DB LA MALADIE
orgaiiei. Mais, en médecine plus encore qu'en toule autre scieiKe,il impoi'Le (le ne marclier qu'avec loij faiis. Or, comme, d'une puttJ Jans beaucoup de maladies mortelles, eette alldralion êcliappe r tous DOS moyens d'invcsiigation, et que, d'autre part, on ne saurait regarder oetle altéralioo comme démoniréo dans un nombre inËoi de maladies courtes el légères auxquelles l'économie est sujette, ut dont la natum et le siège sont enveloppés d'obscui lié; qtie, dans cei deux ordres de Tails, le dérangement des fonuLions est lu seule chose appréciable, la seule par conséquent qui, daas l'état actuel denosconuaissaiices, siguale et constitue la maladie, nouseommca dans la nécessité, pour la définir, de chercher ses caractères dans ie ■iésordre des fonctions aussi bien que dans le^ lésions anatomiques.
Dans les premières éditions de cet ouvrage, nous avions défiai U maladie : une altération notable survenue, soit daosla position ouli structure des parties, soit dans l'exercice d'une uu de plusieurs fonctiouB, relalivement à la santé de l'individu.
Une définition devant être courte, nous croyons devoir retrancher ce qui H trait aux changements de position des organes, panx que ce changement ne peut s'opérer sans quelque modificationdau la structure des parties : une hernie n'a lieu que par suite d'un changement survenu dans la texture des paroisdes cavités splaochniques; une luxation, que parla rupture ou quelque autre altération des parties qui furment l'articulaliou ; le déplacement d'un vi» cère, de l'utérus, par exemple, du foie, de la raie, des reins, se lie nécessairement à un changement survenu dans les parties qui la entourent et qui les soutiennent. Nous supiSrimcrons égalemeni les derniers mots de noire première définition, relativtment à II ipnté habituelle de l'individu, parce que le simple bon sens indiqnt celle condition, qui, d'ailleurs, trouve mieux sa place dans les coO' sidératiuns qui précédent la définition, où elle est présentée avec les développements nécessaires. Nous croyons enfin devoir rempli cer par un autre le mot structure, qui, dans le langage usuel, IH s'applique pas assez explicitement soit aux changements qui sur viennent dans la composition et la quantité des fluides, soit menu aux simples changements de volume des parties solides. Eu censé! <|ucnee, dans l'impossibilité ou anus sommes de définir la maladij d'après sou essence, et d'en trouver une idée exaclâ ailleurs oh dans les phénomènes qui la révèlent, nous la définissons : un déu» dre notable éurvenu, toit dans la disposition matérielle des partit constituantes du eorps vivant, soit dans l'exercice des fonett'oni (I).
(i)<:eUe cléllnitiuii lie ta maladie nous a [>aru ]ilus eMicle i)iie lea aulre«, bia ijo'ellê «0)1 tWfeciueuM i quflquea égunls : reil- Imperfection est peut-âlro inW
DE LA UALAPIE. i7
Iques aiiteors onl cherché à établir une distiociioD uiure l'afi el la maladie, expressions généralemeol emplu^ées comme nirmes dans le langage médical. Les uqs onl pensé que le mol tÊ^tction convenait mieux aux cas qui sont du domaJoc de la chinir- ^, et le mot maladie à ceux qui ApparticuDenl à la pathologie luleroe. D'autres ont prétendu que la vialadie consistait dans lu lé- ■ioa iatiiue des parties, et {'affection dans les pliénomènesseiisiLlcs «jili en résiiliem. Sprtngel, qui a présenté cette dii-Iinclion, a prèlefiiluc|ii elle pouvait servir de base à la division de la pailiiilu(i;icen géaérale et en spéciale; que la première avait pour objet la nialadic, et In seconde l'afteclion. Dans le sens même ob Sprengei a employé ces deux expressions, l'une et l'antre apparlicndraieul égalemeat à la pathologie générale et h la pathologie descriptive ou spéeiale. Cette distiDclion de j'aHeciion el de la maladie doit donc ^tn rejetéc comme contraire à l'acception commune, et comme propre ii porter de l'obscurilé dans le langage, sans répandre aucane lumière sur les choses. Kn conséquence, nous eonliouerons ri «mployer comme synonymes les mots maladie et affection, bien que ce dernier, pris dans son sens le plus général, c'est-à-dire en dehors <le U médecine, aitime signification différeuie. I II. — Après avoir déftoî la maladie en général, suivant les prin- ■ précédemmcnl établis, nous allons entrer dans quelques oountiomi sur la manière de déliuir chaque maladie en particulier, isidéralions appartienncni encore à la pathologie générale, e qu'elles sont applicables à toiUef les maladies, étudiées, non [ilaft, tl est vrai, dans leur ensemble et dans ce qu'elles ont de commim, mais une a une, et dans leurs caractères particulici's. S'il est inimlaal de se faire une idée précise de la maladie en général, il oa. I l'est pas moins de bien définir chaque maladie eu paniculicr, et par L ttMuéqoeot d'établir les principes applicables à ces déhuitîoiis.
