‹ Elements de pathologie chirurgicale. v.3, 1876 (volume 4)Chapitre 119 sur 135 · X. »- Myonte · texte numérisé non relu

X. »- Myonte

L'inflammation des muscles est décrite, par le plus grand nombre des auteurs, sous le nom de myosite; nous conserverons cette dénomination consacrée par l'usage, rappelant toutefois que Gerdy décrit cette affection sous le nom de caimite, et que MM. Robin et Littré lui ont réservé celui de myitis.

Pendant fort longtemps on a confondu l'inflammation des muscles et le rhumatisme musculaire, et on les a décrits soufs fenom générique de

myosiie; mais des travaux récents, parmi lesquels nous citerons li thèse (le M. Dionis Descarrière (1), le mémoire de M. Fischer 'i),ool nettement établi l'existence de l'inflammation du tissu musculaire.

Anatomie ET PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUES. — Lcs altérations pathologiques qui appartiennent à la myosite spontanée ne sont pas piirfaitfment connues, car cette affection est peu grave, et il est extrêmement rare que l'on ait occasion de l'étudier sur le cadavre; toutefois l'augmentation de volume des muscles, leur dureté, permettent de supposer qu'il se forme dans les interstices musculaires des dépôts fibrineuL Il existerait encore une injection du tissu cellulaire ; cette injection ne disparaîtrait pas par le lavage ni par l'immersion dans Teau. D'ailleurs l'état des muscles enflammés spontanément peut jusqu'à un certain point être déterminé par les altérations propres à la myosite traumatique.

Les altérations propres à la myosite traumatique sont beaucoup mieux connues : elles ont été constatées principalement à l'aide d'ex* périences faites sur les animaux, par M. Gendrin ; puis encore par l'observation de ce qui se passe à la suite de larges plaies avec perte de substance, enfln par l'étude attentive des moignons à la suite à^ amputations. Voici ce qu'ont appris les expériences de M. Gendrin • « Lorsque l'inflammation d'un muscle se développe, le tissu cellt»' laire qui se prolonge entre ses faisceaux et ses fascicules rougit, sp^ vaisseaux s'injectent. La fibre musculaire ne parait pas participer ^ cette teinte morbide, mais elle augmente évidemment de densité e^^ passe à un état de demi-contraction qui persiste tant que rinflam — mation n'a pas produit d'autre altération que la rougeur plus o^ moins vive du tissu cellulaire du muscle. L'irritation du nerf qui s^ rend au nmscle n augmente pas cette contraction permanente incom -^ plète, qui ne cesse point aussi par la section du nerf. Cette suspension de la contractililé volontaire dans les nmscles qui s enflanmient ostelle, que, lorsqu'on a déterminé, soit par l'établissement d'un s4*toa. soit par une irritation physique quelconque, l'inflammation au milieu d'un muscle lon^, les extrémités se contractent seules, tandis que I — partie enflammée reste immobile sous l'intluence de l'irritation du nertf même par la pile.

» A mesure que la phlegmasie s'établit, le tissu cellulaire interstiti^t s'injecte, s'infiltre de sérosité, s'épaissit, augmente de densité; chaqi» * fascicule se trouve enveloppé par une couche d'un rouge ol>sru ^r uniforme. Les fibres musculaires finissent par être emprisonnées *'' enveloppées ; elles sont décolorées et friables.

(i) Thèse de Paris, 1851.

(2) Kbcber, /^ la myoiite (Vnkm mé^ale d$ la Giramàê^ janvier et ièfriar i^

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