CATARRHE AIGU DE L'ESTOMAC
n en est tout autrement de remploi des carbonates alcalim; leur arrivée dans itomac diminue la viscosité du mucus sécrété et en favorise l'évacuation; ils iritent donc, abstraction Taite de leur emploi réclamé par rindication causale lyei plus haut), qu'on leur accorde encore une haute importance dans le trainent du catarrhe aijçu de Testoniac arrivé à ses périodes ultérieures. Disons core que les carbonates alcalins semblent provoquer la sécrétion du suc gasipie : au moins Blondlot et Frerichs ont-il remarqué qu'après Pusage des car- (lates alcalins il se forme une quantité de suc gîistrique suffisante, non-seule- !iit pour neutraliser Toxyde alcalin, mais encore pour communiquer une ycûon acide à tout le contenu de l'estomac. On a Thabitude de donner ces sels is forme de soda-water dans Tembarras gastrique et la fièvre gastrique, et, près la recommandation de Schônlein, associés à la rhubarbe sous forme de nture aqueuse de rhubarbe, dans la fièvre pituiteuse ou muqueuse. Cette tein- « donnée à la dose d'une cuillerée à café toutes les deux heures, rend touiTB les meilleurs services dans le traitement de cette dernière maladie, si l'on Din de suivre en même temps les prescriptions hygiéniques signalées plus it.
Uaeide cMorhydrique jouit d'une réputation toute particulière dans le traitent de la fièvre gastrique et de la fièvre bilieuse; une prescription généraient usitée est la suivante : 2 grammes d'acide muriatique concentré dans 200 immes d'un liquide mucilagineux, à prendre par cuillerée à bouche toutes les IX heures. Nous ne voulons pas examiner ici jusqu'à quel point on peut espéobtonir une plus prompte guérison par l'emploi de ce remède; ce qui est lain, c'est que les malades le prennent volontiers; il diminue la soif, et ce i n'est pas à dédaigner, c'est que cette prescription si aimée tend à rendre à lécrélion de l'estomac, devenue alcaline, l'acidité qui, selon l'expérience phyk^que, est d'une importance capitale pour son action digestive. LHndimtion symptonmtique ne réclame que rarement des mesures particures. Les symptômes qui fournissent le plus fréquemment l'occasion d'intervesont le vomissement et, si l'inteslin est également malade, la diarrhée. S'il permis de considérer ces deux phénomènes comme favorables tant que leur ensité est modérée, et s'il n'y a pas lieu alors de s'en occuper d'une manière licuUère, ils peuvent d'un autre côté, surtout dans le choiera nostras et dans choiera infantnmy manifester une violence telle, que la grande perte de par- I aqueuses conduit à l'épaississement du sang et menace l'existence. La presptîon la plus ordinaire contre la diarrhée et les vomissements violents est pium. On ne sait absolument rien de certain sur la manière dont l'opium agit BT arrêter le vomissement et la diarrhée. Si celte substance n'agissait qu'en nlysant les mouvements de Tintestin et diminuait de cette façon le nombre I évacuations sans modérer en même temps la sécrétion de la muqueuse, son Uté serait illusbire; or, il semble que l'opium, tout en exerçant son influence ^ies mouvements de Tintestin et peut-être précisément à raison de cette in- Hiee, diminue en même temps la sécrétion de la muqueuse intestinale. Si ^ dans le choiera nostras l'eau glacée, dont nous avons relaté plus haut l'in- Hce favorable sur le vomissement, reste sans effet, si les selles diarrbéiques
't'iH MALAUIES DE L*ESTOMAC.
M* siirr t'deni avor la m^me rapidité, on doit donner Topium sous Cor p/iiidre H la dose de 2 centi^ammes et demi, ou en teinture, seul ou et aux analeptiques. Malgré la répugnance que Ton éprouve i employer f dans la clientèle des enfants, et malgré la conviction que par son adminii on ne satisfait ni à l'indication causale ni à l'indication morbide, il peut s que dans le chtAera infantum on soit forcé de recourir à l'opium par doses, si les évacuations sont très-fréquentes. — Si dans le choiera mMi dans le choiera infanlum le collapsus devient profond, si le pouls faiblil température baisse de plus en plus, il peut devenir très-nécessaire de don même temps des stimulants tels que le vin, l'éther, le café à rintérieur,le pismes comme révulsifs à Textérieur.
D*un autre cùté, il peut s'accumuler dans le cours d'un catarrhe ugu A tomac une grande quantité de mtirtM, malgré l'emploi des alcalins ; et ce i comme produit du catarrhe, peut, en participant à la décomposition, enti la durée de la maladie; il peut encore, après que la maladie est terminée, ter la convalescence et troubler la digestion. Si, dans les périodes ultériev la maladie, les vomituritions pénibles, par lesquelles, de temps à'autre, h lades rejettent d'assez fortes masses de mucus, l'absence de l'appétit et I tour du rétablissement rendent probable un pareil état de choses, le be» l'administration d'un vomitif peut même alors encore se faire sentir.
