ET DE SES DIVISIO.^S
l'E Là PATHOLOGIE GÉ>ÉBALE« DE SO> ÉTEMÎtEE ET DE SES LIMIIES ; IiF.S AVA>TAGES ET DES DA?(GERS ATTACHÉS A SO.\ ÉTCDE ; DE LOBDBE A SCIVRE DANS SO> EXPOSITION.
La raédcciae est à la fois iiae science et un art : une science, par ^éludes et par ses doctrines qui embrassent, dans mi cercle iminensc, tout ce qui se rattache, de près ou de loin, physiquement et moralement, à la santé de l'homme; un ari par le biii qu'elle se propose, et par les moyens qu'elle emploie pour Tiitteindre. Elle constitue une science complexe, et un aru]ini4'ile. Si Ton objectait '|uc Vunité est nécessaire pour constituer une science^ et que touic !Hneoce complexe n'étant, en réalité, que la réunion conventionnel!** de sciences diverses, elle-même n'en forme pas une distincte, je répondrais que la plupart des sciences, dans leurs applications, dans leurs études même, se prêtent des secours mutuels. La physique, la chimie, la géologie, l'aslix^nomie, les mathématiques, ne vivent pas isolées les unes des antres. Sans doute chacune d'elles a un objet ipécial, un but déterminé; mais la médecine, sur cifs doux p<jints, otdans les mêmes conditions. Son objet est l'homme malade ; son Int est de rétablir et de consener la santé. Si Tanatomie, la phyfloiogiey l'histoire naturelle, la physique et la chimie, fournissent à la médecine des secours dont elle reconnaît l'importance, la médecioe rend à plusieurs de ces sciences auiant qu'elle en reçoit, à W physiologie en particuJit»/* et à l'anHloinw, qui trouvent <\ana }
UK LA fATHOLOGIE.
X . a^A4^c> o> iiîs los plus propres à éclairer sur les km- .à >..uvw..n ào i*haouii d'eux. Qui pourrait, d'aillennfj V. ,4,.ix .c*;io le liln* de science, et la pathologie, n'ert-^
. f.wiâvui ïMrlor la médecine elle-même? La Ihëra- M ji.v »iv\ :i oa s*»ni «pie des branches; elles ont le même ... xoix lu tm^mo tin. Aussi^ dans le langage usueldes . .... ij,.*- oi Hit'iit^'ine Hout-ils deux mots continuelle-i .^ . v\x uu (KHir rautiv et acceptés le plus souvent comnej . li^aivuio a donc un droit incontestable à être rangée . .ixv\x kUo otViH» (lans son objet et son but Vunité, qui .. .i;a^U'iv pix»piv, et ne permet pas de la considérer . . i. .V' <i»piic«liou H rhomme malade des lumières fouii. ..x.« Ut.uiolioN tles connaissances humaines. Ceux-là ... ^.i .tiuii« lu médecine que son but, ont pu ne voir en . . V' <.totir Miiis l'étude de l'homme malade n'est pas M uulv, i|ui roiiHtitue en réalité la médecine^ la range . >.. .ii.-ai |Mruii It^s Mîiences les plus élevées à la fois et les . \ v« s . iiuiuauito.
^.•vvswi .oouN-uous dit, n'est pas seulement une science, , . .i «'u uu^iue temps uu art, et un art très-difBcile. Les . . iiiiii'iiltéri sont patentes. Ku eiïet, au lieu d'être placée, , ii^tiipu* et n»nniie la chimie, dans ses applications et \|s iiiiuvh, en présenee de laits complètement identiques :-.. ;il»lr:i)\\ol«iuié, la médecine ne peut, dans le plus grand ; . « .iM, «pi'ulltMulre et observer les faits qui se produisent; X , MîtJi'uie ipu» par occasion, et ne doit le faire qu'avec la . i.ii u'.or\o. Klle ne peut se régler dans son action que sur ; ,,,!... pUiM \iu moins grandes, et non sur des similitudes corn- ,111* romportiMit ni les variétés infinies de l'organisme ;:4!i . I e(<a de santé, ni les modifications innombrables que . : M.;.iui)«iiio dans l'état de maladie. Cependant, hâtons-nous 'i.v, .,;, dilllindlés, toutes grandes qu'elles sont, ne dépas- .1.. ' 4 i».'i loe ordinaire d'un jugement sain, éclairé par une in- , . .,: ...ilih,iule. Tout homme doué d'un esprit droit est incon- , .;. . ..iii. ipr«>ï* les éludes nécessaires, en état d'exercer l'art de , ' iii «*u mèileeiue, ou, comme on le dit généralement, la V .. ^u*^iUi\ u est, en effet, que l'application du bon sens au , :;v .u le* maladies, ei, par suite, à la conservation et à l'amë- ..,v\» loinaantê. Le bon sens est ainsi, i\pïvsV honnêteté {vir ^ . A juvuiiiMv qualité du médecin, je dirai même de l'homme, ^^^^M^^o }K»wlion sociale qu'il soit placé; la connaissance des .fiH pas moins indispensable, n'occufie, en
DE LA l»ATnOLOGlE. 3
réalité, que le second rang. Tout homme doué d'une intelligence ■Û0iiniire peut, avec du temps et du travail, acquérir cette eonnaiV ^aiiie: le bon aeos ii'eat pat le partaga de tous.
