‹ Elements de pathologie chirurgicale. v.3, 1876Chapitre 57 sur 102 · HALADIES DU CORPS VITRÉ · texte numérisé non relu

HALADIES DU CORPS VITRÉ

Les affections qu'on observe dans le corps vitré sont Vtnflainmation i\^»ippuration, \e ramollùsemertty les hémorrhagies, les opacités et le fu:hiM étincelont,

Inflamnmtîon, suppuratioii.

Autrefois, on considérait le corps vitré comme une masse gélati- >6use, ne pouvant devenir le siège d'aucune inflammation. Mais les istologisles ont fait justice de celle erreur et ont démontré que î corps vitré est un véritable tissu vivant et susceptible de s'enammcr.

Cette inflammation, à laquelle on donne le nom d'hyalitis, s^observe ÎDcipalement à la suite d'un traumatisme ou de la pénétration d'un rps étranger dans le corps vitré. Donders, à l'aide d^expériences sur ; animaux, a parfaitement étudié les altérations auxquelles donne u la présence d'un corps étranger dans le corps vitré. Il traverse )il d'un lapin par un fil en caoutchouc qu'il coupe ensuite au ras de sclérotique; ce lil, par son élasticité, se raccourcit et finit par for- ;r un petit noyau qui reste dans l'épaisseur môme du corps vitré. très quelques heures^ on voit, à l'ophlhalmoscope, les parties qui

37& Amcnoiis de l'apparsh. dr la vnioti.

entourent le corps éirnnger ag troubler, s'opariflei', pitU membraneuses el envelopper ce corps an point de le ilérober compi tement à la vue de l'observateur. QueUguefois i) se rorme dcshém rhagies {voy. HémorrhagUi), ou bien l'opacilé finit par envahir , corps vitré dans sa totalité (voy. 0/>afiVi^j) ; plus rarement, euflD, Il Qammation se termine par supputation.

Quoi qu'il en soit, celle dernière est le plus souvent primitirt J succède à un traumatisme, à une opération de cataracte, k une cil roîdite purulente ou bien survient dans le cours d'une maladie % raie, telle que la ûèvre typhoïde, la méninf;ile, l'infection pumlrall Mais cette suppuration demeure rarement limilée au corps vitré; h plus fréquemment elle se propage ans autres parties de \'m\ (nj Phiegmoti de ftril).

dn eorpi ntté.

Le corps vitré, qui est généralement d'une densité asseï conùdf^ rable, peut se ramollir et m6me se liquéfier complètement. Ija^ ques auteurs donnent à cette affection le nom de xynchisù iwiffc, d'autres l'appellent plus simplement n)n>o/to«nmf ou Uquéfactmi corps vitré.

Elle succède le plus souvent A une affection de la choroïde, à fli choroldite généralisée, ù une retino-choroJdite, à une lé'ûon primilË du corps vitré, à une bydrophthalmie. Elle coïncide parltut M une luxation congénitale du cristallin, uncoloboma ou d'autres viS de conrormation. On l'observe souvent chez les hydrocéphalei. EdI elle paraît se produire plus facilement chez les myopes-

La liquéfaction de l'humeur vitrée donne lieu ù un IremblcrMI oscillatoire particulier de l'iris ; en fixant un point quelconque de ! périphérie de l'iris pendant que l'on fait mouvoir le globe de Fl dans tous le» sens, on voit comme une onde d'humeur aqueuse ^ vient frapper ia face antérieure de cette membrane. QuelqueJbbi cristallin lui-même devient Ireniblottant. Au loucher, la cnn^sUncii globe oculaire parait ramollie, souvent elle demeure normale, pui même elle est augmentée. Dans certains cas, le corps vitré COtt sa transparence, el son ramollissement n'entratne aucun troubhi vue. D'autres fois, il est en même temps le siège de flocons mouches volantes ; on observe alors, & l'oplithulmoscopc. les lions dont nous parlerons plus loin (voy. Opacifct du corps vitré).

Le ramollissement dn corps vitré n'est d'aucune gravité et nV aucun traitement particulier.

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