Dans la fièvre bilieuse l'expérience nous apprend qu'assez souvent, aloi n'existe pas de matières non digérées et en décomposition dans l'estoro vomitif peut exercer une influence favorable sur la marche de la maladie ne savons rien de précis sur le développement de la polychoUe qui accoo le catarrhe de l'estomac dans la fièvre bilieuse, et partant nous ne somm en état de donner une explication suffisante de l'efTet favorable du vomitif; (^(re est-il permis de la chercher dans ce fait que, par l'acte du voinissem bile arcumalét* dans les voies biliaires se trouve exprimée et vidée d duodénum.
CHAIMTKE II.
CATARRHE CHROMQrE DE L'ESTOMAC
ï l". — Pathojfénic et ôliolopio.
Le catarrhe chronique de l'estomac tantôt n'est qu un développemeit i (arrhe aij;u traîné en longueur ou récidivant souvent, tantôt il affecte dff If cipe les allures d'une maladie chronique. L'étiologie du catarrhe rhMf confond donc pour la plus grande partie avec celle du catarrhe aigu. I' 1 h*s fVKiM'jt </Ni pror(Hfii**nl tv dernier itenrenl^ dès tfiie leur aetitm tt W^^ fie r^iHit\ t^ntraiiker éyalement le vatarrhe rhmniifite d^ Feitinm^u. 5«? *
CATARRHE CHROMIQUB DE l'ESTOMAC. k^é
ici particulièrement mention de l'abus longtemps continué des spiritueux comme étuit la cause de beaucoup la plus fVéquente de cette maladie. On remarque ici, comme pour le catarrhe aigu, une influence d'autant plus prononcée de l'alcool que ce liquide est pris dans un état plus concentré ; ainsi ce sont les buveurs d'eau-de-rie qui contactent le plus facilement la maladie.
2* Le catarrhe chronique de l'estomac dépend d'un arrêt de la circulation Anm les mmeatiiP de la muqueuse gastrique. L'obstacle qui s'oppose au retour dn sang et qui provoque cette pléthore locale peut avoir son siège dans la veine porte, et nous trouvons, par conséquent, que toutes les maladies du foie qui lonnent lieu à une compression de la veine porte et de ses ramifications, se ^impliquent d'un catarrhe chronique de l'estomac. L'obstacle siège plus souvent encore au delà du foie; toutes les maladies du cœur, du poumon, de la plèvre, ijin provoquent un engorgement du cœur droit et une déplétion imparfaite des fanes caves, gênent également l'écoulement du sang du foie et, partant, celui ih sang de l'estomac; et de cette manière nous rencontrons dans l'emphysème, dans la cirrhose du poumon, dans les maladies valvulaires du cœur, aussi souvent le catarrhe chronique de Testomac que la cyanose des téguments, et ces denx états doivent être considérés comme se développant sous les mêmes conditions.
3* Le catarrhe chronique de l'estomac accompagne très-souvent la tuberculose pàhnonaire et d^autres maladies chroniqties. Dans la première partie de ce vohme nous avons eu soin de relater que les tuberculeux se plaignent souvent Iwancoup plus des symptômes du catarrhe de l'estomac que de ceux de la maladie de poitrine, et que ce sont précisément les symptômes du côté de l'estomac i|ii les font recourir en premier lieu au médecin.
h* Le catarrhe chronique de l'estomac accompagne d'une manière constante fc cancer de Vestomac et d^ autres dégénérescences de cet organe.
{j 2. — Anatoniie pathologique.
La muqueuse montre fréquemment une coloration d'un rouge brun ou artloisé, comme cela se rencontre sur d'autres muqueuses encore, lorsqu'elles *ûnt le siège de catarrhes chroniques. Celte teinte est la suite de petites hémor- "hagies capillaires dans le tissu de la membrane et d'une transformation de l'héiiatine en d'autres pigments. Au lieu de l'injection fine, offerte par la muqueuse l^ns le catarrhe aigu, nous voyons ordinairement dans le catarrhe chronique 'tie ramification plus grossière et par-ci par-là des dilatations variqueuses des "^sseaux. La muqueuse est devenue, en outre, le siège d'une hypertrophie; ^nsi nous la trouvons plus épaisse et plus dense et nous la voyons former des *lk nombreux, lors même que les fibres musculaires de l'estomac ne sont pas Ontractées par la rigidité cadavérique ; par endroits même, nous la voyons de- 'tair le siège d'une hypertrophie villeuse qui donne lieu à des éminences cirtmscrites, molles et spongieuses. Ces éminences sont quelquefois petites et en 'fimbre infini, séparées les unes des autres par des sillons superficiels, et représentent ainsi un état mamelonné. L'aspect mamelonné est d\\ le plus souvent
à une hyperlropliie partielle de la muqueuse gastrique, hypertrophie qui a pour effet ragrandissement de quelques glandes et de leur tissu interstitiel; d*apm Frerichs, cet sispect serait encore produit par des amas arrondis de graisse dam le tissu sous-muqueux, ou bien par un développement de follicules serrés les uns contre les autres et oblitérés, et enfin, d'après Budd, par une distension des glandes de Teslomac due à la rétention du produit de sécrétion. Les modifications en question se rencontrent le plus fréquemment, et ordinairement dans Tétat le plus avancé, aux environs du pylore (1). — La surface interne de forgane est recouverte, en outre, d'un mucus gris blanchâtre, visqueux, adhérant fortement à la paroi.
