‹ Elements de pathologie chirurgicale. v.3, 1876 (volume 4)Chapitre 58 sur 135 · D£S ULCERES EN PARTICULIER · texte numérisé non relu

D£S ULCERES EN PARTICULIER

(énérale qui a présidé à leur développement. Nous renvoyons à Farticle

iCBOFULES.

Le diagnostic de ces ulcères serait souvent chose fort enibarraslante, si l'on avait à examiner ces ulcères seuls, abstraction faite de 'individu qui les porte, mais on ne se trompera pas si Ton examine ivec soin l'état général du malade, et si Ton s'enquiert des causes sous influence desquelles ces ulcères se sont formés, et de la série des phénomènes par lesquels ils ont passé pour arriver à leur développement. PaoNosTic. — Lorsqu'il existe depuis longtemps, l'ulcère scrofuleux 58t une affection difficile à guérir, surtout lorsqu'elle occupe le visage • 3t que la maladie a commencé dans la peau de cette région ; on voit ludquefois de ces ulcères ayant plusieurs années d'existence, s'arrêter hnsleur marche, et rester quelque temps stationnaires, puis reprendre usttite leur marche lente et progressive.

TEArriMENT. — Combattre la cause générale qui a présidé à la for-

lation de ces ulcères est la première indication à remplir; aussi s'at-

ichera-t-on de prime aborda modifier par des moyens convenables

constitution vicieuse du malade. Le traitement local n'est qu'acces-

nte.

Le traitement général se compose de deux ordres de moyens : IMcs oyens hygiéniques, 2^ les moy^ni phai*maceutiques. Les moyens hygiéniques consistent à soustraire le malade aux condi-^ >ns qui favorisent le développement de la maladie, et à le placer dans ïs conditions contraires. Il habitera un logement salubre, bien aéré, posé au soleil. Il fera usage d'une bonne alimentation, et mangera de •éférence des viandes noires et rôties : parmi les légumes, il choisira ux qui sont sapides, non farineux, amers et aromatiques, tels que chicorée sauvage, le cresson et d'autres plantes de la famille des crufèrea.

n prendra des boissons excitantes, du vin vieux, de la bonne bière, ï l'infusion de houblon, de baies de genièvre, unie au sirop de genme, etc.

On stimulera les fonctions de la peau ; pour cela, on conseillera s frictions sèches, aromatiques, l'insolation, l'exercice en plein air^ s bains puissamment excitants, les bains de mer, les bains froids et s bains alcalins ; on s'est aussi très bien trouvé des bains de sable ris sur le rivage de la mer. Delpech prétendait que ceux de la Médiîrranée étaient préférables à ceux de l'Océan; l'influence d'une tcinérature douce et d'un ciel pur doit rendre en effet les premiers dusefRcaces; cependant cette efiicacité plus grande, quoique probable, a'estpas encore bien démontrée, et l'on aurait tort d'envoyer les habitants du nord ou de l'ouest de la France chercher fort loin un béncfice douteux.

.>S8 DE L rLCERATION £T DES l'LGEKES.

A défaut (le I)ains naturels^ on se trouve bien des bains artificieis pr.'panîs avec dn liodliydratc de potasse^ etc. On a beaucoup vanté le hairis sulfureux naturels^ et notamment ceux de Daréges^ ainsi queir hains ferrugineux naturels ou artificiels.

Tous ces moyens sont excellents lorsqu'ils ne sont pas contre-indiqaèi par un état fébrile.

A l'intérieur, on a employé les amers unis aux alcalins; Iclixirà Dubois n'est autre chose que de la racine de gentiane avec des caib» nates alcalins. On y a associé le sirop de gentiane pour les estomacsdé- !)iles et irritables; c'est aussi pour ces derniers qu'on a conseillé le fia antiscorbutique. Le suc de cresson^ récemment préparé^ convient pirfaitement aux enfants.

Les médecins qui ont admis que les scrofules étaient une afleclioa syphilitique dégénérée ont préconisé les mercuriaux. M. Ricord peme que les parents qui sont affectés d'accidents tertiaires ne transmettent |)as la syphilis à leurs enfants, mais les scrofules. Dans ce cas^cesoit les préparations iodées qu'il faudrait employer^ et à leur tête, Tiodue de potassium.

Les expériences tentées par Baudelocque à l'hôpital des Eafaots, et par M. Velpeau, à la Charité, ont démontré l'inutilité des prépmtions d'or, qu(^ M. Chrestien (de MoD^Uier) avait vantées contre b scrofules.