• naliire intime de chaque maladie nous est tout aussi inconnue e de la maladie eu général ; donc, ici encore, c'est dans les lènes qui la révèlent que nous devons chercher les éléments ■ définitions.
Hprogrùs considérables qu'a faits l'anatomie pathologique de- VcomnieDcemenlde ce siècle lui ont donné, comme nous l'u-
nème qui nmia occupe. 1^ eanlé et la maladie M contondïnt sou
D dan» leur» degrn internicilUire» ; or, wl-il pMsible Uedelliil
itiluile rigoufeuee du cboges qui ne Bout pm loujouri dlitiiicleâ
- MiwerYti le mut notable, parce qu'il ï a de» aoulTriinceii el d'uuire
ii Inltmilalids ou i\ ]rgeyf, iju'\\% ne sntir&iïiit FUiiâViti-.i
« .4 «IIADIE.
^ iiAirlaiice. qn: . ntr'-rêllement. devril ^ . :. 0»ï^'ïl"^ mêie:î:Df, persuadés que \y J'uiie lésii'ii 3iti:.rf-lie d'un ou de ...J.iiis à oc^iK'.^'^ i\ h prclendrc que :;*' ,1«»finic- ç:'T hl* ra^iioalion de son ^.. .! ,^<* la p*rL*i L5e:î:.e* M à» celle ma- ^ . ♦ vWihIe c'- Lzz «ffîiun nombre de ma- i . .-: on à pr:«:rfcj; i: parkr. Dire que la ^ . ,.vlar>^rf ::* k cjinYau est la dé- .^ ,K'sgIaD rs i- r.irr>rLu:>e; Taseiie, un us le pér.: •."■r c '•*: 3: uner U fignifictt- . iur ia f'*f:^sf ^r ritr^^êrr à la faire re- ... i»ifii pl'.:> ^ro •: f.:vfcM': s «.vne prélendue . .^.o o(i r n ts: s..: .. s.'r^ ie certaines mi- ».>i»n, s'^r li ••>:•- ->Vit!e de l organe pré- •ar e\en.:'. . k r.-.*. rtrlv la dèiinilion de« Al 4>n apî.v.v !r >:-4:r .îansie foie, la raie, ,^ r sysl'*;n:r :>: n •: .:x. is r-i.».!. la veine porte, .{.icsdii r/.'.-î-e:::- rr. e: vyielle^x-^nfusionrësultiailions o::.:rà.i::wr-:s! l! n'esi pas moins iiipi>ssi:lv. -i .:> :-eA :«>x:p dv cas où le siège lclcr!::::v-T v;.:el.e ni>.iiâi.*aiioo anaiomique ..vMi «le I.i >3r»:o m.r.Ad.* : prenez pour exemi .iui'iils i|.3: s::rMei::î: nî .ia:î> ie> organes diges- V ^oiw le n !ii îe i;.*.- ;\<iV. no se rattachenl ni il »\ iirio 1 •>: Il vriTAiîî nu\ C'esi donc néces- ...^ |ilM''nomrno> .^tfii f;t.;l définir ces affections, ...I '1* iiiK^ dédn::: m qui m.mC a*.:lre chose qu'une , xpliralion d*.;n mol.
