S LA VISION
Les maladies de lu réline sont : V/ii/jjéréiitie cl l'isc/ièmie, les trou^ ':ii-culalûires, les in(la.nmn/iom, le décullemcnl et les tumeurs.
HfpérAoïie. — Itobémie.
Hypêrémie. — Nous distinguerons l'hypérémie artérielle et l'hyj veineuse.
\.'hi/pérémie artérielle de lu rétine se produit à la suite exagérés d 'accommodai ion ou d'uue luugue exposition à une vive mière. Souvrnl elle vient compliquer les mabdies de la 'choroïde, l'observe aussi chez des iiialades atteints de troubles généraux àt circiilatiou ou d'all'ccUan cardiaque et particulièrement d'hypertro| du ventricule gauche.
Elle se. traduit par une hjpcrestliésie, une photophobie plus I moins prononcées et par un sentiment de fatigue, de tension, de
' nesani
- Hjpjrémie di
f esanleiir dans le globe oculaire, surtout en lisant ou en écrivant ^ i'ophthaimoscope, k- tissu piipillaire ofTre une coloration rosée et itaf" fois des stries rougeâlres qui s'Irradient de la papille vers l'équate'i ** de l'œil en longeant les fibres nerveuses du nerf optique (voy. fig. 113^ " Ces dispositions sont d'ailleurs variables suivant les individus.
Le traitement local consiste dans les dérivatifs, les émissions siO'^ guines et dans l'emploi de verres teintés. ~
MALADIES DE LA RiTINE. 327
Vhypérémie veineuse de la rétine apparaît lorsque la circulation veineuse de la tête ou du cou est gênée. C'est ainsi qu'on Tobserve dans certaines affections du cœur droit, dans des cas de tumeurs cérébrales, orbitaires, dans la persistance du trou de Botal, etc.
A rophthaimoscope, on aperçoit les veines dilatées et tortueuses; les bords de la papille disparaissent dans une teinte blanchâtre due à une diffusion séreuse qui s*étend le long des parois des vaisseaux. Enfin, dans les cas de cyanose, la papille prend une teinte rouge sombre caractéristique. Le pouls veineux disparait dans cette variété d*hypérémie rétinienne.
Ischémie. — L'ischémie spontanée s'observe quand la tension de la circulation générale s'abaisse par le fait d'un affaiblissement des contractions du cœur, pendant la syncope ou au début d'une attaque d'épilepsie, par exemple : elle se produit également soiis Tinfluence de la compression du globe oculaire.
On la reconnaît à l'ophtbalrooscope par l'amincissement des artères qui deviennent exsangues, filiformes et à la présence du pouls artériel dans l'artère centrale de la rétine. Elle entraîne habituellement la perte de la vue.
De Graefe, dans un cas d'ischémie rétinienne duc à une diminution de la tension générale artérielle qui n'était plus en rapport avec la tension intra-oculaire, tira de très-bons effets de l'iridectomie pratiquée sur les deux yeux; la vision redevint normale et la guérison fut complète.
Trooblet oireoUitoîrM de la rétine.
Les altérations des vaisseaux rétiniens qu'il importe de signaler ^nt : les varicosiiés, Vanéorysme et ïembolie de l'artère centrale.
Les varicosilés offrent une étendue variable. Rarement limitées aux ^^ines de la rétine, elles coïncident généralement avec des altérations ^Q^blables dans toutes les veines de Téconomic, en particulier dans belles de la face et des paupières.
^^anévrysme de tarière centrale de la rétine n'a été observée qu'une
^Ule fois sur le vivant. Ce fait a été rapporté par M. Sous (de Bor-
"^aux), dans les Annales d'oculistique (t. LUI). A l'ophlhalmos-
^^pe, on voyait à la partie inférieure de la papille une tumeur
^^lumineuse, rouge sombre, pisiforme, qui s^amincissait brusquement
P^ur se continuer avec une artère de la rétine et qui était animée de
^ouvements alternatifs de contraction et de dilatation; celle-ci coïn-
c^^ait a?ec la contraction des ventricules du cœur. Les autres artères
^^ la rétine étaient filiformes et les veines un peu plus volumineuses
qu'à i*état normal. Autour de la tumeur^ la rétine était l^^èrement <Bdématiée. La vue était notablement affaiblie.