Il n'arrive pas toujours que l'augmentation de volume et de densité soil bornée à la muqueuse; dans certains cas, le tissu sous-muqueux et la membrane musculaire sont convertis en une masse lardacée, épaisse de plasieun lignes et parfois d'un pouce. Cette augmentation de volume des parois de l'estomac repose également sur une simple hypertrophie, dans laquelle il se (aitei une formation nouvelle de fibres-cellules musculaires et une augmentation di tissu conjonctif sous-muqueux et intcrinusculaire. Sur la surface de section h membrane musculaire augmentée de volume représente une masse d'un pii pale rosé, molle, charnue, parallèlement de dehors en dedans de lamelles de tissu conjonctif blanchâtre, ce qui lui communique un aspect cloisonné. Qael- ({uefois toute la région pylorique de l'estomac et principalement le pylore loimême se trouvent modifiés de la manière indiquée, dans d'autres cas l'augnien-
(1) Cet viiii inaniploniié de la innqiipiisc stomacale, ({ui est Ai\ soil à des villi>si(és mii l'hyiKTtrupliie, à la distension ou à d'autres alt(':rations des {^laudes en tube, arrive iiuelqnrfM jusqu'à constituer de pclits polyiH^s nmqucux. (Vcst une afTcction qui n'est pas tn>»-rare, puîsqM j'ai pu en observer quatre ras dans l'c'space d'uin"! année dans le service de M. Cliarcot à b SalpiMrière. {Sonèté de biologie ^ 18G3, p. l'iô, et Société anatùmique^ inônie nnm''C. M. Lluavifr en a coinnnniiipié aussi plusieurs exenijdes, l'année suivante, à la même Société.) Ces |N»Wpr«, plus ou moins volumineux, plus ou moins ncunhreux, siègent surtout à la région pylorique. Ib sont constitués, soit jmr des villosités réunies de façon à produire nu jiolype fibreux, soitptf des villosités à leur surface et des jçlandes dilatées dans leurs couches jdus profondes, soit «uIpment par des jçlantles dilatées, hypertrophiées et transformées en i>etits kystes clos, n est p»* bable que les villosités de nouvelle formation qui entourent le goulot îles glandi^ eii !■!», empêchent le produit de sécrétion glandulaire d'être déversé i\ la surface de la niuqveiw rt contribuent ainsi pour une grande part à la distension kystiipie des glande». Mais, rouune ib» certains de ces polypes glandulaires, rui ne trouve pas de villosités à leur surface, on iU»it [rtser qu'il y a eu hypertrophie active des gland<'s par production de culs-4le-sac iiouveaui. rt quelquefois distensiiui kysli(|ue d'une glande par ré|iaississement du liquide qu'elle st'rriir, ab«A> lunient connue cela a lieu pour les <pufs de Nabnth du col utérin, ^uoi qu'il en soit, les {rfiaén existant dans ces polypes présentent quelquefois, ilu côté de la nniqueuse, une ouverture allui|prv et IV-rmée connue une boutonnière; ou bien, on ne voit pas du ttuit leur ouverture «i tjiBl tA qu'elle existe, et (out Ic^ polype est formé de vésicules closes qui résultent de la dilatatiim an tubes glandulaires. Wilson Fox (Mediro-chirurij. Transac, lKi8, p. 360* a montn'* qne crtf dilatation porte soit sur le ml-de-sac du tube, soit sur le reste de son étendue, de sorte «p^ seid tube glandulaire di; l'estomac peut présenter plusieurs de ces dilatations en cha|iHri. ^a ne tardent pas à s'isoler les unes des autres, pour former autant de petits kystes. Le Up»^ nnupieux qu'ils conlieniuMit est conqtosé de crllub's, soil pavimeuteuses snil sptHTiqQr*, ^ de griunles cellules cylindriques; dans ce dernier cas, elles ne forment qu'une seule chikI»' «^ sont perpendindaires à la surface ilu kyslf nniqueux. V l".
CATAIUUIE CIIUOMQIË DE L ESTOMAC. Mi
de volume des paruis est plus circonscrite et ne forme que quelques nodoproéminentes (Fôrster). Uépaississement de la paroi provenant d'une e hypertrophie peut avoir pour conséquence un remarquable rétrécissedo pylore, et ce rétrécissement peut, à son tour, entraîner une énorme lion de Testomac au devant de la coarctation.
^ 3. — Symptômes et marche.
