‹ Éléments de pathologie généraleChapitre 62 sur 92 · PR03I08TIC · texte numérisé non relu

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"aire craindre une terminaison funesle. Kilos n'onl pas tout à fait .a même gravité lorsque les facultés intellectuelles sont troublées; nais alors même, elles ajoutent à ce qu'il y a de sérieux dans le uronoalic.

Les signes fournis par la respiration doivent être rangés parmi :eux qui> trompent le moins. Lorsque la respiration est égale, libre, ion pi*écipilée, exemple de douleur et d'oppresâion ; lorsque Tinterralle entre l'expiration et Tinspiration n'est pas trop long, et que e malade respire bien dans toutes les positions, il y a lieu d'espérer une heureuse terminaison. Au contraire, une respiration triés- Téqaente, en dehors des maladies nerveuses, indique un grand langer; c'^st un signe presque toujours mortel dans les affections ligués, que le nombre des respirations s'élève à cinquante par ninute.

o La respiration courte et accélérée, c'est-à-dire f )rmée :d*inspiratioos et d'expirations petites, et qui se succèdent proroptement, Bst du plus mauvais présage, lors même que tous les autres signes paraissent favorables. Aussi, disait Stoll, toutes \vs fois que dans les Bèvrcs putrides ou malignes, et môme dans les inflammations de poitrine^ je ne vois pas celte espèce de respiralion, je ne désespère point ; mais je n'ai vu guérir aucun des malados chez lesquels je Tai observée (I). »

La respiration stcrtoreuse, le râle trachéal, sont le plus ordinairement des phénomènes d'agonie, surtout quand ils surviennent dans la dernière période des maladies cérébrales; toutefois, la respiration stertoreuse n'est pas aussi grave dans les phlegmasies du poumon, lorsque l'expectoration n'est pas interrompue.

La gène de ta respiration qui se montre par accès, bien qu'elle ne soit pas exempte de gravité, est cependant beaucoup moins dangereuse que la dys|)née permanente. Dans l'emphysème des poumons, ou observe souvent des paroxysmes dans lesquels l'oppression est portée presque jusqu'à Vasphyxie, et rien n'est plus rare )ue de voir les malades succomber dans ces accès.

Le hoquet est un signe très-fâcheux vers la fin des maladies, orsque, en même temps qu'il apparaît, les autres symptômes con- .înueut à s'aggraver.

Les crachais fournissent des signes pronostiques importants. Dans « péri pneumonie, lorsqu'ils sont séreux, rougeâlres ou semblables à du jus de réglisse ou de pruneaux, et recouverts d'une mousse ^gèrc, la maladie se termine à f^eu près constamment par la mort,

(1) Stoll, Rat, hied., t. IH, p. 62.

C'est toujoora chose nasnnnle, qi bdies nue fréquence médiocre el meni. Loe fréquence coasidéraM QDe maladie sérieuse. Si. par exen snjei adutle, à cent cinquante ba forte niaoa. au delà, le pronostic < cée. le ponls devient irrégulier, in mort esl prochaine. L'irrégularité aggravation dans la position du n quefois un changement favorable.

Les déTaillances, les syncopeâ. sa dangereuses, surtout quand elles i ne sont pas encore trés-aflaiblis. Il elles ont lieu dans les conditions inspirer les plus graves et les plus chez les sujets atteints de maladie pk-urêtiques.

Lne augmentation considérable i ment une maladie sérieuse, surtout refrmdissemeul des extrémités, pui dans le cours d'une maladie avec dii lion de la plupart des svniplômes, di chaine. Il va sans dire qu'il n'en est au début, bien qu'il soit aussi, par dt' ses formes Ipa"" **^-" -■■"" f""»--

