DES SYMPTOMES FOURNIS PAR LES 0BGANE3 DK LA LOCOMOTION
Les organes de la locomotion sont, d'une part, les os et leiin annexes, et de l'autre les muscles. Les os, qui servent de base et de soutien à toutes les autres parties et en déterminent la stabilité et la rectitude, sont les organes passifs des mouvements; les muscles eo sont les organes actifs.
§ 1". — I.,es symptômes fournis par les os dépendent le plus souvent d'affections bornées à ces organes. On voit néanmoins la syphilis y produire des tumeurs, le scorbut déterminer le décollemeot des cartilages et de leurs apophyses, lorsque celles-ci ne sont pas encore complètement soudées au corps de l'os; l'affection tuberculeuse s'y montre par le gonflement et la carie.
La difformité des parties et la gêne des mouvements sont les deux principaux symptômes des maladies du système osseux. La difformité accompagne presque toutes les fractures et les luxations ; elle est encore manifeste dans l'ostéosarcomc, et surtout dans l'ostéomalacic, ou ramollissement des os. Dans cette maladie, parvenue i son plus haut degré, les membres ne sont pas seulement inhabiles à la station et à toute espèce de mouvement régulier, mais encore ils reçoivent toutes les courbures qu'on veut leur donner.
La gène, ou Yimpombilité du-jnouvement accompagne presque* toutes les affections de ces organes; tantôt le mouvement volontaire est seul suspendu, et le membre peut recevoir le mouvement qu'on
DBS STMPTÔIIES. 139
Inî communique, comme on le voit dans les fractures ; d'autres fois |lbuie espèce de mouvement spontané ou communiqué est également impossible^ comme cela a lieu dans l'ankylose et dans quelques luxations.
Un autre phénomène non môios remarquable est la crépitation (crtpitatîo). On a nommé ainsi le bruit particulier que produit le frottement des fragments d'un os rompu dans sa continuité, ou séparé des apophyses ou des cartilages auxquels il est naturellement uni. A ce bruit correspond une sensation spéciale perçue par la main qui explore leiwmbre fracturé; il ne faut pas croire cependant que la crépitation suppose toujours Texistence d'une fracture : dans certaines inflammations des gaines tendineuses, dans certains épancliements de sang, dans certaines altérations des surfaces articulaires, dans l'emphysème du tissu cellulaire des membres, dansées kystes remplis de petits corpuscules qu'on a comparés à des grains de riz, on peut sentir une crépitation véritable ; mais une main exercée la distinguera facilement de celle qui appartient aux solulions de continuité du tissu osseux.
Les os mis à nu par l'effet d'une plaie ou d'un abcès peuvent offrir à l'œil même, des altérations dans leur couleur et dans leur structure; ils deviennent quelquefois d'un blanc terne, ou prennent une teinte noire ; ailleui*s leur tissu se ramollit, fournit une sanie plus ou moins abondante, et s'affaisse sous la pression d'un stylet mousse qu'on y enfonce avec facilité {carie),
La destruction lente d'un os dans une portion plus ou moins grande de son étendue donne aussi lieu à des symptômes plus ou moins remarquables. Cette destruction survient quelquefois sans cause évidente, dans le mal vertébral, par exemple, où elle produit la courbure anguleuse du rachis. Elle est alors, suivant plusieurs iiuteurs, consécutive au développement et au ramollissement de tubercules dans le tissu osseux. L'usure du sternum et des côtes par une tumeur anévj^smale permet au sac de faire saillie au travers des |)arois thoraciques. Les parois du crâne elUs-mômes sont quel(|uc'fois usées par des tumeurs fongueuses, et l'on distingue par le loucher, en les déprimant un peu, le cercle osseux qui les entoure. Dans ce dernier cas, avant que la destruction du tissu osseux soit tout à fait achevée, la lame très-mince qui reste encore fait entendre, lorsqu'on la comprime, un bruit comparable à celui du parc/temin desséché, bruit que l'on retrouve également dans certains kystes osseux des mâchoires. Dans d'autres cas, les parois osseuses Ho crâne acquièrent une épaisseur considérable et formenf ' h-
loses remarguahles par leur élévation et leur durcie.
140 DES RVMPTÔHES.
I II. — Le^ m u£f /es offre m dans leurs roncliotis de» cliangei beaucoup plus Dombroux el plus varias. Leur action peut êtred| mi'ntëe, diminLitii;, abolie ou purverliti du diverses manières.
