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SECTION VIII

Il est encore trois auires symptômes dans lesquels les fonetioDS --■ de relation sont spécialement affectées, et que nous devons indiqoff — iivant dcî passer aux troubles des fonctions intérieuivs : ces syinptô- ^ mes sont la lipothymie, la syncope et les vertiges.

Ln lipothymie (3), lipopsychie {\] (Upitthymia^ lipopsychia)yCùVf siste dans la suspension presque complète de toutes les fonclionSr avec décoloration du visage et résolution des membres. La respiralion et la circulation continuent encore, mais elles sont presque insensibles. Ce symptôme, lorsqu'il est très-léger et très-court, porte lf3 nom de défaillance [animi deliqnium),

La syncoptf (5) {syncope) présente les mêmes phénomènes, et de f)lus la suspension complète de la respiration et de la circulation, syncopes, les lipothymies et les délaillances ont lieu surtout par|

(I) \rfir.j nuhli ; àiyv';, oisif, ou de iis*;:., a auginenîalif, prompt, oubli promp*. (;') Kâ;&;, smnineil très -profond.

(0 AèiTTcu, j(*Iai?s<'; Ojfxc';, esprit.

/// Aii-Oj j<» laisse; yjyr, âme. . - *■

f.jy ij'^/.'.nTù)^ je nlranrlie.

luite de douleurs aiguës, ou de vives émotions, de saigaées copieu- I Ks ou de selles abondantes et douloureuses : elles préci'dent souvent b vomissements : la pénétration de Tair dans le système circulatoire pendant une opération peut déterminer une syncope mortelle, lin est pas rare enfin d'observer des syncopes au début des fièvres éniptives, ou dans le cours des fièvres pestilentielles, des afroctions gangreneuses et des vastes suppurations. Leur retour périodique constitue une des formes les plus graves des lièvres intermittentes pernicieuses. Elles ne sont pas rares à une pcMÛode avancée des maladies chroniques ; leur apparition, surtout chez les sujets déjà très-afiaiblis et lorsqu'elle se répète, doit faire craindre une mort subite.

Le malade atteint de vertiges {vertigines) (1) croit voir tous les objets tourner autour de lui, ou être lui-même entraîné dans un mouvement de rotation: des battements de cœur et uu sentiment de défaillance et de nausée accompagnent presque toujours cet état. On nomme vertige ténébreux {capitis oàntiôilatio) celui dans le(|uel k<s yeux s'obscurcissent comme s'ils étaient couverts d'un nuage. Les vertiges ont lieu au début de plusieurs maladies aignès graves ; ils se répètent pendant leur cours, particulièrement lorsr|ue le malade exécute quelque mouvement, comme lorsqu'il cherche à s'as- «*?oir ou à se lever. Le verlige, accompagné d'une perte subite de /i'U naissance et suivi, pendant plusieurs minutes, de céphalalgie, iliin sentiment de torpeur et d'hébétude, constitue une forme de l'é- • llcpsie, en apparence plus légère, mais dans laquelle l'aliénation mentale survient plus fréfjucmment encore que dans l'épilepsie franche.

.\RÏIGLE II

li.s >Ï1IP:0ME'? FOL'H.NIS PAR LES FONCTIONS iXTÉRlEL'RES OU ASSIMILATRICES.

\'i:is avons exfKjsé les princifiaux dérangements que présentent, <iii!)s l'éiat <Ie maladie, les fonctions qui établissent les rapports de iii"fume avoe lus nbjels extérieurs. >ous allons examiner maiutehHiii iV'iix qfii v-nt f'-Minis jjar les fondions intérieures, la digeslion, l-i n>j»ir:i'i'iii. la • innlaiiun. la caiorificalion elles sé<Tétions.

166 DES SraPTÔMES.

SECTION PREIIIÊHE.

bis STBPIOIES P0rk5IS F«l Lk MCC>TK»L

DaDs l'état de saDté, rappctit se fait sentir à des întervaMet riglés: on mange avec plaisir, la soif est médiocre: la digestico stomacale s'ofiôre librement, fians rapports et sans pesanleur; lesmtières fécales sont liées, en quantité proportionnée avec les alinmls, et leur excrétion se fait sans douleur. Chacun des organes qui coacourent à celte fonction offre un caractère de santé: les dents soot hlanclies, lisses, solidement implantées dans leurs ah'ëoles;lci gencives sont fermes, unies et d'un rouge pâle : la surface interne de la iKiUcIte est humide, rosée; l'alnlomen, qui contient la plupart des organes de la digestion, offre le volume et la souplesse qai loi sont naturels.

Dans l'état de maladie, tous les actes de la digestion, et lesc^ gaiies qui concourent à son exercice, peuvent offrir des troubles pin on moins remarquables : nous les exposerons selon l'ordre dans le* quel ils se succèdent ou se présentent.

A. La faim, Vapft^tit ou le désir de prendre des aliments est rarement augmenté chez l'homme malade. Néanmoins on observe quel- (|uefois ce symptôme dans la manie et dans les affections vermineoses. Dans quelques cas, la faim est si pressante, qu'il sumentdef (icfaillancessi Ton ify satisfait point : c'est la boulimie {buttmus] (I], phénomène qui n'est point rare chez les hystériques, mais qui se montre bien phis fréquemment encore chez les femmes enceintes; il a lieu aussi chez quelques diat)étique8. D'autres fois^ on mange avec voracité jusqu'à ce (|ue l'estomac se débarrasse par le vomissement du fardeau qui le surcharge : c'est la faim canine {famés canina] (2). ilhcz d'autres mahides^ les aliments dévorés avec promptitude sont presque aussitôt rejelés par l'anus : c'est ce qu'on a nommé faim de loup (famés lupina) (3). Ces deux derniers symptômes sont très-rares.

La diminution de la faim (dysorexia) (4) arcompngne au contraire presque toutes les maladies aiguës ou chroniques dont l'intensité est médiocre.

Dans celles qui sont plus graves, et particulièrement dans les maladies aiguës accom|>agiiées d'un mouvement fébrile violent, 1*

(1) B'.ù, particule augmentative ; Xifxo';, faim.

(2; Canh, chien.

(3, De /m/)m.t, loup.

(4.1 A'j;, d/f/lfilemenl ; ôpiv;, appétit.

DIS STsrrôvES. 167

mi à fait perdue, c*est Vînappétence ou Vanarexit (mo- La perle complote et prolongée de l'appéiît et le dépéris- T>gre88if, sont quelquefois les deux seuls symptômes par 3 révèle, dans Tàge mûr^ l'existence d'une affection orga- 'estomac.

n certain nombre de maladies chroniques, l'appétit est n degré remarquable; les malades offrent, d'un jour à même du matin au soir, des alternatives d'une faim difisfaire et d'une inappétence complète, lutres, le besoin de prendre des aliments n'est pas réel : n l'expression populaire, une fau$se faim ; à peine ont-ils iliments qu'ils avaient vivement désirés, que leur appétit rassasié. C'est ce qu'on obsen'e en particulier chez les s.

i peut-être dépravée de deux manières : 1^ Il y a dégoût lium^ apoiitia) (S), c'est-à-dire aversion pour les aliments, ne doit pas être confondu avec l'anorexie. Celle-ci conment dans le défaut d'appétit, au lieu que l'aulre est une épugnance pour les aliments : cette répugnance est quel- Ile, qu'il suflit au malade de les voir ou d'en entendre ir éprouver des envies de vomir. Le dégoût, sous forme , n a presque jamais lieu que dans les maladies graves, et is les lésions organiques de l'estomac, du foie, du pancréas, e l'anorexie accompagne les affections les plus légères. le autre dépravation de Tappétit dans laquelle à un dégoût Snéral est joint un désir de telle ou telle substance en ' : si cette substance est du nombre de celles qu'on mange lent, on donne à ce symptôme le nom de malacia (3); si, re, cet appétit exclusif porte sur quelque substance inusisible, c'est le pica (4). I^e pica et le malacia ont lieu assez ent dans Thystérie et la manie; ils ne sont pas rares chez s enceintes.

