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INFLAMMATION CATARRHALE DE LA MUQUEUSE INTESTINALE

faire prévaloir son opinion et persuader le malade qu'il ne s'agit de rien autre que d'une affection chronique de l'intestin. C'est précisément aux environs de la première courbure du côlon que l'on rencontre de fréquentes adhérences avec le foie, adhérences qui conduisent à des flexions et à des rétrécissements de l'intestin, en sorte qu'une sensibilité à la pression, éprouvée par les malades dans cette région, vient plutôt consolider que combattre le diagnostic du catarrhe chronique de l'intestin. Une circonstance qui vient encore puissamment en aide au diagnostic de cette forme du catarrhe chronique de l'intestin, c'est l'aggravation des symptômes qui se présente aussitôt que le malade reste constipé pendant un temps plus ou moins long. — Nous reviendrons encore souvent, dans les sections suivantes, sur le diagnostic différentiel du catarrhe chronique de l'intestin et des autres maladies de l'abdomen, et nous nous bornerons simplement i répéter ici que le catarrhe intestinal chronique est une maladie excessivement firéquente, et que l'on doit s'habituer, quand il s*agit de prononcer un jugement sur un état morbide, à songer sivant tout aux maladies que l'on rencontre partout et tous les jours. Si cette coutume était plus répandue, les cas, dès à présent si nombreux, des malades qui disent qu'aucun médecin n'a pu les guérir, et que les pilules de Morisson leur ont seules procuré du soulagement, seraient infiniment plus rares.

J 5. — Pronostic.

Le pronostic du catarrhe intestinal découle, pour la plus grande partie, de ce |ae nous avons dit relativement à la marche de celte maladie. Un catarrhe intesînai aigu qui entraine une transsudation abondante et une accélération des Bouvements péristaltiques est ordinairement un mal sans importance et sans langer; même il peut arriver que la diarrhée exerce une influence salutaire en laTorisant l'éloignemenl des substances nuisibles arrivées dans l'intestin. A l'époque de la dentition, un catarrhe intestinal modéré, se manifestant chez les sniants qui ont une tendance aux hypérémies cérébrale et pulmonaire, peut être ma phénomène que Ton aime k voir se produire; au reste, c'est un devoir pressant ponr le médecin de rappeler à ses clients que c*est une idée fausse et nuisible que celle de la nécessité de la diarrhée dentaire et de l'inopportunité de toute ■Indication dirigée contre cet accident. Ce préjugé est très*répandu et très-dangereux; c'est grâce à lui que souvent on n'a recours au médecin que quand les eafants sont arrivés à un épuisement et à un amaigrissement extrêmes, et se trouvent dans un état qui inspire de graves inquiétudes. Prises à temps et soumises à un traitement rationnel, les diarrhées chroniques des enfants permettent également dans la plupart des cas un pronostic favorable. Même la typhlite el ses conséquences, d'après ce que nous avons dit de la marche de cette maladie, ne menacent pas souvent la vie. Le pronostic le plus fâcheux est celui dos lleères folliculaires du gros iiileslin, surtout si. comme cela arrive ordinaire- Kent^ ces ulcères se développent chez les individus déjà en proie à une cachexie.

g 6. — Traitement.

Vindicaiion caasalej dans les catarrhes intestinaux dus à la stase sanguine, ne peut que rarement être satisfaite par des mesures radicales, attendu qull n'est pas facile de réussir à éloigner l'obstacle qui s'oppose au dégorgement dtt veines de l'intestin. Il arrive plus souvent que l'on se trouve à ftiéme dans eei circonstances de procurer un secours palliatif, en tenant compte des causes déterminantes; que l'on ordonne donc aux malades atteints de catarrhe chroniqiM dû à la stase veineuse, de temps en temps et surtout au moment des exac^hations, une application de sangsues à Tanus. Quelquefois, après avoir répété pendant un certain temps ces soustractions sanguines à des intervalles réguliers, par exemple tous les mois, on réussit à faire naître plus tard des hémorrhagies spontanées et périodiques des veines hémorrhoïdales, qui procurent au malade un grand soulagement. — Lorsqu'un catarrhe aigu est dû à un refroidissement, l'indication causale veut que le malade se couche, qu'il prenne quelques tasseï d'une infusion chaude, ordinairement de camomille ou de menthe poivrée, et qu'il se recouvre le ventre de serviettes chauffées, etc. Les individus qui som l'inHuence des vents froids et humides sont pris d'un catarrhe intestinal da^ nique doivent porter des bas de laine et changer de bas toutes les fois qu'ib ont les pieds refroidis. Ensuite, un objet bien digne d'être recommandé poor ces cas, c'est une ceinture de flanelle qui recouvre tout l'abdomen; mais aiul tout il faudra engager les femmes atteintes d'un catarrhe chronique de l'intestin, à porter des pantalons qui pendant l'hiver doivent être de futaine ou d'une autre étoffe plus chaude. Si l'on omet cette précaution, ou si l'on met trop de réserve dans l'interrogation que l'on fait subir aux dames, il peut arriver qu'une mesure soit négligée qui est souvent bien plus nécessaire au rétablissement des malades que toutes les prescriptions diététiques et pharmaceutiques.

Dans les catarrhes chroniques de l'intestin dus à une alimentation irrationnelle des enfants, l'indication causale exige que le régime soit réglementé, et souvent un succès inespéré vient couronner la simple observation de ce principe. Rarement, comme nous l'avons déjà fait voir antérieurement, les enbnli supportent le régime lacté pendant la durée de la diarrhée; ce qui leur convient le mieux, ce sont les bouillons concentrés, mais surtout la viande de bœuf crue, réduite en pulpe et prise en faible quantité avec un peu de pain de gruau. Oi fera prendre en même temps quelques gorgées d'un vin doux, généreux, tel qnf le tokay ou le vin do Malaga. Ce traitement peut faire disparaître la diarrhée ei très-peu de temps après qu'elle a résisté à tous les moyens employés jusque-ii et même le rétablissement complet des enfants émaciés ne se fait pas longteop attendre. Quant à l'emploi du calomcl et d'autres moyens usités contre le catarrhe de l'estomac et le catarrhe de l'intestin, voyez page ^53. — Lorsque def matières fécales dures, qui sont retenues dans le côlon ou dans une autre piitie de l'intestin, ont occasionné le catarrhe, il faut que le traitement soit comneieé par un laxatif. Si le médecin veut tniiter heureusement les catarrhes intestinmx, il doit visiter lui-même les selles pour s'assurer si quelques scybales ne naftnt

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