,. *M\\' maladie osl due à une cause manifeste, ,.,• .UuH lapprêciation de celle maladie le point ^., \* *'omme élêmoni ntvossaire dans sa défi- . ^,^»lrH plaies, la colique saiuruine. l'asphyxie, ,, \;\ H«îarlatine. la rouiieolo, ne }K)urraient être .^,.. «I lu cause tpii les a pr<Hlnites n'entrait pas ... ^«|)lMla^8 la détinilion qu'on en donne.
>M) définir une maladie, il faut ré.inir le plus ^moïW»» défaits particuliei's «pii lui soient relatifs;
' \vNin(Mit entre eux, de manière a isoler les phé-
^s^^mlunlM (le ceu\ qui sont simplement acciden- ,^-.p,xji qui se retrouveront dans tous les faits parti- ..if» «îî»"'* '•' P^"^ grand nombre, formeront les traits
M tA SALAIW.' 19
nctéristiqiies de la maladie ; leur ëniunëralkm ioocîiicte présen* rarimage deceile-d ou aa définiiioa.
Quelques maladies se montrent avec des degrés si vanëa Un* nicé, on se présentent dans leurs périodes soooesrives avec des énomènes si différents, qu'il serait imposBiUe de confondre dans e descriplicHi commune ces formes diverses d'un même mal. L*bé- MTiiagie cérébrale, par exemple, donne lieu i des phénominessi nés selon le volume du caillot bémorrtiagiqnet qoMl estindispeiH ble, pour donner une idée juste de cette maladie, de pvésmlBr la Inition descriptive de ses formes principales, comme on donne, histoire natnrelle, la figure d'une plante ou d'un animal, aux iicipales phases de son existence, dans les dÊverses métamoroses qn*il peut subir. La syphilis offre de telles variétés dans les jralkms qu'die produit et dans le siège de ces altérations, qui lent tantôt sur les téguments, tantdt sur les organes intérieurs, là ' les parties moUes, ici sur les os, que chacune de ces formes exi- « une descriptif» spéciale ; de telle sorte qu'au lieu d'une défini- I onique et courte, il faudra donner, en quelque sorte, plusieurs Initions d'une maladie unique dans sa cause, mais multiple dans révélations. Dans ces cas évidemment, la brièveté^ si désiraUa IB les définitions, devra être sacrifiée à la nécessité de donner de ijet défini une idée assez exacte pour le reoonnaitre dans toutes i formes.
U n'est pas exact de dire avec Grimaud que, pour bien connaître e maladie, il faut l'étudier dans l'âge, le sexe, le tempérament, dimat, dont ro|>servation a montré la convenance avec cette malie, parce que c chaque maladie (i), comme chaque ôtre de la nature, ne parait ce qu'elle est, et ne jouit de toute la plënitude«d# Bon existence, qu'autant qu'elle se forme et qu'elle se développe BOUS un concours de circonstances qui lui sont analogues, et qui tendent également à favoriser sa production. » Le médecin qui ne inaitrait une maladie que dans son plus haut degré d'énergie tu aurait qu'une idée imparfaite; il faut qu'il Tétudie, au conire, dans toutes ses variétés, et, si quelques-unes d'elles mènent une attention plus particulière, ce seraient d'abord celles qui rencontrent le plus fréquemment, et ensuite celles dont les calères sont moins prononcés, les premières, parce qu'il y a plus itiUté, les secondes, plus de difficulté à les bien connaître. Mais, QB le répétons, la définition d'une maladie n'est bonne qu'autant elle comprend toutes les formes que cette maladie peut oflHr.
1) Gmiiacd, Cours de fièvres, 1 1, p. Z
âO NOMBNGLATURE DBS MALADIES.