Vembolie de tarière centrale de la rétine a été observée pour la première fois, en 1859, par de Graere. Depuis cette époque, un assez grand nombre de faits ont été publiés.
Ses causes sont encore inconnues; elles paraissent être celles des embolies en général.
Les symptômes sont variables : Le plus souvent on constate un< perte immédiate, complète et définitive de la vue. C'est là, pour aînsf , dirc^ un signe pathognomonique de l'oblitération du tronc lui-même ^ car si Tobstruction ne porte que sur Tune des branches de l'artère, oi constate une lacune plus ou moins étendue du champ visuel, mais noi une cécité complète.
. Les signes ophthalmoscopiques sont très-variables suivant l'époqi]^^* de la maladie à laquelle on examine le fond de l'œil. Si l'on pratigi^- — -^^ cet examen aussitôt après l'accident, on voit que les artères de k papille sont très-amincies^ pâles, exsangues et ressemblent à desfil^^te blanchâtres. Les veines sont également rétrécies au niveau de la {► ^^^ pille, mais elles augmentent de calibre vers les parties équatorial^^s. La section du nerf optique préseute une très-grande pâleur. Quelqcm es jours après, on voit la tache jaune s'entourer d'une opacité grisâtre et présenter elle-même une teinte plus sombre qu'à l'état normal; qa^quefois on constate, en ce point, l'existence de véritables ecchymo&e& Les bords de la papille sont voilés par une sorte de nuage blanchÀ.tre qui s'étend dans un espace comprenant environ deux ou trois fois son diamètre. Ce nuage disparait peu à peu par la suite, et le tissu rétinien recouvre toute sa transparence. Le nerf optique prend une coloration blanchâtre et finit, après un certain temps, par oflrir tous les caractères de l'atrophie.
Les moyens qui ont été tentés pour rétablir la circulation, tels que les paracentèses répétées, l'iridectomie, l'iodure de potassium à Tiotérieur, sont restés jusqu'ici inefficaces.
Inflammation (&éitnîte).
L'inflammation de la rétine est primitive ou secondaire.
La forme primitive est rare et se manifeste à la suite de travat exagérés faits à l'éclairage d'une lumière trop vive ou insuffisante et i cessitant de grands efforts d'accommodation. Tant que les altérali< ne portent que sur les couches antérieures de la rétine et n'attcigr pas celle des cônes et des bâtonnets, les symptômes accusés par malades sont peu marqués; la vue est seulement afi*aiblie, mais
MALADIES DE LA RÉTIUlE. 329
abolie ; le plus souvent cette faiblesse n'est que passagère et le malade, après un certain temps, n'accuse plus aucun trouble.
A l'ophthalmoscope on constate des altérations beaucoup plus irn* portantes que le feraient supposer des troubles fonctionnels aussi légers : en effet, les bords de la papille sont comme voilés par un nuage; le fond de Tœil, au lieu de son aspect habituel, présente une coloration grisâtre qui fait qu'on aperçoit plus difûcilement les limites du nerf optique; les veines rétiniennes sont dilatées et légèrement tortueuses; à la périphérie on aperçoit de petites raies blanchâtres qui ne sont autres que des artérioles oblitérées. Lorsque la maladie est ancienne^ ces raies se continuent quelquefois le long des vaisseaux dont elles entourent les parois, ce qui indique une prolifération de la tunique adventice.
Lorsque la maladie suit une marche aiguë^ elle disparaît habituellement après quelque temps, sans laisser de troubles apparents. Quand elle suit une marche chronique, certaines altérations deviennent définitives^ en particulier celles qu'on observe le long des parois des vaisseaux, d'où le nom de névrite péîHvasculaire qui lui a été donné par quelques auteurs.
Le pronostic est grave seulement dans ce dernier cas, car l'atrophie de la rétine et consécutivement celle du nerf optique en sont ordinairement la conséquence.