Vaugmentulion de la force uiiiseulairt! n'a élé observée que dans un petit nombre d'afTectioiis nerveuses, el en particulier ohez les maniaques : souvent on loa a vus rompre des liens Ircs-forts et sidégager dos mains de plusieurs individus.
La force des contractions est diminuée dans la plupart des mnladies : la démarche est vacillaniG, la slHtiou est pénible ou impossible, les .mouvements Tuiblcs vl incerluina; la lassitude leur tiunÀle promptement, et souvent même les précède ; beaucoup de malades sont obligés de rester en repos; qiielques-uus ua peuvent quitter le lit. Parmi ces derniers, il en est qui ne sauraient se mettre sur leur séant, prendre eux-mêmes leur boisson, se retourner, ni mouvoir leurs bras : dans les cas extrêmes, la main du malade, abnadoujjée à elle-même après avoir été élevée, retombe comme un corps inerte qui obéit aux lois de la pesanteur. Il est un genre particulier d'altération de la contractililé musculaire qui n'a paï reçu de dénomination spéciale, mais qui n'est pas moins important à signaler ; c'est celui qu'on observe presque constamment dans io maladie typhoïde, à des degrés divers, qui a lieu souvent di-s Ii' début de cette afTeelion, et qui devient alors un des signes les plu» propres à Qxer le diagnostic. Cetie alléjation de la contractililé musculaire consiste en une sorte de lilubalion ou tremblement, d'incertitude dans la démarche et dans les mouvemenlB, qu'on a comparée, avec raison, à celle que détermine l'ivresse. La dimioDlioii dansia force des musclesa lieu, mais avec quelque différence, dans ta paralysie incomplète; elle peut, dans ce dernier cas, être bornée à quelques parties, comme l'aireciion dont elle est le symptôme.
L'abolition complète du la conlraclilité musculaire et du mouvement constitue la paralysie {paralysis) (I); dénomination qui s'applique à la privation du sentiment comme à celle du mouvement, et à la perle simultanée de ces deux facultés. Aussi, dans le langage médical, doit-on dire, pour éviter toute équivoque, paralysie du mouvemenl, paralysie du sentiment, ou de l'un et de l'autre. Lu paralysie du mouvement est générale dans les affections coma- \ icuses, dans la syncope, l'asphyxie, etc. On la désigne plus communément alors souB le nom de résolution des membres. Le nom de jiaralyiie générale a été donné, dans ces derniers temps, à UDi' miiladieparticulièi-e du système nerveux, qui s'aggrave lentQj
de icafoXÙAi, je délie, je letÂd».
et se rattache le plus souvent à certaines formes d'aliénation men- Ule. La lésion simultanée des deux hémisphères ou de la protubérance annulaire peut paralyser les deux côtés du corps. Si la paralysie occupe seulement un côté du corps, c'est l'hémiplégie hemipiegia) (1) ; sa moitié inférieure, c'est la paraplégie ou para^ dexie {fmraplegia, paraplexia) (2) ; le bras d'un côlé, la jambe de autre, c'est la paralysie croisée^ qui est fort rare. La paralysie est inelquefois limitée aux deux poignets ou è un seul, comme on le oit souvent dans la colique saturnine, et plus rarement dans le yphus, quelquefois chez les écrivains, chez qui elle est bornée «a loignet droit. Certaines paralysies partielles ont été attriboées . la diatbt^se rhumatismale. Souvent la paralysie ne porte que ur les muscles destinés à un seul ordre de mouvements; c'est ce lu'on observe surtout dans les paralysies saturnines, où les muscles xtenseurs étant principalement affectés, les poignets et les moins ont portés dans une flexion constante et forcée. La paralysie peut léme, à ce qu'il parait^ n'occuper qu'un seul faisceau musculeux : 'est du moins ce qu'on a soupçonné dans cette espèce de paralysie e la langue où cet organe perd seulement la faculté d'articuler quelues lettres, et conserve en apparence ses mouvements de totalité, lans quelques cas de lésion cérébrale, limitée aux origines des nerfs e la quatrième ou de la sixième paire, on a vu la paralysie bornée ux muscles de l'œil qui reçoivent leur contractilité de ces nerfs.
