SYMPTÔMES FOURNIS PAR LES FONCTIONS GÂNÉBATRICES
DUS les symptômes dont nous avons parlé jusqu'ici étaient, que sans exception, les mêmes dans les deux sexes; ceux qu'il I reste à exposer sont différents dans Fun et dans l'autre. Les cipaux changements que l'état de maladie apporte dans les or- *s extérieurs de la génération ayant été indiqués dans la section tive à l'habitude du corps, il nous restera peu de chose à dire sur roubles de leurs fonctions ; nous les considérerons successivct chez l'homme et chez la feoupe.
. Chez l'homme, la sécrétion du sperme est rarement augmeudans l'état de maladie. Cette augmentation pourrait avoir lieu $ la monomanie erotique ; elle est un des symptômes principaux atyriasis. La diminution ou la suspension presque complète de 3 sécrétion est, au contraire, fréquente, comme on peut le préer d'après la flaccidité liabituelle de la verge et l'absence de UaiUi tien dans le cours de la plupart des maladies, excrétion du sperme peut offrir divers troubles. Elle est doueuse dans les plilegmasies de Turèthre ; elle a lieu chez quelques vidus sans que la verge soit en érection, et particulièremijut I les efforts pour aller à la selle; chez d'autres, Tf-jneulation est le ou est gênée par quelque obsUicle (dijiftcnnatin) M y, «l la ear séminale, au lieu d'être lancée par jeu», h^'coule leut^.'ment l'orifice de l'urèthre. Chez quelque» iudividui», 1 ejaculatiou a
i A'j;, difUdtemeat; ^nifii*, êperme.
3U DBB smnAifM.
lieu sous rinfluence d'un simple attouchemeiil et avant l'introdiM^ tion du péais dans le vagin. Quelquefois il y a déviation du sperme, qui, poussé dans le canal de Turèibre, reflue dans la ▼carie, d'ohil sort ensuite mêlé à l'urine. Cette déviation dépend de la maufriK direction des conduits éjaculateurs qui s'ouvrent dana le oaaal et l'urèthre d'avant en arrière, c'estrà-dire, dans nne direction oqbtraire à Tordre naturel ; elle peut réi^ulter aussi d*!» iVitnViarnrt de l'urèthre. L'bypospadias enfin apporte dana réjacnlalîoa di sperme des désordres qui rendent généralement Thainme inhibik à la fécondation.. . .
L'im/miMonce, qui consista dans l'impossibilitë d'aboamplir b oolt, peut dépendre d'une multitude de causes diSërentea qnll a*; a pas lieu d'examiner' ici : nous dirons seulement, aprèa avoir r^ pelé rinfluence de l'imagination sur cet acte, que taaidt c*eâk verge qui n'est point susceptible d'érection, et tantAt c*eat r^^aenlation qui n'a point lieu, du moins en temps opportun. Le débat d'érection est, dans un certain nombre de cas, le premier oa fm des premiers symptômes de certaines maladies dea centiea nerveui, de la moelle épinière spécialement.
Il est naturel de penser que diverseâ altérations du apenné^eicore peu connuea, peuvent devenir un empêchement à laféooodilion et rendre l'homme stérile. On a signalé rabsenced'animakidfli dans ce liquide comme devant produire ce résultat.
On observe chez quelques malades des érections fréquentes et même habituelles, indépendantes des causes naturelles qui les prt»* voquent : ce symptôme se montre particulièrement dans qnelqbet cas de calculs vésicaux, de fracture du racbis, dans certains eitn* thèmes chroniques de la peau ; l'application d'un vésicatoire cantbaridé le détermine aussi chez quelques sujets.
B. Chez la femme, les fonctions destinées à la reproduction piésentent un plus grand nombre de symptômes. Les menstrues, le* lochies et la sécrétion du lait méritent une attention spéciale.
Chez quelques jeunes filles, les règles ne paraissent pas a l'âgr accoutumé. Ce retard peut dépendre d'un état général de laconslitution, ou bien se lier à l'état de' l'utérus ou de ses annexes. Le pins souvent cette espèce d'aménorrhée se rattache soit à la maladie d'un organe éloigné et en particulier dos poumons, softll one disposition chlorotique.