La rétinite secondaire survient habituellement pendant le cours du diabète, de Talbuminurie, de la syphilis ou de la leucémie. Elle prend alors les noms de rétinites diabétique, albuminuriqucy syphilitique, leucémique. D'autres fois, la cause reste inconnue; c'est ce qui a lieu dans la rétinite pigmentaire. Nous allons décrire successivement chacune de ces variétés.
La rétinite diabétique est assez fréquente.
Des altérations peuvent apparaître dans la rétine sans que les milieux transparents aient encore subi la moindre atteinte; d'autres fois, elles succèdent aux maladies du cristallin ou du corps vitré qui dépendent du diabète. Nous avons vu, en effet, en parlant des cataractes, que le diabète peut donner lieu à des opacités du cristallin, ou s'accompagner également d'altérations des membranes profondes, en particulier de la rétine.
La rétinite diabétique présente ceci de particulier qu'on aperçoit à ' ophthalmoscope, sur la rétine, des plaques blanchâtres, graisseuses, discrètes et disséminées et, le plus souvent, de nombreux foyers hé- '^^orrhagiques dispersés sans ordre, au fond de l'œil. Lorsque ces ^*iinorrhagies se font au niveau de la macula, la vision centrale est '^ï'tisquement abolie. Les troubles fonctionnels varient d'ailleurs sui- ^^ni le siège et l'étendue des altérations.
JlFFECTIOMS DE L'APFARBIL DE LA. TISIOll.
La rétinile alàuminuriçue s'observe dans les maladies du reîD cara lérisées par ladâgénârescencG amyloïde des parois de ses v CVst d'ailleurs une dégénérescence analogue, accompagnée d'urdicu d'héinorrbagies rétiniennes, qui exisle dans tes \aisseaux de la rétic^Be Elle est moins Tréqtienle dans l'albuminurie liée k lu grossesse oim. é une tumeur abdominale.
Les cunctères ophlhalmuscnpiijnes de la rélinîte albuminuriqai varient suivant l'époque de la maladie à laquelle on cximine le t de l'œil : au début, on constate généralement l'œdème de la rétine M l'injection de la papille. Un peu plus lard, cet œdème , caniet^ivé pi
Fie. 113. — Rétinile albuminurique.
une Guiïusion grisAlre autour de la papille, est rempi plaques bluncliAtres d'abord disséminées, comme dans bl diabétique, puis conllucnles, qui forment bienlâl une vérilable autour du nerruptiquc: celte Eune peut s'étendre dans une tai double de celle de la papille; en certains points, elle est lacbelée par do petits Toyers hémorrbagi([ues dont la coloration
MALADIES DE LA nËTINE. 3St
geàtre se dislingac facileineiit sur ce fond blanc(voy, fig. 1 1 3), EnfiD, à une période plus avnncée de la maladie, on voit appnraltre autour de la macula elle-même de pelifes plaques blanchâtres qui offrent l'iispect d'une étoile rayonnée; les veines deviennent dilatées et tortueuses et les foyers hémorrhugiques plus abondants.
L'exiiincn microscopique montre que les plaques blanctiâtres pérn papillaires sont ducs à une hypertrophie considérable du tissu cellulaire rétinien, qui a subi peu à peu la dégénérescence graisseuse; que les plaques étoilées qu'on observe autour de la macula sont dues à des altérations semblables, et que ces altérations ont envalii les libres radiée; qui traversent perpendiculairement les couches rétiniennes vers le point central de la rétine.
La rélinile iyphUUiqui; apparaît entre la période secondaire et la période tertiaire de la syphilis; elle ne s'accompagne, en général, d'aucan autre accident spécillque.
Les malades sont tourmentés par des phénomènes lumineux, des pholopsies, des chrupsies et souvent par une photophobie très-prononcée. En outre, ils sont atteints de la cécité partielle des couleurs, c'est-àdire que, dans les couleurs composées, ils ne voient qu'une des couleurs prïmiLives qui les composent.