La perversion de la contractilité musculaire peut offrir de nom- •reuses variétés :
1* Le tremblement [tremor) consiste dans une agitation faible et Qvolontaire, attribuée par la plupart des physiologistes à la cou* raction et au relâchement alternatifs des muscles, ou à la conraction alternative des muscles opposés. Ce symptôme, qui peut tre général ou partiel, a lieu dans le frisson des fièvres intermittentes ■t dans quelques névroses ; il est souvent déterminé par l'action du Qcrciire et du plomb sur l'économie, quelquefois par l'abus du café t des liqueurs alcooliques; il a lieu fréquemment chez les vieillards •arle seul effet du progrès de l'âge.
2** La raideur (rigiditas) constitue une autre espttce de perversion le la contractilité musculaire : la force réelle des muscles est dimi- Quée,el en même temps ilsoilVcnl plus de résistance au mouvement ]u'on cherche à leur communiquer, comme on le reconnaît en prenant le bras du malade pour le tirer hors du lit. Cette roideur existe
II) kturtXrrjia,, rfAiirXn^ia, de lîlawj;, moitié, et rMaata^ je frappe. î) Uap9i:r>.r.;{a^ de crXTaow, je frappe; «apâ, nocenter.
aussi pour le malade lui-ni<^mc; il do peut mouvoir ses membres que leolemeDtel avec efTon, La raidijur, comme la paralysie, pM s'étendre à loua les muscles, nu 5lre bornée h no côlé du cot\is. 1 une moitié de la face, à quel(]<iesrauBcles; elle est plus souvent lié« Aune maladie du cerveau, et ftpéctalement au ramolIisBcmeat Idflammatoire de ce visciVre.
S'JLa rrinnpe {cram/ius) esl une contraction courte, mais pctin» nonle, d'un ou plusieurs muscles, accompagnée de dnreié (!■ leur lissu. de douleurs vives, d'engourdi^semenl et d'impostiibffit d'exécuter aucun mouvement de la partie qui encsl alTcclée. L crampe ae fait particulièrement sentir dans les muscles du mc4te et de la plante du pied. Beaucoup de personnes y sont sujettes din l'élst de sanlé : elle est fréquente chez les femmes dans les dernier mois de la grossesse; elle accompagne quelquefois l'iiyslérie et i colique des peintres. Elle a presque constamment lieu dans les dî verses espi-ces de choléra.
i' Le toubresaul isubsullui lendinum) esl une secousse, un Im saillement transmis aux tendons pat la contraction involontaire el instantanée des fibres musculaires. Ce symptôme est plus maaifeste iTextrémilé carpiennede l'avant-bras que partout ailleurs. Od le reconnaît en examinant le pouls du malade. Il esl commun danslei maladies aiguës, de forme 8taxiqiie,el dans le ramoUiseemeal de li moelle épluiiTe.
5° \j& cat-phologig oa carpologie (carpholotjia) (I), carpologia S consiste en unt' sigilation automatique et continuelle des maiDS e des doigts, qui lantôt semblent chercher des flocons dans l'air, e tantât roulent ou paljient de diverses manii'res et sans but les drap el les couvertures du lit. Ce symptôme qui accompagne rréqaein ment les maladies aigucs les plus graves, se présente quelquefoî eouB une forme un peu différente : le malade cherche continuelle ment à enlever 1« duvet des draps ou des courerlures ; c'est le en eidiame icroeidismusj (3), que beaucoup d'auteurs twnfondeut avec \i carphologie.
6' Les convulsions {convvlsiones) (i) consistent eo des cootraclinni involontaires des muscles. On les distingue en cloniqnes et ioniques (5).
(I) Koipfn, nouDj Xtfu, je ramiBar.
(?) Kipni;, carpe, pirtiede la main, je rameue avec la main.
la] Kpuiiïi!:», Cemot, qui, en sljlengur^, veut dire être aux petits aolnï.birt H aiat, gigullle ôter le dui-el.
14) De eoHvrlUrt.KcoaeT.
