‹ Éléments de pathologie généraleChapitre 2 sur 92 · NOTICE · texte numérisé non relu

NOTICE

Cette science peut être étudiée à différents point de vue ; elkj embrasse à la fois les questions de doctrine les plus abstraites ef les généralités de la médecine pratique. Voulant faire un livre i^lémentaire, accessible à tous, d*une utilité générale, M. Chomei se place en dehors du terrain si disputé des opinions doctrioaiei, pour se renfermer dans le cadre des faits aa^essibles à nos sens et des vérités inoonte^tées. Il enseigne la valeur traditionnellej des mots de la langue médicale, trop souvent détournés de leua légitime acception à la grande confusion de la science. Il étudîH les causes générales des maladies, décrit ce qu elles ont de commun ; leurs signes diagnostiques et pronostiques y sont résumés avec une clarté et une puissance de bon sens admirables, qui font de cet ouvrage le meilleur traité de séméiologie qui existe dans la science. Dans le chapitre consacré à la thérapeutique, les règles qu'il trace à ceux qui -veulent tenter des médications nouvelles sont empreintes d'une sagesse et d'une sagacité saisissantes, et peuvent être regardées comme le Code de Texpérimentation en médecine. En indiquant le rôle moral du médecin, il s*élève aux considérations de Tordre le plus élevé; c*est dans œs pages, où son âme se montre tout entière, qu'il faut le chercher, si on veut le connaître. Quand il parle des rapports de rhomme de Tart avec le malade et avec ceux qui l'entourent, on sent cette délicatesse, cet esprit du cœur, qu'il possédait à un si haut degré, et ce parfum d'honnêteté qui se répandait sur toute» ses actions comme sur tous ses sentiments.

Si M. Ghomel n'a pas cru devoir s'étendre dans son ouvrage sur les questions de philosophie médicale, c'est qu'elles lui inspiraient une certaine défiance ; il avait été témoin de la fiin^e influence exercée sur la science par les sophistes qui, comme Rroussais, avaient violenté les faits pour les soumettre au joug de leurs théories ; d'une autre part, en combattant l'erreur de ce dangereux utopiste, s'il s'est trouvé à cdté des organiciens ; si même, dans cette alliance, il a été entraîné à leur faire certaines concessions, il s'en séparait profondément. Il était si éloigné de se ranger parmi eux que, dans sa quatrième édition, il a cru, à la fin de son livre, devoir combattre Torganicisme. M. Ghomel était vitaliste par instinct comme par tradition, il l'était surtout au lit du malade. Il n'y a, pour s'en convaincre, qu'à lire les sages réflexions (|ui précèdent son chapitre sur la thérapeuli(|ue, et où iJ proclame les grands principes de la nature médicatrice.

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