‹ Éléments de pathologie généraleChapitre 3 sur 92 · NOTICE. XI · texte numérisé non relu

NOTICE. XI

rautoaomie et Tunité de la vie, son indépeadance des lois physîoo-chiiniques.

En résumé, la Pathologie générale de M. Ghomel est un livre éminemment pratique ; le succès qu'il a obtenu en France, les nombreuses traductions qui Tout popularisé dans le monde entier, témoignent de sa valeur, St prouvent que Tauteurest arrivé tu but auquel se proposait d'atteindre ; car son ambition n'était OIS de briller mais d'être utile.

^ En 1821, M. Chomel publia son Traité des fièvres, a Écrit à ^ une époque de transition, dit M. le professeur Grisolle, cet ou- •( vrage, lori^u'il parut, réalisa un progrès véritable. L'auteur « reconnaissait en effet la fréquence très-grande des ulcérations

< intestinales dans certaines formes de fièvres continues , il ré-

< duisait le nombre des pyréxies, si arbitrairement admis par « Pinel, et rétablissait comme espèces distinctes les fièvres inter- « mittentes et rémittentes, a

La doctrine pyrétologique était à cette époque en voie de transbrmation. L'affection des plaques de Peyer, déjà entrevue ou mentionnée par plusieurs médecins, plus nettement indiquée par HM. Petit et Serres, allait devenir pour M. Louis l'objet d'un de ces travaux qui font époque dans la science et qui en fixent les incertitudes. Cet observateur établit par ses belles recherches la constance des lésions intestinales, fit connaître leurs caractères et leur évolution. Plusieurs années après, M. Chomel, devenu professeur, reprit cette question; aux données fournies par M. Louis ajoutant les résultats de ses propres observations, il fit sur la fièvre typhoïde une série de leçons qui furent rédigées par Genest, et constituent une des meilleures monographies qui aient été publiées de notre temps.

Après avoir exprimé, d'une manière plus explicite qu'on ne l'avait fait avant lui, la fusion en une seule de toutes les iit^vres continues, M. Chomel assigne à la lésion sa véritable place, la r^arde comme le phénomène capital, comme la ma- Ilife^tation caractéristique de la maladie, mais comme une con- ^uence de ce trouble général de l'organisme dont la fièvre est Texpression dominante; il montre qu'il n'y a pas un rapport né- ''essaire entre la gravité de la maladie et le développement de Taffection intestinale; (|ue le malade peut succomber alors que la lésion n'est encore i|ue rudiraentaire; que celle-ci (mr couséquvîul n'est qu'un pbéuomène secondaire malgré son importance.

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