18 le catarrhe chronique de Vestomac, les malades accusent ordinairement niMltOfi désagréable de pression et de tension à Vépigasire^ sensation qui ipère après le repas, mais ne donne que rarement lieu à de vives douleurs, tôt que ces dernières se manifestent après le repas et que Tépigastre devient lie à la pression, on doit soupçoimer une complication du catarrhe par oe autre lésion grave. — A la sensation de tension à Tépigastre correspond MÊure de celte région^ qui s^observe, pour ainsi dire, toujours et qui est ux gaz et aux ingesta qui séjournent trop longtemps dans Testomac. Les mtenus dans cet organe se produisent également dans le catarrhe chro- 80US rinfluence de la décomposition qui s'empare des aliments, lorsque t gastrique, devenu alcalin, n'est plus en état de fonctionner régulièrement \ le mucus contenu dans Festomac agit à la manière d'un ferment sur les res que cet organe renferme. Mais ce qui peut encore contribuer dans maladie à faire naître des décompositions anormales, c'est cette cireons que la membrane musculaire, tout en ayant augmenté d'épaisseur, est fsée dans ses fonctions par une infiltration séreuse. Quand les mouvements Blomac sont ralentis, les aliments, rien que par leur long séjour, peuvent ' en décomposition. De temps à autre, les gaz qui ont la même composiue ceux qui se développent dans le catarrhe aigu, sont expulsés par des i$. Ces renvois, qui constituent un des «symptômes les plus constants du he chronique de Testomac, font souvent pénétrer dans la bouche, indépenlent des gaz, de faibles quantités de matières alimentaires qui se distinpar une saveur acide ou rance et que les individus rejettent ou avalent de au. La formation des acides lactique et butyrique, due à une transformanormale des matières amylacées, arrive souvent dans le catarrhe chronique Btomac à un degré excessif, et les liquides acides et acres que les renvois emonter dans l'œsophage et le pharynx y provoquent dans ces cas une sonde brûlure, le pyrosis.
c symptômes que nous venons de mentionner se joignent quelquefois des semants; mais loin d'être un phénomène constant, le vomissement est rement rare dans cette affection. Suivant les observations de Frerichs, à )as sommes redevables, du reste, de la plupart des notions que nous poss sur les anomalies de la digestion, les hydrates de carbone, dans le ca- I chronique de l'estomac, se transforment parfois en une matière visqueuse, ï, qui se rapproche de la gomme, et qui, dans la fermentation lactique, 18062 fréquemment se former même en dehors de l'organisme. Les masses es ne consistent parfois qu'en quantités énormes de cette substance exempte
d*azuic et iramveiil au jour qu*aprês de pénibles efforis de vomiaseiiienL Dans d'autres cas, du mucus véritable est rejeté en même temps qu*aii liquide d'une saveur fade, et c'est sous cette forme que le vomissement se montre su^ tout dans le catarrhe chronique des buveurs et représente alors le Euneu tomitu» malutinm polalorum. Frerichs, qui a également examiné ces matières,! trouvé qu'elles offrent presque toujours une réaction alcaline, qu*eUes sont de poids spécifique très-bas. qu'elles renferment toujours des composés de snllbcyanures, et que l'alcool ajouté en eicès y fait naître un précipité d*une substance blanche et floconneuse qui transforme rapidement en sucre It colle d'amidon. La manière dont ce liquide se comporte sous Tinfluence des réactifi prouve que son orijrine n'est pas dans l'estomac, mais bien dans les ghodei salivaires. Nous avons mentionné au chapitre X de la première section de celle classe de maladies que les irritations et les maladies de l'estomac déterminert une augmentation de la sécrétion salivaire; on conçoit donc que dans le cala^ rhe chronique de l'estomac des buveurs, la salive avalée pendant la nuit soil rejetée le matin par des vomissements. — On observe très-rarement dans le catarrhe chronique simple, non compliqué, un rejet d'aliments plus on moiii modifiés. Quand cela arrive, ces aliments sont généralement mêlés de beaucoip de mucosités, le mélange avec de l'acide butyrique leur communique une odeer et une saveur désagréables, acres, et souvent ils renferment des produits micni' copiques d'une nature particulière, la Sarcina rentricuH, On ne peut douterfM la sarcine qui, lorsqu'elle se rencontre dans l'estomac, s'y trouve chaque fobei énorme quantité, ne soit une algue. Elle représente une cellule d'un diamètte de 0"",()()8 à()"",010 à surfaces carrées et divisées en quatre petites Eac^lki régulières; souvent un certain nombre de ces cellules est réuni de manière I former des carrés plus ou moins grands. On ne peut guère accuser la présem de ce parasite végétal de déterminer, à la manière des cryptogames de lafermeitation, la décomposition du contcfni de l'estomac, attendu que dans TestooK sain, où l'on ne le rencontre, à la vérité, que rarement, il ne provoque nulii' ment les symptômes d'une décomposition anormale.
La semai ion de la faim est presque éteinte chez un grand nombre de ces lit" lades, même quand ils sont déjà amaigris et que les pertes subies par l'organisai ont besoin d'être réparées; souvent on ne réussit qu'à force de persuasion à ktf faire prendre quelque nourriture; — dans d'autres cas, l'appétit ne manque pi» mais la sensation de la satiété se produit aussitôt que les premières portiefl d'aliments ont été prises. — Enfin, dans certains cas, surtout lors d'une itf^ mation d'acides plus considérable, la sensation de la faim peut se produire te* multueusement, s'accompagner d'une douleur vague à l'estomac, de débt lance, donner lien à la « fringale )» ou boulimie. — La aoif^ en TabseBce di la fièvre, n'est pas augmentée; souvent même elle est diminuée ainsi quefi^ petit.
