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MALADIIS DU SAC LACRYIIAL ET DU CANAL NASAL

ARTICLE VIIL

MALADIES DU SAC LACRYMAL Et DU CANAL NASAL.

Ces maladies sont des lésions traumatiques^ des inflammations^ des fistules et des tumeurs.

Ziétions traonuiliqiiet.

Une violente contusion au niveau de l'angle interne des paupières peut déterminer la rupture du sac lacrymal sans intéresser les téguments {rupture sous- cutanée).

Les plaies de la même région, les fractures avec enfoncement des os du nez ou des maxillaires supérieurs peuvent intéresser, rétrécir ou même oblitérer le sac ou le canal nasal. Il en résulte parfois un emphysème peu important du tissu cellulaire. D'autres fois on voit survenir une inflammation que nous allons décrire sous le nom de dacryocystite.

Inflanwnatîooi.

L'inflammation du sac lacrymal ou dacryocystite est aiguè ou chro» nique.

Quelques auteurs, se basant sur la rareté de la dacryocystite aigué primitive, relativement surtout à la fréquence de la dacryocystite chronique^ ne considèrent cette forme aiguô que comme une complication survenant au cours de cette dernière. Nous décrirons cependant à part chacune de ces formes et nous parlerons eu même temps des tumeurs «t des fistules qui les accompagnent fréquemment.

A Dacryocyslite aiguë.

Synonymie. — Tumeur lacrymale enflammée, phlegmon du sac, dacryocystite phlegmoneuse.

Étiologie. La dacryocystite aiguë est rarement spontanée; tantôt elle accède à un traumatisme, à un cathctérisme imprudent, à la présence d'un corps étranger dans le sac; tantôt elle apparaît dans le cours ^'uDe affection des os, surtout chez les enfants en bas âge, d'une phlegiQasie chronique, locale ou par propagation ou de cause générale comme celle des fièvres graves, en particulier la scarlatine, ainsi que quelques auteurs, Critchett, entre autres, en citent des exemples.

Stuptomatologie. — Au début, on observe une sensation de chaleur vers le grand angle de l'œil s'étendant de la conjonctive à la pituitaire et souvent aux sinus, du larmoiement coïncidant avec une sécheresse exagérée de la narine correspondante. Peu à peu la douleur augmente et Ton aperçoit au niveau du sac, une petite tumeur dure, circonscrite, douloureuse au toucher, qui devient de plus en plus rouge et s'accompagne d'un œdénie se propageant à la conjonctive, à la paupière, à la joue. D'autre part, la sécheresse de la narine est bientôt suivie d'une inflammation qui envahit les arrière-narines, les fosses nasales et même le voile du palais (Follin).

Peu à peu l'œdème disparaît, la dacryocystite se termine tantôt par résolution, tantôt par le passage à Tétat chronique, tantôt par suppu« ration. Dans ce dernier cas, la tumeur d'abord dure, rénitente, se ramollit et s'ouvre au dehors en créant une fistule par laquelle s*écoule un pus épais, mélangé de larmes ; d'autres fois la tumeur s'ouvre sous la peau et le pus passe alors dans le tissu cellulaire où il détermine un trajet fistuleux souvent assez considérable. Plus rarement, il se forme une ulcération sur la muqueuse du canal nasal et le pus, passant entre la muqueuse et les os, s'écoule par le nez. Enfin dans certains cas, suivant Wecker, il pourrait se former un trajet fistuleux qui viendrait s'ouvrir dans le cul-de-snc conjonctival.

Diagnostic. Il est, en général, assez facile de reconnaître une dacryocystite aiguë aux caractères que nous venons d'énumérer. Toutefois, pour peu que le gonflement qui l'accompagne soit étendu, on pourrait la confondre avec un érysipèle, d'autant mieux que celui-ci peut la produire. Cependant Térysipèle ofl're un aspect différent et donne lieu à l'engorgement des ganglions.

Quand la dacryocystite s'ouvre dans le tissu cellulaire sous-cutané, et donne lieu à un trajet flstuleux, elle pourrait être confondue avec un phlegmon suppuré [anchylops). Mais pour les distinguer il suffit de pratiquer une injection dans les conduits lacrymaux. Cette injection pénétrera jusque dans la narine au lieu de sortir par la fistule, s'il s'agit seulement d'un anchylops.

Traitement. Au début, les antiphlogistiques, les émissions sanguines locales, l'application de la glace sont utiles pour favoriser la résolution. Dès que la suppuration apparaît, il y a lieu d'inciser la tumeur pour favoriser la sortie du pus et pour prévenir, autant que possible, l'établissement d'une fistule. Dans le but d'éviter une cicatrice, Warlomont conseille de pénétrer dans le sac en incisant les points et les conduits lacrymaux. Ce procédé ne sufiit pas toujours pour obtenir la guérison.

Voyons maintenant ce qui a lieu quand la maladie passe à l'état chronique.

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