•h) Quelque* auieurs ont vautu établir une dlttinctîon entre la convulsion eib anasDiB. Ma ont rtaervé le nom de timi'utsioiu à celle» qu'on noninte clonlqaei, (I
A. On donne le nom àeconvul$ionsclonique< %tpasn,' flonkî '1 • «i des contractions violentes et involoniain.'S. alterna ut avec le re»àdiement des muscles contractés, on plutôt avec la contraction à^< muscles opposés. Ces convulsions se pn^duisent sou» do foniie^ très-variées dans les attaques (riiystérie : la plupart des femoieb jettent leurs membres adroite et » gauelie. se frappent el!e»-m^me& sans en avoir la conscience, fléchissent et étendent rapidement ks ivant-bras, les doigts et les membres pt:lvien>. Chez d'autres, kcorps s'élève et s'abaisse alternativement pendant pn-s^^ut:- toute îa durée de Tattaque, surtout quand leurs bras sont fixé» f^rde:» liens. Nous avons vu à Thospice de la Salpêtrière. dnns one des saile^ d^: Landré-BeauvaiSy une jeune fille hystérique qui, dans chacune d*.- i^f-^ attaques, après avoir éprouvé les mouvementsconvulsifscnJinair'.'*'. se relevait tout à coup sans avoir pris ct^mnaissa née : imh. tenant les bras étendus, tournait avec rapidité sur elle-m«'mejusfju'ârt; qu'elle tombât de nouveau : le calme ne tardait [>oint à renaître, lue aiitre jeune fille, quenonsavotisvue àrilôtel-DIeu, rriulait liorizontaienient !iur elle-même pendant ses attaques, et liare^iurait ainsi i^uU: la longueur de la salle. Ces convulsions eloniqu^s ne >ont p;j<* toi.jo^JSB ffénéniles: elks sont quelquefois partielles dans divt.'rv.-^ njaladic"» nerveuses, et même dans l'hystérie et l'épilepsie Le d«K-lMir WInjtt a oh.servé un exemple fort singulier de sp^l^me^ prirtiel> chez «ine jeune tille âgée de huit ans; les muscles maAS^iters et temf/ra^x »^ ointractaient et se relâchaient alternativemeutet à des inieivaiieé^aux, de manière à imiter les pulsations du cœur, avet: eell«: difft'rênct* que les contractions de ces muscles avaient lieu plusder-ent quarante fois par minute, tandis que les mfiuvenjcntT^ du «œur i/al- [aient pas au delà de quatre-vingt-dix dans le même temp». Une vive traveur fit cesser ces contractions, dont la cause était inc/nnue, et qui avaient résisté aux moyens de traitement juyjue-ï alors t-m^ ployés. On peut encore rapprocher des convulsionï» cloniqii'rs ««s secousses soudaines qui surviennent involontairement dans h-s membres en repos, ktX i\\\Q Gaubius a décrites sons les noms tin pal - Ifitationsdes membres,
B. Dans \es convulsions toniques (s fjosmi tonici) i^j. la r-ontraclion 'les muscles est perinanentt», en sorte que la pîjriie nll'eeiée est
le nrim de ■7/a^//2e■f au\ convulsions tonique:*. Mai», rorniiie i ohi»er\i! f^iMtelli, le* n.o't iipa;»uic» et convulsions ont toujours ëté erriplo\èft (oiiinif synon)»!**», et, a:tiM que nous Tavons dit ailleurs, on ne doit pas changer l'acception que l'uiia^f a consacrée pour chaque mot.
îi; 2::aaaô;, de tmifù^ je contracte; x).-:!*'-;, tumulte.
'^i\ To>c;, tension.
m DES SVHPTÔNBS.
dans lin état d'immobiliu^ absolue, qu'aucun effort inlérienr ou cxlèrJourDepeut vaincre. On dislingue par le nom do fi^foni^w (1^ ta coniraction égale et permanente de tous les muscles. Si la contraction des muscles antérieurs est pins fwle, et qu'elle proluiseU flexion de la tête sur la poitrine et la cowbure du tronc en avant, on donne à ce phénomène le nom A'einproil/iotonos (î) ; si le curp», au ooûiraire, est fortement renversé en arric-re et que la partie postérieure de ia télé se rapproche de la gouttière vertébrale, c'eal l'o/j/sfAofonoï (3). Enfin, dans le cas où les muscles d'un côté secontractent plus fortement que ceux de l'autre, et od te tronc est incliné ■n* latéralemeDI, c'ei*i je ploarosthotonoi (4). Quelquefois, dans les con- ^L vulsions Ioniques, le corps est incliné à la fois en Brrii'-re et de côté, ■• comme noiisavons eu occasion de l'obseKerciiez un jeune homme dont l'ubservation est consignée dans le Journal de médecine (5). Lï suspension de la respiration, qui a lieu dans le plus haut degré des convulsions tétaniques, porte à penser que le diaphragme \m-mèm prend part à ces convulsions.