Il n'en est pas de même des préparations martiales, qui produisit d'excellents effets ; l'huile de foie de morue, d'une saveur détestable, mais à laquelle on finit cependant par s'habituer, et qu'on panrieflt même à masquer aujourd'hui, en l'administrant sous forme de capsules î^élatint^uses, a été beaucoup vantée dans ces derniers temps. Les «• ^ultats que nous en avons obtenus n'ont pas justifié les éloges qu'en obI laits plusieurs médecins; nous en dirons autant du sirop de noyerq» Négrier considère i)resque comme le spécifique des affections sdofuleuses.

Les malades se trouveront bien des purgatifs pris à petites doses, el parmi les purgatifs, le calomel, la rhubarbe, le jalap, auront la pr^* férence.

Traitement Inral. — On se bornera à panser l'ulcère avec de lacbarpi^ sèche ou trempt'îc dans de l'eau chlorurée. Les pansements avec la leiû" ture d'iode appliquée directement sur la solution de continuité, lac**" Icrisalion de la surface de l'ulcère produisent d'excellents effets. LI00- >ion ou l'rxcision de certaines portions de peau décollée et amincie^ Nouvent nécessaire, ''t hAte beaucoup la cicatrisation. Quant aux $^ stances eniplastiques, elles doivent être bannies du traitement ucs ulcc^ scrofulcux.

DES rLCKRES EN PARTrcrUER. .*Î89

§ IZ. — Uloères toorbuiâquef .

Vulcère scorbutique est tant(V reflfet immédiat delà maladie générale qu'on nomme scorbut, tantôt il résulte d^une plaie simple, produite accidentellement, qui, sous Tinfluence des causes qui produisent le scorbut, s'est changée en ulcère.

Cet ulcère peut se développer sur diverses parties du corps, particulièreraent dans Tintérieur de la bouche, sur les gencives, à la surface interne des joues, sur les membres inférieurs, et plus souvent à la face dorsale du pied, qu'en tout autre point de ces derniers. On le trouve quelquefois sur les parties génitales, où il simule, à s'y méprendre, une ulcération vénérienne : il n'est pas indifférent ici d'éviter l'erreur, car les ulcères scorbutiques s'exaspèrent sous l'influence d'un traitement mercuriel.

On doit le rapporter aux ulcères dits otoniques, aux ulcères produits >ar une cause interne.

Stmptomatologie. — On reconnaît cet ulcère aux signes généraux du corbut, et aux signes qui sont particuliers à l'ulcère lui-mc^nie : il est Uestion des premiers dans la Pathologie médicale de Hequin ; il ousrestcà parler des derniers. — Lorsqu'il est l'effet inunédiat du :orbut, une tache livide, ni saillante ni rugueuse, apparaît d'abord ; Hte tache, formée par du sang, en partie infiltré et en partie réuni en îtits foyers, s'étend peu à peu, gagne insensiblement les parties voines, et n'est accompagnée d'aucun signe d'inflammation ; ou bien il î forme une foule de petites ecchymoses semblables à des pifjùres de Jce ; puis une bulle se crève, qui donne issue à une humeur roussAtre,

il reste uh ulcère.

D'autres fois, il n'est pas rare de voir, sur un sujet scorbutique, ne blessure tout à fait accidentelle, et qui en toute autre 'occurrence irait constitué une plaie simple, prendre certains canictères parlicuers; la plaie s'élargit, gagne en profondeur, devient blafarde et vioicée, et, comme dans le cas précédent, un ulcère scorbutique se fouve formé.

Cet ulcère offre une coloration brun noirâtre, et ne fournit, au lieu ie pus, qu'une sanie putride, sanguinolente ; les bords en sont livides, le fond spongieux, saignant spontanément ou au moinch'e contact; il est recouvert de fongosités exubérantes, qui se reproduisent très proraptement lorsqu'on les enlève. D'un pansement à l'autre il se forme deschîiirs qui excèdent les bords de la plaie. Ces ulcères ont une grande

tendance à se gangrener ; ils ne sont pas douloureux ; la peau des environs est bleuâtre ou plombée. Ces ulcères font des progrès rapides qu'il importe d'arrêter, car

390 DE lYlcéhatiûx et des ulcèues.

<l autres arcidorits, et dos accidents graves, viendraient s'ajoutera ceux qui existent déjà. On a vu dans quelques cas les ulcères de Tmtéricur dt; la bouche perforer la joue, dénuder les os maxillaires qiftb nécrosent.

