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DES SYMPTÔMES FOURNIS PAR LES FONCTIONS DE RELATION

Pour bien apprécier les changements que la maladie apporte dans les diverses fonctions, et spécialement dans celles de relation^ il est, sinon indispensable, du moins fort utile, que le médecin connaisse la physionomie, l'attitude, les gestes, la voix des individus dans leur état de santé. Sans ce point de comparaison, il ne peut apprécier que d*une manière approximative les modifications morbides qui s'y sont produites.

SECTION PREMIÈHE

DES STHPTOVES FOtRNIS PAR l'HABITDDB EXTÉRIEURE.

l^iH hymptômes que fournit l'habitude extérieure sont de la plus Mriindti importance. Nous les considérerons d'abord dans tout le tHii'}m,}mÏH successivement dans chaque partie.

DBS 8TIIPt6|IB8. 107

§ l*\ — V habitude extérieure^ considérée en général, comprend Tatiitude, le volume du corps, la fermeté des chairs, la couleur de la peau, les éruptions, les plicatures, les tumeurs et les solutions de continuité de toute espèce ; on pourrait y joindre la chaleur et l'humidité de la peau, les battements des artères superficielles, la distension des veines, mais ces divers sujets trouveront plus naturellement leur place ailleurs.

A. Dans l'état de santé, l'attitude est libre, aisée pendant la veille ; pendant le sommeil, chez le plus grand nombre des sujets, les membres sont demi-fléchis, et le corps incliné vers un des côtés, ordinairement vers le droit. Dans l'état de maladie, Vattitu4e s'éloigne plus ou moins de ces conditions.

Si le malade est levé^ on remarque le plus souvent, dans son attimde, une langueur, une mollesse inaccoutumées ; dans quelques cas, chez les maniaques, par exemple, un excès d'assurance et de force. Dans certaines affections, l'attitude peut sufBre pour faire reconnaître la maladie : dans la catalepsie, par exemple, par l'immobilité générale ; dans la danse de Saint-Guy, par l'irrégularité et la sua-ession continuelle des mouvements ; dans l'hémiplégie, par la déviation des traits, par le changement survenu dans l'aspect et les mouvements des membres; dans l'opisthotonos et l'emprosthotoDos, par le renversement convulsif du corps en arrière ou en avant, etc.

Au lit, quelques malades peuvent prendre des fiiixixxàes variées et les conserver un certain temps ; d'autres sont obligés de prendre et de conserver la même, et ce symptôme n'est pas sans importance. Aiusi quelques-uns restent constamment sur le dos (décubitus dorsal ^ mâcher en supination), soit par l'effet de la faiblesse, comme cela a lieu dans les maladies adynamiques, soit en raison de la gêne ou de la douleur qu'ils éprouvent dans d'autres positions, comme on le voit dans le rhumatisme général et dans la péritonite aiguë. D'autres sont entraînés à se coucher st/r/e ventre^ du moins pendant quelques instants, par la nature et la violence des douleurs, comme on le voit dans les coliques saturnine, néphrétique, hépatique, et quelquefois aussi par le seul fait du délire. — Quelques malades ne peuvent se tenir couchés que sur un seul et même côté {décubitus latéral)^ par suite d'un épanchement dans une des plèvres, d'une pneumonie qui n'envahit qu'un soûl poumon, ou d'une douleur aiguë à droite ou à gauche : dans le cas d'épancheraent ou d'hépalisation, le malade se lient sur le côté affecté, et sur le côté sain dans le cas de douleur vive. Ces règles souffrent néanmoins de nombreuses exceptions^ et nous pouvons même dire que le dëoubitus dorsal eal ce\\\\c\\i;o\\

LANELIBRARY. SmmK\) Uîh'iMûK^^XvX.

108 DBS SYMPTÔMES.

observe le plus souvent dans les épanchements pleurétiques ou lei pneumonies bornées à un seul côté. Enfin, dans quelques aSectimis j,. de poitrine où la respiration est très-génée, et particulièrement .^ dans Tanévrysme du cœur, dans Thydroiborax double, dans les , accès d'asthme, le malade est forcé de rester assis sur son lit ; il lui :est impossible de se tenir horizontalement Quelquefois même il est , obligé de s'incliner en avant, de s'y créer un appui et de laisser ^ pendre les membres inférieurs. Dans quelques angines des voies . aériennes, le malade se tient assis la tête renversée en arrière. ^ Lorsqu'une tumeur quelconque, et c'est le plus souvent un anévrysme de l'aorte, comprime la trachée-artère, le malade est cou- . traint de prendre une attitude déterminée, souvent bizarre, à la- . quelle il revient toujours, sans doute parce que^ dans cette position, , la tumeur presse moins sur la trachée, et le passage de l'air est ^ moins difficile. — Dans d'autres maladies, au lieu d'être astreinte ^ garder sans cesse la même attitude, le malade est obligé d'en changer à tout moment. Cette agitation ou inquiétude phj/sique {inquies)j appelée aussi jactitation, a lieu surtout dans les inflammations du bas-ventre, et au début des fièvres éruptives.

B. Le volume du corps peut augmenter ou diminuer dans beaucoup de maladies.

Une très-légère augmentation dans le volume du corps a lien dans la chaleur fébrile, dans le second stade des fièvres intermit* tentes, comme une légère diminution survient pendant le frisson. La pléthore produit un effet analogue, appréciable à la face, aux mains, et surtout aux doigts, qui ne peuvent être que difficilement fléchis. Une intumescence plus marquée a lieu dans le début des maladies exanthématiqnes ; mais, quand l'augmentation du volume est considérable, elle est presque toujours le résultat de l'accumulation de graisse ou de sérosité dans le tissu cellulaire, et quelquefois aussi, du passage de l'air entre ses lames.

L'accumulation de la graisse et l'augmentation de volume qu'elle produit dans le corps ont été rarement observées dans les maladies; elles pourraient avoir lieu dans certaines affections locales qui obligent à garder le repos, sans assujettir à aucun régime. Cette accumulation seule, sans autre trouble dans les autres fonctions, doit être elle-même considérée , quand elle est portée à un degré considérable, comme une maladie, qu'on a désignée sous le nom de polysarcie adipeuse.

L'augmentation dans le volume du corps est presque toujours, chez l'homme malade, le résultat d'une infiltration de sérosité dans Je lissu cellulaire ou lamineux. Cette infiltration porte le nom

DES STUPTÔILS. I V

ite (I) ou de huco^Ugmaii»» î q:a:.i ell-r r^ j-rf>m.-r. j€' (3) lorsqn ell»* e>l fiarli^flle. Oq Ià r«ee:nrii: à li ^^-.7 -Iransparenct.' de la peau, et î la «iêÇ'nrss-- l : : c j •>rc-:y appuyant le doigi. ÛJvlr.ef.'â t.'^^•.:r :-::■- <iî,-.c i>îî 3le à la vue; mais, en pa?.*aî.i .- arr-c-i: r: * :i •î-r.j^s a pulpe du doigl sr.r le lieu où la r r>r- .1 i -:- Ti-rf:*^gne, par le loueh»T. un krirer - n''^L«>rïi:TL: :'-. .ot:ç.»: tratiou. On conslale mieux encire le ^•' L:!rz.-rC'. *»>rîLi.tque la disposition de la peau permet «ie .1 ^ii*.>rr ■:Z.ir*r .r-

I pan'ient souvent de celle manière a oiv.:Ear;Tr. t :< t*r e es cuisses. Vœdèm^ à pein»^ cr«mn:eC',a!ii oz ^e^ c^ï'.^:-^ •nt le lit: chez ceux qui §•:• Irveni. l'œ^irce rr< z i:.* •:: )le au pourtour des niaiit^i^lrs. Irr î^Ar f.-îrt.':-.;»rr-:r: rfi".. .chemenl d'air dans le tissu ctllulaire L^r^ 1^ i-.c. :> - [A), Il a lieu dans les plaies p^rnétran'.r^ -i* 1* >■.•.:■• 1- .: naladiesoù la ronlinuiié d^ voiçs âére&i>."T rrsi .i"TTr>arr )oint quelconque de leur ét-n-Jue. dep»:** .-^ i:rr.r- r'. .4 jsqu*aux plus petites raroitii-.tti« l? Ir-u:':.. :\-:^: .. r-* : .. deux cas, au passage de ra:rdar:> l«r- ^-rm-.-^ ■;•* i;-;-.. -.^ielui qui survient dans les afft.-ciii^ns -'aD2.vne';-«rs :^*f -•

) delà décompoMti'fn rapide des partie?* w-vê*?* ti^ -s.-r. ri je des ga/ qui en h'-mj lient dans .e ti.*vj «el .;.*..■■: v; ..-.:. ' développer des c:iz dans un kyste ovan./-- --.p:'-:-. icr • ponctions, sans comnîunication aucune ^•ec 4.r exV:: , ^ .•s intestins, et cette pneuniatose. qs'il f;: ^h^-: .e -ir cr.— dant la vie. ne parut rx pi. c^^Ll*.- â l'ex^rr-v . i-*:^.*:: -. • allératinn survenue dau> le pus que reu.-.riL^.i •»=: x;.?-. .•st passé dans le» ^alle^ de ma cliniqii':. 1 ; H- Vrl-b.-: . ', tiiiu d'air dans le li^^u cellulaire pn.d'.îl ^f; -rr:.:.:. ■ -»:..-:

Doii-nu admettre, avi-e qrielqu»-5 aijl»:ijr"î. .u •:r:.%'. •-■:;-«;

<ln à une exlialaliou de îjraz dan> le tissu eeii -.-î.:-: ' *<:.-. ■ n>sii:n»T des borne> auy/05#i6/r. n«^'> f/eL-- n-» •. ■: ',r\ ".

II lie >aurail être admise, dans IVui jh.v.».-. -ie .^ -i .•:;.'•■. chose dêm«'nu>'e. L'em|ilj\s**nie, «luvlie qj'; v-»;t -/.n

il-ni5: Ta::, 'ha r.

;;. t-liiiii- : •.^i-,ja';.x. inildii.niùîi' n.

-X' .. j».' >nuine dedans.

iiiTer\atiriii de k>>tp du rein. ♦^2aU:in*'nt ^an» r^ rr.rriiir».'aV'.ri 4-.*/ fermant des eaz druit (»n avait yu di-terniiner la itt^'^-w-. ;/M.'!*f.' « •nurdlie dans le «(T\iie de M. >. «iueneau de Moi ' - ^|^«. .^^. I. Mritto » / ♦' • '/? '''' SodéW t/e< ff'j'i '"« 7 . ^

110 DBS 8YIIPTÔIIB8.

origine, est du reste faûile à reconnaître à la crépitation légère « r.^ la compression produit sur les parties tuméfiées, à la mollesse et f)^l'élasticité des téguments distendus, qui cèdent avec facilité sooi ^ le doigt et n'en conservent pas Timpression, et à l'augmentation de .«■ sonorité. __.