La convulsion permanente ou tonique n'est pas toujours générale, elle est quelquefois bornée à une partie, aux muscles élévaleursde la mâchoire- par excmplu, et aux déducteuredes lèvres; elle porte, dans ce cas. le nom de irismus (li}. Le spasme cynique et le rire ssrdonique, dont il a été question précédemment, appartiennent ausil aux convulsions toniques.
C. Les libres musculaires qui entrent dans la com|X)sition de l'estomac, des intestins, du coeur, de la vessie urinaire, peUveoleHes être le siège de convulsions analogues à celles qu'on obserre dans les muscles soumis à le volonté ? Parmi tin grand nombre de Jtaits propresà éclairer cette question, l'émission de l'arine et des matières fécales, du sperme même, dans les attaques d'épilepsie, les vomissements dans l'hystérie, sont autant de phénomènesqin portent il crofre que le trouble de la contraciilité peut occuper à I» fois les muscles qui sont fjous l'çmpire de la volonté, et ceux qui n'y sont pas soumis. Cet étal convubif une fois admis, le rapporiera-t-on uix convulsions toniques ou cloniques? Cette dernière question, (jtri n'offre au reste que très-peu d'intérêt, nous ]iarHÎt tout à fait insoluble.
II) TiTavdm, je tends.
(1) fi^npootav, en devant; nas;, leniioa.
(3) Ainati>, BTi arrière i :ev«ï, tenaion.
l\\ n).vtfirAti, deeâtd; rin(, tension.
(S) Tome XXIX, année iSii.
fit) TfiPjii!, timement.
DBS KVHITOHeB.
T*Cno8«lre perrereiou ou anomfi/f'e(I) d<; lacoDlracIilik- mos- Jaire est celle qu'on obserrc iIhua lu cataUpiie) [cattUcptit) (9) : te ilade conserve, peudani lonle l'nttatfue, ia même pmilion qu'il ihaii moment ud il ennuie saisi, ou prend rctie qu'on lui cotnmiqiK.', quelque hieoniinode d'ailleurs qu'elle puisse ^tre. Il l'y a !i Je roideiir, coinme on peut s'uu convaÎDc^rc par la facilité avec quolle les metniwaa reçoiveal le mou vement qu'on leur communi- *e : mais le bâsojnde reldclieniom qu'éprouv«il priitii|i(eiuent,cIaDik
Èi de sanlê, les luiittclej en conlrarlion, ne se fait pas seutir dans lUlepsie. G'e8[ presque loiijoui's clicz les Teniines hysK^rique» se montre cesymplâioe. Nous l'avons vu reparaître rùgiilirre- ,t de deux en deux jours chez une femme aliénée, Ueal ime tané de la catale paieqnc nous avons eu occasion d'otjsiener une Tmi^ IIS laquelle le malade conserve la même winaiion qa'il araii au i>menl de l'invasiDu, mais ne peut pas garder œUe qu'on luioMnimique : les niembris cèdent à une puissanct: extérieure qui leur iprimeiiDesilitatiou iionvelle; mais, ausgitôl que la piiiwiance œwe *gtr ils reprennent leur première position. 8° La perversion de la contractiliKf maantlaire, qu'on olMerre ms In darise de saint Guy (rkorea swiclî WU/ii], eut fort reotarlable. Si le malade veut rester en repos, il éprouve de» Mjcouaae* biles dans les membres ftfTt.'ctés ; s'il v«nl porter la main ver» lelque objet, il se manireste en loi deux sorlea de mouveoieiiu 'i«]ue opposés ■ l'un volontaire, qui tend i l'apfmidierda but ; mire involontaire ol irrésistible, qui l'en éloignif : <?n '•■rti* qui; i-e ■.-st jtunais que par une s^rie de ligoes oblique» t-t iUrrT.i'iiit>t l'ilpBrvienliratteindre. Ces deox ordre* (feinouvemeoi* exiftcrit i«si dans les membres inTerieurs, ft rendent la ourcfae irrfguliiftf , »aulillante ; de là le nom de darug ou ckorée qu'oa a donné è eette taladie. '
9* Il est encore une autre attomatîe de laconirarlililé mmcnl^iri ni doit ^tre si^alt^e : les mouvemcnta De pca«r-at atoir li'Tfi 'une manière régulière qu'autant qu'ils sont exécnlé* iW-a-faf«leleat; iU devicuaeut imparfaits quand U* aoni aixymplia W^ emeor.C'est ce qu'on «ol«erT<'chezqneUp>eB intlividosqui rwtjw»*»lientpoini marcher, mais qui pouvaient encore wiurir; c'*^! f^ ln'on voit aussi, ci^nune l'a remarqué Gauhivt, i-liez imnacfmp 4* )«rsi>Dues qui bégayent quand elles parlent tmH;roe>il. elclrtt^ vèâbut disparaît quand elles [<a'rIeot vite.