^ccrons à la suite[ces troubles de l'appétit, cette sensation e, iV empâtement^ de sécheresse de la bouche, que les ma- »uvent dans beaucoup d'affections, et particulii-rcment aladies fébriles et dans rembarras giistriqu»;. fif est augnieiit<''e dans la plupart des maladies aiguës,

atif, if£V.:, appétit.

îirUv, éloignem^nt pour les aliments.

•a, pares.^e d'e^fnmar.

(1 Kîa'yx, pie. Se.s cou eur^ oppo^té*-» f/rriKrnt un tion^T&slt ^i\;iV)^MV.

iTre yskppéjÀtàépftvé, comparé ê l'apf élit ua'urel.

168 DES smrrôsBs.

souvent dans rbydropisîe, et surtoat dans le diabète on flnx immodéré d'urine. Elle est rarement diminuée, plus nrement encore^ abolie chez les malades qui conservent le libre usage de leurs facultés intellectuelles, si ce n'est dans quelques affections oi^niques . de Testomac. où ils éprouvent une répugnance égale pour les boissons et pour les aliments solides. Dans le désordre des idées etdes : sensations qui accompagne le délire, l'absence de soif et le refos de boire se confondent avec ces phénomènes.

C. L'examen des diverses parties de la bouche fournit des symptômes très-importants : nous avons précédemment exposé ceux : que présentent les lèvres; nous allons énumérer ceux qu'offrent les : dents, les gencives, la langue, la face interne des joues et de Tar- ^ rièrc-bouche.

Les symfitômes fournis par les dents, tantôt dépendent de quel- : que aficction de ces organes eux-mêmes, et tantôt sont liés à l'exis- > tence de quelque autre maladie.

Quand une maladie grave sunient pendant le cours de rcvolotion denUiire, la sécrétion de l'émail est altérée, et les dents éprouvent dans leur forme, dans leur volume, quelquefois dans leur position et dans leur couleur une modification qui persiste.

Dans quelques affections aiguës, où le produit de sécrétion des membranes muqueuses, de la muqueuse buccale en particulier, acquiert une acidité remarquable, les dents deviennent le siège d'une sensation particulière, connue sous le nom d'agacement (denr tium hebetudo) : ce phénomène a été obser\'é dans certaines fièvres continues et dans quelques phlegmasies du canal digestif.

Les dents de la mâchoire inférieure, en glissant avec bruit contre les dents supérieures, produisent le grincement {stridor dentium)* qui accompagne quelques affections aiguës du cerveau, mais qui n'est pas rare chez les enfants pendant le sommeil, en l'absence même de tout état morbide ; d'autres fois, les dents inférieures heurtent les autres avec bruit : c'est le claquement des dents {dentiutn collisus. crepitus)^ qui a surtout lieu dans le frisson des fièvres intermittentes. Au rapport de quelques auteurs (1), la force avec laquelle les dents se frappent aurait été quelquefois assez considérable pour en briser plusieurs. Les dents peuvent devenir branlantes dans f les affections scorbutiques, dans la stomatite mercurielle, danslo simple engorgement chronique des gencives ; souvent aussi par 1« seul progrès de l'âge et le rétrêcisssnient de leurs alvéoles, l6S (lents, parfaitement saines d'ailleurs, s'ébranlent et sont jyoui

(i) De reconditafehr. int. tum, remit, naiuro y ^.KZ,

DBS SYMPTÔMES. 1 ti9

u à peu hors de leurs alvéoles. En&n, dans les mtladies chronies, elles paraissent allongées par suite de ramîncissement des ncives qui survient avec ramaigrissement général. L'examen des dents est important à bien faire, car il est plusieurs ections de la bouche qui peuvent être produites et entretenues r une dent malade ou déviée. Nous citerons, eutre autres, la rie, la nécrose des os maxillaires, les fluxions des joues, certaines tulcs de la Face et du cou, Tengorgement des ganglions lymphaues cervicaux, la plupart des névralgies fadiales, qui reconnais- Il le plus souvent pour cause une maladie des dents. Il n'est pus re non plus de voir des aphlhes, des ulcérations de la muqueuse ccale, et spécialement de la langue, à bords durs et renversés,

même a fond grisâtre ou fongueux, qui reconnaissent pour cause rritation produite par les inégalités d'une dent cassée ou déviéi*. Les gencives présentent quelques altérations importantes : ellos ut gonflées dans la salivation mercurielle et dans le scorbut; elles nt, de plus, rouges dans le premier cas, noirâtres et mollasses ins le second; dans l'un et l'autre elles exhalent une odeur sui neris. Le professeur Rostan a remarqué, à la Salpélriùrc, que rsque les dents sont tombées et que les gencives sont devenues lieuses par la mastication, elles ne se boursouflent plus dans le orbut, à quelque degré qu'il parvienne; et même, si l'une des àchoires est dégarnie do dents, tandis que Tautre conserve les Mmes, les gencives de cette dernière seule se gonflent et les autres 'nser\'ent leur état normal (I). Les gencives deviennent pâles dans 5 maladies de langueur, et spécialement dans les hydropisies passes ; elles sont d'un rouge brun dans quelques angines. Elles préntent dans les cas d'intoxication saturnine un liséré noirâtre fesnné, d'une grande importance pour le diagnostic. •

Quelquefois elles sont le siège d'une exsudation sanguine, qui est irtout manifeste le matin au réveil, se révèle par la couleur rosée '. la salive, et qu'on provoque aussi par la pression exercée avec

«loigt sur les gencives. Ce dernier caraciùre sufKl pour faire re- >nDailre l'origine de cette imputation, qui u lieu sans toux et sans xpuiiion, et qui a été quelquefois prise pour une hémoptysie.

L'état de la langue, dans les maladies, a, de tout temps, et à juste lire, appelé ratlenliou des médecins. L'importance des signes luVlle fournit a été, il est vrai, singiilièrement exagérée; maison iesréiluisant à leur juste valeur, la langue fournit encore à la séméioti([iie un grand nombre de faits intéressants.

>') 0.ur$ de ùque^ t. I, p. 2àO.

170 DBS SYMPTÔMES.

Dans rëtat de santé, la langue offre gcnéralemenk une couleur rosée, une surFace unie, légèrement grenue vers sa pointe et par- . semée de villosités pointues et de glandules hémisphériques vers at base; elle est humide dans toute sa surface, libre dans ses mouvements, qui ont une grande part aux actes de la parole, de la mastication et de la déglutition. Dans les maladies chroni(|ues, la langue conserve souvent son état naturel, dans celles même dont Testomac est le siège, dans le cancer stomacal en particulier; il en est quelquefois de même dans les maladies aigués, et ce phénomène, qui est insignifiant dans le premier cas, est généralement un signe favorable dans le second, si toutefois les autres symptômes ne sont pas fâcheux. Les modifications que la langue présente dans Tétalde maladie sont relatives à son volume, à sa forme, à ses mouvements, à sa couleur, à son humidité ou à sa sécheresse, aux enduits, aux éruptions qui s'y montrent quelquefois, enfin à sa température et à sa sensibilité tactile et gustalive.

Le volume de la langue augmente rarement dans les affection» dont elle n'est pas le siège spécial. Toutefois, dans quelques maladies aiguës, la langue devient assez volumineuse pour que, resserrée dans l'arcade dentaire inférieure, elle soit, à toute sa périphérie, pressée entre les dents, et en offre l'impression et pour ainsi dire le moule. Ce phénomène doit conduire le médecin à s'informer si le malade n'a pas fait récemment usage de quelque préparation mcrcurielle. D'autres fois, le gonflement de la langue survient dans le coni*s d'une angine violente ; il est alors le résultat d'une gêne dans lu circulation du sang dans cet organe : ce symptôme indique toujours un grand danger.

