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CHAPITRE PREMIER

INFLAMMATION CATARRHALE DE LA MUQUEUSE INTESTINALE. ENTÉRITE CATARRHALE. CATARRHE IXTESTtNAL.

g Itr ^ Pathogénie et éliolojçîp.

Sur la muqueuse intestinale, le catarrhe est encore la suite constante de hypérémie, que Tengorgement des vaisseaux se soit produit d'une manière | ment mécanique ou qu'il soit dû à d'autres influences nuisibles. Au début maladie et dans les cas aigus, l'hypérémie détermine surtout une transsod abondante d'un liquide pauvre en albumine, d'un goût salé; plus tard, et les cas chroniques, cette hypérémie n'a pour effet ordinaire qu'une prodi anormale de mucus et de cellules.

Le catarrhe aigu et surtout le catarrhe chronique de la muqueuse inteiti sont à compter parmi les maladies les plus communes. 1** Le catarrhe de testin est Veffet constant de tout obstacle à la circulation dans le foie. L'an incomplète du sang dans la veine porte doit nécessairement entraîner une ( tation et un engorgement des veines de l'intestin, et par conséquent le citi de celui-ci.

2"* Le catarrhe intestinal accompagne souvent, mais d'une façon moins o tante, les maladies tant de fois mentionnées des organes de la respiraiim i la circulationy qui entraînent une déplétion incomplète êtes veines caves. De ■ que nous avons vu la stase veineuse se développer dans toute la grande an tion à la suite de ces états morbides, de même aussi nous devons la renca sur la muqueuse intestinale; Thypérémie et le catarrhe de l'intestin sont * sur la muqueuse de cet organe les équivalents de la cyanose.

3** Il arrive plus rarement qu'un trouble de la circulation périphèrifi^ naître une hypérémie fluxionnaire et le catarrhe de la muqueuse intestii Uans cette classe semblent rentrer les hypérémies graves de l'intestin qnc observe dans les inflammations étendues de la peau à la suite de brûlures, que les hypérémies subites et passagères, accompagnées d'une abondante II sudation séreuse, qui se déclarent sur Vintestin par l'effet d'une tempén basse venant subitement frapper la peau, comme cela peut arriver, par exci pendant un voyage dans les hautes montagnes (Bidder et Schmitt). Faai41 1 ter dans cette catégorie les catarrhes qui succèdent à un refroidissameirf pieds et du bas-ventre, et dont la durée se prolonge bien au delà du tempe

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it lequel agissent les causes du refroidissement, ainsi que ces catarrhes intesim chroniques nés sous l'influence d*un climat froid et humide? C'est là une mion que nous préférons laisser indécise.

I* D but encore considérer comme la conséquence d*une hypérémie fluxionn prononcée, le catarrhe intense de la muqueuse intestinale, qui se déclare itent dans la pirUonUey surtout la péritonite puerpérale. La forte inflamma« D de renveloppe séreuse entraine dans ces cas un oadème du tissu sous-sé- Bx, de la musculeuse, de la sous-muqueuse, et enfin de la muqueuse intestile elle-même. Un œdème semblable s'observe partout dans le voisinage des nibles circulatoires de nature inflammatoire, et nous l'avons désigné à plu- Bors reprises sous le nom d'oedème collatéral ou d'œdème par fluxion coUatéik. n explique facilement les diarrhées séreuses qui, malgré la paralysie de la embrane musculaire, accompagnent si souvent la péritonite. 5* Une fluxion vers les capillaires de l'intestin, avec transsudation séreuse Biécutive, parait également former la base des diarrhées produites par les in Afiof Jotw. Dans ces cas, il faut admettre que l'influx nerveux produit une nation des vaisseaux afférents; et cette hypothèse a pu au moins gagner quelitarrain depuis que Budge, après avoir extirpé le ganglion cœliaque des lapins, ■^constamment la diarrhée succéder à cette opération. ^ Dans le plus grand nombre de cas, Thypérémie et le catarrhe de la mu- «He intestinale sont la suite d'irriialions locales. Comme telle nous devons •idérer l'action de la plupart des purgatifs, attendu qu'il en est très-peu qui, Mot par voie d'endosmose et comme solutions salines concentrées, attirent, b produire d'hypérémie, une diffusion surabondante du liquide des vaisseaux ifetinaux sur la surface interne du tube intestinal. Il arrive, bien plus rarefel qu'on ne l'avait supposé autrefois, que le catarrhe intestinal soit produit ' ue abondante excrétion de bile, et il est également assez rare qu'il soit le allât de la présence de parasites. Dans cette catégorie il faut encore ranger iiittarrhes intestinaux qui naissent après Fingestion de diverses substances non Ikamenteuses, surtout quelques espèces de fruits, et avant tout le catarrhe itoqué par le passage dans l'intestin de matières non digérées et en voie de femposition, provenant de l'estomac (voyez Etiologie du catarrhe de Vestomac). ftcnse excessivement fréquente du catarrhe est la rétention de matières fécales. kBi dernières s'arrêtent pour un temps plus ou moins long dans une partie de laitiny elles entrent en décomposition et il se forme des produits qui exercent bisSuence très-nuisible et irritante sur la muqueuse de l'intestin. C'est à Yirkir que revient Thonneur d'avoir appelé Tattention sur la fréquence de la ktanHe partielle et, comme conséquence de celle-ci, des changements de si- RM, des tiraillements, des flexions de Tintestin. Ce sont là les causes ordijjhi de la constipation habituelle, et plus d'une maladie de langueur, qu'on Hte dans la catégorie banale des affections chroniques de l'abdomen, dépend Muent d'un tiraillement et d'un rétrécissement du tube intestinal, d'un déyiMot de gaz émanant de matières fécales en décomposition, et d'un catarrhe lÉkiitif de l'intestin.