Le flux menstruel est quelquefois augmenté datis Pétai ' die; cette augmentation, quand elle est très-conaidé connue vulgairement sous le nom de perte : elle pent «^^jyfj^mépoques menstruelles ou swrvcwÂT dMv% leurs intervaUeBt'i0!a|Él9f il* fs
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jiie surtout d'one suspension des règles, le sang qui échappe est 3ndu en caillots, il importe toujours de Texaminer avec soin, et de assurer s'il no contiendrait pas un fœtus ou ses enveloppes, surtout uaud il a été rendu avec des douleurs expultriccs analogues à celles ai accompagnent raccouchement. Les^pertes, en effet, sont soudât symptomatiques d'un avortement qui se prépare ou qui s'est éjà effectué, quelquefois aussi elles sont liées à une maladie de utérus, telle que polype, corps fibreux, cancer^ rougeur tomen- ^use ou granulée, etc. Les métrorrhagies ou hémorragies morbides e Futérus surviennent quelquefois spontanément dans le cours des laladies aigoês, spécialement pendant les Gèvres éruptivcs et la ariole en particulier, et rendent le pronostic plus grave. Mais il 91 bien plus fréquent de voir le flux périodique diminué, comme ela a lieu dans la plupart des affections chroniques; il est presque >ujours suspendu dans leur dernière période. Les déviations du flux lenstruel ont été fréquemment observées : elles peuvent avoir lieu ar une multitude de voies différentes, et plus spécialement par une es membranes muqueuses ou par la peau.
L'écoulement des lochies^ après Taccouchement, peut être excesif; plus fréquemment, s'il survient quelque maladie à cette époque. *s lochies coulent en quantité beaucoup moindre ou sont même iitiùrement supprimées, comme on le voit dai^s les fièvres puerérales.
Les mamelles augmentent de volume pendant la grossesse. Ce hénomène a lieu aussi, mais rarement, dans certaines affections e l'utérus. Il y a également un grand nombre de femmes chez ^sqnelles chaque époque menstruelle est précédée et accompagnée 'une tuméfaction notable des mamelles, en môme temps qu'elles cvienoent plus formes et qu'elles sont le siège d'une sensibilité lus ou moins vive. Mais c'est surtout quelques jours après Tac- 3ucliement que les mamelles offrent une grande augmentation de olume, au moment où la sécrétion du lait s'établit. L'absence de iméfaciion des mamelles ou leur affaissement subit dans celte ciroestance est toujours un phénomène suspect. Les mamelles diminent de volume et présentent parfois, comme l'utérus lui-même, ine véritable atrophie chez les femmes avancées en âge.
La sécrétion du lait n'augmente jamais dans le cours des mainlies; elle diminue presque toujours, et quelquefois elle est supirimée. On voit ordinairement cette suppression accompagnée de 'aQaisBement des mamelles, et d'autres fois de leur endurcissenOBt, attribué par quelques auteurs à la coagulation du lait dans fi glande mammaire. Dans certains cas, cette ^^r^^'^f^^ iVciNWiXvV
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excessive et constitue par elle-même une véritable maladie h laquelle on a donne le nom de gaiaciorrhée^ et qui est en général accompagnée d'une tuméfaction considérable de la glande mammaire. ^ La sécrétion du lait trop abondante ou trop prolongée entraîne ' raffniblissement général, et a été regardée comme la cause prédis- 'posante ou occasionnelle de plusieurs maladies, spécialement de la ^ phtliisie pulmonaire , de certaines formes de dyspepsie et de paralysie.
On a recherché si les qualités du lait ne pouvaient ftas être allé- ^ récs pendant le cours des maladies, et exercer alors sur la santé des j; nourrissons une fâcheuse influence. Les inflammations phlegmo- ^neuses du sein paraissent produire ce résultat. MM. Foumier et « Bégin regardent le lait comme constamment nuisible dans cette '^ condition à la santé des enfants qui en font i^sage. Le professeor -i P. Dubois a vu survenir dans celte circonstance, chez les noarriasons, des érysipùles et des abcès gangreneux. D'une autre part, MM. Becquerel et Yernois ont constaté que dans un grand nombre de maladies la composition chimique du lait ne subissait que des modifications peu importantes (1). Mais la cliimie est loin encore d'avoir déterminé d'une manière positive toutes les altérations que peut présenter le lait, et à plus forte raison les influences plos ou ^ moins nuisibles qu'il peut avoir sur les enfants qui le prennent. U n'est pas rare de voir des nourrices malades continuer à allaiter lcui*8 nourrissons sans qu'il en résulte d'inconvénient pour cesde^ niers, et par contre, il y a des enfants qui ne peuvent supporter le lait de telles femmes dout l'apparence est celle de la santé parfaite. I Tous les auteurs s'accordent pour admettre que les émotions mo- r raies peuvent soudainement communiquer au lait des qualités nui- . si blés probablement insaisissables aux recherches de la chimie.