Elle offre ceci de particulier à l'esamcn ophlhalmoscopique qu'elle est caraclérisée au début par des exsudations itrisâtres, par un k'ger nuage péripapillaire, qu'elle ne donne lieu à aucune altération des vaisseaux ni à aucune hémorrljagic, mais qu'elle s'accompagne presque toujours d'opacités du corps vitré, ^es altérations de U rétinile syphi- Htique sont, comme on le voit, bien moins importantes que celles de 1% rétinite nlbuminurique; mais cette alTeclîon est souvent très-rebelle ^t sujette à de nombreuses récidives.
Tantôt elle se développe avec une grande rapidité, tantôt elle "flfre une marche trés-lcnte. Elle s'iicconipagne souvent de choroïditc, ou d'iritis. Quelquefois un œil est atteint de rétinite et l'autre d'iriijs.
LarArniVe /eucemiyue, signalée pour la première fois par Liebreicb, cit très-rare; son nom lui vient de ce qu'on l'observe dans la leucocythémie. Elle est caractérisée par une coloration jaune orangé du foDd de l'œil et par un liséré blanchâtre le long des veines.
La rétinite pigmenlaire est une affection assez fréquente et dont l'importance mérite une description plus détaillée que les précédentes.
Elle est caractérisée par l'apparition dans le tissu rétinien de taches pigmentsires, noirâtres, s'élendant des parties équatoriales aux parties centrales de l'œil (voy. Hg. iMt).
La réiinite pigmentaire parait être le plus souvent congénitale et se
882 AFFBCTlOHa nx tAPTARBIL DB M VISION.
rencontrer chez des enrnnia issus de mariages consanguin!. I coTncidâ habituellement avec d'autres anomalies congéniUilcj. ! affecle le plus souvent les deux yeux.
Analoiniquemenl, elle est constituée par des accumulations ilepî^ ment sur la nHine. Au microscopu. on constnlc dans le tissu réliailt ainsi altéré une proUfératiou du tis«u conjonctif des couches ettenM de la rétine entniînant dans tes points où elle se produit la deslructioi des cdnes et des bâtonnets et bicnlAI même celle de la couche tpt' thélîale de la choroïde.
Le symplâme patliognonionique de cette afTcclioo est décrit soutll nom iV/ti-iiiënilo/iie, t\n désigne son-- ce nom une diniinulion noclm
de Tacuilé visuelle tout à Tuil disproportionnée avec la diminution tt' la lumière donnée par l'éclairage artificiel. SilAt que le jour tombf oa que la lumière d'une lampe diminue d'intensité, les malades nep«avent plus lire ni même se conduire. A mesure que la maladie foUà pTOiiri-s et que les plaques pigmenlaires envahissent les partir
traies de la rétine^ le champ visuel se rétrécit; la vision centrale se sépare complètement de la vision périphérique par une zone devenue insensible; peu à peu alors les malades ont de la peine à s'orienter, leur démarche devient incertaine, ils ne voient pas les obstacles qui se trouvent devant eux, et lorsqu'ils passent d'un milieu éclairé dans un milieu plus sombre, ils demeurent plusieurs instants immobiles avant de pouvoir se reconnaître. Enfin lorsque les altérations envahissent la macula, le champ visuel se rétrécit de plus en plus et la vision centrale finit par se perdre complètement.
L'examen ophthalmoscopique montre, au début, dans les parties périphériques, des taches noirâtres, étoilées, à contours anguleux, isolées, souvent très-nombreuses (voy. Ûg. 11^), d'autres fois clair-semées 6t siégeant de préférence le long des vaisseaux ; ceux-ci sont rétrécis dans leur calibre, finissent par s'oblitérer et apparaissent alors sous forme de lignes blanchâtres.
A une période avancée, la maladie se complique en général d'opacités du cristallin qui occupent d'abord les parties postérieures de la lentille et Tenvahissent ensuite dans sa totalité.