Le catarrhe chronique de l'estomac se propageant presque toujours i U (ttfH buccale, on rencontre en même temps les sifmpUimes (la catarrhe rhronûfÊft la bouche : la langue est couverte d'un enduit épais, elle laisse apercevoir i* les cotés l'empreinte des dents, le goùl est fade et pâteux, Todeur exhalée p^^i
<:ataurhk cHiiOMQCK UK l'estomac. ^|63
le est toujours plus ou moins fétide. Il est rare que la lan^'ue soit nette et » autres symptômes du catarrhe buccal fassent défaut, ks la plupart des cas, le catarrhe chronique de Testomac se propage égaleà Fintestin, et Ton voit se produire alors, à cùté des phénomènes décrits à présent, les symptômes du catarrhe ckroniqièe de V intestin. Il est, du reste, le se rappeler que le catarrhe de l'intestin ne provoque pas nécessairement rrhée, parce que tout catarrhe ne donne pas lieu à une sécrétion liquide ni production abondante de mucus. Au contraire, on trouve ordinairement onstipation plus ou moins opiniâtre, à raison du ralentissement extrême des ements de l'intestin; nous avons observé le même phénomène pour l'es- \j dans le catarrhe chronique de cet organe. La décomposition des matières, ■rce fait séjournent longtemps dans l'intestin, continue; il se déclare un B flatulence, de tension de l'abdomen, et les malades qui se sentent soulagés émission des gaz croient généralement que leur mal ne consiste que dans déplacement des vents >.
is bien des cas, le catarrhe s'étend encore du duodénum au canal cholédoilors se déclarent la rétention et la résorption de la bile. — Nous verrons ard que la jaunisse provenant d'un catarrhe gastro-duodénal est la forme s commune de l'ictère.
int à Vétat général de ces malades, d'ordinaire on ne remarque pas, dans urhe chronique de l'estomac, la céphalalgie violente, l'abattement douloules membres, ni d'autres symptômes généraux qui ordinairement accommi le catarrhe aigu; par contre, le catarrhe chronique de l'estomac et de tUn s'accompagne pour ainsi dire constamment d'altérations psychiques U le caractère de la dépression. Si l'on veut décorer ces altérations du nom ochondrie, parce que l'excitation anormale du cerveau repose sur un état aal des organes abdominaux, il n'y a aucune objection à faire; seulement, lénomènes moraux qui accompagnent le catarrhe gastro-intestinal ne se gaent nullement des autres formes de la mélancolie, par une préoccupation BÎve ayant pour objet l'état de la santé. Dans le catarrhe gastro-intestinal ique, j'ai plus d'une fois trouvé chez les malades un découragement général, lépréciation d'eux-mêmes et de leur valeur intellectuelle, un vrai désespoir jet de leur position dans le monde, etc., toutes choses qui disparaissaient ai que le catarrhe était levé. Il y a quelques années, je traitai un homme îche, atteint de catarrhe chronique giistro-intestinal, qui pendant la durée de iladîe se croyait menacé de faire banqueroute et laissa inachevé un hôtel ivaii commencé de faire bâtir, parce qu'il ne se croyait plus assez de fortune mener à fin la construction. Après un séjour d'un mois à Karisbad, cet homme t atec toute la conscience de sa force et de sa richesse, tennina avec une e magnificence la construction commencée et se porte à merveille depuis époque.
* le trouble de la chymification et par l'obstacle que la couche épaisse de lîtés, qui couvre la muqueuse, oppose à la résorption, la nutrition est en ance, la graisse disparait, les muscles deviennent flasques, la peau rude; ni aussi des affections scorbutiques des gencives, des boursounemeuls, des
/|6'l MALAI»1KS DE i/eSTOMAC.
héiiiorrhn^ies gin^çivnlcs st' déclariMil ; quelcpiefois il m'ost nièiiic arrivé d'ubserver des suiïiisions sanguines très-élendues sous la peau des extrémités.
Un fait singulier et difTicile à comprendre, c'est la modification présentée por lUirine dans la maladie en question. Quoiqu'on puisse admettre a priori qu'une assimilation troublée doit nécessairement provoquer une modification dans la nature des éliminations, nous ne saurions toutefois en aucune manière nous expliquer la richesse en pigment, les dépôts d'urates et la présence si commune de l'oxalate de chaux dans l'urine des malades atteints d'un catarrhe chronique de l'estomac.
En ce qui concerne la marche et les terminaisons du catarrhe chroiiiqoe df l'estomac, les symptômes décrits peuvent durer avec une violence plus ou moins forte et avec de fréquentes oscillations dans leur intensité, pendant des semaines, des mois et des années. — Dans les cas oii l'on réussit à éccirter les causes* Is maladie, convenablement traitée, se termine souvent par la guérison; dans d'autres cas, qui ne sont pas précisément trés-fréquents, surviennent des lésions plus profondes de l'estomac, surtout l'ulcère chronique^ et, si la maladie est due à des causes mécaniques, des gastrorrhagies. — Si nous faisons abstraction des maladies consécutives, la terminaison par la mort est rare; cependant il existe des cas dans lesquels les individus finissent par tomber dans le marasme et |Mr périr au milieu des symptômes de l'hydropisie. Plus souvent ils succombent ides maladies qui compliquent le catarrhe ou à des ciffections qui le provoquent.
