SIS KAUDISS DD COU
Les kystes sous-iingulû-maxillairessontplus rares que les pféeMenU; c'est il ppine s'il en cxisle quelques exemples. Ils sont Mtués du» li bourse séreuse qu'on renconire quelquefois dans le ti«Ba cdlubùrt placé au niveau des coiidyles du maxillaire inrérieur. C«« kjttn (Tiilleurs ne présentent ricti île particulier au point de vue da dmgnoilîf et du traitement.
Les kyilM ■jlmtdvlaiirt sont ceux qui prennent naîssaDoe dan* 1« glandes sébacées ou sudoripares de la peau, dans les gUodes saliniKi, ou dans les gani;lions lymph^itiques.
Les kystes sébacés, plus TréquenlsAla région postérieure du c«m,MMU susceptibles d'acquérir on certain volunie. Quand ils su|ipumil, tk pourraient être confondus avec un lipome cnllaïuiné, cl surtout at«c les abc^B froids si fréquenls dans ces régions chci les sujfrl» lympltttiques. L'opération, qui ne peut être différée dans cta cas doulMi, suffit tonjoura pour assurer le diagnostic.
Les kystes des glandes sudurip.irei ont été plutAlmenlîoooés que kin décrits.
Les kystes salivaires ont été décrit!) en parlint des glaadn p«oti- (tienne et sous-maxillaire.
Peu» qui naissent dans les ijflngiioos lymphatique» uni été menfiiMBti pour la première fois par A. Richard. Muron a présenté i U SociéUéi biologie plusieurspiéccs intéressantes, dans lesquollc* U piroîdeltovilé close était constituée par le tissu des gsngliom n'ayaal ïubî d'wlM cnodilications que la condensation des éléments celluleus. Nom m avons recueilli et flguré (tlusieurs exemples ubiervés chu des laihiw opérés par nous. I.e runlenu él.iit séreux ou séro-sanguin. l»nqw ces kystes se développent dans les ganglions superficiels, il est aise de les reconnaître : on sent qu'une partie du ganglion est flucluaolc. tandis que le reste est induré. Néanmoins il n'est pas rare, quand il> sont petits et indolents, de les prendre pour une tumeur solide, et qoaiMl ils ont suppuré on peut les confondre avec des adénites chrooiqnet scrofuleuses ou tuberculeuses.
Le drainage et surtout l'ablation, quand elle est possible, soal Ir meilleur traitement à leur opposer.
Les kytlet musculairtt sont très-rares. Nous n'avons reocoolré da» les muscles du cou que des kystes hydatiques, et dernièrerDeot encoR nous trouvâmes dans l'épaisseur du sterno- mastoïdien un kyste de tt genre du volume d'une mandarine, d'une Iranslucidilé parfaite k U lumière. Comme il avait de la tendance a se porter au-dessous t\ es avant du sterno-mastoldien, auquel il adhérait, il était difficile d'affirmer avant l'ablation qu'il ne s'agissait pas d'un kyste séreux poglionnaire (voy. Clinique de l'hôpital Saint-Loui$, t. 11).
TUMEUBS DIVERSES. 817
Indépendamment des tumeurs ganglionnaires et des kystes, on peut rencontrer au cou diverses tumeurs ayant leur siège dans le tissu cellulaire sous-cutané ou profond (lipomes, fibromes) ; dans les muscles et plus particulièrement dans le sterno-cléido-mastoïdien {gommes^ tumeurs fibreuses insolites des nouveau-nés) ; dans les vaisseaux {anévrysmes, tumeurs érect i les), ddiiis les nerfs {névromes) ou même dans le sque* lette (exostoses).
Lipomes, — On les rencontre à toul âge; ils siègent de préférence à la nuque, quelquefois dans les autres régions du cou, en particulier au niveau du segment antéro-latéral, dans les régions sous-maxillairc et susclaviculairc.Ils peuvent atteindre un volume considérable.Michon enleva chez une femme de soixante-deux ans un lipome étendu de la cinquième vertèbre cervicale à la cinquième dorsale, mesurant 17 centimètres de largeur et pesant 390 grammes. Nélaton opéra et guérit une jeune fille de vingt et un ans dont la tumeur s*étcndait depuis les régions mastoïdienne et parotidienne jusqu'à 5 centimètres au-dessous de la clavicule; elle atteignait en arrière les apophyses épineuses cervicales et dépassait en avant la ligne médiane d^environ 2 centimètres. Cette tumeur, de la grosseur d'une tête d'adulte, pesait 2405 grammes. Nous avons cité dans nos Cliniques plusieurs exemples analogues.