La diminution de volume du corps est un phénomène très-M- .^ quent dans les maladies ; elle peut en quelques jours, en quelques ,^^ heures même, être portée à un degré considérable, à la suite, par '^ exemple, d'un ou deux accès de fièvre pernicieuse, après desëvi* ^ ouations alvines excessives, comme Morgagni Tobserva sur loi- T' même dans la diarrhée séreuse dont il fut atteint, comme nooi

l'avons vu fréquemment dans le choléra asiatique ; mais, le plu souvent, elle a lieu avec lentébr, et constitue Yamaigri99emakt^ symptôme qui peut exister à des degrés trc^s-différents : le degré extrême est désigné sous le nom Ae marasme (1). Dans la plupart des maladies aiguës, le corps diminue peu de volume, à moins qu'dles ne se prolongent ou ne soient accompagnées d'évacuations abondantes, ou ne soient combattues par d'abondantes évacuatioas artificielles, saignées, purgatifs, etc. Ces cas exceptés, ce n'est souvent qu'à l'époque de la convalescence que cette diminution est bien sensible dans les maladies aiguës. C'est particulièrement dans les maladies chroniques que la maigreur parvient à un degré considérable, et, dans ce cas, elle indique toujours un grand danger.

C. Dans l'âge de l'accroissement, on observe quelquefois, dans le cours des maladies aiguës et chroniques , un accroissement en longueur incomparablement plus rapide que celui qui a lieu dans l'état de santé. Cette espèce d'élongatiou subite a généralement quelque chose de suspect.

D. La fermeté des chairs réclame une très-grande attention chez les malades. Huxham , et plusieurs autres praticiens célèbres, ont attaché à ce symptôme toute l'importance qu'il mérite, relativement à l'appréciation des forces dans les maladies aiguës. Elle est conservée ou même augmentée dans la première période des maladies inflammatoires; elle diminue sensiblement dans les maladies de langueur; la flaccidité des chairs est remarquable dans les maladies vraiment adynamiques.

Ë. La couleur de la peau peut offrir de grandes variétés, à nÛBon du climat, du sexe, de l'âge . des occupations habituelles, etc.; néanmoins, il est un teint propre à la santé qui n'échappe pas aux personnes même étrangères à l'art. Il est quelques affections légères

(0 Mapuivfa, je dessèche. ]

OVS îTIPT*!

i|ui n'inllueni v^ îcr jk :• •i.eir i»- .« i-ui jui^. ItKJtes les malâ'i.rts *n-^ :-".^ iiriii:..^.;!- ^- des ihangemeGis r^ciik." : ..ifli»^r-.

Elle tk-viem :'i*^. -«rîiir •: ..»it.':»- .eJs - • >?<mtermiileniej: ctrc:** z^.'^ir ^ ^ • '-i- ^> - — reiice clans le* 5«. ."".•: •r* ;:l.? *» .* •- •" "^ . --'?

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(l; Kiavs;^ bleu.

H 2 DBS SYMPTÔIIBS.

affections organiques de ce viscère, et spécialement dans les rétrécissements de ses orifices , dans certaines formes de l'emphysème pulmonaire, de la bronchite générale ou capillaire; enfin, cbm quelques rachitiques dont le thorax est considérablement déformé. Dans ces diverses maladies, la cyanose est le plus souvent partielle: elle occupe ordinairement la face, et en particulier les lèvres et les joues, les mains, surtout à la pulpe des doigts et au pourtour dei ongles, les organes génitaux (chez Thommc), toutes parties sur lesquelles elle est plus prononcée lorsqu'elle devient générale (1). ~ Nous avons vu la peau offrir une teinte verte très-marquée chez on malade anémique qui paraissait avoir une affection du foie. — La peau prend accidentellement chez quelques individus , sous l'iofluence de causes encore inconnues , une couleur noirâtre plus oa mpins foucce. C'est ainsi que nous avons eu dans nos salles, pen- , dant plusieurs mois, à l'hôpital de la Charité, un homme naturellement blanc chez lequel la peau était devenue presque aussi noîrt , que celle d'un nègre (2). Plusieurs faits semblables ont été observés et publiés par le professeur Bostan (3).

Nous rapprocherons de ces faits ceux dans lesquels la coloralion noire ou bleue dépond d'une matière colorante qui transsude i travers la peau, comme Billard en a rapporté un exemple fort curieux (4).

Enfin, chacun sait que l'usage intérieur du nitrate d'argent finit par donner à la peau uiie teinte ardoisée ou bronzée qui est indélébile. On a cru que la lumière seule avait une grande influence sur sa production ; mais cela ne nous parait pas exact. Nous croyons que la lumière a la propriété d'augmenter l'intensité de la coloration, mais son action n'est pas nécessaire pour la produire, car la teinte bronzée occupe les portions de la peau qui sont couvertes par les vêtements comme celles qui sont nues ; elle existe même dans les organes intérieurs.

La peau présente dans quelques cas des taches rouges, noires, bleuâtres ou jaunes qu'on nomme ecchymoses, et qui dépendent de Textravasion du sang ; elles sont produites souvent par des contusions, des pressions et autres causes extérieures; quelquefois aussi telles sont duos à une disposition intérieure, comme dans le scorbut et le morbus maculosus.

(1) Dictionnaire de médecine^ l, IX, Cya//ave, par Ferrus ; et Loms, Mémoires nnnt.'pathol., ou Archives de 1823.

(2) Bulletin de la Faculté, l. IV, p. 114.

(3) Ihid.

(i) JrcAtres //? médecinf\ t. XXVI, p. 453.

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I) Piqur,M. Korui'.t Me Miasbour^V» ciîcri /•âr M. Da^auc, J ^

114 DBS STMPTÔIIKS.

Dans le choléra asiatique, la peau de diverses parties du corps, < spécialement du dos de la main et de Tavant-bras, présente ni grande analogie avec le parchemin mouillé; pressée entre dea doigts, elle forme un pli qui se conserve pendant plusieurs minatfl avant de s'affaisser; dans la même affection, la surface paimtiv des doigts offre des inégalités tout à fait semblables à celles qo présentent les mêmes parties après une immersion prolongée dan Teau.

F. Les éruptions que présente la peau sont extrêmement variéei On leur a donné les noms d* exanthèmes j de vésicufei^e bullet^i pustules^ de papules, de squames, de tubercules, de macules. Oi nomme exanthèmes des taches plus ou moins rouges, avec ou nm saillie, de grandeur et de formes variables, disparaissant sous 1 pression du doigt. Les vésicules sont de petits soulèvements à l'épiderme formés par la collection d'un liquide séreux et trampi rent, qui devient quelquefois opaque. Les bulles ou phlycîines n diffèrent des vésicules que par leur volume, qui n'est pas moindv que celui d*un pois, tandis que celui des vésicules ne dépasse goèn un grain de millet. Les pustules sont de petites tumeurs remplie de pus, développées à la surface du corps muqueux enflammé. La papules sont de petites élévations pleines, solides, ne renferroan aucun liquide, mais susceptibles de s'ulcérer. Les squames sont d< petites lames d'épiderme, le plus souvent épaissi^ sèches, blanchà très et friables, qui surmontent de petites élévations comme papa leuses. Sous le nom de tubercules, en pathologie cutanée, on désigne de petites tumeurs dures, circonscrites, permanentes, pouvant s'ulcérer a leur sommet ou suppurer isolément. Les macules sont dei colorations ou des décolorations permanentes de quelques poinu de la peau ou de toute l'enveloppe cutanée, sans trouble général de l'économie (1).

G. Les plicatures sont le résultat de l'impression que produit soi la peau le contact des vêu^menls ou des draps du lit; elles sont légères, blanches ou rosées, disparaissent promptement dans l'état de santé. Dans certaines maladies, elles sont profondes, durables, livides, bleuâtres, et quelquefois excoriées. Les vibices on coups de fouet {vibices) peuvent être rapportées aux plicatures ^ bien que, dans quelques cas, elles ne soient que des variétés da l'urticaire.

H. On doit encore joindre à ces symptômes, fournis par lliabitude extérieure, les tumeurs, les excoriations, les gerçures, lei

{/) Abrégé pratvjue des maiadiei de la peau, d'après les leçons da ûsià BJett, par Alph. Cazenave et Schedél. %* édU. " à

(jitaJes. les uloère*. je» iasitiir:- nii «-.-pe:! tr iljl:-'- -r :.- , forface du ci>r:^.

Les tumeurs ricMirrs * a: >r- .-. ^zr^- '..» .ia .r.-^.-. - sot

TOlume qui esa i;i.r.r-f & :.:f- : ..^..- j.; ■ - - .- -i.:-;:^

raison de leur fmir. jt irn- : . ..r- :r «- .- . ?— ^- ^r - .• ,iiifdeleurmod-f- -i fciT.'M.-nâemt.-i:- iir -..- • j^-£-^u-- -. — i«T-qoi le» cona-ti :>?!.•- j.itîia'Ltiï-:.ii — .--.ii-i-a-i-L ...:-- -' *iii*oiitxiDstances. « i#Ln»injL;f-"'t5îiir':; «-■ . i"-*^ ». -^irr^--^ • :• - .d'autres penneii-rz.: t.:i D.tiir:- : .-=: -r^- -r- .- — .i^^. ■ le mou vc me ni •>- -i ftf^uir,n i ..: ,.:; -.- .. -: - ll.-..^-:i d'autres, comoîe o^r^,v.zpr^ "::iTir-:. :-^ "'. ••Hi— . -.- . — : d'une s-jfte d Vrr^.l^-r .

On nomme *-rw^rri.*i f^-'r^^/r;- ^i*- m^--'- z -r-i.. t . *" ■la|*au dêpyr-.-r* ^t s:ii t-iir.-'LjT ■:,--'-■ ^ .. r—

ficiflle» du ch'-hi-s t t l ?• ./'vi: .- .-i- r- :..: = - ^ •- -

On donne le ityz, >r ..^ ri--- • - - . t -r • -j .' ».

Qiiîtê quî »umeo:>ei.: iti» :ir.»"-r- ;«-•". -r.. t . - - * - -»«•

sijfiveui à l'action i- 'r-«ji »..-:"..■• : .. .

■^lloîi occiipeol q .r.-'jx' •-■? -T :•- > * ::-•... -

^e> jM.iat* où la pcÂ-.: -^r j.z:^---. *. r-. <^: ilt-^l. '■'•mme les nariu- s. -•î-î ^'"' :-fi «t i

Lî-S ulcèrti .iCt''2 5».-. I-i» s».'.. .1.»!::

j«run vice ini^rrce o. ..Ci. ^t .'frr-..

rais^'U de leurs ea^^aes- :-.-:*?■ "ii#r-- > .-. ■. -r-

akvi'ée. et d».*s ph»rD >::--:- --s *-ir:'-c; i u.. r- «i.-. :...^:j

•i\l\ fiitu/es \fi*(fjl'J . vl.rrs C.-'. «î.??!:: r-l :■•?' '^.iis- .

