‹ Elements de pathologie chirurgicale. v.3, 1876 (volume 4)Chapitre 57 sur 135 · DES ULCÈRES EN PARTICULIER · texte numérisé non relu

DES ULCÈRES EN PARTICULIER

§ X. — Oloères sorofuleux.

A défaut d'une définition meilleure, on donne le nom d'ulccres scro^ fitieux aux ulcères qui suniennent sans aucune autre cause appréciable chez les individus présentant tous les signes de la diathèse dite scrofuleuse.

Toutes les parties de notre corps peuvent être le siège de ces ult^^ères, mais on les rencontre principalement autour des ganglions lymphatiques et des articulations; on les trouve surtout au cou, sur les joues, assez fréquemment sur la lèvre supérieure et au pourtour des

narines.

On a parlé encore d'ulcères scrofuleux siégeant au col de l'utérus et qu'on aurait pris pour des ulcères cancéreux; mais on conçoit qu'il est assez difficile de déterminer la nature de ces ulcères. Sans les rejeter absolument, nous sommes loin d'admettre leur existence comme parfaitement démontrée.

Symptomatologîe. — Les ulcères scrofuleux succèdent presque toujours à une inflammation chronique du tissu cellulaire et des ganglions

SÊLATON. — PATH. CHIR., T. I. 2û

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lymphatiques sous-cutanés, avec coexistence de tubercules diaiéinK» dans ce tissu cellulaire ou dans ces ganglions; ils sont souveolOMÎ précédés par la formation d'un foyer purulent, plus ou moins étendu. Mais nous avons déjà dit qu'il se développe quelquefois primitivemeot sur la peau des scrofuleux, et particulièrement sur celle de la face dorsale de la main et des doigts, du pied et des orteils, des gerçures qui donnent issue à une matière purulente qui s'épaissit, et iv|Résente des croûtes à la chute desquelles les ulcères se trouvent tout formés.

Quels que soient d'ailleui*s les phénomènes qui ont précédé l'uloèie. celui-ci offre un fond d'un rouge pâle ou légèrement bleuâtre, les bourgeons charnus en sont ordinairement apparents. Ces ulcères ne fourni»sent pas de pus, mais un liquide peu consistant, ichoreux, quelqoefeb légèrement floconneux, quelquefois même entraînant de la mttièff tuberculeuse, d'une odeur acide. Leurs bords sont ordinairement nious^ exempts de callosités, et d'une coloration bleuâtre d'un rouge terne.

La peau qui les limite est quelquefois livide, amincie, décollée mène dans une étendue assez considérable.

Ces ulcères sont indolents, mais ils deviennent très douloureux loi^ qu'ils sont accidentellement le siège d'une inflammation aiguë.

On a encore noté le développement anormal du système pileux slby^ partie qui présente ces ulcères.

Abandonnés à eux-mêmes, les ulcères scrofuleux affectent une «-■* che essentiellement chronique. La cicatrisation s.'en opère très le*^^ ment, et lorsqu'elle a eu lieu, il reste des cicatrices irréguli^^ surcessivement saillantes et déprimées en différents points de leur é ^tJ due, enfoncées au-dessous du nive«iu de la peau, ce qui tient à la '^ à la perte de substance des téguments, du tissu cellulaire, des |^^ glions lymphatiques, et aux adhérences que contractent les bords * ulcères avec les tissus sous-cutanés ; elles conserxent longtemps ^^ teinte bleuâtre, et restent connue dos traces indélébiles de la malaC^ Otte persistimce des cicatrices, que Ton considère dans le monde coin le signe d'une mauvaise constitution, (*st une chose fâcheuse, sur pour les jeunes personnes du sexe. Doit-on s'étonner dès lors si chirurgiens ont été appelés à les faire disparaître au prix même d*i opération ?

Si l'ulcère est dans le voisinage d'un os, on voit quelquefois ce nier et son périoste légèrement tuméfiés ; quelquefois aussi ces ûlcèr^ coexistent avec des affections phis jjiraves du périoste et des os, lelF^ qu'une carie, une nécrose, etc. Ils sont aloi*s la cause ou la conséquent de ces affections.

L'étiologie des ulcères scrofuleux est la im-nie que celle delà mahid^

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