‹ Elements de pathologie chirurgicale. v.3, 1876 (volume 4)Chapitre 13 sur 135 · II. — Ce qu'il faut faire pendant le comtMit · texte numérisé non relu

II. — Ce qu'il faut faire pendant le comtMit

a. Transport des blessés. — Nous pourrions faire des remarques analogues au sujet de la question de transport des blessés du point des batteries où ils ont été atteints à l'endroit où les secours doivent leur *tre portés.

C'était et ce sera peut-ôtre encore quelque temps assez difficile à préciser, tant que les vaisseaux et frégates de l'ancienne marine seront employés dans les combats de mer.

Les obstacles à la soustraction rapide des hommes devenus une gène pour les manœuvres des voiles et de Tartillerie sont en effet nombreux : encombrement des panneaux qui servent aussi au passage des projectiles ; peu d'étendue de quelques-unes de ces ouvertures ; direction souvent incommode pour l'arrivée au poste des chirurgiens, etc.

U choix du mode de transmission du pont ou des batteries dans la cale n'est pas non plus aussi facile qu'on le suppose, quand on n'a pas rexpérience des choses de la mer.

On s'est longtemps servi d'une sorte de lit suspendu très simple et P^u encombrant, désigné sous le nom de cadro; mais, comme Ta fait

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observer M. Ilocliard, cet appareil est assez peu maniable dans les pan* neaux étroits de nos vaisseaux modernes.

c( Le cadre réglementaire^ dit M. Kochard, suffisait à bord des navires à voiles ; mais il est difficile à manœuvrer dans les panneaux étroits de nos vaisseaux modernes^ il est trop long et vacille trop facilement. S*il n'est suspendu que par un seul cartahu, il penche dans tous les seus : s'il est pendu par les deux bouts, il subit encore des oscillations latérales; enfin s'il (*st soutenu par les quatre coins^ il descend verticalement et d'aplomb, mais à la condition qu*on ait le soin de maintenir les cartahus au nième degré de tension et qu'on apporte dans cetti' maiHruvre une précision difficilement compatible avec le désordre du combat et les mouvements de roulis et de tangage. »

On pourrait cependant, pour obvier à ces inconvénients, adopter la disposition dont M. Heirhon, chirurgien -major de l'Algésira$, a pu constater les avantages par de nombreuses expériences,etdontM.Roehard u fait réloge dans ses leçons (1).

A défaut de cadres, certainement préférables^ principalement dans les cas de fractures ou ilv. blessures graves (le malade étant transporté couché), on pourrait se senir de fauteuils.

(f Les fauteuils, dit M. Uochard^ sont plus légers, tiennent moins df place et peuvent être suspendus par un seul point; il est plus facile d*]sassepir le malade et de l'en tirer (|ue de le coucher dans un cadre etdi le relever. Ce mode de transport, qui offre quelque analogie avec l^^^ cacolets, n'est pas nouveau^ du reste, c'est relui qu'indique Forgctdac^» son Traiti' df jnédrcnie navale. » Les panneaux ordinaires sont plusr|^%ji«> suffisants pour lai8S(>r passer deux fauteuils; ceux-ci se ser\'ent alors récipro(|uement de contre-poids. Lorsque le panneau est très long: ^^ (n^sétroit, les deux fauteuils sont mis bout à bout, les pieds tournés 1 *un vers l'autre ; si le panneau est moins long et plus large, les deux faute ajils sont placés Tmi à cAté de l'autre et suspendus à une même trav*=*rs*«' |H»urvue de deux (Muilies.

Itépétons que la transformation radicale qui s'o|)ère en ce nionBC*iit même dans toutes les marines du monde et la protection mieux assis *^**' th's combattants enlèvent peut-être un peu d'intérêt à ces détails.

A l'aide des moyens que nous venons d'indiquer^ on pourra faire fi**^ à toutes les éventualités : mais nous dirons avec M. Hochard : « H *^*^ ce|>endant des circonstances où cela ne suffirait pas. Qu'on suppo^*^*» jMir exemple, un vaisseau serre de près par plusieuis autres et recev***^ de tous les crttés à la fois des volées meurtrières ; le nombre dcsbles! s'élèvera rapidement ài un chiffre W\ que, malgré toute la diligc] possible, on ne pourra les faire descendre tons. Si cette situation cr*^^*'

que se prolongeait^ le meilleur parti à prendre pour débarrasser les batteries serait peut-être de cesser le feu pendant quelques instants, d'ouvrir le plus grand nombre de panneaux possible, et d'employer les honunes des pièces à descendre rapidement les blessés par toutes les . voies à la fois, en les passant de main en main. »

6. Secofurs à donner aux blesses. — Nous n'avons que peu de chose à (tire sur les soins à donner pendant le combat. Dans la plupart des cas, pour peu qu'une affaire soit sérieuse, les chirurgiens, encombrés par les blessés qui se succèdent incessamment, ne peuvent donner des soins immédiats qu'à ceux dont l'existence se trouverait compromise par le moindre retard. Il leur est, en effet, bien difficile d agir dans un ébojt réduit, où tout manque, l'air, la place et la lumière ; cependant ~ des amputations considérables et même des désarticulations totales des membres ont pu être pratiquées avec succès dans de pareilles circonstances, aggravées d'un état fâcheux de la mer. Examiner avec soin toasles hommes qui arrivent au poste, remplir les indications les plus urgentes, faire coucher les hommes atteints de lésions graves, renvoyer au feu, après un pansement préalable, ceux qui peuvent servir encore (ces derniers seront, si faire se peut, examinés et pansés dans le fauteuil et remontés aussitôt, afin d'éviter rencombrement], voilà tout ce qu'il 68t ordinairement possible de faire pendant l'action.

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