îr.iriMnetient iiii •Jeh-r*. ••-.; .-r-r iiit.»'— . u.-.. ^, liiis naturels, soit drrâ ::^>-— '-• ::!•. •-•'>='• - - . .-.

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^wujiiôiiies asst'z reUi-j!': -«:. .7* 5». -; . 't»** : • •. ' wi vûlumc.

Elle L'>t irjrliii'v ial-ra.^r:.-:..: .î- -• ; . . ivsie des must-'l'-s cer»iiM jv •: -:. ^ . . .^

'.al'ixaiion dfs VLTt»-r.re>. dâLis c^.r^.i- r .i- •:.'-.■.. '. -- '•'■' • ■'''• •.nvicalus : elle est furieraênl fiecL.-: -:-. c-* :■'.•■; :<-' '^ -' -' ■ <iàDs quelques maladies accompagnées i-r .•^;,:..^ '^^ * ' l'effet d'une conformation viciouse ou d\.Dr .•:> '.:- '^'^ *^ ;. La partie 'i/^ ^/z tête qui correspond} hj crhi^ 'v^riiîl

-'T'. cl

H 6 DES STMPTÔMES.

symptômes importants ; son «volume est augmenté dans loua kj points chez les enfants atteints d'hydrocéphale congénitale. Leofll chevelu, quand il est atteint d'éry>ipùle, présente un gonfleméà œdémateux^ avec sensibilité sous la pression du doigt. Ces dem phénomènes sont d'autant plus importants à connaître, que la mi> gcur, qui est le signe principal des érysipèles développés sur lai autres parties, manque pres(]ue totalement dans celui-ci.

Chez la plupart des idiots^ on obsen'e que le front est bas, ctni et fuyant en arrière : ou bien Toccipital, tout à fait aplati, se dinp presque verticalement vera le sommet de la têle. Chez d'autres, hi deux côtés du crâne ne sont pas symétriques, l'un d'eux présenlari le plus souvent, vers les régions pariëlales, une dépression plosdi moins considérable. Le crâne offre encore des tumeurs développfa dans les os qui le forment, dans les parties qui le recouvrent, (M dans celles qu'il renferme. Ses téguments sont le siège spécial A quelques éruptions, telles que les croûtes laiteuses et la teigne.

Les symptômes fournis par la face sont exurômement nombreux; les plus importants et les plus difBcilea à exposer sont ceux qa présente la physionomie. Chez l'homme bien portant, elle offre daa son ensemble, comme l'a dit le professeur Chaussier^ un caractère de vigueur et d'alacrité, et son expression est en harmonie anc les objets environnants. Chez l'homme malade, la physionomie pii sente une multitude de nuances qu'il serait impossible de décrire; elle est triste, abattue, inquiète, effrayée, indifférente ou Attentive, quelquefois riante, ailleurs menaçante ou égarée, sans qu'aucune circonstance explique ces modifications des traits qui rentrent tout à fait alors dans la classe des phénomènes morbides.

La symétrie naturelle aux deux côtés de la face cesse d'exister dans les cas d'hémiplégie oii'W paralysie partielle du nerf doit septième paire. Du côté paralysé, la physionomie devient en quelque sorte muette, tandis que, de l'autre, elle conserve son expression ; la bouche est manifestement déviée, et la commissure est à la foi» abaissée et rapprochée de la ligue médiane ; la joue est pendaDte« les paupières ont perdu la faculté de couvrir complètement le globe oculaire ; le sourcil est plus bas, et le front u*offre plus ses rideb naturelles, souvent la narine est affaissée. Toutes ces différenoel deviennent plus prononcées encore quand les muscles du côté sain se contractent avec force, et particulièrement dans l'action de rire. Si la paralysie est ancienne, le nez lui-même finit par participer i la déviation des traits. Dans quelques affections convulsives 00 observe également la déviation d'un côté de la face ; mais àkoÉ c'est le côté malade qui entraîne \e coVé «am. l^au& le tic àsnak

DBS SYHPTÔMES. ^ ^ '

Su- malade est agité, au moment des crises, quel inefois is leur intervalle, de frémissements convulsifs. les altérations nombreuses que Tétai de maladie prut ipas le faciès des individus, il en est quelques-unes qui «.nt lées par des dénominations parlictilit-res : telles "^>nt la faciès stupida), la fatre vultneuse, gripple, hipr>ocratiq'ie. si d obsenation (jue certaines maladies du cerveau, de la •t du ventre, impriment à la face des modifications spépermetlent quelquefois au médecin de déterminer, à Tintes traits, le siège de la maladie.

^vr est marquée par le défaut d'expression des traits, en 3t des yeux en particulier: le malade parait étrangers c»; ure, sans avoir lair de réfléchir intérieurement à quelqtie semble être dans un état d'ivri-sse. Celte esp*-ce de physio- : propre k la maladie typhoïde ( I).

î vultueuse est caractérisée par la turgescence; et la niL^ î celle partie, la saillie des yeux. Tinjection des cnDJonclîstensiou des paupières, des lèvres, rexpansi''n détour 1 s 1 Tobsone particulièrement dans l'hyportrr.phie du weT. |uel<|ue8 congestions sanguines vers la tète, e fjripjtce. qui appartient spécialement aux phIegmHai*> i péritoine, oflre des caractères tuut opp<><és : U fig'ir"': ••-» u, le teint pâle ou livide, les muscles sont cintractés, 1hs en haut ou ramenés vlts la ligne médiar^r. LVxfn sitf n id rigoureux j»ruduit, chez l'humme saiu. 'pK-lqiie ch- ^-^ ue.

e hipfjficrotique a été ainsi appelée parce qu'HipfKÂ-rsit- -i nent bien tracé les traits qui la signalent. On r«.ls*.rv-. s joure avant la mort, chez des sujets qui Sice-rar;*;!/ < '1 s s chroniques ou a des affcclions aignèsqui «^.* ^i>rit r-r- ..delà de quelques semaines. Le nez aigu, l-s yeux vr/ôr.O'-. M'S creuses, les oreilles froides et retirées : U j^eiii d . ::" rii .Miciu'; et s»*che. la couleur plomliée du visaa^*, l»r« i-r^- «.'S et relâchées, forment les principaux Uit'ii^ 1'; !■• f%' •: itiquc, et annoncent une mort inéviiaLle. '!'i;ir;'i '^i*:-. r-. .'*" tos. irlles fine des veilh-s r'xces>!ves. mu 'U-'.'r^-.rur:.' .:* iintî al».>uneucf prolong»'-e, n'y Mnl pa* .n;r/î.;:.tr.>:f.v:r.* ieri,

iala«lies qui ont leur siège dans la l^'ie v^ij*. ji.î, ■>.'. . . .* lier à la physionomie un caractère uuif^rriiv .. ' :. .-' ,.

rîv'-;, stupeur.

118 DBS SYMPTÔMES.

même des maladies de la poitrine et du ventre. Toutefois il estphhsieura affections des organes contenus dans ces cavités dans IM quelles Taspcct de la physionomie est caractéristique. L'appaieMdu sommeil, les convulsions des muscles de la face, la paralysie hi»* térale, l'expression de la fureur ou de la joie, indiquent le plusaot^i vent une lésion primitive ou secondaire, générale ou partielle tkcerveau; la turgescence du visage et du cou. jointe au sifHemenI > de Tair dans le larynx ou aux efforts convulsifs pour avaler ou pour* cracher, dénote clairement une angine. Les maladies du cœur pnh i duiscnt une altération spéciale de la face, et la phthide pulmonailt^ a aussi une expression moins caractéristique, sans doute, mais en- < core assez bien dessinée. La face grippée appartient, comme il aAéi dit, à la péritonite, et la plupart des maladies organiques de l'alh : domen impriment sur les traits du malade un cachet qui les décèle.

Le docteur Jadelot avait cru remarquer chez les enfants uneixvrespondance constante entre les maladies de la tète, de la poitrineet du ventre, et certaines altérations de la physionomie différentes de celles dont il vient d'être question. Voici ce qu'on lit à cet égard dan un ouvrage publié sous les yeux même de ce médecin (f ) : « TVoii traits principaux se remarquent sur la figure des enfants. Le premier part du grand angle de l'œil et va se perdre un peu au-desso» de la saillie formée par l'os de la pommette : on peut le nommer ocu/thzygomatique. Le second commence à la partie supérieure de Taile du nez, et embrasse, dans un demi-cercle plus ou moins complet, la ligne externe de la commissure des lèvres : c'est le trait ncsal^ sur lequel en vient tomber quelquefois un autre qui part do milieu de la joue et qu'on a nommé génal. Le dernier commenœi l'angle des lèvres et se perd sur le bas du visage : c'est le trait labial,

« Le premier est l'indicateur des affections du cerveau et des nerfs; le second et son accessoire signalent celles des viscères abdominaux ; le troisième appartient aux maladies du cœur et -des organes respiratoires (2). »

La face fournit encore beaucoup d'autres symptômes relatifs au% changements survenus dans ses mouvements, son volume, sa couleur, et aux éruptions qui s'y manifestent.

La face offre des mouvements convulsifs dans le tétanos commençant, une immobilité permanente dansquehjues maladies nerveuses,

(1) Maladies des enfants^ d'UfiDERwooD, publiées par M. de Salles^ avec de notes de M. Jadelot.

(2j Le résultat de nos observations n'est pas conforme à l*asserUon du dodeo Jadeht, aujourd'hui à peu près oubliée.

. ini'inbiementâ passagers «Iaxis ;»?!> i»- r^s jt;« ni» à. '-^Js» m»-:- ^ cas de compresiiiHoii cvr^braii». .n zar't.;^fT -sa > "a»— à»;:: sclos do celte rêgî«"«n: mais? i»^û»rri*»:?iL»rai ji oan.fi»-. .zlii— « dtrs côlês lie la îiiCtT et ne 5>w.. :.i2: '.a.- i.:-: ji»-îîîi.r- i'; n-riir

p, lient à rafteCliOÛ is^Jirr: iir. Hi;;!' :'tt.îil. -su» ♦rs.' il : : '."'.^•'kil

•intime.