La marche est très-variable : tantôt elle est très-rapide, la maladie ie développe pendant la vie intra-utérine et est complète au moment le la naissance; d'autres fois au contraire elle est très-lente^ et ne fevieni complète qu'après trente ou quarante ans. Quoi qu'il en soit, die aboutit généralement à une cécité absolue. Le pronostic en est <lonc toujours fort grave.
Aucun traitement chirurgical n'est applicable à la rétinite pign^entaire et les traitements médicaux sont restés jusqu'ici sans résalut.
Oéoolleaient de la rétine.
La rétine à Tétat normal adhère, comme on sait, à la choroïde;
lorsqu'elle se sépare de cette membrane, on dit qu'il y a décollement.
^décollement peut se produire sous diverses influences : tantôt c'est
^^^ liquide ou une tumeur qui vient s'interposer entre la choroïde et la
rttine, comme cela a lieu dans iesépanchements séreux sous-rétinions;
^^nsles hémorrhagies sous-rétiniennes consécutives à une lésion trau-
^atique de l'œil, dans les cas où il se forme dans les deux mem-
kfanes une production anormale, telle qu'un sarcome, une tumeur
mélanique (décollemetit par soulèvemeni) ; tantôt le décollement est le
résultat de l'augmentation de la tension intra-oculaire, comme on
/'observe si fréquemment dans la myopie progressive ou la scléro-
cboroîdite postérieure; la choroïde, par suite de son élasticité, peut se
distendre, tandis que la rétine, incapable de subir aucune élongation^
334 AFFBCnOKS DE LAPFAIIE.IL DE U TISIOH.
se décolle (de Griiere) {décollement par distension); tantôt enfin il de la présence «Inns le corps vilré d'un produit pathologique iguelct^ que qui, eu ctttirant en avant la rétine, flnil par rompre nés adliérenoi avec la choroïde (décollement par attraction).
Le plus souvent, le décoUemeut de la rétine est précédi^ d'all^rslini plus ou moins profondes du corps vitré. C«tui-ci commence', «n ([Voirai, par se ramollir, puis par se détacher de la niline en »e rumu4d sur lui-même; l'espace qui le si^pitre de celle membrane tli le siège d'un épanchcment séreux, le liquide uinsî produit se r^Mcit assez facilenient; dès lors. In rétine n'élanl plus maintenue par k corps vitré, se sépai-c de la choroïde, se décolle, et il no forni<- rnlif' ces deux membranes une poche qui se remplit bicntâi d'un liquida séreux, transparent, analogue à celui qui s'éUiil formi^ entre le corfl vitré et la rétine : c'est ainsi, d'après les récentes recherches d'Y que se produit le plus rrêquemmcnt le décollement de la rétine. Il général, ce décollement se fait dans les parties équaloriales; il esttrit-< rare qu'il se fasse au voisinage de la papille.
Le liquide séreux sous-rétinieii qui se forme par suite du décoilenuA de la rétine contient parfois du sang, des cristaux de cboleslËrine souvent des cdncs et des bâtonnets.
Les symptômes sont les suivants : la vue s'obscurcit lout à CM brusquement; puis, fi partir de ce moment, le malude se plaint d'iH continuellement un nuage dans une partie de son champ visuel; nuage apparaît en général vers les parties supérieures, le dêcnlleiM se faisant le plus sauvent à la partie inférieure de la rétine. 1 individus myopes sont tout étonnés de mieux voir, seulement un certain temps, les objets éloignés, ce qui s'explique parle rippd chement de la réUne vers le foyer des milieux dioptriques de l'ai mais ce n'est là qu'une amélioration luut Ji fait passagère. Le pd fréquemment, au contraire, la vision est Irès-aiïaiblie et les mtUdl peuvent <i peine compter les doigis.
A l'ophlbnlmoscope, si l'on a eu soin de dilater préalablemcnl 1 pupille, on aperçoit, au niveau des parties décollées, une tumeur ^ d'abord blanchAlre, devient peu à peu bleufttre; ce chnngenieat iiC4 loration est dû â ce que le liquide épanché sous la rétine perd pet peu sa transparence et devient de plus en plus opaque: on voit, l'image droite, les vaisseaux rétiniens se répandre sur les partie* déol lécsen formant un angle au moment où ils passent des parties ail sur ces parties d^cullécs (voy. fig. 115). Enfin, si l'on imprime I brusque secousse h l'œil malade, ces parties deviennent le ii d'un léger tremblotement déterminé par la présence du entre la choroïde et la rétine.