Le rapetissement de la langue est un symptôme fréquent dans le typhus et les fièvres graves; en général, elle est en même temps trembhinte et sèche^ conditions qui sont également fâcheuses; ce rapetissement dépend de la contraction de ses muscles plutôt que d'une diminution réelle dans son tissu.

Jusqu'à présent la science ne possède qu'un seul exemple d'atrophie partielle de la langue. Ce fait, rapporté dans le quarante-quatrième Bulletin de la Société anatomique, est relatif à un homme chez Ie(|ucl une moitié de la langue était pâle, décolorée, ridée, à atrophiée, sans aucune altération de sensibilité. Le malade suc- 1 comba avec des symptômes de paralysie, et, à l'autopsie, on trouva un kyste hydatiquc dans la fosse occipitale gauche comprimant le nerf glosso-pliaryngien .

La forme de la langue, chez l'homme malade, offre qtielques f** ^ r/c'/cs remarquHbles : elle devient, dans quelques cas, conîqoCî

DBS SYMPTÔMES. 171

dnns d'autres, pointue. Cette dernière modiKcation avait été signalée, par l'école de Broussais, comme propre à déceler Tinflammation de restomac; mais cette assertion, lice à des idées systématiques, esi loin d'ôtre d'accord avec les résultats de rexpérience. Les formes conique et pointue de la langue n'indi(inent rien de précis sur la nature et le siège de la mal.ndie, non plus que sur son danger. Ces formes dépendent uniquement du mode de contraction de ses muscles intrinsèques.

La difficulté des mouvements de la langue, soit dans l'articula* lion des sons, soit dans l'effort que fait le malade pour la pousser hors de la bouche et la montrer au médecin, est un symptôme fréquent dans le cours des fièvres graves ; cet état de la langue constitue toujours un signe fâcheux.

Dans quelques hémiplégies, lorsque la langue est poussée hors de la bouche, sa pointe parait entraînée du côté paralysé; ce qu'on a essayé d'expliquer par la paralysie d'un des muscles génio-glosse ou stylo-glossc. Mais cette déviation n'est qu'apparente; on croit la langue déviée parce qu'elle est plus rapprochée d'une des commissures que de l'autre : c'est la commissure qui est di^iéc^ et non l:i langue. Quelquefois la déviation de la langue est l'effet de la disposition inégale des dents, soit qu'elles manquent d'un côté, ou qu'elles offrent une longueur et une direction qui obligent la langue à s'en éloigner, et à se porter du côté opposé, surtout lorsque ce côté présente des vides par lesquels la langue sort de la bouche avec plus de facilité.

Dans quelques cas très-rares, cette déviation de la langue est IViïet d'une disposition originelle, d'un développement inégal des deux moitiés de la langue, coïncidant avec une disposition semblable des muscles de la face. J'insiste sur ce point, parce que lu plupart des médecins rangent la déviation de la langue parmi les si;^'ues de l'hémiplégie. Mais, ce qui prouve combien cette opinion est pieu fondée, c'est d'une part leur dissidence sur le sens de cette déviation, qui aurait lieu, pour les uns, du côté paralyso, et, pour «i'MUires, dans la direction contraire; et d'autre pari, les efforts L qui ont été faits pour trouver dans l'organisation des muscles liii- ^ giiaux l'explication physiologique de deux faits oppos's, explica- I tiijii qui rapf>elle l'histoire de la dent d'or. Nnu-w^u'ement, dans ? iV-miplégie, la langue n'est pas d«'*vi(?f; soit du côté hain, s'Mt du ^ c<W' malade; mais elle ne l'est, par le fait de rhémiplé;$ie, ni do

il un ni de l'autre. Elle peut être pnrt«'e, par la volonté du malade, ^T la demande du médecin, avec une é^al<; ïoira el une é^'dl<» prunjptiiude, ver» 'Ire cô!f'' : et .>i r«.n fiïnû«!uv î»\w W

doigt la commissure déviée de manière à rendre à la bouche sa symétrie normale, si l'on tient compte aussi de la disposition des dents ■ et du défaut congénital que nous avons signalé, on se convaincn que, chez les hémiplégiques, la langue conserve la pleine libeMé de ses mouvements, et, par suite, sa rectitude habituelle. Une seule fois, j'ai observé cette déviation chez une malade affectée d'une hémiplégie avec contracture symptomatique d'une tumeur cérébrale. La langue elle-même présentait cette contracture dansn moitié correspondante; tous les efforts de la malade arrivaient! peine à lui faire atteindre la ligne médiane, qu'elle ne pouvait dépasser; sa pointe restait presque constamment entraînée dans le sens de la contracture. Mais ce fait n'appartient pas à rhémipiégie proprement dite, mais à la contracture extrêmement rare des muscles d'une moitié du corps.

La paralysie de la langue, qu'elle consiste dans la déviation externe de sa pointe, ou qu'elle s'annonce par de la gêne dans U prononciation et la mastication, constitue, dans tous les cas, un signe d'une grande valeur sous le point de vue diagnostique, car elle est l'indice presque certain d'une lésion cérébrale.

Chez quelques sujets, la face supérieure de la langue est fendillée, creusée par des sillons : cette disposition peut exister en l'absence de toute condition morbide ; elle est portée au plus haut degré dans les fièvres graves, quand la sécheresse de la langue est très-prononcée. Ou voit alors de véritables gerçures que la tuméfaction delà nuiqueiise fait paraître plus profondes qu'elles ne sont en réalité, et qui deviennent quelquefois-le siège d une exsudation sanguine.

La couleur de la langue peut être altérée, soit par un changement opéré sur scm tissu même, soit par un enduit qui la couvre. La pâleur et la décoloration de la langue n'ont guère lieu que dans les cas de chlorose et d'anémie. Dans les affections organiques, da cœur, elle partage la lividité des parties voisines.

Les changements de couleur dus aux enduits sont très-fréquents et très-vuriés : ces enduits sont presque toujours bornés à la surface su|)érieure. Ceux qu'on observe le plus communément sont les enduits blancs, jaunes, verdâtres, fuligineux et noirs. Ils peuvent i être minces ou épais, tenaces ou faciles à enlever, sec ou humides» J niiifornics ou inégalement étendus, quelquefois disposés en plaques^ ou offrant des ondulations analogues à celles qu'on observe sur le* ^ cartes (1«» géographie. Ils paraissent avoir la même origine que le tartriMh'ntaire, à en juger du moins par les analyses chimiques d* * \auf/ut'liri^ Lmigier et de M, Denis. Suivant d'autres persoo" ^'wluiiH tia lu langue si-raient formés par la dessiccation de

C*est à une modification de la salive qu'il est naturel de rapporter un autre phénomène, qui n'a pas, que je sache, été signale parles auteurs. Je veux parler de deux lignes étroites, blanches, occupant sur la face supérieure de la langue la partie la plus voisine de ses bords, plus écartées l'une de l'autre vers la base de cet organe, plus rapprochées vers sa pointe, et formées par un petit amas de salive mousseuse, que la langue, dans ses mouvements et par sa pression contre le palais, repousse vers les parties latérales. Cet état de lu langue, qu'on observe très-fréquemment, m'a paru constamment lié à la dyspepsie stomacale , et comme celte affection ne se montre, dans beaucoup de cas, que par des phénomènes sympathiques, qui en rendent le diagnostic obscur, les lignes mousseuses^ que nous indiquons ici, constituent alors un signe qui n'est pas sans quelque importance.