^e roiurm de hi face .iu^nntrc: . . ::2ii2..»: -ir-îii»fnc *«ii> i':*r uitj chauîzemenls'op«:'re 'Liïiï le Tr^'.tr : . • r:» « «rH* ».- - zmîiienl partiel de cette revrMQ i '.r:.ai.r-ni»?!i: .»:•. lau;? •- .»?!;•:•

; titfvres éruplivr-s. iptri^ Itrî-t» i i^ . 3Ll*:^rîli"î >— .^rtu •."•ia-

s du uez et du « eneau. --t •ia*..^ . à2.iàitr;::»: .*■ «nni» d i.i e "!••:» iflueiicc de la pt>sili'Q h'.-rz c:a.e î. -r-fî i .»-i & .-tti:;. •: •-- :if. lis les cas où faugin-r»ta:ioc -'. .1 ::.t.;i :'..« i :r ■ • . .»- :• -«fa: ' itMil le c«»rfKï. eik-s â«.'ûi -.ri.na; ;::.•*::: ^ratiiiifr^- t a u.y t .:i>r iqiic où •-•lie!* ne le ^j.'Uipâà «ri'.- :- i.izjs .rrs iirr-r? :;*.■»-?* La coloration de la fat»? rr^r"?*. L.e. M:> . -tiii :•- .:.a..ii:.t: r>. •mes c-hanuenifQisquece.i»ï ir:^ a..:.'-rî :îà.:.t-^ .*- •■:.•: fi •::*••b ni«^iiticatioD> «jiii ne âVteaiiei.: p.;- i- r-^-r ir .t •■..".!.- ;■ lée. La rougeur d».- la factr. par -r\rfip -r -r^r. ... -;.•::.. -C*- .'-^ Mjut'Ql: file peut ï'*A:i:\.\fièT y.:s eu:»-:-. •:•«. •.■ :• ■"; -t t . i-r -.'itrî- ;fs de se> parues. La fac»r est dùa r -i-e ": :' ; i-r .-^ lit: . i «i.^r* le» iladies aimiêfr. trl.e r-?i «i'.n r «ij-e :*...- -. : .*-. : .--' .-» . . .: -. :,tz>

udre f«»il difficii»-- la d'.>t:ii' : u •:- ij-> ;r\..i :^i.: : iHce des liv>iénq'.:e> nV>i pt? r.i.ir- :*? •:' r^r:.r :• ir>; *'i ce signe, ainsi q»ie l'a îii.i •.:*rr»er Z. l'^-B- -■: * •- -lU-rln* i-elui qui a ie piU^dt: \a.»:".r ;..• .: \u: ;^:-rL-; .>:- :i".'. Itriiuus. — La face fiem ^w^ ;*':>?: .-- s:-;;.; a .l- r ij-r . - :.iî.-^s- • r-:*. vjjlt!Hireniect cnriue s«ius .- n» r:. ie •'•» r--. •■< .-. liinj'.]»* fiariiriilii-ronïriii »■.• >yriir»i«'»::.T •■:.--/ .-.s :'•r^..^.^-> : . -...: :iiil n'i!î».'cs ou fwirvênu«-jà a l'a^v lt;:;»: .e. — Lt r ..• ■ ; <. .:• > ,'»ni.Min'iies dans les rcil'-ib.'-n.rrni? N'rri.».-> 'i ....-■.:- :..ii:iili»"i«.lir'ni«]nt"s. — Uuelqse!«.'i> tiiee^i tn-rn^rt:^. \-- -*- .î «y plifMiomrii»' avait lié C'.'iisi i»-;.- ;tiiir»-fi»i? c rhra-: ..'.- -. ..-■ «r- ••d.ûii aimir iMi «linaiiqiii- «lu p'.i.m-.n c-orre»jy:.û.i.rLr: :;. = - r. i'[M:nd ;il«ir> piv><]iif !•«;]■ ..«ils i\r la >itiïalion q ...• i- :..i.;i - j::;. InUïi >'.»ii lil : la joi.i' qui ripi.s»,.- ^ul i'ijrtiiier *t<i :,.:> r. j.- .;^.. vlif du r«'»l(' o|i[Hjst.*. — La ruiJiîtin' \ive cl «:irc«.Lï*j:i:'- ■>:> >^.'rii'lt» >. i«»iiili' à la ffàleur di s a«:lris paMie>, e>l .n -::.:••■>«.-,- 'V^ l'.'iil d.^M^ ii.'S allcciions tuberculeust-s. — La '•/'.<.../ y /-u/-*. r; .ii:ffi«'riM' ricl<''n', est ordinairement sensible à la face. •: •>-<;:<-^. ii»nil >ur les scléix)lit|ues, avant de 1 être s; eii- '. ••' t"i.. \

120 DES SYMPTÔIIBS.

apparente lorsqu'elle a complètement cessé de l'être sur le reste . du corps. Dans quelques afiections bilieuses^ la teinte jaunâtre «t^. bornée aux commissures des lèvres et aux ailes du nez. Dans wL chlorose, la région sous-nasale présente souvent une teinte jaune .^ pâle caracléristique avant que les autres parties de la face soient décolorées.

Il est peu d'éruptions qui soient propres à la face : cependant le ^ front est souvent, dans la jeunesse, le siège de boutons d*acné qqi , ne se passent que vers la vingl-cinquiùme année; les lèvres oflrent . fréquemment chez les adultes une éruption d'herpès, tantôt au dé- . clin des fièvres éphémères, et tantôt à la fin des phlegmasies aigoêi ^ peu intenses. La plupart des exanthèmes commencent par cette f& , gion : c'est là qu'on voit poindre ces petites saillies dures et ooni- . ques qui décèlent l'éruption varioiique à une époque où elle n'eit pas encore apparente ailleurs.

Chacune des parties de la face fournit aussi un grand nombre de symptômes : nous allons les énumérer le pius succinctement possible.

Les yeux^ dans l'état de santé, sont médiocrement saillants et humectés, vifs, brillants ; ils se meuvent avec facilité et se dirigent l'un et l'autre vers le même objet; le blanc de l'œil est lisse, sans stries, sans teinte étrangère; la pupille se dilate et se rétrécit d'une manière prompte et égale dans les deux yeux ; les paupières, minces, très-mobiles, également éc artées p(*ndant la veille, recouvrent entièrement l'œil pendant le sommeil ; les sourcils sont un peu relevés. Dans l'état de maladie, le globe de l'œil et les parties qui le protègent présentent des changements remarquables.

L'expression des yeux est le plus souvent la même que celle du reste de la face : ils peuvent être doux, suppliants, menaçants, hagards, effrayés; toutefois, dans le désordre qui accompagne les fièvres malignes et les plilegmasies cérébrales, leur expression peut contraster avec le reste de la physionomie.

Les changements qu'on observe dans les mouvements du globe oculaire sont presque toujoui*s liés à une lésion primitive ou%ef»)ndaire de Teucéphale. Les yeux sont fixes dans la catalepsie, dans l'extase des mélancoliques ; ils sont agités de convulsions dans rhydrocépliale des enfants; le strabisme, ou divergence des axesoptiques, peut se montrer dans plusieurs lésions partielles du cerveau.

11 est un autre phénomène fort remarquable qui se rapproche du strabisme ordinaire, et qui eu diffère à quelques égards : c'est le mouvement isolé d'un des yeux, l'autre restant dans une innnobilité complète; j'ai vu ce phénomène se reproduire plusieurs fuis et très-manifestement chez un enfant hémiplégique, âgé de dix

1» srapTôiin. 1 2 1

I douze ana, à la* suite de oonvolsions épileptiformes qui se rat- Mchaienl ellee-mânes très-probablement k une lésion organique la œrrean. Ge symptAme, joint à un état presque comateux, avait inspiré des inquiétudes très-prochaines, qui ne se sont pas réa-

Le volume da globe de Tœil parait augmenté {œil proéminent) ÔMOB certaines fiàvrea inflammatoires, et surtout dans le cas où un obslaidc quelconque s'oppose au cours du saog veineux dans les finseaux du coa/dans les angines graves, par exemple, et dans Taiphyxie par strangulation ; le volume de Tosil parait diminué, ao ooniraire, lorsque le tissu cellulaire graisseux du fond de l'orbhe devient moins abondant. L'ouverture inégale des paupières lût aussi quelquefois paraître un des yeux plus volumineux que fantie ; mais, ^na tous ces cas, leur volume réel reste k peu près le même. U augmente véritablement dans l'inflammation interne de l'œil et dans l'hydrophthalmie; il diminue dans l'atrophie qui «looëde à il/Sirenteê maladies de cet organe, aux plaies et à certaines opërationa. U peut devenir très-saillant, sans pourtant être plus volumineux, lorsqu'une tumeur développée dans le fond de l'orbite ou dans le crftne le projette au dehors (exophthalmie). Une inflammation du tissu cellulaire de Torbiie produit le môme eifet. Les yeux sont quelquefois chassés en avant par le développement morbide de ce tissu, afiection qui serait souvent liée, suivant quelques ophtbalmologistes, à la coincideoce d'un goitre (1) et d'une maladie du cœur. Sa couleur participe ordinairement à celle du reste de la face ; mais ces altérations de couleur sont presque toujours bornées à la sclérotique ou à la conjonctive qui la recouvre ; enfin il n'est pas rare de voir dans les affeotions aiguës ou chroniques la cornée devenir terne peu de temps avant la mort. La transparence de l'oBÎl est diversement troublée dans les maladies de ses membranes intérieures^ des humeurs qui lui sont propres, et du cristallin.

La cornée présente quelquefois des taches de diverses formes, des phlyctènes, des ulcérations, des collections purulentes, etc. Elle peut faire en avant une saillie considérable dont Teffet est d'augmenter la réfraction des rayons lumineux, ce qui produit le vice de la kvue nommé myopie; d'autres fois la cornée est moins saillante que |dtii8 l'état normal, elle est même aplatie : cette disposition déter-

iae une diminution dans la force réfringente de l'œil et cause la jnitjfiie.

(1) Chomel avait, comme on le voit, dès celte époque (iS&6), observé et signalé klttitn eiophlbalnilque. {Note de r éditeur.)

122 DES 8TMPTÔMB8.

Les mouvements de la pupille peuvent être troublés de diverses manières. Quelquefois celle ouverture offre une dilatation confia dérablc, quoiqu'elle soit exposée à une vive lumière; ou bien elle "^ ne se rétrécit que fort peu et avec beaucoup de lenteur, comme oa le voit dans les affections œmateuses ; ailleurs elle est rétréde, comme on Tobserve dans rophthalmie interne et dans rinflammation des méninges ; elle est presque toujours immobile dans l'amaurose, et quelquefois elle présente dans les deux yeux une laigeor inégale, soit parce qu'ils ne sont pas doués de la même force^soit à raison d*une compression exercée sur un des côtés du cerveau ; 8a forme devient ordinairement irrégulière dans les maladies de Tins. Cette irrégularité aurait lieu aussi dans quelques maladies vernûneuses, d'après l'observation du docteur Jadelot.

Le cristallin ainsi que sa capsule deviennent opaques dans la cataracte ; l'humeur aqueuse et l'humeur vitrée offrent aussi des altérations de couleur dans Thypopyon et le glaucome.

Le professeur Sanson a signalé un phénomène propre a éclairer le diagnostic de plusieurs maladies de l'organe de la vue. Si 1*00 présente une lumière au-devant d'un œil dont les milieux sont pa^ faitement transparents et dont la pupille est dilatée^ soit par l'effel d'une amaurose, soit par l'action de la belladone, on voit trèsdistinctement et constamment trois images de flamme. De ces trois images, deux sont droites et une est renversée; elles sont situées en arrière les unes des autres. La plus antérieure, qui est la plus apparente, est droite ; la plus profonde, qui est la plus pâle, est droite aussi ; et la troisième, située entre les deux autres, est renversée. Cette dernière est la plus petite des trois, elle est plus pâle que l'antérieure, mais plus vive que la postérieure. Ces trois images manquent complètement lorsque la cornée est opaque. Si l'opacité occupe la face antérieure de la capsule, les deux images les plus profondes manqueront ; si elle est bornée à sa face postérieure, l'image renversée sera la seule qui manquera. L'existence des trois images est un signe certain que le cristallin et sa capsule sont tout à fait transparents. Ce nouveau moyen d'exploration de l'œil permettra donc de distinguer sûrement dans quelques ca^ obscurs l'amaurose et la cataracte noire, le glaucome et la cataracte ordinaire (1).

