‹ Elements de pathologie chirurgicale. v.3, 1876 (volume 4)Chapitre 69 sur 135 · D£S &T8TES · texte numérisé non relu

D£S &T8TES

I de présenter un tableau aussi complet que possible des différentes lèces de kystes. Nous dirons la même chose des kystes que Ton uve dans les plexus choroïdes.

C'est à celte catégorie qu'appartient une espèce de kystes plus inté- «ants pour le chirurgien, ce sont les kystes hémorrhoîdaux. Il n'est s rare en effet de voir à la marge de l'anus des tumeurs hémorrhoïles fluctuantes qui n'ont aucune communication avec les vaisseaux, sont de véritables kystes hématiques; leur transformation en kystes peux ne saurait être contestée depuis que M. Laugier a enlevé à la srge de l'anus une tumeur du volume d'une petite pomme qui datait trente ans et renfermait, outre de la sérosité, une matière couleur ocolat qui attestait son origine.

La transformation partielle des tumeurs érectiles, spontanée ou consétive à un traitement, constitue encore une des origines des kystes vascures. Voici comment M. Cruveilhier décrit cette transformation d'après ckersteth : « La guérison spontanée ou artificielle des tissus érectiles ipère en général par une inflammation qui oblitère les vaisseaux sanins dilatés; mais si l'oblitération est incomplète, s'il reste des portions ttitées de tumeurs vasculaires qui n'ont pas été envahies par l'inflamition oblitérante, les portions de canalicules vasculaires qui sont isois, sans communication avec le reste de la circulation, forment des irités closes contenant du sang coagulé. L'absorption et la disparition la matière colorante s'effectuent lentement ; la sécrétion des parois tablitetune dilatation consécutive des kystes nouvellement constitués mplète la métamorphose (1 ). »

Depuis quelques années l'attention des chirurgiens a été appelée sur t kystes multiloculaires congénitaux que Ton observe au cou; Cruveilhier croit devoir rapporter cette espèce de tumeur à des stes vasculaires. En effet, ces poches extrêmement nombreuses iferment les unes de la sérosité parfaitement limpide, d'autres un uide rougeâtre, d'autres un liquide aussi foncé que du sang laeux; quelquefois on trouve des caillots dans quelques-unes de \ poches. M. Verneuil a présenté en 185^ à la Société anatomique e tumeur de cette nature, extirpée dans l'aisselle d'un enfant de )taD6.

II nous resterait à signaler les kystes développés dans les vaisseaux upbatiques, mais les faits observés jusqu'à ce jour ne sont pas assez obants pour que l'on puisse rien conclure à ce sujet Quant à ceux û se développeraient dans les ganglions lymphatiques, leur existence >t parfaitement démontrée par un fait que nous avons obser\'é sur un iudiant en médecine, qui, à la suite d'une lymphangite, eut une inflam-

(i) Gmvttlhier, toc. ct(., t. UI, p. 492.

mation des (ganglions de 1 aissello, ot plus tard un kyste renfermant df la sérosité.

§11. — Kystes non préexisUots. — Kystes oonsés^lifs.

Dans ce second paragraphe nous étudierons les kystes qui se cléve- 1 loppent autour de corps étrangers existant préaKiblenient dans Téfonomie. (^e ce corps étranger soit du sang^ du pus^ de la matim tuberculeuse^ une tumeur cancéreuse^ cartilagineuse, fibreuse, des entozoaires, le fœtus dans une grossesse extra-utérine; que ce soitu corps venu du dehors, unt^ balle par exemple, il n'en est pas moiis vi*ai que dans tous ces cas il y a un mode de formation semblable deb cavité kystique. On voit s'organiser autour de ce corps étranger quel qu'il soit, une membrane d'isolement qui forme la poche ; celle-d est adhérente par sa face externe, sa face interne au contraire est liMe et fournit souvent un liquide propre à lubrifier, quelquefois roéroei entamer, à dissoudre quelques-unes des substances renfermées ditf le kyste ; c'est en vertu de ce mécanisme que Ton peut ob$er\'er la disparition spontanée de ces tumeurs.

Les kystes non préexistants peuvent être divisés en plusieurs espèces en raison de la substance qu'ils renferment, tels sont :

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