MALADIES DES POINTS ET CONDUITS LACETMAUX
L'excision simple conseillée par Velpeau se fail ayec des petites pinces à griffes et des ciseaux Qns.
L'incision proposée par Bowman peut se faire avec un petit bistouri boutonné à lame fine et résistante. Il est inutile, pour le diriger, d'introduire une sonde cannelée, comme Bowman l'avait j^roposé. Cette incision a pour but de former un sillon dont les bords demeurent ouverts et que l'on maintient écartés au moyen d'une petite sonde que l'on introduit pendant trois ou quatre jours pour s'opposer à la soudure de ces bords.
La dilatation se fait avec des stylets dont on augmente progressivement le calibre.
Quelques rétrécissements ont été traités par M. Galezowski au moyen de l'excision limitée à la paroi interne des points et des canaux lacrymaux ou de la dilatation forcée à l'aide d'un petit divulscur. Ce moyen, outre qu'il est compliqué, ne nous paraît avoir aucun avantage sur les précédents.
Quand il y a obstruction des points lacrymaux, les mêmes moyens de traitement sont applicables, à la condition toutefois de pratiquer au niveau du point lacrymal obstrué une incision ou une excision assez grande pour' découvrir l'embouchure des canaux lacrymaux. Quant à nous, dans tous ces cas, nous donnons la préférence à l'excision des points lacrymaux combinée avec l'incision des conduits ou la dilatation progressive.
AffeetîoiM diveriet.
Polype», — On rencontreparfois sur la muqueuse qui tapisse les conduits lacrymaux des productions polypifonnes qui font saillie à Texte* rieur par le point lacrymal correspondant. Ces polypes succèdent généralement aux inflammations granuleuses de ces conduits. Ils se présentent sous la forme d'une petite masse rouge, de la grosseur d'un grain de millet, parfois lobulée, et fixée par un pédicule étroit et plus ou moins long.
Lorsqu'ils s'insèrent assez près du point lacrymal, on peut les inciser directement. Lorsque leur insertion est proronde, il faut préalablenient inciser le canal. Il convient ensuite de cautériser le point d'implanlation.
^(^t étrangers. — On rencontre fréquemment des corps étrangers dans les conduits lacrymaux.
Tantôt ils viennent du debors ; ce sont des cils, des cbeveux, des fragments d'épi de blé, des morceaux de pierre ou de métal, etc. Tan- ^l ils se développent spontanément dans les conduits; ce sont des calculs ou dacryolithes et des amas de champignons ou de cryptogames.
IM AmcTioNs Di l'appaheil DR Lk yvoM.
Nous avons parlé des dacryolithes dans l'étade des malnHes de la glande lacrymale, nous n'y reviendrons pas.
Les cryptogames se rencontrent uniquement dans le eanal lacrymal inférieur. Us y ont été découverts par de Graefe et Forster. L'eianieft microscopique a démontré que ces champignons étaient ideoliquee avec le ûpioihrix tueealiê.
Ils se présentent sous l'aspect de masses noirâtres ou JaunÉtres in* bibées de mucus ou de pus et quelquefois entourées de conerACioiis calcaires.
Les symptômes auxquels donnent lieu les corps étrangers des eooduits lacrymaux sont ceux de la dacryadénite; douleur, gonflemeni; larmoiement, quelquefois même écoulement par les points Iterfimiix d*un liquide muqueux ou muco-purulent, si Ton exerce une prewioa sur les canaux correspondants.
Dans certains cas, le chirurgien peut apercevoir le corps élmgir lui-même, d'autres fois sa présence ne peut être déterminée que ftt le cathétérisme et l'injection.
Le traitement consiste à extraire le corps étranger, sbit par le eatibé» térisme, soit par les injections^ soil par l'incision du canal si moyens échouent.
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Les vices de conformation qu'on observe aux points lacrymaux l'absence ou robslruclion d'un ou deux de ces points et la de points lacrymaux surnuméraires.
Nous avons parlé plus haut de Vabsence et de Vobstruction des poio^ti lacrymaux. Nous n'y reviendrons pas.
Les points lacrymaux surnuméraires se rencontrent assez fréque^K* ment, surtout à la paupière inférieure.
Tantôt il existe deux points, l'un normal, l'autre anormal, séparéf l'un de l'autre, tantôt ces deux points sont réunis par une sorte de gouttière.
Ces points surnuméraires sont souvent suivis de canaux, tantôt isolés^ tantôt communiquant entre eux, tantôt se terminant en cuI-de-saCi tantôt aboutissant jusqu'au sac lacrymal. Ces diverses dispositions s^ ronl facilement reconnues au moyen du cathétérisme et des injections»