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musculairi;ï>, le <i'U|K^zt'i;t le deltoïde, qui se neutrulisiiil, etlelrH^nieol interne étant uni avec l'apophyse coratioïde de manière à ne pomalr s'en é(jnrter. Uaa»li!scas où le déplacement existe, le Tra^ment eitcm se laisse un peu nbaisser par le poids du membre tlioracîque («j fig. 96). Par contre, le déplacement est ja règle lorsque la I occupe ta partie moyenne de l'os. Il est alors le plus ordinniremenlct ple\e : l'extrémité externe du fragment sternal se trouve relevéeparla faisceau claviculaiic du muscle steino -mastoïdien, tandis qup te bi^ inent externe ou scapulaife se trouve entraîné en bu ^^^ ^HH par le poids du memlin

^f^' ^^^^^ lliorucique, et atlin* viir^ b

ligne médiaDc du corps jw lou3 les muscles qui vont du tronc au membre superipur, de telle sorte k's deux fragments cbi; rlienl l'un sur I' l'iagment externe pincer au-dessous de V ternu-, et formauL avec un angle obtus dont IW verlure regardi miîmo temps l'extri^nidci terne du fragment acromill se porte en aiTÎëre ou avant: ce déplacement i tr;ilne un angle des fn^ments entre uu\ qui toiax un sinus poslêriour ou uiliirieur et qui varie suitaol l'obliquité de la IVadiM.

Tel est le dt-placemenlipi se produit le plus onHmiremenl lorsque la frattDct est transvei-sale, Pt qu' cune circonstance particulière ne tend à imprimer aux fragments i autre direction (Ug. 97). Mais on conçoit que, si la solution de c tiuuité qui sépare les deux fragments était dentelée, les frugiiiejUs engreniJs pourraient faire ensemble un angle trî's-proni.incé eu avant, sans qu'il y ait de chevauchement, et que si elle était oblique de en bas et de dedans en dehors, cette obliquité pourrait s'opposetan déplacement que nous avons indiqué ; il pourrait y avoir alors cbnau*

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