^ k. eertaînes époques, les catarrhes de l'intestin se multiplient sous l'in-

fluence des causes inconnues que l'on désigne du nom vague de gim inique gastrique.

Dans beaucoup de cas enfin, le catarrhe de l'intestin n'est qu'an q d'une maladie générale. On peut le provoquer artificiellement sur les i en injectant dans les veines des matières en putréfaction (Stich); il acco pour ainsi dire constamment, le typhus abdominal, et constitue le sjni{ plus important du choléra asiatique. Cette forme symptamatiquej aim catarrhe intestinal qui s'ajoute aux ulcères et aux dégénérescences de T sera exposée plus loin.

J 2. — Anatomie pathologique.

Le catarrhe n'atteint que rarement toute l'étendue de l'intestin. On contre le plus fréquemment dans le gros intestin, moins souvent dans l'i le plus rarement dans le jéjunum et le duodénum. Les modificatioiu miques laissées sur le cadavre par le catarrhe aigu de l'intestin consiste une rougeur tantôt peu intense, tantôt foncée, tantôt diffuse, tantôt lim environs des glandes solitaires et des glandes de Peyer; la muqueuse pan souflée, ramollie et facile à déchirer-, enfin, le tissu sous-muqueux est d'une infiltration séreuse. L'injection est quelquefois entièrement dissîpi la mort, et la muqueuse est pâle, exsangue. Un résultat pour ainsi dire < du catarrhe aigu de l'intestin consiste dans la tuméfaction des glandes s et des glandes de Peyer, qui proéminent manifestement à la surface de queuse. Ordinairement les glandes mésentériques sont également hypé et modérément agrandies. Le contenu de l'intestin consiste d'abord en un séreux, abondant, mêlé de cellules épithéliales et de jeunes cellules, pi en un mucus opaque, en faible quantité, adhérent à la paroi et renferman ment des productions épithéliales.

Dans le catarrhe chronique de Vintestiny la muqueuse présente une teii brun rouge ou ardoisée; elle est boursouflée et forme quelquefois des polypeuses, surtout dans le gros intestin. Les follicules augmentés de proéminent, sous forme de nodosités blanches, d'une manière plus évide core que dans le catarrhe aigu, sur la surface couverte d'un mucus vi grisâtre ou puriforme. Quelquefois, quoique plus rarement que dans Te il se développe dans le catarrhe chronique de l'intestin une hypertrèphi tunique musculaire, ce qui peut donner lieu à un rétrécissement sembl rétrécissement simple du pylore.

Dans certains cas, l'inflammation catarrhale semble pafispr à la forme û ritique. Alors, sur la muqueuse fortement rougie, il se produit des c minces qui font ressembler la muqueuse à une surface saupoudrée Après l'élimination des eschares, il persiste de petites érosions super saignant facilement. Ce résultat anatomique, qui se rencontre presque < vement dans la partie inférieure du gros intestin et dans le rectum, et produit dans ces régions sous l'influence d'une accumulation de matières 1 correspond à l'image clinique d'une dysenterie catarrhale légère.

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Les formes intenses du catarrhe de l'intestin peuvent entraîner des ulcéra^ fis, et Ton rencontre dans l'intestin aussi bien l'ulcère catarrhale diffus que Ictee folliculaire.

Les ulcères catarrhaux diffus naissent à la suite d'une inflammation aigué plus souvent encore d'une inflammation chronique, sur laquelle est venue grefler une inflammation aigué. Les corps étrangers dans l'intérieur de l'in- Min, ou les matières fécales qui s'y trouvent retenues, sont les agents qui les iterminent le plus ordinairement. Ces ulcères naissent donc généralement là