ft;prttMir.i,
1 0° Nous plaçons eofio, à In suite de ces lésions du mcK la contracture, qui onDsisle dans ta rigidité permauente etd des muscles, et le plus ordiuairemcut des muscles fléchîsseura organes, dont la longueur cl le volume diminuent en même tempe qu'ils deviennent plus durs, formenlalors, an-dessous des tégumeM soulevés, des cordes inflexibles qni s'opposenl à l'extension im membres. Ce phénomène reconnaît ordinairement pour cause une lésion de quelque point du système nerveux.
Tels sont les principaux symptômes l'ournis par les organes aclift ei passifs de la locomotion : ilscnncouri.-ni à compléter ce que ooirt avons dit sur l'habitude cx^rieiira.
Oûsl'éial de santé, la voix est sonore, éLenduc; elle se prête, |Wt ses inflexions, aux senlimcnts divers que l'homme éprouve ei qu'il veut exprimer. La pacolC] ou la voix, articulée, est communéniL'ni libre et distincte.
1 1", — Dans la maladiflj la voix devient rarement plu* fortf ; w sympt<ïme n'a guère lien que dans le délire. Elle est plus /àiWe dans un grand nombre d'alloeiions et dans celles des organes vocaux el respiifttoires en particulier. Iilllc peut être enlièrementabolii-, ce (Jui constitue Vapttonie {aphonia} (1). Ce symptôme ne doit pas olre confondu avec la mussilalton {inussilatiû), dans laquelle la langue M les lèvres se roeuvenl comme dans l'acte de la parole, sans qu'fl.yijl production àes sons. On g observé l'aphonie et la mussiialion duu quelques maladies a^uês; elles ne sont pas rares dans les névroses, surtout dans l'Iiyslérie. L'apliojiic existe consiaiument dans la dernière période du croup; elle peut auflai dépendred'une maladie ilii cerveau, de la moelle ou des nerts récurrents. Quand elle persiste ^ l'étal chronique, elle dépend généralement de quelque ulcération qui a détruit les cordes vocales : ces ulcérations sont presque tou jours de natnre syphilitique on tuberculeuse; ol, dans ce dernier cas, , . elles coexistent avec une phthisie pulmonaire, comme cela rdwihti surtout des recherches de M. Louis. L'aphonie qui remonte à pl»^ sieurs mois, et à plusieurs semaines, doit presque toujours faire ,cniindrc nnephlhisie pulmonaire: elle est, dans quelques circoUtances, le premier signe qui la révèle. Il est une aulre cause toute
{ij A prlvalir, çfrtB, voit.
DES svuptoues. 1 17
^tsiqued'apbonie : c'est lorsque, par le fait d'uue plaie rracht^ile b larvDgée, l'air ne passe plus par la gliitle en quanlité sufBsaDie pnr faire vibrer lescordes vocales.