L'hypertrophie des membranes de l'estomac, tant que la lumière du pylore ne s'en trouve pas rétrécie, ne saurait être reconnue pendant la vie. Sous en dirons autant de l'hypertrophie villeuse de la muqueuse stomacale, dont d(mis avons parlé au paragraphe 2.
Un rétrécissement du pylore^ d\\ à l'iiyporlrophie des membranes, gêne le départ du contenu de l'estomac, en sorte que cette complication vient ajouter nne nouvelle condition à celles qui déjà existent par le fait du catarrhe et qui knrisent la décomposition des matières renfermées dans l'organe. De celte manière on peut s'expliquer comnic^nt, dans le rétrécissement du pylore, les symptAoM (|ue nous avons déduits d'une décomposition anormale du contenu de restomar* |)ar exemple, les renvois de gaz et de liquides nauséabonds, la pyrosis, rtr., deviendront encore plus prouoncés et plus pénibles que dans le simple catarrhe chronique. — En outre, le romissenieul ^ qui dans cette dernière maladie manque souvent, et même dans la plupart des cas, ou qui, du moins, ues'y pivsentc que de temps à autre, forme un des symptômes les plus constants de h pylorosténose, au point que cet accident se montre généralement avec une grande régularité deux ou trois heures après les repas, (le symptôme se modifie qae^ quefois, lorsciue restoniac épnnive une dilatation considérable et parvient ainsi à loger une grande quantité de matières : aussi n'est*il pas rare que les voBiissements ne se fassent qu'au bout de deux ou de trois jours et qu'alors les déjfftions deviennent très-abondantes. Dans ces conditions encore, les phénoméiNS peuvent se passer avec une certaine régularité. — Les matiè9^s romies tent presque toujours en aliments plus ou nH)ins digérés, enveloppés de sites d'une saveur et d'une odeur acides et rances très-repoussantes; on ylfW
CATAURIiK CUtlOMQlTR DK L*ESTOMAC. '|55
(le (^aiides quanlilcs «racides lactiques et butyriques et très*souveiit des sarfines. — Si un individu présente une formation d'acides considérable et persistante, des vomissements fréquents et réguliers, l'existence d'un rétrécissement du pylore devient très-probable; le diagnostic acquiert un plus haut degré de certitude^ s'il est possible de constater une dilatation consécutive de l'estomac, dilatation qui peut devenir assez considérable pour que l'organe occupe la plus grande partie de la cavité abdominale. Cette certitude parfois est acquise déjà par la simple inspection du rentre, l'estomac distendu étant marqué par une proéminence qui descend jusqu'à l'ombilic, ou même plus bas, et qui présente une convexité inférieure. Bamberger fait remarquerquc quand l'estomac est situé très-bas, on peut quelquefois distinguer non-seulement la grande, mais encore une plus ou moins grande partie de la petite courbure, cette dernière formerait alors, au-dessous du creux de l'estomac rentré et devenu plus profond, une éminence plus ou moins saillante, passant des cartilages costaux d'un côté à ceux de l'autre, et toujours un peu concave. vers le haut; quelquefois les mouvements ondulatoires et irréguliers des parois de l'estomac s'aperçoivent à travers les téguments. A la palpât ion, on est frappé du peu de résistance de la partie saillante, comparée très-judicieusement par Bamberger à la résistance d'un cotissin à air. Le gonflement de l'épigastre disparaît ou diminue considérablement aussitôt que les malades ont rejeté de fortes quantités de matières. Dans un cas qui a été traité à la clinique de Greifswald, il sultisait de donner au pa-* tient une forte quantité de poudre aérophore sans mélange d'eau pour soulever et faire bomber immédiatement toute la région épigastrique jusqu'au-dessous de l'ombilic et dessiner d'une manière bien distincte les contours de l'estomac. Lorsque ensuite une partie de l'acide carbonique était expulsée par des rapports, la tumeur ne tardait pas à s'afTiiisser. Si l'estomac est entièrement rempli d'aliments, le son de la percussion devient mat dans une grande étendue ; si au contraire, comme cela arrive ordinairement, l'organe renferme en même temps de fortes quantités de gaz, le son de la partie proéminente est extraordinairement clair et souvent remarquablement tympanitique. Aussitôt que le malade change de position, la limite entre le son clair et le son mat change également de place.
Les symptômes mentionnés permettent de conclure, il est vrai, avec une grande certitude qu'il existe un rétrécissement du pylore, mais nous ne pouvons considérer ce rétrécissement comme dû à la simple hypertrophie des parois de l'estomac que lorsque nous sommes en droit d'exclure les autres formes beaucoup plus fréquentes de la pylorosténose, surtout la forme cancéreuse et la eoarctation cicatricielle, qui très-souvent persiste après la guérison de l'ulcère dironique.
Le pronostic du catarrhe chronique de l'estomac ressort de tout ce qui a été dît relativement à la marche de cette maladie. Aux maladies consécutives qui souvent en amènent l'issue fatale, il faut encore ajouter le rétrécissement du pylore, parce que toujours, tôt ou tard, les (malades, atteints de cette dernière complication, doivent finir par succomber en présentant les symptômes du ma-> rasme et de l'hydropisie.
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/i6() MALADIES DE L ESTOMAC.