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•ueurs abondantes sont généralement nuisibles, OQ tout au Qutiles au début des maladies; elles sont souvent favorables léclin. Des sueurs continuelles dans le cours d'une affection produisent souvent un affaiblissement funeste, comme CoiU' observé dans la fièvre tabide de Naples. Les sueurs froides ^ennent au déclin des maladies sont presque toujours f&s; nous les avons vues former néanmoins une crise favorable 1 enfant de six ans, au septième jour d'une péripneumonie ave : une amélioration prompte des symptômes locaux et iix succéda exceptionnellement à cette sueur froide, dont les ( avaient été justement alarmés.

lëmorrhagics qui ont lieu au début d'une maladie annoncent [ement qu'elle sera grave; celles qui surviennent dans la e période sont rarement indifférentes : elles sont le plus t suivies d'augmentation ou de diminution notables dans les mes préexistants. L'épistaxis et le flux hémorrhoîdal sont lement favorables, chez les personnes sujettes, dans leur état :ë, aces hémorrhagies. Les hémorrhagies des poumons et des is sont ordinairement fâcheuses ; celle des voies urinaires est e constamment mortelle, comme on Ta observé dans la vaîydenham), dans la peste (Diemerbroeck), et dans la fièvre celles qui sont excessives et accompagnées d'un grand affailent , sont toujours très-graves.

anciens médecins prétendaient que l'urine transparente et diquait la longueur de la maladie ; qu'une suspension qui s'y t par le refroidissement annonçait la fin de la maladie pour oque plus ou moins éloignée; le sédiment, une terminaison line, etc. Ces divers signes n'offrent aucune certitude. L'exi involontaire ou la rétention de l'urine^ survenant dans le jes maladies fébriles ou dans les affections de la moelle et du u, en indiquent une aggravation sérieuse et font craindre une uneste.

at des forces est aussi d'une grande importance pour le pro- . Toute affection dans laquelle leur diminution est considéest toujours très-dangereuse; leur perversion ne l'est guère . Voyez, plus loin, Évaluation des forces y dans le chapitre ;ré à la thérapeutique.

iains épiphénomcnes qui se montrent dans le cours des malaeuvent être de quelque importance pour le pronostic. Telles !n particulier les parotites dans les fièvres graves et dans le B. Le développement de parotites dans les maladies aiguës a gardé comme heureux par les uns, comme dangereux par b

lors même qu'elle ofTre sous les aulroa rapports une btlDipiir i^. parente. Chez les phlhisiqaeB, iorequit le* cracbata, apriainwi,* mêle» plus ou moins longtemps de pituite diffluente, tl«Tinm^ tout k fait puriilenis, ou lorsqu'ils soûl d'un grî* bmIo, ruujrlli; i qu'ils prennent une odeur félide, la mort est gi'n^-FBtuauil |i éloignée. Dans la pneumonie, la couleur brune et l'odeur gag^ neuse des craclials annoncent une fin procliaine.

Le pouls, considéré sous le rapport du [ironostic. fournit iaùgt peu nombreux, mais impnrUul», mirloui dans les affei'liDni ni^ C'est toujours chose rassurante, que le pouls présente daatcoBt ladies une fréquence médiocre et un certain dcgn; de dcfclifl* ment. L'ne fréquence considérable du pouls dénote coiuUiiiadi une malitdie Béi'ieusc. Si, par exemple, la fréquence s'élivedieiq sujet adulte, à cent cinquante bailements par minute, et, i]:ti n forte raison, au di;là, le pronostic est grave; si, a uiio époque cée, le pouls devient irrégulier, inégal, intermittent, irb«;iw!ile,ll m mort est proclinine. L'irrégularité médiocre du pouls, wu aggravation dans la poeîtioa du malade, précède et inoniiui quefois un changement favorable. l

Les défaillances, les syncopes, sont souvent plus cffrayauin ipt t

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abondantes sont généralement nuisibles, on tout au au début des maladies; elles sont souvent favorables Des sueurs continuelles dans le cours d'une affection >nt souvent un affaiblissement funeste, comme CoiU" & dans la fièvre tabide de Naples. Les sueurs froides it au déclin des maladies sont presque toujours files avons vues former néanmoins une crise favorable t de six ans, au septième jour d'une péripneumonie ne amélioration prompte des symptômes locaux et éda exceptionnellemeut à cette sueur froide, dont les it été justement alarmés.