(I) L'Expérieuce, n» i, 1837. t. I. p. 1. MM. Bardinet et Pigné, élè^-et d6 M. Sanson, ont prouvé, par une série d'expériences faites avec soin en présenee du professeur, que l'image antérieure est produite par la cornée; la moyenne est réfléchie par le segment postérieur de la capsule, et la postérieure par son aegmeDl antérieur.

DES SYMPIOMES. 12:<

On a dans ces derniers temps cherché le moyen d'explorer les futies profondes de Fcnl. A Taido d'un appareil réflecteur et d'un Terre grossissanl, on éclaire rintérieur de l'oiigane, et l'on peut apprécier les cbangemeota sunrenua dans la vaaculariaation de la réàiie et dans Taspect de cotte membrane.

Les parties comprises par Baller sous la dénomination de tutamhm oeuli présentent, chez l'homme malade, de nombreuses altëratioDs.

Les paupièreê offrent quelqueFois, dans la manie et l'idiotisme, des moaTements rapides et répétés, un ciignotemeni (hippus) perpétnel ; d'autres fois elles ne se meuvent qu'avec une lenteur extrême el à des intervalles très-éloignés, comme cela a lieu dans les fièvres adynamiques. Elles sont pesantes dans la céphalalgie, suivant rexpression de quelques malades ; elles sont rapprochées et fernent Fœil dans les affections comateuses : dans certaines ophtbalnies oe rapprodiement est aùcompagné d'une forte contraction des «Mcles. Elles sont, chez quelques malades, entr^ouvertes pendant le sommeil ; chez d'autres, pendant la veille, elles sont inégale- ■ent écartées i droite et à gauche, comme on le voit dans l'héucrioie^ rhémiplégie et dans quelques affections aiguës du cerreau. Dans la paralysie faciale produite par une lésion quelconque du nerf de la septième paire, les paupières ne peuvent plus se rapprocher parce que le muscle orbiculaire a perdu en partie sa contractilité. — Le volume des paupières augmente avec celui des parties voisines dans l'érysipèle de la face et dans l'oedème; le gon* flement y est en général plus considérable, à raison sans doute de k laxité du tissu cellulaire qui entre dans leur structure : on les a vues dans quelques cas devenir brusquement le siège d'un emphysème i la suite d'une contusion de la racine du nez, du sourcil, ou après des efforts violents pour se moucher. Dans l'un et dans Tautrc cas, l'onphysème était consécutif à la rupture des parties osseuses qui forment la voûte du nez ou l'arcade sourcilière. La coloration des paupières est ordinairement analogue à celle de la face. Leurs bords libres sont habituellement rougeâtres et tuméfiés dans la blépharitc chronique; ils sont renversés en dedans ou en dehors dans Ventroet Veeiropîon, Leurs bords adhérents, et surtout celui de la yûère inférieure, sont souvent marqués par une ligne bleuâtre : dit alors que les yeux sont cernés. Ce phénomène a lieu chez

mooop de femmes pendant la menstruation. Dans les deux sexes^

I veilles, les fatigues, l'abus du coït, la masturbation et les éva- ^ÊÊioDB excessives, peuvent le produire.

La cmfimctive devient plus humide et ordinairement plus rouge

dans les fièvres éruptives, dans le typhus, dans le choléra, et surtout dans rophthalmie. Elle se gonfle à des degrés divers dans l'inflammation et peut former une sorte de bourrelet rouge et saillant 1 tout autour de la cornée (chëmosis). Son humidité naturelle pardi quelquefois diminuée : on dit alors que les yeux sont secs. Dans quelques cas, le mucus qu'elle exhale forme des stries blanchâtres sur le globe de l'œil : dans les aflections graves, le malade n'en a pas la conscience et ne cherche pas à s'en débarrasser.

La cafxmcule lacrymale fournit peu de symptômes importants; elle est d'un rouge vif dans les maladies inflammatoires, et devient pâle dans les maladies chroniques. Quelques auteurs ont considéré la pâleur de ce petit organe comme un symptôme qui accompagne constamment Thydropisie ; mais cette assertion est inexacte. Il se développe quelquefois à sa surface dos poils dont le contact irrite l'œil et produit des ophthalmies rebelles.

Les cils sont quelquefois chargés d'une sorte de poussière, et pins souvent de chassie, dans les affections de l'œil et dans les maladies aiguës graves. Leur déviation produit aussi des inflammations opiniâtres, et leur chute est souvent le résultat de l'ulcération du bord libre des paupières. Leur longueur considérable a été signalée par quelques médecins comme un des attributs de la constiiution scrofuleuse.

Le sac lacrymal devient gonflé, rouge, et s'ulcère par l'effet d'un obstacle qui s'oppose au passage des larmes dans le canal nasal. La môme cause donne souvent lieu à l'écoulement des larmes sur la joue, (-e dernier symptôme, qu'on nomme épiphora^ peut aussi être produit par l'obstruction des points et des conduits lacrymaux, ou bien encore par la paralysie des paupières ou le renversement de la paupière inférieure.

Les sourcils sont relevés dans le délire furieiix des fébricitants et des maniaques, déprimés dans la mélancolie et la céphalalgie intense. Ils s'élèvent et s'abaissent alternativement pendant l'inspiration ot l'expiration, dans les maladies accompagnées d'une gone considérable de la respiration. Quelquefois ces mouvements altcTuatifs ont lieu seulement dans un des sourcils, tandis que l'autre reste immobile. Dans la paralysie du nerf facial le sourcil du c<>té malade est abaissé et ne peut pas se rapprocher de celui du çM opposé. "^

Le front j dans l'étal de santé, est ordinairement uni et serein. U devient ridé dans les maladies douloureuses et convulsives ; il 08^ souvent des boutons et des exostoses dans les affections syphilitique» invétérées.

DIS STMPTÔIIIS. Iâ5

Les tempes^ pleines et unies dans IVtal natiin-!. deviennent ivocaves vers la fin des maladies ai^ês im chroniques. On a olékrnê que leurs arioivs superficielles nfl'raiout des battements filus m&uifcstes dans les maladies où Fimpulsion du sang vers la it'te esl augmentée.

Les joues, fermes et arrondies chez Tliomme sain, plus cc^lorées àux pommettes qu'ailleurs, peuvent être, chez Thomme malade. .i^ntées de mctuvements coiivulsifs ou frappées de paralysie : dan> ce dernier cas, elles sont flasques, et se laissent distendiv par les aliments dans la mastication . par l'air si le malade essaie de >«v.2fSc.r nue lumic^re. L'une des joues ou toutes deux augmentent de \-" lume dans les fluxions dentaires et dans quelques afToctions Jl-» sinus maxillaires. Elles sont quelquefois parsemées de plaques • ;i de pustules rouges et persistantes, désignées sous le nom de couf^effjs»: (guita rosci), que ({ueltjues médecins ont considérées comme liées à une aflection particulière du foie.

Le fies, qui concourt peu à l'expression de la face, ne fournit qu'un très-petit nombre de symptômes. On a quelquefois observé qu'il était dévié à dmilc ou à gauche pendant les convulsions, et rouge avant l'épistaxis. Il est gonflé et luisant au début d*un érysipele qui m.' s'étend pas encore au reste de la face. Il s'effile par degrés vers l;i fin des maladies aiguës et chroniques. Sou extrémité devient liviilo et gangreneuse dans quelques fièvres adynaniiques ou par Miitc (l'un frrjid excessif.

Les narines méritent aussi (pielque attention : leur dilatation e>t

rapide et eonvulsive, au moment de rinspiratinn, dans les alile-

li:)iis où la gène de la respiration est considérable ; quand la fai-

bUfsse et la maigreur sont portées au plus liuut degré, elles sont au

oonii-aire resserrées, comme on l'observe dans la face hipfiocratiqne.

Dans la paralysie du nerf facial, la narine du même côté est

iimnithile : non-seulement elle ne se dilate plus dans les mouvt--

mcnlii il'inspiration, mais souvent môme elle s'alFaisse. Los narines

s<*nt quelquefois remplies par nu mucus noirâtre dans le cours des

ti»vres graves ; elles présentent une éruption croilteusc au déclin

de linéiques maladies légères, et des gerçures habituelles ou fn*-

queDtt'N <liez les enfants sorofuleux. Qnelques-unes des tumeurs

développétrs dans les fosses nasales peuvent être aperçues dans l'in-

lériifnrdrs narines: elles peuvent même se montrer en dehors du

cesouveruires.

Les/érr«, chez l'homme sain, sont libres «t souples dans leurs mouvements ; dai «, elles sont rapj»rocliées, fermes, sowVv?-

Ques par l'aclioD l des; leurs Jx>rds sont lisses, avro\\À\s^

124^ HS STMPTÔMBS.

e: J\itte ciMiWor rom. Dans la maladie, elles offrent des altératÎQii i (or. impivrtAiites relatives à leur position, à leurs moaTementSy t^ kHir w4aino« à leur couleur, à leur ëtal de sécheresse ou dlmni- ^ diio vH aux éruptions donl elles sont le siège.

Elles AHit pendantes dans les fièvres adynamiques et dans Tagouî^ ^ diverses affections ; très* éloignées Tune de l'autre dans b luxatitm de la mâchoire inférieure en avant ; serrées et contractéei dans les grandes douleurs, tremblantes dans quelques maladiei nerveuses ; elles sont tout à coup poussées en avant et brusquement (VartiH's à chaque expiration dans quelques affections céréhrales: iiu dit alors que le malade fume la pipe. Les lèvres sont entraînées à dn>ite ou à gauche lorsqu'un des côtés de la face est affecté de pralysie on de convulsion ; dans ce dernier cas, ou donne an «^ptônie dont il s'agit le nom de tpasme cynique {spasmut cymcus) ((); quand les deux commissures sont entraînées en sens contnùre, c'est K^ rire sardonigve {risus sardonius) (2),

On u observé que la lèvre supérieure était fort grosse chez les M^rofuliMix, mais cela souffre de très-nombreuses exceptions. Le gonflement des deux lèvres précède et accompagne les éruptions iriieriW^ qtii s'y développent au déclin de quelques affections aiguës. Leur commissure est souvent le siège de ces plaques muqueuses '■ v^ dont lo développement est une des manifestations les plus conununes d6 lu syphilis constitutionnelle.