§ ^. — Traitcuiciit.
Le caUrrhc chronique de Testoinac est peut-être de toutes les maladies chroniques d'une certaine importance celle dont le traitement offre les meilleurs résultats s'il repose sur des bases rationnelles.
Comme, d'après ce qui a été dit au paragraphe i""', les mêmes causes, selou b durée de leur influence, occasionnent le catarrhe aigu ou le catarrhe chroiiique, nous pouvons, pour Yindkatian camaky renvoyer au chapitre précédent auquel nous n'aurons que peu de chose à ajouter. Très-rarement on satisfait à l'indication causale par l'administration d'un vomitif, attendu que presque jamais il ne se trouve dans l'estomac des substances nuisibles, qu'il soit permis de considérer comme causes tendant à entretenir la maladie. Encore en voulant suivre ce principe, il n'est pas rare que l'on rencontre de l'opposition. Il est difficile de convaincre les malades que la pression qu'ils ressentent n'est pas produite par des substances qui pèsent sur leur estomac, et qu'un vomitif, loin de les soulager, ne fait qu'aggraver leur mal. — L'indication causale réclame très-impé* rieusement Yabslinetice den spiritueux, lorsque leur abus prolongé a provoqué et entretient la maladie. Rarement on réussira à se faire obéir, mais on u'en renouvellera pas moins la défense sans jamais se lasser. Les apôtres des sociétés de tempérance, qui démontrent entre autres sur l'estomac des buveurs les couséquences effrayantes de l'abus de l'eau-de-vie, prêchent le plus souvent dans le désert; cependant ils ont obtenu quehiues résultats incontestables qui ne peuvent ([u'encourager le médecin à rester conséquent avec lui-même dans ses remontrances. — Dans les catarrhes chroniques dus ii des refroidissements répétés ou à l'influence d'un climat froid et humide, l'indication causale demande Yexci' fntion de VnditHé de la peau par des vêtements chauds, par l'usage des baius chauds et d'autres mesures semblables. Des cas de ce genre ne sont pas rares, et déjà à Greifswald j'ai vu atteintes d'un catarrhe de l'estomac des personnes qui y étaient veiuies du Midi sans se préserver par des vêtements plus chauds des influences du climat froid et humide ; ces individus allaient mieux en été, retombaient malades en hiver et ne parvenaient à guérir qu'après avoir satisfait à rindicalion causale par des mesures appropriées. — Dans les catarrhes chroniques dus à des stases veineuses, il est ordinairement impossible de répondre à l'indication causale.
Pour satisfaire à Vindicatioii morbide, il faut s'attacher, dans lo catarrhe chronique comme dans le catarrhe aigu, avec le plus grand soin aux prescriptions hygiéniques. Il n'est pas possible de soumettre ces maliides à la diète pendant la longue durée de leur maladie, mais il faut faire un choix très-minutieux des aliments et insister avec une grande sévérité sur l'usage excessif de ces aliments. Plus les proscriptions sont nettes et précises, mieux elles sont observées, et si l'on va justju'à donner le nom d'une cure au régime ordonne. le malade a soin de s'y conformer toujours avec une soucieuse ponctualité. (loninie c'est principalement par. la viande et d'autres substances animales qw )';u livilé de l'estomac est mise en jeu, on pourrait supposer qu'il convient
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d*astreindre les malades atteints d'un catarrhe chronique de Testomac et dent le suc gastrique a perdu de sa force digestive, à un^régime exclusivement végétal : or l'expérience nous apprend le contraire. La propriété du suc gastrique de transformer les substances proléiques en peptones (Lehmann) ou en albuminoses (Mialhe) est diminuée à la vérité dans le catarrhe chronique de Testomac, mais non complètement éteinte; si ces substances sont prises avec un choix rationnel et sous une forme convenable, le malade s*en trouve bien mieux que si Ton voulait lui faire prendre beaucoup d*hydrates de carbone qui déve* loppent dans Testomac de grandes quantités d'acides lactique et butyrique. Il ressort de tout ce qui a été dit plus haut que l'on doit défendre l'usage de la viande grasse, des sauces, etc. ; que l'on doit recommander de bien mâcher les aliments et de n'en jamais prendre que de petites portions à la fois. Quelques malades se trouvent très-bien de l'usage exclusif du bouillon concentré, non écume, d'autres du rôti froid pris avec de petites quantités de pain blanc. Cette dernière prescription s'adresse surtout aux malades dont l'estomac sécrète une tares-grande quantité d'acide, et dans ces cas, souvent d'une extrême opinifttretéi on peut recommander à la place du rôti froid la viande salée ou fumée. Si l'on cite conune un fait curieux que certains malades supportent mieux la viande dans cet état où elle semble difficile à digérer, on perd de vue que la viande salée ou fumée, quoique plus difRcile à digérer, offre sur la viande fraîche l'avantage d'entrer moins facilement en décomposition. — Un malade que je traite actuellement est atteint d'un catarrhe chronique de l'estomac avec grande disposition à produire des acides, il connaît exactement le moment où il doit éviter, comme favorables à cette production, toute espèce d'aliments autres que le jambon maigre fumé, et un peu de biscuit de mer blanc, avec une faible quantité de vin de Hongrie. — L'usage exclusif du lait, autrement dit la cure de lait, réussit à merveille chez certains malades, d'autres ne supportent pas ce régime, et il est souvent absolument impossible d'annoncer a priori si ce régime convient ou non. Quelques malades supportent mieux le babeurre que le lait frais. J'ai vu dans la clinique de Krukenberg les brillants résultats de la prescription faite aux malades de se nourrir et de se désaltérer par l'usage exclusif du babeurre. Peut-être le lait frais convientril moins parce qu'il se réduit dans l'estomac en gros caillots consistants, tandis que le babeurre contient la caséine déjà coagulée, mais dans un état de division.