Toutes les fois que la langue présente à sa surface l'un des enduits que nous avons cités, il est à peu près constant qu'il existe un état morbide quelconque dans l'économie. Je dis à peu près constant, parce qu'il est beaucoup de personnes chez lesquelles la seule abstinence donne lieu à un enduit blanc, et même, chez quelques sujets, cet enduit existe constamment à toutes les é|X)ques de la journée quoiqu'elles jouissent, sous tous les autres rapports, d'une santé parfaite. Il en est d'autres, comme je l'ai précédemment indiqué, qui, par suite de l'étroitcsse naturelle des fosses nasales, étant obligées de dormir la bouche ouverte, ont le matin, à leur réveil, la lan- ^nie sèche et souvent sale. A ces exceptions près, les enduits de la langue dénotent un état de maladie. Il est aussi quelques personnes clii^z lesquelles la face supérieure de la langue reçoit et conserve lu couleur des aliments, des boissons et des remèdes, devient d'un noir livide par le contact du vin rouge, des sirops préparés avec les fruits rouges, du chocolat, du suc de réglisse, de l'opium, etc. Mais cette aptitude de la langue à recevoir et à conserver les matières coiordutes n'a guère lieu que dans l'état de maladie : c'est alors surtout que les villosités de cet organe s'imprègnent des couleurs avec le^iquelles elles sont mises en contact.

Faut-il croire, avec les anciens médecins, que l'état de la langue soit le miroir fidèle do Tétai de l'estomac? Kst-il vrai (jue l'enduit jaune on vert indiqua que l'eslomac est renjpli de bile ; que l'en- Jnit noir doit fain* redouter, dans les voies digestives, la présence d'une matière putride ? Enfin doit-on croirt», avec IJroussais, que la rougeur de la langue est un signe fiathognoinoniqne de gastrite? Coe observation exacte a prouvé, depuis longtemps, que ces assein'étaJen/ point dHCCord avec les faits. G'csl a\u^\ c^u^i

17i DES SmPTÔlÎES.

M, Louif, analysant avec soin un grand nombre d*obser?atioD8,i trouve^ dans ses recherches sur la phlhisie, que la rougeur de It^ langue avait existé en nombre proporlionnellement i^gal chez les sujets dont rcstomac fut trouvé sain et chez ceux qui offraient une lésion grave de ce viscère. Les recherches du même auteur sur II fièvre typhoïde l'ont conduit à un résultat à peu près semUaUe relativement à Tétat de la langue dans le cours de cette affection. En effet, quel que fîit Taspect de la langue, il n'offrait pas le moindre rapport avec celui de l'estomac, le môme état coïncidant avec rne lésion plus ou moins profonde de la muqueuse gastrique dans un cas, avec son intégrité dans un autre. D'après l'habile observateur que nous venons de citer, la couleur noirâtre, la rudesse, l'asi^ect fendillé de la langue, se rattacheraient surtout à l'intensité et à It durée du mouvement fébrile, quel qu'en 'ût le point de départ.

La sécheresse de la langue se montre avec des nuancés tri'Sdivcrses d'étendue et d'intensité : elle peut être partielle ou géocrale. A son degré le plus faible, elle est seulement marquée par li sensation qu*accuse le malade, par une sorte de bruit qui accompagne les mouvements de la langue, et qui est dû au décollement de cet organe légèrement agglutiné aux autres points de la bouche, el notamment à la muqueuse du palais. Le doigt, posé sur la laogœ du malade et relevé lentement, semble être retenu par une matière collante : ce n'est qu'une simple diminution d'humidité plutôt qu'un véi'itable état de sécheresse. Mais ce phénomène est déjà un aigoe important dans le diagnostic des fièvres typhoïdes ; il ne manque presque jamais dans les formes les plus bénignes de ces maladies* même dès les premiers jours, même quand la bouche vient d'être humectée par des boissons ; il existe rarement au contraire dans U première période des autres affections aiguës, à moins que les malades ne respirent par la bouche. A un degré plus avancé, l'enduit est plus visqueux : on dit alors que la langue est poiiseuse. Enfin, quand ce phénomène est plus prononcé encore, la langue est complètement privée d'humidité. La sécheresse n'a quelquefois lien que pendant le sommeil ; elle se dissipe peu après le réveil ou quand le malade a bu ; d'autres fois, elle persiste pendant une partie de la j journée et même pendant plusieurs jours de suite. Dans les caf^ extrêmes, non seulement la langue est sèche, mais elle devient lisse, 1 luisante et rouge, ou âpre, rugueuse et uoiràire. Cet état de la langue, dans les maladies aiguës, indi<iue généralement du danger; d'il survient dans la période avancée d'une maladie chroniquei i^ annonce presque toujours une mort prochaine.

// (Si un phénomène qui a une grande importance en sémA^*

DBS SYMPTÔMES. 175

c'est Texistence de plaqaes ou de grains blancs et jaunâlres, nt confluents, disposés tantôt sous forme d'une sorte de bouillie it pulfacé), ou de semoule^ tantôt en membranes minces et léos, ou épaisses et opaques, qui se détachent et se reprodui- Jtcrnativement, et occupent presque toujours à la fois, ou sucement, la face supérieure et les côtés de la langue, la face le des joues, le voile du palais et les piliers. Cette aflection : identique avec le muguet des enfants, qui, d'après les recherles micrographes modernes, serait constitué par des produc- ^ryptogamiques (1) ; elle est souvent précédée et annoncée par salivation et par la rougeur vive, l'aspect comme vernissé de giie. Ces symptômes, qui précèdent généralement l'apparition ière de cette éruption, en annoncent presque infailliblement Dur après que ces productions se sont détachées. L'apparition 3 plaques a peu d'importance sous le rapport du diagnostic, les n'appartiennent à aucune maladie en particulier, mais elle beaucoup relativement au pronostic. Ùans les maladies chroni-

elle ôte presque tout espoir d>une heureuse terminaison, surlorsque l'éruption est générale, qu'elle persiste au delà de |uos jours, ou qu'elle s'est reproduite plusieurs fois. Dans les jies aiguës, sans offrir le même degré de "gravité, elle ajoute à le les autres symptômes peuvent offrir d'inquiétant. La même lion se manifeste quelqucfuis chez des sujets, et particulièrc-

des enfants ou des vieillards, dont la santé n'offre aucun autre igement ; elle n'a pas alors la même gravité que quand elle entchez un sujet sérieusement malade.

face supérieure de la langue présente quelquefois, vers sa «surtout, de très-petites taches rouges, que M. le professeur i considère comme un signe propre à déceler l'existence incer- ; du virus syphilitique. Nous ne faisons qu'appeler l'attention )bservateurs sur ce signe, dont nous n'avons pu, jusqu'ici, apier la valeur. Il n en est pas de môme des ulcérations grisâtres présentent quelquefois les bords et la pointe de la langue, et

ne faut pas confondre avec celles que produisent quelquefois [légalités des dents : elles sont d'origine syphilitique et révèlent emcnt leur nature. Nous en dirons autant des tumeurs plates, « et oirconscriles, rouges ou grises, d'une largeur de cinq à dix imètres, qui surviennent sur le même organe et sont dues k la Qc cause, afin, les cicatrices transversales et souvent lirégulières que pré-

) Derg (Je Stockholm), C

176 DIS BïMnôins.

sente la surfoce de la langue, doivent conduire le médecin à cher si le malade ne serait pas. sujet i réfHlepsie, affeelioD qoe l'c cherche quelquefois à cacher. Ce signe, par conséquent, peut dans quelques cas d'une certaine importance sons le rapportai j^ diagnostic. . ^

Il est rare que la langue oQre, dans sa températttrty des chaai» .^ ments assez remarquables pour appeler l'attention. Néannuôi^ , dans la dernière période dea maladies aiguës ou chnmiqaeB, îlctf ^ quelquefois arrivé de la trouver très-froide^ signe qui

général une mort prochaine. Dans le choléra, le froid de la langv l était presque constant, et beaucoup des malades qui l'avaieiitfifr L sente se rétablissaient. Il est à peine nécessaire d'ajouter qn^ttE phénomène serait sans valeur, si le malade venait de prendre de h L glace ou des boissons très-froides. [