Lavoix offre des chuiigotuimcsdaassoa ton comme dans s«rori-e: Ausledclire ou dans sou imminuDce, elle devient pli's claire kI fb» accentuée, aigvè dans certaines angines, sifflante dans le léMaM,rauçue, enrouée ou tmlée.Aitas la plupart des maladies aigaéaon ebroaiques du laryns, noiammeiil dans l'affection lultertuleuae de «BCor^ane. dimsl'hydrophobieet mf^I1leda□slaphthîllie puloKJnsrre tns conjplicaliun di; lubercule.s liuyiigéB; naionnéf dans dtverx-N ■Sections de la mcmbratit: {liim luire el dee tunstIk'H, ei surKioi duM le cas àa divisioa &a voile du puhis et de la vndle palatîtie : Huordanle dans quelques maladies du larynx, rommi- l'a •iti^env Perlai, ihez une Temme dont la voix ilevemiit alUTiialivemeni ei brugqttement aiguë et raiiqiie pendant qu'elle parlait. I)un« qui;U|uii nriétés de la mélancolie, la voix, comme l'attitude dn matodaa, imite celles de certains iinimaux,du chien el du toup, par exemple: cesTariélés^e lamélancolie uni reçu, par ce nioiir. Ii-n iioniH[«nJailiers de cynantkropie ( I ) l'i de lifcanlhropie (S). 'Jui'lqufS ht ■b-nijuespmfërcnt invulonlaireraent, et i;elu quelqucfoin |ici)tiiiui |fli>amn umées, des cris (|tii rappetleul ceuxd^ cnriMUUtnimmt. Iî[i£n, il est d'observation que U siu-dit^ eiiir.iln'- un etianf^emcM <luu la voix qui, nVtant plus réglée parl'ouïe. liiiit par offrir '|nef- >|uc chose d'iuacceutumê dans son timbre et <laa* m* ni0tou»ii*.
§ II. — La paroie présente un certain nombre à'MUàntirmt qur peuveat accompagner celles de lu voix, on se manifeMerw^'il'-s
I* Duia quelquL-8 lièvres graves, le* mots an sont finiuotici* 'jo- h ttr^silaiil et à voix tremblante : c'est Vhetitétio* (vox tremuJa,.
£* Le bégaiement {balliutiei) est un vice de la ftaitAv qui «'«if» l"M- à la libre aitjculation de cenaines leiircs ou «jlbl^» fui. iprts un effort court el impuissant poitr les prtia'>iioer.a"uir'-|>>-t^ i^ee vitesse: le bégayement survient dans ifuelqua* «fTMntfiu* du u^neauetdans les lièvres graves ; il est. oimmi^oaNkii.coni^rtii'^l •-liifiiini-Jques personnes, et lié sans doute à quelque ttor A'-iffinui-
i MlHHL
v 3* La parole est lente dans beaucoup de maladie* ; elle iM irvt^ai r Utpnmpte dans d'autres ; ailleurs, elle a lieu avec une 'jrawb t"*i-
Mii^.-^fnoc a plusieursToisobservécedeniier ftjmptiOaiMa't •\i\^t^
dcsaoeài de fièvre intermittente.
Ât"* Portai a doaaé des soins à une femme qui commençait à parleiB^ avec peine, mais qui ne pouvait plus se taire une fois qu'elle avail* articule les premiers mots ; elle était entraînée, malgré elle, à exprimer par des paroles toutes les pensées qui se présentaient à son esprit ; en sorte que, même étant à l'église, elle ne pouvait pas toajours réprimer ce singulier besoin. C'est la même femme qui présentait la discordance des sons dont nous venons de parler. Un fait tout semblable et très-connu existe encore aujourd'hui à Paris.
5^ La perte de la parole peut exister sans celle de la voix, comme on l'observe dans le mutisme , qui consiste seulement dans Timpo»* sibilité de produire des sons articulés. La perte de la voix, au ooiL-i iraire, entraîne toujours celle de la parole. Cette dernière a été tiff, servée au début de l'apoplexie el avant Texplosion des phénomèaÉ caractéristiques, comme aussi dans le cours des maladies nen'euseï; elle est quelquefois aussi le résultat de l'empoisonnement. Sauvagtê rapporte qu'aux environs de Montpellier des voleurs faisaient boire, à ceux qu'ils se proposaient de dévaliser^ du vin dans lequel ils avaient fait infuser des semences deponmie épineuse; ce narcotique, au rapport de ce médecin^ produisait un mutisme passager, qui donnait aux voleurs tout le temps nécessaire pour s'évader.
Le modeparticulier d'exploration de la poitrine auquel Laênnec a donné le nom d* auscultation (i), appliqué à la voix, a fait découvrir à ce médcciu ({uelques autres phénomènes d'autant plus intéressunu, qu'ils ajoutent beaucoup à la perfection du diagnostic de plusieurs maladies très- fré(|uen les cl très-graves. Ces symptômes seront exposés plus loin avec ceux qui appartiennent à la respiration ; il nou^j a paru préférable de réunir, dans un même article, tous les phénomènes fournis par l'auscultation des voies respiratoires.