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CHAPITRE IIL

UYDROPÉRICARDE.

g 1«^ — Pathu^iiie et étiolu)^ic.

L'hydropéricarde est le produit d'une augmentation de ce liquide de trans- Malion normale, pauvre en albumine, qui lubrifie les parois du péricarde. ^hm avons vu qu'une diminution de volume du cœur, en diminuant la pression ^e par la paroi interne de la séreuse, est suivie d'une augmentation de la iuantité du liquide en question. La même chose arrive lorsque le poumon adhé- ^tau péricarde diminue de vulume, soit qu'il s'atrophie, soit qu'après la réioiptiou d'une pleurésie il reste trop petit ou se rétracte, comme cela arrive bas la pneumonie chronique. Cette forme de l'hydropéricarde peut être com- ^e à l'augmentation du liquide cérébro-spinal qui s'obser>'e dans l'atrophie 'irébrale, et peut être appelée hydropéricarde ex vaaWj comme on dit hydro- •iphale ex racuo.

Une deuxième forme de l'hydropéricarde est celle qui se développe à la suite

(l) Le Byniptdme doniu!! par Araii {Archives générales de médecine^ 2* série, t. X) pour diagnoftifKT les adhérences du péricarde, syiiiptùiiie cousistaut dans la faiblesse et iiiéuie dans Tabseoce ^ lecond bruit du cœur, n'a |>ns été vérifté dans les ot>servation8 publiées depuis. V. C.

35U MALADIKS DU PÉRICAIiDi!:.

(1*1111 empôchcmciU du retour du sang des veines cardiaques dans le cosur droit Dans ces cas, il est évident que la pression du sang sur les parois des veines (h péricarde doit augmenter, et il se développe une hydropisie du péricarde lool comme les exsudations hydropiques se font dans d'autres poches séreuses et dans le tissu cellulaire sous-cutané. Telles sont les collections liquides inlnpéricardiques dans les anomalies valvulaires de la mitrale, dans Temphysème, dans la cirrhose du poumon, et dans d'autres maladies qui ont pour effet me trop grande distension du cœur droit. Dans tous ces états pathologiques, l*li}dropisie du péricarde peut se montrer plus tôt que celle du reste du corps.

Il eu est tout autrement d'une troisième forme dans laquelle l'hydropsieà péricaiHle doit être considérée, de même que celle d'autres orgatnes et d'autm tissus, comme une conséquence « de la crase hydropique i. Lorsque dans kl maladies qui rendent le sang plus pauvre en albumine et plus apte à des tnusudations séreuses, ainsi, par exemple, dans la maladie de Bright, dans les ■»• ladies chroniques de la rate, dans la cachexie cancéreuse, il survient une hydr^ pisie, le péricarde n est pris d'habitude que très-tard.

H *J. — Aiiatoniic pathologique.

Après l'explication que nous venons de donner au paragraphe précédent, oi ne doit désigner sous le nom d*hydropéricarde qu'une collection d'un liquide pauvre en albumine. Du moment qu*il y a de la fibrine, l'épanchement doitébe compté au nombre des exsudais intlammatoires. Quelquefois la sérosité ta mêlée de quelques faibles résidus de sang composé. Dans ces cas, une cacheiie extrême a compromis la nutrition des parois capillaires, ce qui a donné lieo i la rupture de quelques-uns de ces petits vaisseaux. L'apparition fréquente de petites hémorrhagies de la peau (pétéchies) dans Thydropisie générale, offre une certaine analogie avec ce que nous venons de décrire (1).

La quantité du liquide épanché est tri's- variable. Une collection de 30 à 'i.') grammes de liquide n'est pas considérée comme pathologique. Dans des ras assez nombreux, surtout dans l'hydropisie générale, la quantité du liquide s'élève à 1*20, méine à IHO gnimmes; d'autres fois, surtout quand le mal est produit par des troubles de la circulation, elle peut aller à r>00 et plus. Dans les épanchements considérables, le périctirde est d*un blanc mat, lout à fait dépoqrvu de brillant; la graisse (|ui recouvrait le cœur a disparu, et quelquefois le tissu cellulaire qui revêt la surface de cet organe est (cdématié.

Les épanchements liydropicpies copieux distendent le péricarde, comprioMl le poumon et dilatent le tborax, absolument comme les épanchements de lapéricardite.

J :j. — Syniptoiues fl marche.

Lorsque la collection liquide intra-péricardique est .isçez considérable potf rimer le poumon, il se produit une dyspnée très-forte. Un fait caractèris-

8 parlerons de riiydrofiUic tlbriiieiisn à l'orcasinu dii cancer Jii |N>ricarde, conmir M* larlé à roccasion du CJinccr de la plitwe. {\ote île rmitem:)

TUBERCULOSE hi: PÉRICARDE. 351

lifBe de cette derAÎère, c'est que les malades ne peuvent essayer de se coucher saos qu^immédiatement ils courent le danger d'être suffoqués. Il passent ordinairement nuit et jour penchés en avant sur leur lit ou assis sur un siège. La prèsnon que le liquide exerce sur les grands vaisseaux et sur le cœur a également pour effet d^empècher le dégorgement des veines, et dans les cas où Thydropisie ih péricarde n'est pas un simple symptôme de Thydropisie générale, bientôt on mit ^paraître cette dernière, de même que le gonflement des veines jugulaires elJa cyanose. Les tourments du malade sont d'habitude très-grands; enfin, la mpration incomplète, peut-être aussi l'hypérémie passive du cerveau, lui Font penire le sentiment, et le malade tombe dans une somnolence au milieu de laipetle il meurt. Très-rarement le liquide se résorbe. L'examen physique permet eMore ici parfois de constater une voussure de la région précordiale. Le choc du cœur est faible ou insensible, surtout dans le décubitus dorsal. Dans les grands ^apchements, la percussion donne la malité triangulaire décrite au premier chapitre. La base du triangle peut s'étendre d'une ligne mamillaire à l'autre. A l'auscoltaUon, on entend faiblement les bruits du cœur et des artères, mais jamais de bruits de frottement.

?| ^. — Traitement.

Tout ce que nous avons dit du traitement de l'hydrothorax s'applique à celui de Thydropéricarde. Traiter la maladie initiale, tel est le seul procédé rationnel; H n'arrive que rarement que Ton réussisse, par les diurétiques et les drastiques, I diminuer la quantité du liquide dans l'intérieur du péricarde. — La ponction, ^pMHque loin de promettre une guérison radicale, devra être pratiquée pour porter

remède palliatif à l'orthopnée prolongée.

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