Dans le cours de certaines affections cérébrales, et dans leanih ladies qui affectent les nerfs qui se distribuent à la langue, oet ai^ gane peut éprouver une diminution dans sa sensibilité tactile si gustattve, comme nous l'avons déjà dit en parlant des modificatiM du goût. D'après les expériences des physiologistes, eauRraim d'ailleurs par quelques observations pathologiques, il parattni que cette paralysie du sentiment pourrait également être le réaolH d'une lésion matérielle soit du nerf lingual^ soit du nerfgkMh pharyngien, qui ainsi concourraient tous deux à la. peroeptioa dei saveurs. ;

Les parties qui forment V arrière-bouche sont aussi le siège de qodqnes symptômes appréciables à la vue ; elles peuvent être goniléfl% ^^goS) sèches, ulcérées, couvertes de productions diphtfaéritiqiHii Le voile du palais peut être déprimé par on abcès formé danssoa épaisseur, ou par une tumeur développée dans les fosses nasaki; ; il peut être détruit en partie ou perforé par un ulcère. On l'a va dé- ; vie à droite ou à gauche dans quelques cas de paralysie fadak. la luette peut être déviée, pendante, infiltrée, hypertrophiée ou antiè» rcment détruite. L'enduit brun ou noirâtre des autres parties de h bouche s'étend également sur celles^ : il s'y manifeste fréqaeiih ment des aplithes ; c'est aussi généralement sur le voile du pilaîi, quetiincfois 8ur la langue ou sur la membrane interne des j rihe f^e innnlrinU« dans la dernière période des maladies chron' H'ik plfi(|iipp blauohÂm's qui annoncent presque inévitablement it't'hdhftiftnn rrinluMiM'. Dans les maladies éruptives, danslavariok Ifi simi'lftiiitn, lu hiiigiHilo, ou voit se développer sor lamemfanik iMiccnln, v\ vi\ pnriioulior sur le fmlais et l'isthme du goaieTi V rruption Hi}mhUih\e A eollo dont la \veau est dé^à ou va être praeW

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bl --î : p". r:-^ r t ii:-- ^ lei^ti' i' t-'T7 .-îS 1 •:•.:•• w. ç»: tio tvuNcni it aviirr .r-? t'. ■*' s."»!'^^ ?-: .-«rr^ . -."*•' ■:*7 ::':n ■•bs^Tvo 5k\:\t*»l « :'-in-""-r rc-r.: : i. *.":'• :• ■ — r z .-f v •:: ..iji:> î:i jMr»;\s!i\ U :'iîî.;'.:- r. irS s: . î-s? ■=-: -2».'::t :»:-s*:i;e. mais iv lo dt's 'ufiiuli's peut r-l'is» ave r ..-ri .t- T'I-tIv—tî:-?:? opp^''St»> oui oioo\ |ilu|iu's ne manU.-re a*?#.z >-,: <i 5.ic:r : -iàns i'aiiirine. la luoiubraiu' nui* Mise. enflariLOr^. *-. -fr-r pir ie oi^ulact iruii ivrjvi si^lulo; f^\ is la paralysi> ;s'.':ci:>te. les musvles du phar\ii\, allaihlisiliinM r aciion. ne r-.-'i'rr-î :»iis se «x-ntraotor assez e\aoti»nuMii inuir

ifJnire les b^^isif-D'? <\r h l-j'iehe dans l'œst>[>hai5o : innis ils peu Il encr»re y po'jsser >:n corps plus volumineux et pluseoiisisiaui, lime le bol alimentaire proprement dit.

\lnrqnffni 2 , i'aprrs une disserlalinn de Spù'» sur la d«'*j;liiuiion. 1l' d'une sinii!ili-"Te variété de dvshhauie (»lM4<»rvée eln'/ ini vumI- '1 : louti; esfMVe d'aliments pouvait êtiv avalée, niaiH \\* diTuiiT l alimentaire restait dans l'œsophaf^i» jusqu'au n'paN huivani, à »ius que, dans Tiulervalle, il ne lïU rejet/* par la Imurln», dan» tni ['ifl de toux. Pour expliipier ce phénomène, Mnnjmini Nup|iOhr le r.ietiou seule des fibres œsoplia^iffUiicH était iiiHunibiuite pour

0 AJ:, Uifflrilement, ^«x^^^ >•

' •: L^ iedi bus et cattsis m&ri tfii, 1,4/1. M .

178 DES 8TIIPTÔHBS.

porter du pharynx dans l'estomac le bol alimentaire, qui ne pou y parvenir qu'autant que le poids d'un autre bol se joignait à Ia< traction de l'œsophage. Il rapproche fort ingénieusement ce tr» de la déglutition d'ime lésion à peu près semblable que prése chez quelques vieillards, l'excrétion de l'urine : la vessie peut eo expulser une portion de l'urine qu'elle contient, mais elle est i pable de se vider complètement.

La déglutition peut devenir impassible par des causes analogu celles qui la rendent difficile.

L'impossibilité absolue d'avaler les liquides, jointe à l'hor pour toute espèce de boissons, constitue Yhydrophobie (1), sympli qui accompagne presque toujours la rage, et qui survient q quefois dans les affections typhoïdes et dans Thystérie. Lôraqo symptôme existe, Taspect de l'eau ou de quelque corps briUanl termine le retour des convulsions toniques, qui ont fait donii cette maladie le nom de tétanos rabien.

La déglutition peut être dépravée de deux manières : i* il effort continuel pour avaler, et action successive des muscles < Unes à cet usage, sans qu'il y ait d'aliments dans la bouche : < ce qu'on observe dans l'allongement de la luette et dans qnék affections nerveuses. S"" Les aliments portés dans rarrière-bou au lieu d'être transmis dans l'œsopbage, passent, soit dans les fo nasales, comme cela a été souvent observé dans les maladief voile du f)alais, soit dans le larynx, ce qui est plus rare et beauc plus grave, et n'a guère lieu que dans les cas d'ulcérations de ! glotte (Archives^ septembre i839, mémoire de M. Bartb), dans taines paralysies comme celles, par exemple, qui sont consécutii l'angine couenneuse, ou dans l'agonie et chez les malades qui vent malgré eux. Il est à peine nécessaire d'ajouter que, dam cas d'ulcération, de rupture ou de plaie de l'œsophage, les alim peuvent s'échapper au dehors ou passer dans la cavité de la poitr

Il est encore un autre dérangement de la déglutition dans le les liquides versés dans la bouche traversent l'œsophage en v de la seule pesanteur, et produisent, par leur chute dans l'estoii uu bruit semblable à celui qu'ils détermineraient s'ils éta transmis par un tube inerte. Ce syraptômc n'a généralement que chez les moribonds.

F. La digestion stomacale devient rarement plus active dans maladies : cependant on voit quelques maniaques chez lesqi l'action de reslomac paraît véritablement s'exercer avec plusc

(J) r^pcfcSia, de G^wp, eau ; «^ô^-;, CT%mVt.

ccssaire. Le plus souvent, les rapports sont gazeux ou liquides; ^ quelquefois il y a simultanément régurgitation de liquides et de gaz. Les matières solides sont presque toujours accompagnées d'une certaine quantité de liquide.

On doit rapprocher du phénomène dont nous venons de parler la ' rumination ou le mérycisme (1), qui consiste dans l'action de mâcher une seconde fois les aliments ramenés dans la bouche, en petite quantité, par l'effet d'une sorte de contraction antipéristaltique de l'estomac et de Tœsophage. Cette affection, sur laquelle le professeur Gintrac^ de Bordeaux, a publié un mémoire fort intéressant, est le plus souvent congénitale. Toutefois, on Ta vue survenir aod- denteliement chez des vieillards atteints d'affection cérébrale, diez lesquels il y avait à la fois mastication insuffisante et ingestion d'une quantité trop grande d'aliments : peu après les repas, les aliments, remontant par gorgées jusque dans la bouche, étaient niAcbés de nouveau et avalés une seconde fois, sans que ces vieillards parussent en être incommodés ni contrariés en aucune manière.