Ces tumeurs se développent dans le tissu cellulaire superficiel ou dans le tissu cellulaire profond. Elles présentent les mêmes caractères cliniques que dans les autres régions. Lorsqu'elles sont profondément situées, leur ablation présente de réelles difûcultés, en raison de l'importance des vaisseaux et des nerfs qui les côtoient ou les traversent.
Fibromes. — Indépendamment des tumeurs fibreuses ayant pour point de départ le maxillaire inférieur et son périoste^ on en rencontre au cou qui offrent des connexions intimes avec le périoste de la colonne vertébrale, les aponévroses, et plus souvent encore avec le tissu fibreux qui constitue le grand ligament cervical postérieur. Comme dans les autres régions, ces tumeurs ont une enveloppe Qbreuse, peu vasculaire, et un tissu propre, dur, blanc, lamineux, constitué par des fibres nacrées^ fenétrées^ entre lesquelles on trouve parfois quelques points graisseux, crétacés ou ossifiés. Ces fibromes occupent de préférence la nuque et les régions autéro-Iatéralesdu cou. Leur volume est variable. Patridge(deCalcutta]opéra une Indienne de vingt-six ans, chez laquelle la tumeur mesurait 7 centimètres dans le sens transversal, 5 dans le sens vertical, et qui pesait 5 kilogrammes. Richard, Huguier, Maisonneuve, Lebert, ont cité des cas analogues. Nous avons vu nous-même,
à rhôpital Saint-Louis, un malade qui portait sur le côté gauche du cou un énorme fibro-lipome, que nous avons opéré avec succès.
Elles se présentent sous la forme de saillies arrondies, dures, rénitentes, élastiques, bridées par les muscles qui les recouvrent, plus saillantes dans les points où ceux-ci font défaut; leur surface, au lieu d'être unie, est alors lobulée. Elles sont mobiles sous la peau qui est saine et sur les autres organes de la face profonde. Elles sont généralement indolentes, sauf à la nuque où elles provoquent souvent de violentes douleurs. Arrivées à un certain volume, elles gênent les mouvements du cou et troublent les fonctions des organes voisins.
L'extirpation est le seul Iraitement applicable à ces tumeurs qoi sont, en général, facilement énucléables. Quand elles sont très-volumineuses, on peut les enlever par morcellement.
Les enchondromes des glandes parotidienne et sous- maxillaire ont été décrits en parlant de ces dernières.
Trélat et Bœckel ont enlevé chacun un enchondrome voluminein développé dans les parties latérales de la colonne vertébrale. Le pie» mier rencontra des difficultés imprévues et perdit son malade d'hémoh rhagie foudroyante pendant Topération, par suite de blessure de b carotide. Le second lésa la plèvre pendant l'opération, et la mort survint quelques jours après, par suite de pleurésie purulente.
Les gommes du cou ne sont pas rares; elles ont surtout pour siège la moitié inférieure du muscle sterno-cléido-mastoïdien. On en rencontre aussi dans le tissu cellulaire sous-cutané et dans les ganglions; quand elles suppurent, elles produisent des fistules qui donnent fâcil^ ment lieu à des erreurs de diagnostic. Le traitement antisypbilitique lève les doutes.
La myosclérose stefmo-mastoîdienne, décrite pour la première foispai le docteur Giovanni Melchiori, ne se rencontre que chez les nouveaonés, quelques jours après la naissance. Elle est unilatérale et consiste dans une tuméfaction dure, élastique, ovoïde, du volume d'une Disette à un œuf de pigeon, non fluctuante, envahissant quelquefois tûBt le muscle. Mais ses insertions paraissent circonscrites à Tintérieurde sa gaîne, et n'atteignent pas le tissu cellulaire ambiant. Elle est douloureuse à la pression et gôue les mouvements de la tête qui reste flécbif sur la poitrine. La peau qui la recouvre n'offre qu'une légère augtnaitation de température.
Cette induration, suivant l'auteur que nous venons de citer, senil le résultat d'une inflammation exsudative survenant dans répaisseor même du muscle, sous forme de nodosités circonscrites, ou occuptfl par confluence toute la longueur du muscle auquel elle donne l'asperi fusiforme. L'examen histologique a montré que cette produdi<)> flbreuse a pour point de départ une phlegmasie du tissu conjonclifis*