‹ Elements de pathologie chirurgicale. v.3, 1876 (volume 3)Chapitre 15 sur 50 · ÉLATOK. — PATU. CUIR. II · texte numérisé non relu

ÉLATOK. — PATU. CUIR. II

1 I h AFFECTIONS DES 08.

qués qui ont été conseillés depuis ; c'est bien là certainement la pre^ mière indication de la méthode sous-cutanée.

En 183Û, le docteur F. Alliot, médecin à Montagny, faisait subira ce procédé une modification qui avait pour but de donner plus de longueur au trajet sous-cutané. Voici sa description : Je pratiquai, à deux pouces et demi en dehors de la tumeur^ une incision où la seule épaisseur de la peau se trouva intéressée; une sonde d'assez médiocre calibre fut alors dirigée au milieu du tissu cellulaire sous-cutané, jusque dans le foyer; tandis que le liquide coulait, une main abaissait les téguments, qui, constamment appliqués sur la masse décroissante du fluide, ne

permettaient aucun vide (Gazette méd, y 1836, p. 348.) Cette manière

d*opérer est plus compliquée que celle de Boyer, plus longue, pins douloureuse ; inconvénients qui ne nous paraissent point compensé» par les avantages que présente la longueur du trajet sous-cutané.

Une autre modification apportée à cette méthode est celle que lui i fait subir M. J. Guérin. Nous ne ferons que la rappeler ici. (Yojei Abcès froids^ t. I^ p. 122.) D'ailleurs ce changement ne porte en réaUlé que sur l'appareil instrumental et n*a pas donné des résultats sensiblement difi'érents de ceux qu'avaient obtenus les chirurgiens précédents.

Un autre perfectionnement dont il nous reste à parler est l'applicatioe des injections au traitement des abcès par congestion. Déjà, en 1838, M. Denonvilliers conseillait de pousser dans l'intérieur du fover na liquide irritant, pour modifier ses parois et les disposer à la cicatrisa* tion. Mais cette injection ne saurait tiirir la source qui fournit le pus, et, par conséquent, donner, comme on Ta prétendu, des gu^som complètes. Les injections d'eau tiède faites dans le kyste purulent, de manière à enlever tout le pus qui tend à y séjourner, ont été aussi préconisées comme un moyen propre à prévenir l'infection putride. Le choses en étaient là, lorsqu'en 1 8/i§, MM. Abeille et Boinet publièrent leurs premiers travaux sur les injections iodées. Suivant ces honorables praticiens, la teinture d'iode, mélangée d'eau à parties égales et rendue soluble par Tiodure de potassium, aurait la propriété : 1° de prévcnirh décomposition du pus dans le foyer; 2'» de modifier les parois de !i poche, de façon à en favoriser Taccolement, la cicatrisation et roUité" ration définitive; 3° enfin d'agir directement sur les os malades d d'accélérer leur guérison sans laquelle on ne peut espérer celle de l'abcès. Pour obtenir cet heureux résultat, dit M. Boinet {Traité eTni^ thémpié), il convient de persévérer dans l'emploi du traitement et de faire des injections successives durant des mois et des années si ceb est nécessaire et si les forces du malade le permettent. Rien de plus rationnel que ce moyen, mais cependant nous avons eu plusieurs fob l'occasion de constater son impuissance.

Page 1