(Bu avait aatretna, dans les ouvrages dogmatiques, dëini la pa*
thokigie : celle branche de la mëdedDe qui traite de la classifica^
lion, des cames, des symptômes et desisigoes . <)^s maladies. Cette
k dëfinilioiï est loin d'être exacte ; en eBSst,.QOipme nous ravons dit,
ËjjMiceqni concerne l'homme maladi) appfu*)ljwt i la pathologie :
klle n'a pas seulement pour objet, suivant les anciennes définitions,
F h dsssifioalion, les causes, les symptômes et les signes des mala-
I dies; elle les étudie, sous tous leurs points de vue, dans leur siège,
daos les phénomènes qui les précèdent et les suivent, dans leur
Barcfae, leur durée, leurs modes divers de terminaisons, leurs re-
^ toon, leurs formes variées, leurs pomplications, les lésions qu'elles
apparient dans la texture des organes, leur traitpment préservatir
<t cnralif, etc., etc.
De loales les parties de la médecine, aucune ne présente au médecio autant d'intérêt dans son étude, sûtant d'importance dans ion bot, qœ la pathologie : elle est pour lui, nous tenons i le redire, h médecine presque entière; elle forme un centre autour duquel li^uient se ranger, h des distances inégales, les autres sciences nédicalca. L'étude do l'anatomie et de la physiologie, de la chimie ' et de la fibysique, do la botanique et de la matière médicale, n'est pour lui qu*ane introduction à celle de la pathologie; et, lorsqu'une ibis il s'est livré à cette dernière, les autres perdent, à ses yeux, une grande partie de leur importance ; il ne voit plus en plies que des sciences accessoires et tributaires; et, parmi les faits nombreux qu'elles embrassent, il n'attache généralement de prix qu'à ceoxqui ont quelque rapport avec l'étude des maladies.
Loin de nous cependant l'idée d'élever la pathologie en abaissant ces diverses sciences : quel que soit son degré d'importance, nous oe prétendons pas lui donner une supériorité absolue sur elles. Nul doute que la physiologie, la physique, la zoologie, etc., ne doi- Teotèlre placées sur le même rang. Ces sciences sont toutes* unies es liens intimes ; elles se prêtent un appui mutuel et des luréciproqvies : elles ne doivent ni ambitionner, ni reconnaître daiopériorilé, chacune d'elles conservant d'ailleurs né- I, ponr celui qui se consacre à son étude, une préémi- JYO sur toutes les autres. Ajoutons, enfin, qu'elles consti-
)^r le médecin, un complément indispensable i l'étude i'Sngnind nombre de maladies, qui, sans leur concoure, ne seraieot qu'imparfaitement connues.
â DE LA PATHOLOGIE.
h'sions (It's ortîanes les nits les plus propres à éclair, lions et la stniclure de diacuii d'eux. Qui pou' contester à la paiholoiîie le titre de science, et la jce pas. à proprement [)arler. la médecine elle-' peutifju»', riiygicne. n'en sont «pie des branche objet et tendent vers la mém«' fin. Au.ssi, dans médecins, pnf/to/ifffie et mniecine sont-ils deii^ ment em|»lov(''s l'un pour l'autre et acceptés le svnonvmes. Laméilecine a donc un droit incois pai'uii les sciences: elle i>lVre dans son objet lui donne un caractère propre, et ne perm» comme la simple ap[)licalion à l'homme m:
nies par d'autres branches des counaiss;- ' ^ j
seuls qui n'ont vu dans la nu'dt^cine que ^ '^*-* ^'
elle (jiie l'art de ixuérir. Mais l'é'ludo de l'-nu?^ ^^^^
lui art, et (^ette élude, qui couslitue en n : ••\|»1'7^ '* ,..-^
incontestablement |>armi les sciences It ..pie, n'fi ^ ^
plus utiles à l'hinnanilé. ition loul*^ ^ ^
La UKMlecine, av(ms-nous dit, n'e- > /.isques •'
cau.ses de ses (liriicult<'»s sont patente* . 5<:hle à Te^f
comme la phvsique et connne la • -- ;. toutes les *-''^' ^
dans ses exp(''riences, en présen<'e *- ''aisant m*'^^
et rej»r.»ductibles à volonté, la méd
uoudu'e des cas. qu'attendre el o' , ,...• . : celle île IV^'
elle n expeiimeute (jue par o(»c:i ■. : ."vvoit : ne poif
pluN i^'raude ré-icrve. Klle ne pe* v<«'. . :e partager «'''
des aualo^^ies plus ou moins UCT ^ . .•: ! étendue fiîi eii
jlèles. ijue ne comportent m i .> noniluviises di-
liumain dans l'état de sant('', : ::;S est celle qui la
subit ciît ori^anisme dans r«''i - -uo.î'e ou extern»*.
«le le dire, ces diflicultés. l . ^ ■••^:s. celles qui ont
>ent f^as la portée ordiuaii. . ■■ •:< >.u dans uu des
>lruction sufiisaute. Tout , -. • i::< mi seul or-
le.stabhîiueut. après les eî >. ^ ..«' ."dières; et «les
u'H'rii . L'art eu médei* . > •*••' ^:r.i* do se livrer à
nif'ih'tiiir inntiqu(\ \\\'>\ ^ ^ » •.» • ." vi'lMl seul de CCS
iiaiiemeut des nialadi» ^ .".s 'f.O*î»itauxconsa-
îioraiion de la santi"'. ' >. ^ - >^-"me!il aux ma-
l,rnhus , la première «.■ ^ . .•• -iruts par leur
dniis <piel(|Mr piisitiMt- . .» V'^iee, à con-
/////// ///>•. fffji II,- ^^. ^ . >. ..-::! ionrnelle-