4* Le vomissement (vomitus) est l'acte par lequel les substances, liquides ou solides^ contenues dans l'estomac sont rejetées par b bouche avec effort et en certaine quantité.

Le vomissement a lieu dans des circonstances très-diverses, et peut avoir son point de départ, soit dans l'estomac lui-même, soit dans des organes plus ou moins éloignés. On l'observe dans l'embarras gastri(iuc, dans la simple indigestion, dans la gastrite, dans le ramollissement et dans le cancer de l'estomac. Les affections des diverses parties contenues dans la cavité abdominale qui donnent le plus souvent lieu au vomissement sont les inflammations et les lésions organiques du péritoine, des intestins, du foie, des reins, de la vessie, du tissu cellulaire des fosses iliaques, de l'utérus, les hernies intestinales et épiploïques, l'occlusion des intestins, quelles qae soient les causes qui la produisent, les coliques hépatiques, néphrétiques et saturnines, l'état de. grossesse. Les phlegmasies tboraciques, et spécialement la bronchite aiguë, la coqueluche, les tubercules, donnent souvent lieu, par l'effet des quintes de toux, à (les vomissements répétés ; quelques angines pharyngées et guttu- À raies, la simple infiltration ou l'hypertrophie de la luette, produisent i| aussi des vomissements sympathiques, qu'on observe également dans quelques affections du cerveau. On voit encore fréquemment les vomissements survenir chez les sujets nerveux, par suite d'une secousse morale ou pliysiquc ; diverses maladies aiguës, et parlicu-

fl) Mrp'jMtTfAoç, fumlnaUon.

DES STBPTOMBS. 181

litTement les fièvres éraptÎTes, débutent par des vomissements. On peut juger par la fréquence de ce symptôme, par la multitude d*affeclions dans lesquelles il a lieu, combien il importe au médecin d'en étudier toutes les circonstances, pour remonter a la connaissance lie la maladie à laquelle il appartient. Nous reviendrons sur ce point dans le chapitre consacré au diagnostic.

Les matières rejetées par le vomissement diilorent à raistm di' Jeur nature, de leur consistance, de leur quantité, de leur couleur et de leur odeur.

Les matières vomies sont tantôt des résidus de la digestion, comme dans Tinvasion des maladies aiguës ; tantôt des mucosités, de la bile jaune ou verte, des médicaments de toute espèce, des substances vénéneuses dans les cas d'empoisonnement, etc. ; quelquefois c'est du sang par suite d'une hémorrhagie de l'estomac, presque toujours symptomatique ; ou bien une matière brune, noiro. piiltacée, semblable à du chocolat, à de la suie, ou à du marc de café, comme dans le cancer de cet organe ; ailleurs, mais très-rarement, c'est du pus, lorsqu'un abciïs se fait jour dans sa cavité : ailleurs enfin, des matières fécales, lorsqu'une cause quelconque détermine l'occlusion des intestins. Nous avons vu, à l'Hôtel-Dieu, un homme atteint de rhumatisme articulaire, puis de dysenterie, rejeter, par le vomissement, des matières sanguinolentes et visqueuses, ayant tout à fait l'aspect et le volume des crachats pneutnoniques. Dans le choléra, les matières vomies ressemblaient à de l'eau de riz ou à du petit-lait ; nous les avons vues, dans un cas, ressembler exactement, pour la couleur et la consistance, ù du lait véritable. On trouve quelquefois aussi, dans les matières rojetécs par le vomissement^ des vers lombricoî'ies, des hydatides, des calculs biliaires; on y a vu enfin des portions de kystes, de fausses membranes ou des tumeurs qui s'étaient détachées de la surface interne le l'estomac, ou de quelque autre point |:x;u éloigné du canal digestif.

La consistance des matières vomies est variable ; prewjue Umours elles sont liquides, tantôt claires et aqueuses, tantôt éfiaisses, nstjueuses, semblables à de la pâte. Elles ftf>nt quelquefois mêlées î une certaine quantité de gaz ou de matières solides, comme cela a lieu dans l'indigestion. La quantité de mati'Tes rejet<''«fK fx;ut fiUttrès-diflerente ; il importe, ddus l^eaucoiip de cas. de la eonn;iitre as>ez exactement, surtout dans le vomi.s-yîmeut de *^;iïni et de pijH. Leur couleur et leur odeur sont ordin^ij rement »^«jl/.»rdoiifié^î»i a leui nature.

Chez quelques sujets, au milieu de* eff'^rt-. len \Am violenta de vomissement, l'estomac ne T*:jfrtte '/^^e 'J<-- U/f7, le yVis v^i%»i\\* wv*

dores, produit d'une simple exhalation. CV.'St ce qu'on observe oialement dans le cours de certaines névroses, et en partîcalier chez les femmes hystériques. Le cas unique de choléra sec observé par Sydenham dans l'automne de i669 était caractérisé par UM éruption de gaz par haut et par bns> sans autre matière. •-

5° La douleur dont Tépigastre est le siège offre de grandes variMl -sous le rapport du caractère, du type, de l'intensité, et surtout dc| causes qui peuvent y donner lieu. Les principales sont : l'inflas^ mation de l'estomac, la présence dans ce viscère de substanon il» .. digestes ou de poisons, les diverses affections organiques dont il eit ^ le siège, le rhumatisme des muscles de cette région, le piooemeit ^ d'une portion de l'épiploon dans un écartement de la ligne blanche; ^ une inflammation du péritoine, une affection quelconque du foie M du pancréas, une maladie aiguë ou chronique des poumons et da . péricarde accompagnée d'une toux fi*équeute, des flueurs blandieii une pression habituelle exercée sur Tépigastre par des corsets trop étroits, ime affection hystérique, la chlorose et surtout les nombre»- . ^ ses espèces de dyspepsie, etc. Cette énumération^ tout incomplèlB qu'elle est, suffit pour faire voir combien était grande l'erreur de ceux pour qui toute douleur épigastdque était l'indice d'une.inflamnmtion de l'estomac. Il n'est presque aucune maladie grave que la ilnuleurépigastriquene puisse accompagner.

0° La douleur d'estomac se présente quelquefois avec un caraotèrn particulier qui lui a fait donner une dénomination spéciale, rnlln dt* cruw/)e (F estomac : elle est comparée, par les malades, à la . diMili'ur qu(* nuisent les crampes des muscles du mollet, et déterinhin onlinaironirnt la flexion forcée du tronc en avant pendant tout lu tnnipH (prelliMiuro.

7" Il (ihI tMUMirtf un autre symptôme fourni par l'estomac et dont Ifitt iiuhMH'M \\\n\i pas parlé : c'est un bruit particulier, une sorte de KttrKiMiilleuuMit, cm mieux de clapotement^ que font entendre les liiiiHHtumet los gaz contenus dans ce viscère, lorsqu'on imprime aa imiic mie secousse un peu forte, ou lorsqu'on exerce avec la main une pi*es$ion rapide et plusieurs f(»is répétée sur l'épigastre ou sur le flanc gauche. Ce phénomène a lieu dans les maladies qui sont accompagnées de (iJHtension des parois stomacales, et spécialement, i dans le cancer du pylore. On le rencontre quelquefois chez des individus bien portants; mais il se montre particulièrement et constifue un signe; presfpie paihognomonique dans une dos principales variciés i]o la dyspopsio, celle dans laquelle les boissons restent en partie dans l'estomac, de telle sorte qu'à quelque distance des repas fju'on examine l'estomac, on y retrouve encore le bruit

DBS SYMPTÔMES. i83

dont nous parions. Le régime iee est le remède pour ainsi dire spécifique de cette maladie.

