‹ Eléments de pathologie et de thérapeutique généralesChapitre 2 sur 38 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

En 1858, sentant sa mort prochaine, J.-P. Tessier esquissa, dans une suite de conversations familières, les grandes ligne de la Médecine générale. Ce maître savait qu'il n'y a point d'école sans une doctrine, c'est pourquoi il voulut laisser à ses élèves, comme testament scientifique, l'exposé de la doctrine qui, depuis vingt ans, avait inspiré tous ses enseignements.

Mais, diront plusieurs, attirés et absorbés par l'étude exclusive des détails de la science, qu'est-ce donc qu'une doctrine ?

Une doctrine doit contenir la solution de tous les problèmes posés dans une science.

La doctrine médicale, en particulier, doit nous donner la solution des problèmes relatifs à la nature de l'homme, à la maladie, à la cause, au symptôme, à la lésion, à la thérapeutique. Sans cela, ce n'est plus une doctrine, mais un assemblage plus ou moins défectueux, plus ou moins incomplet de préceptes et d'opinions empruntés à des systèmes divers, incapable de réunir les intelligences dans

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