Dans le traitement du catarrhe chronique de l'estomac, on n'obtient pas aussi souirent que dans celui du catarrhe aigu des résultats complets par les seules prescriptions hygiéniques; heureusement nous possédons précisément contre eette maladie des substances médicamenteuses très-eilicaces. En premier lieu, nous citerons les carbofuUes alcalins. Déjà contre le catarrhe aigu de l'estomac, quand il se prolonge, nous avons recommandé le bicarbonate de soude à dose rtfrvctée et la teinture aqueuse de rhubarbe. Dans les cas un tant soit peu opiniâtres de catarrhe chronique, l'usage du soda-water ou des eaux acidulés naturelles à base de soude, telles que Ems, Salzbrunn, Selters, Bilin, mérite une pleine confiance; il en est de même des eaux qui, indépendamment du bicarbonate, renferment iieaucoup de sulfates alcalins et terreux ou de chlonire
sodiquc. Les plus brillants résultats ont été obtenus à Karlsbad et à Harienbad. On ne peut rien dire qui parle plus en faveur de ces eaux que d'annoncer que cette recommandation part d^une école dont personne ne peut affirmer qu'elle se berce facilement d'illusions sur les résultats thérapeutiques : en effet, c« sont les coryphées de Técole de Vienne et de Prague qui exaltent Fusage des eaux thermales de Karlsbad comme le meilleur moyen de combattre le catarrhe chronique et même Tulcère chronique de Testomac. Il faut encore remarquer que les cas nombreux, dans lesquels un ictère opiniâtre a pu être dissipé à Karlsbad, sont précisément ceux dans lesquels un catarrhe gastro-duodénal avait provoqué Tictère. Rien ne nous oblige à différer remploi de ce moyen de guérison jusqu'au moment où le catarrhe de l'estomac et du duodénum a amené l'ictère, ou à admettre que la cure sera moins efficace en l'absence de cette complication. Si l'état de fortune des malades le permet, on fera bien de les envoyer prendre les eaux àMarienbad ou à Karlsbad; dans ces endroits il circule des anecdotes si effrayantes sur les tristes conséquences des écarts de régime que l'on peut être sûr que le régime exigé par le catarrhe chronique de l'estomac y sera ponctuellement observé. Même après leur retour les malades consentent à se soumettre avec résignation pendant des mois entiers aux prescriptions les plus sévères; ils semblent craindre que la source d'eau minérale ne tire une vengeance tardive de la moindre infraction aux règlements diététiques. Si l'on est forcé de prescrire l'emploi de ces eaux à domicile, il est assez indifférent d'employer l'une ou l'autre des sources de Karlsbad, attendu qu'elles ne diffèrent, pour ainsi dire, que sous le rapport de leur degré de chaleur et que l'on possède le moyen de réchauffer à volonté l'eau transportée. A Karlsbad même, les malades atteints de catarrhe chronique de l'estomac vont boire généralement aux sources les moins chaudes, surtout au Schlossbrunnen (source da Château) et au Theresienbrunnen (source de Thérèse). S'il n'existe pas en même temps une constipation opiniâtre, on peut obtenir des résultats tout aussi favorables avec le soda-water, pourvu qu'on fasse de son usage une cure, c'est-Adire ([ue l'on fasse suivre au malade qui prend cette eau le même régime que celui qui est suivi à Karlsbad; ainsi après avoir fait un souper frugal la veille, à une heure avancée de la soirée, le patient boira son eau gazeuse le matin i jeun, au moins une heure avant le déjeuner, afin que le médicament ne soit pas mêlé avec les ingesta et (|u'il agisse de toute sa force sur la muqueuse pstrique et les mucosités qui la recouvrent. — Les résultats de cette méthode sont des plus brillants qu il soit permis d'espérer de l'art médical.
En fait de médicaments jo\iissant d'une grande vogue dans le traitement du catarrhe chronique de l'estomac, nous devons encore citer le sous-nUrote éf bismuth et le nitrate iV argent. Ces sels métalliques, surtout le dernier, peuvent exercer une influence favorable sur la marche de la maladie et en arrêtant k$ progrès de la décomposition qui s'opère dans l'estomac, et en agissant conune astringents puissants sur la muqueuse hypérémiée et boursouflée de roqnie' Je les fais prendre dans ma clinique à hautes doses : le sous-nitrate de bisnntli à la dose de 50 centigrammes, le nitrate d'argent à celle de 5 à 10 ceutigramam à Ja fois, et de la même manière que les carbonates alcalins, le matin i je«B«