G. Los symptômes fournis par le conduit intestinal sont moins nombreux et plus difficiles à saisir. On peut y rapporter ces mouvements intérieun qu'éprouvent les malades atteints de diarrhée, cette commotion et ces tortillements que d'autres ressentent dans le début de la dysenterie ; ces douleurs variées, mobiles, plutôt sourdes qn'aîguês, donnant lieu quelquefois à des sueurs froides et à des défaillances, et qu'on désigne sous le nom de coliques intestinales ^ 00 simplement de coliques, et qui ont lieu dans l'inflammation des diverses parties du conduit intestinal, et particulièrement du côlon; enfin, ces tuméfactions partielles dn ventre produites par la distension gazeuse de quelque point du conduit intestinal, ou par Tagglotination des intestins entre eux, etc. Ces symptômes n'ont besoin que d'être ënumérés. Il en est quelques autres qui doivent être exposés plus en détail : tels sont les borborygmes, ainsi que les dirers changements qui surviennent dans le cours et l'excrétion des matières et dans ces matières elles-mêmes.

!• On donne le nom de borborygmes [borborygmi) (i) aux bruits que produisent dans l'abdomen, en changeant de place, les gaz qui y sont contenus. Ces bruits accompagnent Tembarras intestinal, certaines formes de dyspepsie et d'hypochondrie ; dans l'état de santé parfaite, il n'est pas rare de les observer particulièrement chez les femmes, et comme nous l'avons dit ailleurs, la compression habituelle du ventre parait en être la principale cause.

i* Il est un autre bruit intestinal qui a quelque analogie avec les borborygmes, mais qui en diffère parce qu'il est plus humide et ordinairement plus circonscrit ; c'est le gargouillement qui se fait entendre dans les hernies des intestins, particulièrement lorsqu'on pratique le taxis pour en amener la réduction. Il est produit ici, comme dans l'estomac, comme dans les cavernes des poumons, par le choc des matières liquides et gazeuses contenues dans une cavité. In gargouillement analogue peut avoir lieu dans le rétrécissement squirrheux et dans l'étranglement interne d'un intestin, et aider au diagnostic. Mais c'est particulièrement dans la maladie typhoïde que !e gargouillement borné à la région cœcalc, et accompagné ordinairement de douleur locale à la pression, devient un signe important et d'une application journalière. En effet, de toutes les affections aiguës, la fièvre typhoïde est la seule à laquelle ce gargouillement appartienne. Il peut exister dans d'autres maladies, sur tout le tra-

(l| BcpScpu^fAo;, de Pcp^p6![ci>, je fais un bruit sourd.

id4 DES SYMPTÔMES.

jet du gros intestin, et môme momentanément dans un point limhé de ce trajet ; mais alors il est passager, accidentel, il ne se moDtie \ pas dans un point fixe et d'une manière constante comme dans Taffeotion des plaques de Peyer. La constance de ce phénomène an niveau du cœcum et de la valvule iléo-eœcale^ c'est-à-dire dans le point où les lésions caractéristiques de la maladie sont le plus nombreuses et le plus prononcées, doit porter à admettre une connexion entre l'altération de la valvule et le symptôme. Tout semble indiquer qu'il est produit par le passage des matières liquides et gazeuses à travers les lèvres de la valvule devenue inapte à remplir aei fonctions, et permettant aux matières intestinales de passer, sous It pression exercée par la main, du cœcum dans l'iléon comme de l'iléon dans le coecum. Dans les cas où le diagnostic est obscur, ce phénomène peut avoir beaucoup de valeur.

3" Le cours des matières alimentaires dans le conduit intestinal peut être ralenti ou accéléré, comme nous le verrons plus bas, en parlant de leurs caractères. Dans quelques circonstances, par suite de lésions graves et rares survenues dans les intestins, lai matières alimentaires peuvent parvenir vers la fin de ce conduit sans en avoir parcouru toute la longueur. J'ai ouvert, à la Salpêirière, le cadavre d'une femme très-avancée en Age, chez laquelfe, par suite d'uue maladie de la vésicule du fiel, une double ulcération permettait au doigt indicateur de passer du duodénum dans la vésicule agrandie, et de celle-ci xlans le côlon transverse ; une bouillie jaunâtre, remplissant ces trois organes, montrait clairement la route que suivaient pendant la vie les matières alimentaires. On a vu plusieurs fois des perforations, établies entre deux anses intestinales coutiguês, produire une disposition semblable : les malades sent alors dans des conditions analogues à celles que produit un anu» contre nature.

Â:"" L'excrétion alvine ou défécation {alvina excretio^ defœcatio) est l'acte par lequel les matières contenues dans le rectum sont transmises au dehors. Elle peut être plus fréquente ou plus rare que dans l'état naturel; ce qui constitue, dans un cas, le dévotement {aivus cita)y et dans l'autre la constipation {alvi obstipatiOy alvus compressa) .

Ces deux symptômes sont si fréquents, qu'il n'est presque pa» de maladie sérieuse dans la(]uelle on n'observe l'uu ou l'autre, et quiilquefois les deux succesvsivement. La constipaliou et le dévoiein<;nt Kout, dans quelques cas, portés à un point qu'on a peine i rpiin: : ou a vu qiiel(}ues malades être plusieurs mois sans aller à 1.1 tii'iUi ; on eu voit d'autres au contraire chez qui les excp "1i

DES SYMPTOMES. %h -

sionX tellement fréquentes, qu'il n'y a. \»ûu: aiLi>. dsj. }f.ùi â:..:e:- \ii\\e entre elles. J'ai vu, à rijôfijtal Je la i'.îiariie. i.n riiùi^iûtr 2... :..: «jLlig»*, pendani plusieurs» jours, de e/iua-.i vt-r >aii> tvî»>e ..;. i*y.i& .. sioiis lui : les excrétions étaient ^i rrt^]ueuif> vl >: rrtf»|«r-xi]fes. c;./- ■ avait à peine le temps lit* viJer le va>e q,ji rect-^ai: .t> n-r.ii- rcs.

La constipation, quand ulle est habilueiie. eiq^Viic rie •:« pa^iB^ pas certaines limites, ne présente rien de sérieux, qiïe.-jje:' •> mt-mrien de morbide. On voit des individus chez iesque«s .vs Sc.^es n en: lieu que tous les huit, dix et même quinze jours, sans q:;e leur san:« L?n ('prouve d'ailleurs aucun trouble. Il en e>t auiren^eL; '{..anvi \ constipation survient accidentellement et coutiairen«cii; a^.x :.ab - UiiJes individuelles, surtout si elle est aceompainiêe ii'a;are> .^'-ra: gemcnts dans la simté : elle tient alurs, soit à un é:at de p^îrossc 'i-j> intestins, soit à quelque obstacle au cours des maiit res. [i los le } . .^ haut degré de la constipation Tintestin distendu rtjette par .« 'K'.^i h les matières qui ne peuvent plus être excrétées par l'anus. Oii «1»'>;gue sous le nom (i*iléu8 ce phénomène complexe, manqué p<«r i'.nterruption des évacuations al vines et les vomissements des sub>tar«ci:^ coDtenues dans l'estomac et les intestins. L*iléus. que les amicn^ ci:>nsidé raient comme une maladie, mais qui n'est qu'un ^ympt<jmê. licut être produit par toutes les causes qui déterminent i'occhisi"!. des intestins, telles querétranglemuut externe ou iuterne. l'iu\a^^natiuu. le réirécis-sement squirrheux. une tumeur «lévelopp«;e hors «le rintestin ou dans sa cavité^ un corps étranger, et quei>|Uei'>i>. surtout chez les vieillards, un amas, dans le rectum, de n*aii' re> lé<;ales très-volumineuses et très-dures. Cette dernière caij>*r jieut «lonner lieu à une sorte de fièvre hectique, qu'on a nomœ»v.r i^e/cv mle, et entraîner la mort. Il importe que le médecin connaisse t-»»leslescauses qui peuvent donner lieu à laconsiipati'»net à ril»".s. «j .. en e>i«}uelquefois la conséquence, car de la coiniai»»ance «le C':iî»i.aiise et de l'emploi immédiat des remèdes indiqut-s, dépend .viu^eu* l'jxi^îence des malades.

