‹ Eléments de pathologie interne et de thérapeutiqueChapitre 100 sur 174 · CATARRHK CHRONIQUE DE L'ESTOMAC · texte numérisé non relu

CATARRHK CHRONIQUE DE L'ESTOMAC

afant de déjeuner. Le plus ((rand nombre des malades supportent bien ces doses : jamais il ne se présente des douleurs violentes, des nausées ou des vomissements, et dans des cas rares seulement de la diarrhée; quant au résultat, il est très-variable : tandis que dans certains cas on peut constater une prompte amélioration, rien de semblable n'a lieu dans d'autres; et cependant il m'a toujours été impossible de dire en quoi les cas de maladie ont pu différer les uns des autres.

Pendant la marche du catarrhe chronique de l'estomac, il se présente parfois un moment où il n'est pas permis de continuer à donner des aliments non stimulants, où les aliments légèrement épicés et salés sont même mieux supportés que les autres. Aussitôt qu'un pareil état d'atonie de la muqueuse gastrique a été reconnu (et souvent on le reconnaît seulement « ex juvantibus et nocentibus »), il faut passer avec précaution aux prescriptions ferrugineuses et aux légers excitants : alors le Franzbrunnen d'Kgcr et même les vraies sources ferrugineuses, telles que Pyrmont, Dribourg, Cudowa, sont mieux supportées et réussissent mieux que Karlsbad et Marienbad. Budd préconise comme le meilleur excitant de la muqueuse dans l'état en question un mélange d'ipéca (2 1/2 à 5 centigr.) et de rhubarbe (ir> à 20 centigr.) pour une pilule à prendre avant le repas. Il convient encore de donner dans ces cas la teinture de rhubarbe vineuse, l'élixir viscéral de Hoffmann, le quassia, le gingembre, le calamus aromaticus; que Ton se garde toutefois d'abuser de ces médicaments, de les employer mal à propos ou à doses trop élevées.

Vindicatûm stjmptomaiique n'exige que dans des cas très-rares une appliaUion de saiigs^ies on de ventouses à Vépigaslre. On ne doit y recourir que quand, par exception, l'épigastre est devenu par trop douloureux. Les souffrances sont, en effet, presque toujours apaisées par ces évacuations sanguines, quoique la manière dont elles conduisent à ce résultat soit très-difficile à expliquer. Dans les cas où l'hypérémic et le catarrhe de l'estomac ne sont qu'un symptôme de pléthore abdominale excessive, tirant son origine d'une compression de la veine porte ou d'une déplélion incomplète des veines hépatiques, les sangsues à Vanus produisent souvent un effet surprenant en retirant le sang des anastomoses de la reine porte. — Les narcotiqnesy qui sont indispensables pour le traitement de Tulcère rond, ne sont qn(^ rarement indiqués dans le catarrhe chronique simple. — Les mêmes conditions dans lesquelles l'indication symptomatique du catarrhe lîgu de l'estomac réclame l'emploi d'un vomitif peuvent encore se produire tans le catarrhe chronique; toutefois, les précautions doivent être encore plus jXandes dans ce cas, parce que l'on ne peut pas savoir s'il n'existe pas déjà un lommencement d'ulcération. — La constipation habituelle doit être combattue par des lavements ou des laxatifs. Ceux que l'on emploie le plus souvent sont la rhubarbe, l'aloès, dans des cas opiniâtres l'extrait de coloquinte. Ordinairement, on combine plusieurs de ces médicaments. L'extrait de rhubarbe composé, préparation officinale et souvent employée, représente une association très-rationnelle entre l'aloès, la rhubarbe et le savon de jalap. Budd déclare hautement que l'aloès et la coloquinte exercent principalement leur influence sur le gros intestin, qu'ils irritent peu l'estomac et constituent par conséquent les purgatifs

filO MALADIES DE l'ESTOMAC.

les plus convenables dans le catarrhe chronique de ce dernier organe; il faut, au contraire, que l'on se tienne en garde contre le séné et l'huile de ricin.

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