Leur couleur est rouge et vermeille dans les maladies inflammatoires, (>àle dans la chlorose et l'hydropisic, bleuâtre dans le rrisson des fièvres intermittentes et dans les lésions organiques du iHi^nr. liS succion habituelle des lèvres et leur compression entre les urendes dentaires^ leur donnent, chez certains sujets, une coloration d'un rouge vif qui, dans la chlorose, pourrait tromper le médecin s'il s'arrêtait à cette apparence.

Les lèvres sont sèches, ordinairement lisses, quelquefois fendillées, dans les fièvres graves : elles peuvent offrir alors un enduit sec et noirâtre, comme celui qui couvre les dents et la langue. Toutefois cette sécheresse et ces enduits de la muqueuse buccale peuvent exister dans les maladies les plus légères, et même dans l'état de santé, chez les personnes qui dorment la bouche ouverte^ ,^ La nécessité de dormir la bouche ouverte se rattache à une dit sition anatomique qui, je crois, n'a pas été signalée ; elle coi dans une conformation vicieuse de la voûte palatine qui, à la nia<!>^^

(1) Rucdv, )euvoc, chien.

(2) On prétend qu'on a donné ce nom au rire convulslf, ] çaefo/s produit par l'usage d'une plante qui croit en Sardaign

wère des voûtes en ogive^ forme un cinlre élevé sur la ligne médîâDe, et étroit k sa base entre les arcades dentaires : de là résultent i la fois le rëtrëciasement des fosses nasales, l'entraînement en hant de la lèvre sopërienre, et la nécessité de tenir la bouche ouverte pour respirer, soit dans l'état de veille, soit surtout dans le sommeil, qui est ordinairement accompagné de ronflement et de sécbede la bouche. Cette disposition se transmet par voie d'bé- ; on la retktNive quelquefois cbez tous les individus d'une même famille.

Le mentom participe aux cbangements qui surviennent à la face ; il en est peu qui lui soient particuliers : seulement il est dévié de l'aie du corps dans la luxation d'un des côtés de la mftcboirc ; il ert soavent déformé dans la fracture de cet os. II est aussi, dans fielques cas, le siège d'une éruption dartreuse qu'on a désignée «os le nom de meniagra. Il présente dans l'agonie, au moment des dernières inspirations, un abaissement convulsif qui précède immédiatement la mort.

Les régions parotidiennes offrent, dans quelques affections, un gonflement remarquable, qui peut avoir son siège dans les glandes elles-mêmes ou dans le tissu cellulaire qui les recouvre. Ce gonflement, qui se montre dans le typhus et dans plusieurs autres maladies aiguës, soit à leur commencement, soit vers leur terminaison, appelle toute l'attention du médecin. On le désigne conmiunément sous le nom de parotides. Il se montre aussi primitivement dans Tinflammation simple de ces glandes, qu'on désigne commanéroent sous le nom d^oreillons. Il peut être borné à un côté, ou s'étendre tux deux à la fois ou successivement ; être à peine sensible, on très-considérable, etc.

Les artiiles deviennent livides et froides dans le frisson des fièvres intermittentes; elles sont rouges et brûlantes dans le paroxysme de presque toutes les maladies fébriles, et surtout de celles qui sont accompagnées de congestion sanguine vers la tête. Le conduit auditif externe peut être le siège de divers écoulements : il en sort du mocns, du pus, de la sérosité, du sang, et quelquefois des fragments osseux. M. le professeur Laugier a signalé la connexion qui inste entre les fractures du rocher et l'écoulement par l'oreille d*un knide séreux quelquefois très- abondant. Cet écoulement, qui h4 d'abord été regardé comme constitué par le sérum du sang, bÉait, d'après des recherches plus récentes, fourni par le liquide Nj^bàlo-racbidien, ou même, dans certains cas, pourrait, suivant oelques observateurs, venir des cavités labyrinthiques. Dans quelaffections, Tair qui pénètre dans la cavité du tympan par la

128 DES STHPTAmES.

irnmpe d'Eustachi peut sortir par le conduit auditif externe afec assez de force pour agiter une lumière placée devant son orifice, oa^ pour produire une espèce de gargouillement en se mêlant au pus ^ qu'il entraîne. Ce conduit peut être rétréci ou oblitéré par des v^é* tations ou des polypes, par In gonflement de sa membrane interne, par l'accumulation ou la dessiccation de la matière qu'elle sécrète, par la pression qu'exercent sur elle un abcf's formé dans son épaisseur, une tumeur développée dans sou voisinage. La saillie de l'apophyse mastoîde peut être augmentée par suite d'une maladie de l'os ; d'autres fois on observe une atrophie de cette éminence, consécutive le plus souvent à la carie.

La chute complète ou à peu pK*s complète des cheveux, est un phénomène qu'on observe dans plusieurs affections du cuir cbevela, particulièrement à la suite de certaines éniptions syphilitiques oa darlreuses ; on la désigne sous le nom à* alopécie (i) ; elle peut s'étendre au reste du système pileux, à la barbe et aux poils des aisselles et des parties génitales. Dans quelques cas fort rares, ce phénomène se montre soit partiellement, soit sur tout le corps, sans altération préalable de la peau et sans infection syphilitique antérieure.

Dans quelques malndies, et plus particulièrement dans les tubercules pulmonaires, on voit les cheveux s' éclaircir graduellement et no plus former qu'une couche si mince, qu'elle laisse apercevoir facilement le cuir chevelu. Hippocrate avait signalé cette chute incomplète des cheveux, qui m'a paru presque constante chez les phthisiques, lorsque ramaigrissement est pan^enu à un certain degré. Il est ordinaire de les voir tomber pendant la convalescence da typhus et des fièvres érnptives. Les cheveux blanchissent quelquefois eu peu de jours h la suite d'une grande secousse morale. Ils prennent une couleur verte chez les ouvriers qui travaillent le cuivro, rouge chez ceux qui préparent le minium.

Dans la teigne, les cheveux tombent et sont remplacés par des loufles lanugineuses éparses sur le cuir chevelu. Dans la plique IMïlouaise, l'entrelacement inextricable des cheveux, leur feutrage^ vs\ le principal symptôme de cette singulière maladie.

Le rntt augmente de volume dans quehpies angines, dans le goitre il diminue avec les antres parties dans ramaigrissement gêné s;» l<»ngueur paraît alors plus considérable. La distension desv siiperticielles du cou, des jugulaires externes, le reflux ondulttj du sang dans ces vaisseaux, depuis la clavicule, où il est très-f^i

(1) k/b>T7r,l, renard. On dit que cet animal P8t sujet, dans sa vieiU c/jute des poils.

DBS snmôxES. 129

>Dt, jusqu'au voisinage de la màcboire. où il cesse de l'être, ont été gnalés comme appartenant a ranévrysme des cavités droites du eur ; mais des observations plus exactes ont montré que ce reùux lieu presque indifféremment dans les maladies des cavités dnâtes i des cavités gauches, et spécialement dans les rétrécissements .*s oriiices (i). Les pulsations des artères carotides sont fréquentes lus l'anévrysme actif du ventricule gauche : elles précé lent quellefois le délire dans les maladies aiguës. Le gonflement dt-s ganions lymphatiques est aussi un des symptômes les plus importants le présente la région cervicale. Il accompagne et (HiécitKle quel* lefois les éruptions aiguës ou chroniques de la face et du cuir evelu et l'inflammation des amygdales. Le gonflement subit de s ganglions survenant avec un appareil fébrile annonce ifuni' mat-re presque certaine l'apparition prochaine d'un érysipèle de la x*. Celui qui se montre lentement est souvent la conséquence me altération 8ur\'enue dans une des dents les plus voisines. Les ganglions situés au-devant du muscle sterno-mastoidien sont incipalement aficctés dans Térysipèle facial, dans la scrofule, dans iigine. L'engorgement des ganglions sous-mastoïdiens et cerviux postérieurs se montre souvent, sous forme aiguë, dans les fiées exanthématiques et dans Térysipèle de la partie |>ostérieurc du ir chevelu : il accompagne presque constamment, sous forme ronique, les éruptions syphilitiques, ce qui lui donne une valeur iportante dans le diagnostic de la syphilis constitutionnelle. La fioitrine, qui doit ofl'rir chez l'homme sain une grandeur pro- ^rtionnée à sa stature et à sa force, est étroite et plate dons la itliisie pulmonaire , elle est bombée dans l'emphystVme pulmotire. Elle ofirc dans le rachitis des vices de conformation variés et •mbreux que nous ne devons qu'indiquer ici, parce qu'ils appar- 'iiuent à l'histoire du rachitisme plutôt qu'à la pathologie générale. s tt'guraents qui la recouvrent deviennent tW^minces dans les tlaciies chroniques ; dans la dernière période de la phthisic, ils forlit entre les côtes, dans la totalité ou dans une partie de son éteur. des enfoncements profonds qui correspondent aux points où [(«•ration des poumons est plus avancée. Dans l'empyème, au jtraire. et par une raison facile à comprendre, onobservu ordiirement une saillie plus prononcée dans les espaces iqtercostaux SdiL endroits qui correspondent aux côtes: cette disposition se "^ eiK^re dans le pneumothorax ou dans l'emphysi^me porté

E) 11 ne faut pis eonfoodre avec le poulsï veineux les vibrations communiquées Ifoefois aux jogolr artères soas-jacentes, ou les alternatives de àWa-

» et drailkiaMOM ^n iOMirements respiratoires.