L'i.'X(T«tion alvine peut être accompagnée de douléui.«> u lann^ 01. -hii.s i'alidonien : ces douleurs ont prescpie toujours lieu daii> Irt «■■!:-iif>;ilion: elles manquent quelqueO'is dans ie dév(»iementcommt.'urant, nuiis ellt:^ «surviennent soiivt-nt lor^qu».• r:e.sym|iiôm»î dure depui> <{ iei«] les jour^ elqiie U:> excrétions ont «rté tr» s-IVéquentes. han> «jurliirit^ :iiTef:tioii.> ilii rerlum. rt-xcréli'^.n d'.sniaii»rreî>».'St »;xîr»*njeni»'nl dMiiluiiitîiiM'. U'ieiqueP/i*» a e»rl!».- d-iiiieur dans i'excréti'.n S4; j'iint un hehoiu irontinuel et iuuiil- daller a la selle, av- c ï^Malenr et cuisson autour de l'anu»; c"e>t ce qui coii-iilu-' le i^ftsint: ou les é/>re/R^M {tenesmus, àKsidenditono^u, .*}njplôme projir*: vi Vi

186 DES SYMPTÔaCS.

dysenterie. Tantôt cesépreintes n amènent aucune eicreciQO,tiO un peu de mucus sanguinolent est exprimé avec de vnieols dbr On ne doit pas confondre le ténesme avec les doalefmqoe pmifj Texcrétion des matières fécales chez les gens affectéscfWDHRlÉl de gerçure ou de rétrécissement à l'anus. Dans ces dernien cÉ|^ matières excrétées sont liées, consistantes cn^nmie dus nhf santé; elles agissent mécaniquement sur la partie mabdefAl irritent, mais le besoin d'aller à la selle ne se fait seotir^il intervalles éloignés^ et toute douleur cesse on dimii après les excrétions, excepté cependant dans la fissure oft hi

augmente en géndral après la défécation et persiste pendant m|I plus ou moins long. Dans le ténesme, au contraire, les éotÈÊÊH le bes^iin d*excréter sont continuels : il y a un cbangemeiillH quable dans les matières, ou mû^me il n'y en a point d'e ténesme, dans sa forme chronique, est souvent Teffet organicpic de la fin de Tinlesiin ; mais il peut dépendre anal,' les deux sexes, do la pression qu'exerce sur le rectam ane contenue dans le fond du bassin; chez l'homme, il peut la présence d'un calcul plus ou moins volumineux dans b chez la f(>mmc , de la rétroversion ou de l'enclavement de h

L'excrétion alvine a lien, dans quelques circonstances, volonté (hi miiladc. Ce symptôme se présente sous plusiears M diiïtTentes : 1** Dans quelques diarrhées le malade, en croyaaill dn» desgii/., laisst» échapper involontairement des matières lk|rii lo nii^nit* plii^unuiène a fréquemment lieu dans le squirrhe da^ Inm. i** irniiires fois il éprouve un besoin très-pressant de r00 tleM innijèivH. mais rexcrétiona lieu malgré les efforts qu'il fahl lu reltinler. T Ailleurs l'excrétion se fait sans que le malade et iMo pri^run par aucune sensation, et quelquefois même il 09 |MMv<Hi pus qu'elle ait eu lieu : c'est ce qui arrive dans laviok den Minliulies aiguës et dans le déclin de quelques maladies chr< «pirrt. (îriio ini'tiulinence des matières fécales a été observées' dans II s alVeetionsdo la moelle épiuière; l'excrétion involontaîr< ee> mutièivs ou îles gaz intestinaux est quelquefois le premier inc de (*es maladies.

11 esl (|nelqu»*s eas dans lesquels Texerélion des matières fécï offre une autre esjHVe de désordre : lesmaiières s<>ut transmiseï dehors avant d'avoir [)an.*ouru toute la longueur du conduit inte nal. A la suite iFabeès ouverts dans les intestins ou d'une bless de ees organes, et bien plus souvent après la gangrène d'une ei roc«'le étranglée, il s'élablil, à lendroit de la plaie ou de latm» h-rrihiro, soit une petite ouverture par laquelle passe 0

ORS ■*T»PT<i«E.-i.

■■ .^.- >iiiis. -iiiHiiit i '--iiiac '1 1 ri^i'in^. tlao^ l.rBi

■;i .;ii't.i'i];jnr : :i -wi anir ■»' .iit«r»r ■^u:ind il vieni j

'..T.- <ii. ■.r(S*;rv.;*,ii',>;:it. r^itr 9i::ie d'une hématémw

'- i:''-;.'.^!)!) c»nci-r stiniai::!.. f^ sans noirùtro. dii

:". l'-ri'lii '-n ahi.ndaac:^ Dar l'^nus. dans le coi

• ■■.uii'iu-. iniliqiie d'une mitni'-re à [»>ri p^■sc(.-rUj|

Mlni'Tiiii.ina dans les çland-s .i" P..'T*r, el devii-ar. du

iil>si'>ir>, 110 signe dia^oniiqnr tr<^imporUa[. Cir i

<'rli<i[i)i.iiuiir-s qu'on cibst^rved^ns notre climat, la fièn

l;i s>-iili.' û laquelle appartienaêQ( ces héroorriit||

iiinnt -yK par cxcoptkn dios qut^lqiies uutri-«ra^

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.|<-niiiJ>'T«ssanicusf!iclstKrc'i>raI(h9. est un dos a^

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l'iide. La fétidilé des L,'az aiigmtrilp j^nal'^

190 DBS STimdvis.

ulcérations chroniques des intestins. Elles exhalent une odeo macération anatomique dans certaines dysenteries malignes-

Les matières fécales peuvent contenir des corps étrangers lor à l'intérieur ou venus du dehors. On a vu plusieurs fois, dui matières excrétées, des pellicules ou lambeaux membraoeu paraissent être le résultat de la phlogose de la tunique mnqueoa le produit de l'ulcération o u de la gangrène de cette membrane y a même reconnu des portions d'intestin qni s'étaient séparée reste de ce conduit par suite de la gangrène d'une anse inteMi invaginée ; on y a trouvé des tumeurs, des calculs biliaires on coraux^ des vers de différentes espèces, etc.

Quant aux corps étrangers venus du dehors, ils offrent h grande variété. Ils pourraient avoir été introduits par le re aussi bien que par les voies supérieures. Quelquefois ce son «uhstnncos qui ne sont pas propres a nourrir ; d'antres fois ee des matières alimentaires qui n*ont pas subi convenablement l'i dos organes digestifs. On voit des graines enveloppées de led) diTme (1), des pois, par exemple, être rendus encore intad Ihmu tlo plusieurs mois.

I.08 changements qui surviennent, chez Thomme malade, \i\ natun\ la consistance, la quantité et la couleur des ma o\orot%H^« no dépendent pas seulement de la maladie ; ils pc (Miv aussi IVffot dos remèdes. Tout le monde connaît l'infli doH pur^Hlifs sur U fréquence des excrétions alvines et la o iHUiv dos matières oxcréiées. La rhubarbe leur donne une oc juuno ot quoiquorois une teinte rouge semblable a celle de l'eai laquolK' ou a fait dis^nidro quelques gouttes de sang. Les pré liiUis iViTu^inous^'s. les sels de bismuth et de plomb, les colon noir : ivtit) ivIvM'atiiHi est due à la formation de sulfures mi quos ; lo cmKuuoI U^ rond d'un vort tK'^-foncé. Les substances Uvs en lavement miHlitiont quelquefois l'aspect des matières e toos ; dans ivtto circonstance comme dans toutes les autre iuipiU'to do no |>as i\>ufondre les phénomènes de lu maljidie ooux i{ui si»nt priHiuits (^ar les remèdes.

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