Un pouls fréquent, une soif vive, viennent s'ajouter à ces compliea* tions: cette funTe qui accompagne le scorbut est le type des fiètres adynamiqucs.

TiiAiTEMENT. — !• Ti ai toment prophylactique. — Soustraire le mtlidp à Faction des causes qui peuvent donner lieu à cette affection, tdb est la première indication. L'hygiène ici remplit le rôle le plus in* portant.

2** Le traitement curatif comprend deux ordres de moyens: l'dtt moyens généraux, 2* des moyens locaux.

A. Les moyens généraux sont sans contredit les plus importants, puisqu'ils attaquent la maladie générale qui a présidé au développement de ces ulcères.

Le malade se nourrira de végétaux, et notamment de végétaux acides, le citron, loseille, Torange, etc., et de quelques-unes des espèces deh famille des crucifères, la choucroute, le cresson, le cochléarii, ete^ qu'il faut suspendre dès qu'ils occasionnent la diarrhée.

On reconmiande les boissons amères et fermentées, comme la bièic, le cidre.

Le niidade fera usage de vins généreux, et se trouvera bien également des liqueurs alcooliques prises en petite quantité.

Le sirop et le vin antiscorbutiques, mais surtout le quinquina, sont des agents très puissants dans le traitement du scorbut.

Dirons-nous enfin qu'un équipage entier, affecté du scorbut, s\*sttirt bien trouvé de l'usage des pommes de terre crues ?

IL Traitement local. — La bouche présente des ulcérations griw*» avons-nous dit, des ulcérations qui peuvent devenir gangreneuses, mettie à nu les os maxillaires, et donner lieu à leur nécrose. Quand l'affectioi n a pas fait beaucoup de progrès, on peut se contenter de gargtriifflef préparés avec des infusions ar(»matiques, le miel rosat^ la teintiB* (le cresson, de graine de moutarde, ou de cochléaria, etc.

Lorsqu'elle est un peu plus avancée, on peut ajouter à ces coUuloirt» un peu d(» sulfate d'alumine, de borate de soude ; le vinaigre conveaabl(*ment étendu forme un bon collutoire, qu'on rend plus épais en le mélang(>ant avec le miel, en même temps qu'on facilite son contact ph* prolongé avec* les gencives.

Os moyens deviennent insuflisants lorsqu'il y a menace de gangrène: il faut alors employer IVau de chaux, le chlorure de soude, cautérisa' les surfaces ulcéives avec un mélange de miel rosat et d'acide chloAy drique ; enfin, si des lambeaux de membrane muqueuse pendaient tianf

DES ULCERES EN PARTK'.VLIER. 391

la bouche, il faudrait les exciser avec des ciseaux el rocoinmander ensuite l'usage fréquent des collutoires.

On traite les ulcères des membres d'après les mêmes principes, avec des topiques stimulants, l'onguent de styrax, les applications de compresses trempées dans du'vinai^e camphré, et des ablutions avec la décoction de quinquina.

On emploie encore comme topiques les préparations de fer, de zinc, les infusions aromatiques, la menthe, la mélisse, le suc de cresson, etc.

On panse quelquefois avec avantage les ulcères scorbutiques avec la pulpe de citron et d'orange. Ce moyen réussit bien. Il est préconisé contre la pourriture d'hôpital, affection qui a quelque analogie avec les ulcérations scorbutiques.

Quelquefois on est forcé, pour arrêter les hémorrhagies, de recourir au fer rouge; heureux encore si, malgré ces moyens, l'hémorrhagie ne Tait point périr le malade. Cela s'est vu plusieurs fois.

Ainsi traité, l'ulcère scorbutique, si la maladie n'a pas fait de trop xmis progrès, se dissipe avec les autres signes de l'affection générale ; »a couleur devient moins foncée, les chairs plus consistantes, la suppu- ■ation, meilleure et plus abondante; la cicatrice se forme lentement, 't offre des caractères particuliers ; elle se rompt avec facilité, a une einte bleuâtre, et l'ulcère reparait de nouveau pour peu que les malades le soient pas radicalement guéris.

§ HZ, — Uloèret oaUeuz.