130 DBS SYMPTÔMES.

au plus haut degré. Elle n'est appréciable qu'autant que les téguments ont peu d'épaisseur. Il est un certain nombre de cas dans lesquels un des côtés de la poitrine est plus volumineux que l'autre:, cette disposition morbide peut dépendre de deux causes opposées, de Tagrandissement d'un des côtés, où du rétrécissement de l'autre; en sorte que tantôt c'est dans le côté le plus large, et tantôt danslc côté le plus étroit que le mal a son siège. L'agrandissement est le résultat de la dilatation des vésicules pulmonaires ou d'une accumulation de liquide et quelquefois de gaz dans la cavité de la plèvre. Le rétrécissement est presque toujours consécutir à un épanchement. et par conséquent a ragrandisseinent du même côté de la poitrine: le poumon qui a été comprimé pendant im certain temps ne reprend plus ou ne reprend que tros-leutement ses dimensions, et les parois de la poitrine, en se rapprochant de ce viscère, perdent nécessairement une partie de leur ampleur. Le docteur Corrigan et d'autres mé(le(;ins anglais ont. décrit, sous le nom de cirrhose du poumoHj une maladie caractérisée par l'atrophie et la destruction du tissa vésiculaire avec dilatation dos bronches, et dont un des symptômes est raiTaissement du côté correspondant au poumon malade. Une portion plus circonscrite du thorax peut offrir une ampliation ou un rétrécissement partiel : Tampliation se montre par une convexitéoo voussure plus ou moins marquée ; on l'a observée quelquefois^ mais le plus souvent d'une manière obscure, dans des épanchemeots pleurétiques bornés à la hase d'un des côtés de la poitrine, et pltis manifestement dans quelques anévrysmes artériels qui font saillie sous le sternum ou les côtes, dans les péricardites avec accumulation de liquide, dans l'hypertrophie du cœur, et dans quelques emphysèmes pulmonaires partiels. Mais, afin d'éviter toute erreur, il faut se rappeler que, d'après les recherches de M. le docteur Woillez (1), le côté droit de la poitrine est normalement plus étendu que le côté gauche, et que l'avantage qui existe en faveur du premier varie de i/!2 centimètre à 3 ; que, chez les gauchers, on observe une saillie antérieure gauche qui parait dépendre, dans la plupart des cas, de l'augmentation d'épaisseur des parties molles et des muscles en particulier. Quant au rétrécissement partiel, on l'observe spécialement sous les clavicules, dans certaines formes de la phthisie tul culeuse, et plus rarement vers la base du thorax, après la lion d'épanchements pleurétiques bornés à cette région. Pour II apprécier la valeur de ces dilatations et de ces rétrécissements dii du thorax, il importe desavoir que, chez u n grand nombre d'indivkk^ ^

(1) Recherches sur Vinspect. et la mensur, de la poitrine. In-S», Paris, lS98i' . ■

on 8T1IPTÔMB8. 131

nnsque celte dÎBpoBition soit portée aa point de coDstituer an vice lÉrieux de confonnation, la symétrie du tliorax n'est pas parfaite ; hin des côtés est plus saillant sous la clavicule et offre plus de largeur entre le sternum et l'épaule que le côté opposé ; mais dians ces ea% la régioa postérieure offre une disposition inverse : le côté le phi lirige en avftnt est plus étroit en arrière, et celui qui semble dépiiaé sous la clavioole offre dans la région scapulairo une disposilioi opposée. Il n'en est pas ainsi dans les rétrécissements et les dilitfttioDs qui résultent des maladies des poumons, du cœur et de . leurs meoibranes, et la connaissance de ces faits devra mettre à (Un de toQte erreur.

Les mamelki présentent aussi quelques symptômes dont il sera fWBtion ailleurs.

Les ipwUi sont ordinairement élevées et saillantes chez les 'fhUsiqQes; l'une d'elles devient plus basse que l'autre dans la enirbure latérale du tronc «gnalée par Laënnec chez les sujets ^MflJDtsoD convalescents d'un épanchement pleurétique considéralie et prolongé. La saillie d'une des vertèbres dorsales est le symplOmeleplus important du mal de Pott, Dans rhydroracbis, on distingue sur la région vertébrale une tumeur molle, fluctuante, ^lelquerois pellucide, et le toucher fait connaître l'absence d'une en de plusieui*s apophyses épineuses. L'excavation de la partie inférieure du sternum, chez quelques ouvriers, est le résultat, non fone maladie, mais de la pression exercée habituellement par les Btrument^ dont ils font usage. Cette difformité est très-fréquente éa les cordonniers ; elle est quelquefois congénitale.

L'exploration de la poitrine par la percussion, l'auscultation et la Maoration, fournit encore beaucoup d'autres phénomènes trèsimportants qui seront exposés dans les articles consacrés aux symptAnes fournis par la respiration et la circulation, et dans le chapitre ^D dngDostic.

Uaôdomeny dans l'état de santé, a un volume variable, selon les )iftVidus, et une résonnance médiocre ; il est ferme sans dureté, et Qp/e sans mollesse.

La peau du ventre est généralement lisse et plus ou moins blanf. Chez les femmes qui ont eu un enfant et surtout chez celles qui Mit eu plusieurs, on observe le plus souvent à Thypogastre et vers flancs des rides et des plis blanchâtres ou bleuâtres auxquels fonne le nom de vergetures et qu'on a présentés comme des inp œrtaÎDS d'accouchements antérieurs. Mais il faut se rappeler ces vergetures manquent chez quelques femmes qui ont eu des pte, et qu'on les rencontre quelquefois chez des individus des

132 DBS SYMPTÔMES.

deux sexes dont le ventre a été antérieurement distendu par une accumulation considérable de sérosité ou même de graisse. — C'en surtout sur la peau du ventre qu'on observe les taches rosées lenth)| culaires de la fièvre typhoïde et du typhus. — Les veines sous-cuUp nées présentent, dans quelques cas d'ascite, un volume plus oonri* dérable, et parfois un véritable roseau variqueux dont il sera question ailleurs {circulation veineuse). Il existe chez beaucoup de ' femmes enceintes, sur la ligne médiane, depuis l'ombilic jusqu'au pubis, une coloration brunâtre due à une sécrétion plus abondante du pigmentum, qui se montre aussi quelquefois eo dehors de la grossesse. — La ligne blanche présente quelquefois, surtout dans la moitié sus-ombilicale, un éraillement fort étroit, difficile à reconnaître, dans lequel une très-petite portion d'épiploon pent s'engager. Cette liernie, appelée improprement hernie de fettùmac, a souvent donné lieu à des vomissements opiniâtres et à un dépérissement considérable qui ont fait croire à l'existence d'un canoer stomacal, et qu'un bandage a parfaitement guéris. Il est donc de la plus grande importance, chez les sujets qui vomissent, d'explorer avec un soin particulier tout le trajet de la ligne blanche, aussi bien que les autres poiuts du ventre où des hernies peuvent se f<»mer. EnGn, à la suite des accouchements, on voit parfois la ligne blanche amincie et éraillée permettre aux intestins de former i l'extérieur des tumeurs considérables, et môme on a vu dans dei grossesses subséquentes la matrice se renverser au-devant du pubis, et former dans ce fK)int une énorme hernie.

Le volume du ventre peut augmenter ou diminuer dana l'état de maladie; son augmentation peut être partielle ou générale. Dans ce dernier cas, elle est presque toujours due aux gaz accumulés dans le conduit digestif, ou à un liquide épanché dans le péritoine, ou à une exhalation exagérée de graisse dans les parois et dans la cavité abdominales. Une accumulation médiocre de gaz dans les intestins augmente le volume et la résonnance du ventre : on nomme météorisme (meteorismus) (1) cet état de l'abdomen. Si 4'accumulation de gaz est plus considérable et que le ventre en soit distendu, c'est le ballonnement ou la tympanite {tympanites) (î) ; ces deux mots expriment donc deux degrés du môme phénomène ; ajoutons que le def- j nier a été plus généralement consacré aux maladies chroniquw l'autre aux maladies aiguës, et particulièrement aux fièvres grs^ ves {'S\ \

(1) Mirtupiffp^';, de fiiriwpcCi élevé.

(2) T^«Kv«v. tambour.

Il, p. 66.

Le ventre est fréquemment le siège d'un gonflement partiel. Les f)ochondre8 sont tuméfiés dans lei maladies du Toie et de la rate;

observe tous les jours le gonflement de la région épigastrique is les dyspepsies fiatulentes; la yessie, distendue par l'urine, me à lliypogastre une tumeur ovoïde qui s'élève quelquefois qu'au nombril ; les intestins, l'estomac, l'utérus, les ovaires, les ndes mésentériqueSy forment aussi, dans diverses régions du lire, des tomeurs plus ou moins distinctes au toucher et quelîfois à la vue : il en est de même des kystes, des collections puantes qui se développent dans cette cavité, etc. Ces diverses leurs, selon leur volume, peuvent être très-apparentes, ou ne nontrer que par une rénitence obscure et profonde. jSl diminution dans le volume du ventre peut également être gé- 'ale ou partielle.

je ventre diminue de volume dans beaucoup de maladies ébroues par l'eSetde l'amaigrissement général; il diminue prompte- Qt, mais d'une manière bien moins marquée, dans quelques affec- 18 aiguës, dans les violentes coliques, et en particulier dans celle

est produite par le plomb. Dans les fièvres adynamiques, dans fiammation du péritoine, le ventre s'affaisse souvent peu de' ips avant la mort : on observe même quelquefois un affaissement iblable chez les sujets qui meurent bydropiques. Le ventre linue et augmente alternativement de volume dans quelques ïctions, et particulièrement dans l'hystérie et dans le squirrhe des •s intestins. Un des signes les plus importants de cette dernière «tien est une alternative de constipation prolongée avec intuscence progressive du ventre, et de selles abondantes et mal borées, suivies immédiatement d'affaissement des parois abdomiles. Dans Thystérie, au contraire, l'intumescence du ventre surnt rapidement par suite de l'exhalation gazeuse, et, le plus souit, elle disparait avec la même rapidité sans qu'on obser\'e aucune iciiation. La diminution partielle du ventre est plus rare que le aflement circonscrit ; elle est relative plutôt qu'absolue, et suele ordinairement à ce dernier : telle est celle qu'on observe à pigastre dans quelques affections nerveuses, à l'hypogastre après xcrétion de l'urine longtemps retenue, dans les hypochondres «|u'un engorgement du foie et de la rate se termine favorableînt, etc. Toutefois une diminution partielle a réellement lieu dans lelques cas assez rares : telle est la dépression de l'épigastre et du me gauche dans les cas oii l'estomac ou la rate abandonnent ces îgions et se rapprochent de l'hypogastre ; Morgagni en a c\Vé \iYv\wrs exemples. Bans ces derniers temps, M . Rayer a au%^\ c ~

134 DBS SYJUPTÔMES.

talé que le déplacemeat d'un rein pouvait également donner Uenk ce phénomène. Dans un cas où les deux reins paraissaient plied| transversalement sur le racliis, la région lombaire était dépriméed aplatie comme les deux côtés d'une selle (1). Pour bien apprécier cette disposition, il convient de placer les malades à quatre palkL La fermeté du ventre est généralement en rapport avec son f(^ iume; Tune et Tautre augmentent et diminuent simultanémeiiL Néanmoins le ventre est quelquefois fort dur, quoique sonvoluM soit diminué^ comme dans la colique saturuiue. Une résistance issolite (le tout le ventre est quelquefois le seul symptôme local qui puisse faire reconnaître une péritonite chronique. Le ventre devienl mou dans certains cas d'hydropisie, quand la quantité de sérosiléi diminué par l'absorption ou par une ponction.

La forme du ventre varie à raison de la maladie qui en augmente le volume. Dans Tascite, le ventre est dilaté, surtout d'avant en a^ rièrc, et quelquefois l'ombilic, soulevé par la sémsité qui le distend, forme une |>etite tumeur pellucide surajoutée à la vaste tumenrqtf représente Tabdomeu. Dans le gonflement œdémateux des paroî du ventre, au contraire, le plus grand diamètre est transversal, lei flancs acquièrent une largeur extraordinaire et le nombril est enfoncé. Dans Tun et l'autre cas, le ventre tombe, selon l'expressioi vulgaire, du côté où le malade reste incliné; il conserve, d'ailleurt une forme assez régulière. Il eu est autrement dans le cas où Taug' mentation de volume est produite par la présence d'une tumeai enkysi ée, ou par raflection organique d'un des viscères. Danscei derniei's cas, à moins qu'il n'y ait simultanément ascite, le venin offre dans sa forme une irrégularité remarquable, au moins dausb première période de la maladie ; car, dans une période plus avancée, rhydropisie ovarique peut distendre uniformément la ea\iU abdominale, et acquérir des dimensions que n'atteint pasTascilc la saillie qu'elle forme alors n'est pas notablement modifiée parle: différentes positions (|ue prend la malade.