Le lait, comme les autres produits de sécrétion, peut servir de véhicule à certaines substances médicamenteuses, telles que le bicarbonate de soude, l'iodure de potassium, le mercure, le quia- j quiua. On a déduit de cette donnée des applications importantes j pour la thérapeutique des enfants à la mamelle. On fait prendre aux j nourrices les remèdes destinés à guérir leurs nourrissons.
(1) Ces expérimentateurs ont trouvé que dans beaucoup de maladies aiguës, il y avait diminution de lu proportion d'eau et de sucre, augmentation du caséoo, du tteurrc et des sels. — Dans la plitliisie pulmonaire sans diarrhée, le lalti*éctf* a ' teraît peu de ses conditions normales; quand la diarrhée survient, le beomdiiBl'-l nuerait d'une manière très-notable. Dans la lièvre typhoïde, plus que danftMitt la autre maladie, la composition du lait est altérée, et la quantité de aesprlndiMi 1 nutritifs sul il une diminution très-considérable. I
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L*exainen miproscopique du lait n'est pas sans intérêt pour la ithologie. On a été conduit, dans quelques cas, à l'aide de cet strument, à reconndtre que le lait était mélangé avec un peu de is. Quant aux déviations du lait dont on a tant parlé, et qu'on oyait démontrées par Vaspect laiteux du pus d'un abcès, ou du ucus leucorrhéique^ ou du liquide fourni par le péritoine ou la ùvrc enflammés, elles ne sont plus admises par personne, et n'ont 18 par conséquent besoin d'être soumises à la discussion. Au reste,
cette opinion avait encore quelques prosélytes, il suiBrait, pour s détromper, de leur rappeler qu'on rencontre cette matière lactinne chez les hommes comme chez les femmes^ et que, si elle offre
couleur du lait, elle n'en a jamais contenu les principes. Les mines ont encore coutume d'attribuer à la présence du lait dans économie les douleurs fixes ou vagues, et les éruptions cutanées ni surviennent après leurs couches ; elles désignent ces symp- »me8, quels qu'ils soient, sous le nom de lait répandu. Cette semde espèce de déviation du lait est une pure hypothèse qui n'est Biaée sur rien de positif.
La stérilité chez les femmes peut être le résultat de causes beau- Nip plus variées que celles qui donnent lieu, chez l'homme, à impuissance. Les plus communes sont la mauvaise conformation 3 quelque point des organes -génitaux, les maladies dont il^ sont ^tuellement ou dont ils auraient été atteints, la position vicieuse i museau de tanche ou de son orifice, l'oblitération des trompes. s lésions diverses des ovaires, la présence de végétations dans le )1 de l'utérus, peut-être celle d'un mucus très-visqueux dans son nfice et la turgescence de la membrane qui le tapisse.
On peut encore rapporter aux désordres fournis par les fonctions [^nératrices des femmes la facilité avec laquelle a lieu l'avortement lez quelques-unes d'entre elles, et l'impossibilité où plusieurs ont .é de porter jusqu'au terme naturel de la grossesse le produit de la >aception.
Dans les deux sexes, le besoin du rapprochement {appetitus vefretis) peut être augmenté, diminué ou perverti. Il est augmenté ans le satyriasis et la nymphomanie, et dans quelques cas de manie relique. Il est diminue dans la plupart des maladies; il l'est souent dans la leucorrhée crhez les femmes, et dans les deux sexes bez les sujets adonnés à la masturbation. Son abolition complète st désignée sous le nom d'anaphrodisie {anaphrodisia) (1). Il est crrerti dans certaines manies et dans quelques autres névroses où
1) àprivaur opcligia, volapté.
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3t8 DBB BrarrÔMii.
les malades se lÎTreot presque sans eesse à la maslprbalion oa y pcntent à des actes antipbystqaes.
Tels sont les principaux symptômes fournis par les foBdioDs ^' nëratrices ; on doit y joindre ceux qu'on distingue pur le loodiflr a par le spéculum uteri : nous les indiquerons scnomairemeiit dMilr chapitre consacré au diagnostic.