Les symptômes que nous avons fait connaître, et surtout l'e:
MALADIES W. LA IIÈTIHE. 395
oplithalmoscopique permcllmof toujours ila rccnoiiaUie facilement un décnllenient de k rùline. Tout au plus, au début, pouriait-on le confondre avec des liémorrhagies du corps vitré; mais cette erreur, ù slle était possible, ne saurait résister k un examen allcntif.
pronostic est grave. En clfcl, ces dùcollemenls réliniensont tou- K>Urs une grande tendance à s'étendre, l'œil se ramollît de plus en plu ^' fiait par se perdre complètement. En outre, ils se compliquent sou- **nl de cataractes molles, laiteuses, qui empêchent d'explorer le fond ^e l'œil et de suivre ii l'ophlbalmoscope les progrés de la maladie.
Le traitement doit être surtout hygiénique; il consiste dans le *tpos absolu, dans l'absence de tout travail d'application. Le ma- '*de aura soin d'éviter toute secousse capable d'augmenter l'étendue flu décollement. Les ventouses sèches.joiotL's aux préparations mercufîclles données à l'intérieur, paraissent dans certains cas avoir donné d'assez bons résultats. EnBn, nous avons souvent pratiqué, à l'instar d'auifcs chirurgiens, une ponction avec no trocart fin h travers la 'cliTotique et la choroïde, aFm de donner issue au liquide épanché •ous la rétine ; mais ce moyen dangereux, d'ailleurs, ne procure ordîtuiremenl<]u'une amélioration passagère, et le liquide ne tarde pas
se reproduire.
Us tumeurs qu'on observe dans la rétine sont habituellement dési- SOie^sous le nom de gliotne». Elles ont été particulièrement étudiées P^rJtM. Ki>bin, Virchow, Schuitze ctYvanolT. Les recherches les plus fêcenles ont montré qu'elles sont formées aux dépens des éléments ^njonclifa des Hbres radiées et de la uévroglie qui prolifèrent. «tuTOB. — FATB. cwH. iT. — aa
AVFBCnOItS DR L'AFPASEIL DE L* VtSIOIl.
On les rencontre surtout chez les enfants, ïoit pend&Dl la vie intrtntérine.soit dans les prt^mîères .innées de la vie et presque juuuû n ileift de quinze ans. Elles occupent souvent les deux yeux.
On a cru d'abord que ces tumeurs se développnicnt toujonn dt dedans en dehors; mais Yvanoff a démontra que ce sont parfois 1« couches internes de la rétine qni prolifËrent, et que pnr cons<^qatnl li tumeur fait saillie en dedans.
Ces tumeurs se reconnaissent à leur coloration Manc jaunllre » fond de l'œil, appréciable surtout k la lumière solaire (Knappl
Toutefois, au début, on pourrait les confondre avec des ei!>uiUltDD> ou des taches hémorrhagiques, mais leurs contours trunc-h^s elbKi circonscrits, et le grand développement des artères que prc»entcnll« tumeurs permettront d'éviter celte erreur.
Souvent elles entraînent des décollements de la rétine, ou bien flirt donnent lieu à des phénomènes giancomalcux, h une granJetffiflM intra-oculaire qui amènent par la suite une perforation de la corner, à travers laquelle vient faire saillie la tumeur devenue raugeàlrc, luculaîre et bourgeonnante. C'est li* ce qu'on désignait autrefois sous le nom de fongus de Fteil. A cette période, la maladie ne larde patlm généraliser du côté du cerveau, de la moelle, ou même du foie oit i* la rate, tandis que les ganglions lymphatiques qui reçoivenl <l(l> région sont très-rarement atleints.
La marche est ordinairement rapide, le pronostic de la plus lu gravilé, el le seul traitement applicable est l'énucléation coui|i1('l( ^ i l'œil, pratiquée te plus tôt possible.