Le ventre présente encore dans plusieurs points, et notamment ^ l'ombilic, à l'anneau inguinal, à l'arcade crurale, au niveau dei trous obturateurs, des tumeurs qui se montrent et disparaissent. ou tout au moins augmentent et diminuent dans des circonstances déterminées, et qui sont furmées par quelqu'une des parties naturelle' ment contenues dans ralxlomeu et actnellcnient engagées dani Vone des ouvertures indiquées. Ces tumeurs, qu'on nomme herni»^ «Bwnlrent quelquefois aussi au thorax cl a la tête; mais elles sont

DBS SYMPTÔMES. 135

ares sur ces deux parties qu'elles sont communes à l'abdomeD. ^ons inguinales sont encore le siège de plusieurs phénomènes ^portants, tels que les bubons dans la syphilis et dans la peste. ' i aussi qu'apparaissent, le plus ordinairement, les abcès for- Ds les régions iliaques et au-devant de la colonne vertébrale. organes de la génération fournissent quelques phénomènes ants : les maladies vénériennes y ont presque toujours leurs )mes primitifs ; ce sont des écoulements, des ulcères, des véns qui se manifestent aussi au pourtour de Tanus. Ce dernier outre le siège spécial des tumeurs hémorrhoïdales. erge a un volume plus considérable que dans Tétat ordinaire « enfants caleuleux, chez ceux qui s'adonnent à la masturba- :liez les adultes qui se livrent inmiodérément aux plaisirs de r. Elle est, chez la plupart des malades, dans un état perma- 6 flaccidité ; elle disparait sous les téguments dans quelques ms du scrotum et de la tunique* vaginale. Elle disparait éga- , mais par l'effet d'un spasme violent, dans les accès de colipatique ou néphrétique. Dans d'autres maladies, telles que la rrhagie et le satyriasis, elle est, au contraire, souvent ou lellement en érection. Les testicules sont ramenés fortement l'anneau dans la néphrite caiculeuse, dans la névralgie ilioe et dans les coliques violentes; dans quelques cas, cette ré^ n des testicules est accompagnée d'une douleur locale très-vive. dyme et le cordon sperma tique sont le siège ordinaire de iflammation connue sous le nom de chaudepisse tombée dam trses, et qu'on a longtemps considérée comme occupant le le même, tandis que cet organe n'est que rarement et seconeni affecté. C'est au c<»ntraire la glande séminale elle-même enflammée dans l'orchite (|ui succède quelquefois aux oreil- A tunique vaginale, distendue par le liquide qu'elle exhale, siège ordinaire de l'hydrocèle, qui occupe aussi quelquefois on spermatique ; on lui donne alors le nom d'hydrocèle enkysscrotum est considérablement lumétiè dans l'anasarquu, dans nies inguinales volumineuses, dans les abcès urineux, dans es formes d'éléphanliasis, elc.

(grandes lèvres, chez la femme, présentent également, dans nditions semblables, un gonflement plus ou moins considéon les a vues aussi être le siège d'une inflammation très-vive Lit succéder à celle des parotides et alterner avec elle, comme amation des testicules chez l'homme; il n'est pas rare d'y trer des abcès, qui ont souvent f)our point de départ l'inition de la g]aDde vulvo-vaginalc. La vulve esV, eu

.'U DES SYMFTOMSS.

>,«.xf X Ui«.^r:ùijOs et de végétatioDs d'origine sypbilitîqiie: les fhr k {uc> :uutjue«:;Ms s*y montrent tK'S-souvent, et en gnnd nomîirtSH >ju N . oe<:r\e des aHectîons herpétiques, eczëmateases, on d'anties^ utix \ioiis jiirtreuses, qui sont chez beaucoup de femmes acoompt- ^iK\> .i une sensation prurigineuse très-pénible. D n'eil pastrèir -.%ie â > iviKvutrer des tumeurs lipomateiises ou stéalomateuaes. '.k's >:raiKi^ lèvres peuvent quelquefois, ainsi que le ditorô, être 'rappot^s d'une véritable hypertrophie. — On \ remxmtre lesdive» \ic\*t^ do v.viirormation qui caractérisent l'hermaphrodisme femelki L'i Ji\orsi*s tuniours dont le p>oint de départ est dans le vagin on l'ali'tusi. kiutia, (K'udant la grossesse, on y remarqoe quelquefois on «.iexoK'pivniout variqueux de veines qui souvent n'est que le ivélode k\ \uw iiialadio plus grave, du thrombus ou tumeur sanguine, qû . M' luoiiiiv s|KViaU*ment pendant le travail de la parturition.

Loi» iiuf9Hiirt fournissent un assez grand nombre de phénomènes 4 lu!i\ai(4oiiialologie.

UsM'ut inmiobiles et souples dans la paraljiiB; leur immobilité otoi uixvuipai;uôo do laideur dans certaines iormes de phlegmasics k'i do lualadios organi(|ues du cerveau, dans les affections rhumsll^ul:4U^^, dans los crampes et les convulsions toniques : leurs mouxvaii'iiis suiit ilêsDnionnés dans quelques névroses, telles que Is cIk»2\v, lopilopsio cl Thystérie.

I.oiii wklumo augmente et diminue dans les mêmes maladies qui .11 u-iniiuoul Taugmontation cl la diminution du reste du corps.

l 11 \lo.^ nionibivs devient quelquefois œdémateux et engourdi^

k (M|u uuo luuieur imprime les vaisseaux et les nerfs qui s'y dis-

iiLKioai. { ae tumeur placée dans l'excavation pelvienne ou dans

ic« i\Kv«e.<« iliaques produit ces changements dans la cuisse corres-

•K luîuiiu' , le l'His les offre souvent dans Tanévrysme de la crosse de

^oiko, cl ijuelquefbis dans les engorgements des ganglions axil-

biitve^ Ce.^ (»héiiomènes dépendent principalement de la gêne qué-

'ivviii^ la vavulaiion veineuse : on observe fréquenunent alors, et

^ ^«^4 MiUlueaee de la même cause, un développement variqueux des

. .uvc« xi^tvi ti\'it*lles. — Dans Téléphantiasis des Arabes, les mem*

»v * v\.^».ai acquérir un volume énorme accompagné d'une défo^

.^..o.i [sik \vé a fait comparer à des membres d'éléphant. 4

' ..« ucai.tîcs offrent souvent un gonflement partiel, limité soi ^

..\ .iU<v»i.iiioiis, soit aux intervalles qui les sé|>arcnt : le premier

. icu i^UAA e ilianiatismc articulaire, dans l'hydarthrose, les tu-

iiivui>< »**iavucs. eie. ; le second, qui est beaucoup plus rare, aété ^

«\uv4V(uviui». .'OM^rvé dans le scorbut,o ù les muscles sont le siège

il iji^ L-juiiuauiMi ^^ s»ang entre leurs fibres ; des phlegmons, des

abcès, des aoévrysmes^ des exostoses, des kystes hydatiques, ou f'fêulTes productions morbides, ont aussi produit ce gonflement partiel comme ils peuvent le produire ailleurs.

Les membres diminuent de volume dans la paralysie, et surtout dans cette maladie qui a été décrite par M. Cruveilbicr sous le nom de paralysie musculaire atrophique^ et que M. Aran a nommée atropkie musculaire progressive. Celte diminution porte spécialement iur les membres impotents, sur les deux cuisses dans la paraplégie, MUT le bras et la cuisse d'un côté dans Thémiplégie. Lorsque la paralysie a lieu chez les enrants, l'accroissement en longueur est quelquefois lui-même retardé, de telle sorte que le membre paralysé est, au bout de quelques années,, plus court que l'autre de plusieurs pouces, en même temps que son volume est beaucoup moindre. Cette atrophie s'observe encore à la suite des luxations spontanées.

Les extrémités des membres présentent aussi, sous le rapport du volume, quelques changements remarquables. Sans parier des maladies dont elles sont le siège spécial, comme la goutte ou la carie, les mains sont tuméfiées dans la scarlatine et dans la variole; on remarque aussi, dans la pléthore, que l'intumescence générale est beaucoup plus prononcée aux mains qu'aux autres parties; le gonflement des doigts est quelquefois tel, qu'ils ne peuvent plus être fléchis. Béclard ayant observé, chez plusieurs enfants atteints d'anévrysmes du cœur, une largeur de la dernière phalange qui donnait aux doigts la forme de petites massues, avait rattaché cette disposition des doigts aux lésions du cœur, et en avait fait un signe de ces maladies. Dans ces derniers temps, cette forme des doigts a été considérée comme se rencontrant spécialement dans le cas de tubercules pulmonaires. Ce phénomène ne nous parait pas avoir, sous le rapport séméiotique, toute l'importance qu'on lui a attribuée.

Le volume des pieds augmente aussi dans quelques afl'cctions, et particulièrement dans l'auasarquc commençante, dans la goutte, etc.

Les altérations de couleur que présente la peau sont, dans quelques aflfections, plus prononcées aux extrémités (|ue sur le reste des membres et sur le tronc; telles sont la coloration livide qui a lieu dans le frisson, les marbrures qu on observe dans quelques lièvres adyuuniiques, la teinte bleuâtre qui survient dans le choléra asiatique, dans les maladies du cœur, et toutes les fois qu'il existe une gêne considérable dans la circulation pulmonaire ou cardiaque. Nous avons vu les téguments des pieds présenter une couleur grisardoise, et des sillons profonds et réguliei-s, avec gonflement et doreté de leur tissu, chez une femme aiïcctéc d'éléphantiasis.

Les ongles mérhentpeu d'atienlion sous le rappovlOie \a ^^i

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matologie; ils sont pâles ou livides dans le froid qui marque le pre- j mier stade d'une fièvre inlermittente ; ilsoflFirent une teinte jaunâtre'^ dans rictère. Hippocrate avait observé qu'ils se recourbaient ches 1 les phtliisi()ues; ce phénomène ne se montre, en général^ d'une manière bien prononcée, qu a une période avancée de cette maladie et loi*s(]ne raraaigrissement est déjà considérable. M. Beau a observé que dans le cours des maladies de longue durée, leur nutrition était modifiée, que l'ongle conservait une dépression dont la largeur corresfiondait à la durée de la maladie, et qui était d'autam plus éloignée de la racine de cet organe qu'ua plus long temps s'était écoulé depuis le retour à la santé.

Tels sont les principaux symptômes fournis par l'habitude extérieure; il en est plusieurs autres dont nous n'avons pas parlé, parce qu'ils se trouveront plus naturellement placés dans l'exposition des symptômes fournis par chaque fonction en particiilier.

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