lagies qui ont lieu au début d'une maladie annoncent qu'elle sera grave; celles qui surviennent dans la Kie sont rarement indifférentes : elles sont le plus s d'augmentation ou de diminution notables dans les 'éexistants. L'épistaxis et le flux hémorrhoïdal sont favorables, chez les personnes sujettes, dans leur état i hémorrhagies. Les hémorrhagies des poumons et des ordinairement fâcheuses ; celle des voies urinaires est amment mortelle, comme on l'a observé dans la vaim), dans la peste (Diemerbroeck)^ et dans la fièvre ]ui sont excessives et accompagnées d'un grand affaimt toujours très-graves.

; médecins prétendaient que l'urine transparente et la longueur de la maladie ; qu'une suspension qui s'y ! refroidissement annonçait la fin de la maladie pour lus ou moins éloignée; le sédiment, une terminaison 5. Ces divers signes n'offrent aucune certitude. L'exntaire ou la rétention de l'urine^ survenant dans le adies fébriles ou dans les affections de la moelle et du idiquent une aggravation sérieuse et font craindre une

orces est aussi d'une grande importance pour le proaffection dans laquelle leur diminution est considéjours très-dangereuse; leur perversion ne l'est guère , plus loin, Évaluation des forces, dans le chapitre thérapeuli(|ue.

{phénomènes qui se montrent dans le cours des malaêlre de quelque importance pour le pronostic. Telles culier les parotites dans les fièvres graves et dans le tveloppcment de parotites dans les maladies aiguës a Dmme heureux par les uns, comme d^ii^<^tevnL'ç«t\^%

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autres. Hildmhrand , d'après un grand nombre d'obseï été conduit à regarder comme favorables les parotites qi nent au déclin de la maladie, et comme nuisibles celles q trent au début. A notre avis, l'apparition de parotites maladie aiguë est toujours quelque chose de grave qui i inquiétudes que le mal avait jusqu'alors inspirées. Quell l'époque à laquelle paraît ce gonflement, il est, de Tave de fôcheux présage, lorsqu'il est porté au point de gêner tition et surtout la respiration. Il est également très-fâcbi il est suivi de suppuration. Sa terminaison par gangrène c d'une mort prochaine.

L'aspect des plaies et des surfaces sur lesquelles on i des topiques vésicants ou rubéfiants fournit aussi des sigai tiques. Lorsque les plaies ont une couleur vive, et donne épais et homogène, c'est un indice fevorable; c'en est un au contraire, lorsqu'elles sont brunes, livides, noires s qu'elles exhalent du sang ou une sanic putride. C'est un a fâcheux et presque toujours mortel (1), que les vésicatoi sinapismes ne produisent aucun effet sur la partie où on i que. II est encore de mauvais augure que le derme se d^ parties sous-jacentes dans les endroits où les sangsues oz pliquées; nous avons presque constamment vu la mort si ce signe en apparence peu important.*

Tels sont les principaux signes à l'aide desquels on pe un jugement sur les changements qui surviendront dans des maladies. Ces signes, nous le répétons, n'ont de valeui l'appui réciproque qu'ils se prêtent. Un seul signe, quelqu tant qu'il soit par lui-même, n'a de force que par le conc plusieurs autres ; le signe le plus fâcheux, s'il se présente îs( comme on le voit dans quelques affections nerveuses, pc noncer aucun danger : les convulsions, la carphologie, l'in lité générale, l'horreur des liquides, le méléorisme, les ex involontaires, l'aphonie, etc., sont des signes presque ind duns les attaques d'hystérie, et presque toujours morte le** maladies fébriles. C'est donc en tenant compte , à de tous les signes que présente une maladie que le médec ea prévoir la marche ultérieure et surtout la bonne ou m tcrminuiaon.

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