ARTICLE XV
MAUDIES DU NERF OPTIOUI
Les maladies du nerf optique sont Vinfiammation, Votnphû t\^ tumeurs.
Lorsque l'inflammation du nerf optique est localisée d'abord 1 1 extrémité oculaire et s'étend de là sur la réiine autour do la pi 00 lui donne le nom de névro-réfinite. Quand elle prend son i départ dans les centroa nerveux, se propage le long du nerf o et envahit consécutivement son extrémité oculaire, on lui donné J de névrite dttcendantt. Ces deux formes méritent d'être décrilM d rément.
HALADTES DU REBF OfTtOtlE. 337
\éwo-rétinite. — La cause la plus fréfiuenle de cette inflammiitt une coiDpresssion exercée sur le trajet du nerf optique par meur on une alTeclinn quelconque siégeant à la base du crâne, lite de cette compression, la circulatiun est ralcuiie dans le ;averneux, puis dans lea veines rtitiniennes, le nerf optique se itionne, s'œdémalic, se gonfle, fait saillie en avant, piii» les !s circulatoires g'exagi^rant davunt;tge, il ta résulte de vérilables ions de nutrition, en particulier une liyperlrophie du tissu ccllu- QUfr-rétinien, un véritable étranglement des fibres nerveuses el lisseauE eux-mêmes, une Lranssudalion séreuse abondante, une dégénérescence graisseuse et une atrophie rapide de ces éléments.
aUérations portent généralement sur les deux yeux à la fois. Lfs ère^ophthalmoscopiques sont Irès-variables suivant l'époque à Ile on examine le fond de l'œil. Au début on constate une simple
Fw. 116. — NâvTile optique ou néTro-rélinlle,
îmie veineuse du tissu papillaire ; la veine centrale et ses pi'incilinnches paraissent plus foncées, plus sinueuses cl augmenlées ume. Peu ii peu leslimites du nerf optique disparaissent parsuite état œdémateux ; il en est de mûme des bords de l'anneau srlérog. 116). Un peu plus tard survient un véritable gonflement de la [, qui fait saillie et proémine en avant; alors les veines rétiniennes nent de plus en plus engorgées et tortueuses; il se fait de vcrihéiRorrhagies le long des vaisseaux. Les artères, au contraire, ent plus pâles et plus minces qu'à l'élat normal. A une époque
On les rencontre surtout chez les enfants, soit pendant la vie intrautérine, soit dans les premières années de la vie et presque jamais an delà de quinze ans. Elles occupent souvent les deux yeux.
On a cru d'abord que ces tumeurs se développaient toujours de dedans en dehors; mais Yvanoff a démontré que ce sont parfois les couches internes de la rétine qui prolifèrent, et que par conséquent la tumeur fait saillie en dedans.
Ces tumeurs se reconnaissent à leur coloration blanc jaun&tre ao fond de l'œil, appréciable surtout à la lumière solaire (Rnapp).
Toutefois, au début, on pourrait les confondre avec des exsudations ou des taches hémorrhngiques, mais leurs contours tranchés et bien circonscrits, et le grand développement des artères que présentent les tumeurs permettront d'éviter cette erreur.
Souvent elles entraînent des décollements de la rétine, ou bien elles donnent lieu à des phénomènes glaucomateux, à une grande tension intra-oculaire qui amènent par la suite une perforation de la cornée, à travers laquelle vient faire saillie la tumeur devenue rougeftlre, vasculaire et bourgeonnante. C'est là ce qu'on désignait autrefois sous le nom de fongus de tœiL A cette période^ la maladie ne tarde pas à se généraliser du côté du cerveau^ de la moelle, ou même du foie ou de la rate, tandis que les ganglions lymphatiques qui reçoivent de la région sont très-rarement atteints.
La marche est ordinairement rapide, le pronostic de la plus haute gravité, et le seul traitement applicable est l'énucléation complète de l'œil, pratiquée le plus tôt possible.
ARTICLE XV