Boyer définît les ulcères calleux de la manière suivante : ulcère dont <î fond, les bords et les environs sont durs et dans un état habituel d'inlammation chronique.

n attribue cette dureté à la résolution incomplète de phlegmasies léquemment répétées; d'après lui tout ce qui donne lieu à l'inflammaîon et à des récidives fréquentes, l'exercice, les écarts de régime, les W'ications irritantes, peut les produire. Mais cela ne suffît pas pour -ipliquer la formation des ulcères calleux. Tous les jours, mi Bureau entrai, se présentent une foule d'individus qui portent des ulcères aux oembres inférieurs: ce sont des ouvriers ; presque tous se livrent à des ravaux pénibles, à des exercices violents, à des marches forcées. Tous ont soumis à peu près au même régime, font usage d'une même alinentation ; or, parmi ces individus vivant dans des conditions presque dentiques, quelques-uns portent des ulcères calleux, mais le plus grand lombre ont des ulcères sans callosités. Il est donc fort difficile de conî^lin avec les opinions de Boyer cette rareté des ulcères calleux dans l^ cas que je viens de supposer. Une inflammation aiguë, affectant à

392 DE L'rLCKnATlON ET DES ULCERES.

plusieurs reprises un ulcère, et se résolvant incomplètement^ pea produire quelques duretés, mais suffll-elle pour produire un ukèi ieux ? Cela nous paraît fort douteux. Nous disons qu'en dernièrean nous ignorons complètement pourquoi certains ulcères présente callosités, pendant que d'autres qui se sont développés dans lesn circonstances, chez des individus vivant dans les mômes coud n'en présentent pas.

Les ulcères calleux sont assez rares chez les jeunes sujets, bel plus communs chez ceux qui ont passé l'âge adulte.

Ils siègent constamment aux jambes, principalement à leur par terne et autour des malléoles.

Symptomatologie. — Ces ulcères représentent une sorte de brèd ou moins profonde. Il semble qu'on ait enlevé la peau et une f des tissus sous-jacents, sans qu'il se soit établi sur la surface rois aucun travail réparateur; cependant, comme nous l'avons d^ la perte de substance n'est pas aussi considérable que seml le faire croire la différence de niveau entre le fond et les bw l'ulcère.

Quoi qu'il en soit, le fond de l'ulcère est très déprimé; il estgri et à peine recouvert d'une couche très mince de bourgeons du fournissant, non pas du pus, mais un liquide fétide, séro-puruh est d'une dureté considérable, presque cartilagineuse, non u'démat cr'est la dureté du squirrhe.

I^s bords de l'ulcère sont tuméfiés, irréguliers, comme taillés et présentent la même dureté que le fond.

Cette dureté s'étend fort loin; j'ai vu à l'hospice de Bicétrei cère situé au niveau d'une malléole, accompagné d'une dure s'étendait sur toute la face dorsale du pied, comprenait mi^! orteils, et remontait sur la jambe à un décimètre au-dessus de lèoles.

Indépendamment de cette dureté remarquable qui, jointe aui excessif que présente quelquefois le membre, permet de les coni| l'èlèphantiasis, le pourtour de ces ulcères nous présente enco absence complète d'élasticité ; toutes ces parties sont insensibles ou d'une coloration légèrement rosée; elles semblent compté exemples d'inflammation.

Sur les membres où ces ulcères existent depuis longtemps, les pileux a subi un développement remarquable. On voit quelque! tour de ces ulcères des croûtes sèches, grisâtres, ressemblante concret, que l'on parvient à détacher en les grattant avec l'oni sont, comme on peut s'en assurer, en les enlevant ainsi, des | très épaisses d'épiderme, dont la sécrétion se trouve consid ment accrue.

DES ILCÈRES EN PAUTICIUER. 893

Les ulcères calleux sont indolents ou très peu douloureux ; cependant squ'une cause accidentelle d'in-italion agit sur eux, ils peuvent delîrle siège de douleurs assez vives.

L.a marche de Tulcère calleux est essentiellement chronique, et enrement subordonnée au traitement qu'on lui applique. S'il estaban- :iiié à lui-môme, ou si le malade continue à marcher, à se livrer à la ^ue, l'ulcère tendra à persister et à s'agrandir; si, au contraire, on

applique un traitement convenable, on en obtient la cicatrisation, :^uelquefois même avec une promptitude inattendue. \.lors son fond se déterge, devient vermeil, se recouvre de bourgeons irnus sur lesquels s'étend une cicatrice qui recouvre d'emblée toute surface ulcérée, sans dégorgement préalable du fond et des bords de Icère. Ces callosités persistent encore très longtemps après la guérison, reste au lieu qu'occupait l'ulcère une excavation très prononcée, LÎ ressemble à une brèche qu'on aurait faite aux téguments par un •up de hache, par exemple.