I ks résidus de la digestion sont le plus exposés à faire un long séjour : ainsi, Bs le csecum et dans le côlon ascendant (typhlite stercorale), dans l'appendice mnieulaire, ensuite dans les autres parties du côlon et dans le rectum, au- Mis des endroits rétrécis ou tiraillés. — La muqueuse, d'un rouge foncé, ■léfiée, se ramollit et fond à la suite d'une formation de pus dans son tissu; il l&tt une perte de substance mettant à nu la membrane sous-muqueuse ou la indwane musculaire. Si Tulcère vient à guérir dans cette période, la perte de ^btance est comblée par des granulations, et il reste plus tard une cicatrice 1116) rétrécissant presque constamment l'intestin. Dans d'autres cas, la muscuhl ci la séreuse sont détruites également et l'intestin perforé. Pendant que punmation avance de dedans en dehors, une péritonite partielle peut se déve- Ipcf et prévenir, par l'agglutination de la portion malade de l'intestin aux ipe intestinales avoisinantes, l'épanchement des matières dans la cavité abdo- Mrie. Cest là ce qui s'observe ordinairement dans les cas de perforation de peodice vermiculaire. Un accident presque aussi fréquent que la péritonite, Sydans les cas d'inflammation et d'ulcération du csBcum connus sous le nom fe^lite stercorale, le développement d'une inflammation phlegmoneuse du R cellulaire lâche qui fixe le côlon ascendant contre le fascia iliaca, inflamiea connue sous le nom de pérityphlite. Elle fera l'objet d'un chapitre Bialy attendu qu'elle peut aussi se montrer en dehors de toute maladie de iMin.

ift deuxième forme de l'ulcération catarrhale, V ulcère folliculaire ^ se pré-

II pour ainsi dire exclusivement dans le gros intestin, surtout vers la partie jdenre. Elle y produit de vastes destructions et se distingue par la faible llion de la muqueuse circonvoisine. Selon la magnifique description de Itaasky, cet ulcère se développe de la manière suivante : au début, les follile sont fortement gonflés, entourés d'une aréole vasculaire rouge foncé. I tard la fonte ulcérative se déclare dans leur intérieur, la petite collection dente rompt les téguments, et il se forme un petit abcès folliculaire qui lÉre des parois rouges, couvertes de fongosités granuleuses et une ouverture liy i bords ulcérés finement frangés. Pendant que rulcéralion détruit petit Nil le follicule entier, l'hypérémie des parties avoisinantes de la muqueuse Md; cette dernière prend plutôt un aspect pâle ou ardoisé; l'ulcère alors a plMi rétendue d'une lentille et une configuration circulaire ou ovalaire. HM le travail d'ulcération gagne la muqueuse [environnante, la forme ronde

lit, et l'on voit naître de vastes ulcères à contours sinueux ; quelquefois ■e, sur une grande étendue de l'intestin, il ne reste d'intact que des espèces

d*iles ou des festons isolés de la muqueuse, et partout ailleurs la muqueux ou la musculaire est mis à nu.LMntestin contient le pins sa son intérieur des matières d'un gris rougeàtre, semi-liquides, flocoi grumeleuses, mêlées d'aliments non digérés.

§ 3. — Symptômes et marche.

Dans le catarrhe aigu de Vintestin^ il existe, indépendamment d< sudation séreuse qui se fait dans l'intérieur de l'intestin, une aagm< vitesse des mouvements péristaltiques, en sorte que les selles sont ment plus liquides, mais encore plus fréquentes. La diarrhéej précéd de bruits plus ou moins prolongés (borborygmes) dans Tintérieur de est le symptôme le plus constant et quelquefois le seul symptôme de tion. Les douleurs et d'autres symptômes pénibles peuvent manqi évacuations ne sont pas trop fréquentes ni trop copieuses, et qu'en maladie ne dure pas trop longtemps, les forces et l'état de la nutritic rester à leur état normal. Dans des cas pareils, la diarrhée est souvent par le public comme un événement heureux dont on se promet ui tion du corps et toutes sortes d'autres avantages. Les évacuations d'abord en matières fécales diluées (diarrhée stercorale). Si la tn séreuse et l'accélération des mouvements péristaltiques de Fintestin c après que ce dernier a été complètement débarrassé d'excréments, lions perdent peu à peu l'odeur stercorale sut generis^ et consisti produit de transsudation salé, contenant des masses épithéliales ( cylindrique), de jeunes cellules, ainsi que des ingesta non digérés et liés en quantité plus ou moins grande (diarrhée séreuse).' La couleur liquides est ordinairement d'un fond verdâtre diversement nuancé; < ration ne tient nullement à une excrétion de bile plus considérable, plement à ce fait que la bile, avant d'avoir subi ses transformations n été évacuée en même temps que la sérosité et les <c raclures intestinal la transsudation est abondante, plus les selles deviennent pâles, le n bile ne suffisant plus pour les teindre. Dans les évacuations catar trouve à peine des traces d'albumine, mais assez fréquemment des c phosphate ammoniaco-magnésien, dont la présence a été considérée p certain temps comme caractéristique pour les selles typhiques, enf fortes quantités de chlorure de sodium. Ordinairement, après une d jour ou plus, la diarrhée cesse, et la transformation des ingesta se reb lement; les évacuations deviennent plus rares et reprennent l'aspect des matières fécales. Le plus souvent, une constipation plus ou moins succède à la diarrhée.

Dans d'autres cas, la diarrhée se complique de douleurs dans le ^ sont généralement des accès de pincements douloureux revenant pi ment, pendant lesquels, surtout s'ils atteignent un haut degré, la paraissent quelquefois remarquablement pÂles et froids. Ces coliqs* ordinairement quand une nouvelle selle diarrhéique a lieu ou se prt

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