Diagnostic. — La dureté du fond et des bords de cet ulcère suffit our le faire reconnaître et distinguer de tous les autres. Traitement. — On a considéré ces callosités comme la cause de ces Icères. C'est sous l'empire de cette préoccupation que les auteurs ont ecommandé, les uns les émollients, les relâchants, etc., et que d'aures ont conseillé de les scarifier, et même d'appliquer des sangsues au ond de la plaie produite par les scarifications. Mais il est aujourd'hui econnu que les callosités ne sont point la cause qui entretient ces ilcères.

Quels sont donc les moyens curatifs de l'ulcère calleux? Voici la méhode de Boyer. Le malade doit rester au lit ; on applique sur l'ulcère 111 plumasseau enduit d'un digestif simple, et l'on couvre les environs l'un cataplasme émollient ; on règle le régime et l'on écarte toute cause i^irritation. On peut de bonne heure supprimer le digestif pour lui substituer la charpie sèche; mais il faut continuer longtemps l'usage des cataplasmes, jusqu'à ce que les callosités des bords et des parties voisines soient complètement dissipées, et que leur souplesse naturelle soit parfaitement rétablie.

Mais la guérison par ce mode de traitement est lente; la cicatrice en jénéral très facile à déchirer; le repos absolu nuit toujours considéra- Mement aux grandes fonctions, et d'ailleurs nous avons dit que l'espoir te rendre aux parties leur souplesse et de résoudre les callosités était illusoire; que la guérison n'était pas moins solide malgré la persistance de$ callosités.

Us excitants locaux, un pansement simple avec de la charpie, préala- Wemenl trempée dans de l'eau chlorurée pure ou étendue d'eau, le tout .

39^ DE l/rLCKRATION ET DES riiîEKES.

uidé (l*uno légère compression : voilà les moyens <iuxquels on dem recourir pour combattre les ulcères calleux.

$ TV, — Vloèfet ▼•riqneos.

Les ulcères variqueux sont entretenus par la dilatation variqneose des veines de la partie affectée, et surtout par Tengorgemeni auquel donne lieu cette dilatation.

Les ulcères variqueux sont fort communs aux extrémités inférieures: c'est aussi là le siège le plus ordinaire des varices.

Ils surviennent surtout à une époque avancée de la vie^ et affectent principalement les hommes qui^ par profession^ sont obligés de fiin lentement de longs voyages : tels sont les rouliers. Les deux professions qui y prédisposent le plus sont la profession d'imprimeur et celle de blanchisseuse.

Toutes choses étant égales d'ailleurs, la présence de varices sur ub membre est une circonstance défavorable à la guérison des plaies dont il peut être affecté. La peau qui le recouvre a perdu cette coloratim pAle, cet aspect mat qui lui est naturel; elle est devenue brunâtre, lisie, polie à sa surface, et adhérente au tissu cellulaire sous-jacent. Dis lors elle ne peut plus se prèt(T aux efforts d'une distension un peu forte ; elle cède avec la plus grande facilité, et, la moindre solution de continuité, la moindre gerçure, venant la surprendre en cet état, elle dégénère en ulcère.

En outre, les veines variqueuses sont souvent irritées par une trop grande distension, ou par du sang qui, après avoir séjourné longtemps dans leur cavité, finit par se vicier, par s'altérer ; leurs parois s'enflamment, la phlegmasie se communique au tissu cellulaire, à la peau, et se termine par suppuration ou gangrène; la veine s'ouvre, la petn se déchire, et il se produit une hémorrhagie veineuse qui n'affaiblit pas le malade ; car, suivant l'ingénieuse explication de J. L. Petit, ce sang qui s'épanche était en quelque sorte étranger à la circulation, c'était une saignée faite depuis longtemps ; mais après la sortie du pQ^ ou la séparation des eschares gangreneuses il reste un véritable ulcère.

Nous avons dit que c'était surtout sous l'influence de l'engorgem^i** auquel donne lieu la dilatation variqueuse, que naissent les ulcères en question. Cela est aisé à comprendre. Qu'une plaie suppurante ev^ sur un membre ainsi engorgé, l'engorgement empêche l'affaissement) le rapprochenient des bords, et s'oppose par conséquent h sa cicatris*" tion ^Ijoyer).

SYMPTOMATOLOf;iE. — La surface de cet ulcère est d'un rouge pâte» livide, ne fournit pas une véritable suppuration, mais ordinairemeol

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